L'Histoire Riche et Fascinante du Hockey sur Glace en France

Le hockey sur glace en France a une histoire riche, marquée par des moments de gloire, des défis financiers et des personnalités exceptionnelles. Des clubs familiaux aux ligues professionnelles, le hockey français a su évoluer et se forger une identité unique.

Les Débuts du Professionnalisme et les Défis Financiers

Les Brûleurs de Loups n'ont pas vu venir le début du professionnalisme du hockey français dans les années 80 engendré par des clubs de villes de plaine, comme Tours, Amiens ou Rouen. La renaissance des Français Volants de Paris et la tentative de l'entente Saint-Gervais-Megève d'y faire face ont accéléré le phénomène qui a bien failli entraîner par le fond le club grenoblois resté familial dans son fonctionnement.

Les années 90 vont permettre aux Brûleurs de Loups de refaire leur retard, et de rattraper la meute se battant pour le titre de champion de France. Même au prix de difficultés financières. Mais à ce jour, les BDL n'ont plus quitté que ponctuellement les sommets.

Changements à la tête du club tout d'abord. Jean Le Blond prend la présidence de la section hockey du CSGG, deux ans après avoir arrêté sa carrière de joueur. Changements ensuite au sein de l'équipe première, pour enfin la renforcer après des années de disette et éviter la "galère" de la saison précédente.

Côté départs : Serge Trépanier et Yves Lapointe sont repartis au Canada et Guy Fournier a été recruté par Rouen. Philippe Badin rejoint lui Clermont-Ferrand. De plus, Jean-Philippe Schoch, gardien des Brûleurs de Loups depuis quatre saisons, s'en va à Reims.

Le gardien alsacien se souvient avec émotion ses années dauphinoises : "Ce sont mes meilleures années. Nulle part ailleurs, je n'ai retrouvé un tel environnement. À Saint-Gervais, le public était également chaud, mais très chauvin. À Grenoble, ce sont vraiment des connaisseurs. Je serais bien incapable de citer la liste des joueurs avec qui j'ai joué à Reims et à Nice, mais je me rappelle de tous et de tout à Grenoble.

L'Arrivée de Nouveaux Talents et le Renforcement de l'Équipe

Des départs certes, mais surtout des arrivées, beaucoup d'arrivées. Sept en tout et de qualité. C'est en premier le secteur défensif qui est remodelé. Une défense délaissée depuis trop longtemps. C'est tout d'abord le retour au club du gardien international, qui vient de faire les Jeux Olympiques de Calgary, Jean-Marc Djian.

Jean-Marc se souvient : "Grenoble redevenait ambitieux, donc cela m'intéressais, car c'est quand même mon club de cœur et de formation. De plus je ne m'entendais pas avec l'entraîneur-joueur de Villard-de-Lans, Gaston Therrien, qui avait le soutien des dirigeants.

Le rink-hockey ne connaît pas la crise

Arrivée également en défense du Canadien Réjean Cloutier au CV majestueux : 5 matches en LNH aux Red Wings de Detroit, 500 matches en AHL et une saison à Garmisch-Partenkirchen, en Allemagne, dans le mythique club de Riesersee qui avait éliminé Grenoble de la Coupe d'Europe en 1982. Du lourd pour les Grenoblois plus vraiment habitués ces dernières saisons à ce genre de pedigree.

Autre joueur qui va incroyablement marquer ce club, le jeune international Gérald Guennelon : "J'étais venu faire mes études à Grenoble, l'année d'avant, mais comme Grenoble ne m'avait pas contacté, j'étais allé à Villard-de-Lans. Finalement, Grenoble m'a appelé la saison suivante, car Boja, qui avait besoin d'un défenseur, avait appris que je voulais devenir défenseur.

Du coup, l'enfant du pays, Stéphane Vissio joue moins : "Je n'ai pas compris pourquoi on a tourné toute la saison à quatre défenseurs, surtout après la bonne saison que j'avais effectué l'année précédente.

C'est toujours Bohuslav Ebermann qui entraîne les BDL. Duo technique tchèque puisque, pour le hockey mineur, c'est encore Adolf Sprincl qui œuvre à la baguette de chef d'orchestre.

Les Premiers Matchs et les Défis de la Saison

Une dernière répétition, réussie, pour l'équipe première, avec une belle victoire en amical face à une grosse cylindrée, Briançon (5-2). Et le championnat 1988/89 démarre très fort, avec un déplacement chez l'un des très gros favoris pour la Coupe Magnus : Rouen. Les Normands ont sortis l'artillerie lourde avec un recrutement cinq étoiles. Outre l'ex-Grenoblois Guy Fournier, le club a fait venir comme entraîneur-joueur, un autre ancien Grenoblois, Larry Huras.

C'est un autre énorme favori que les Grenoblois affrontent, encore à l'extérieur, en cette deuxième journée : les Français Volants de Paris et leur redoutable armada. Mais le Palais Omnisports de Paris Bercy étant indisponible pour des raisons techniques, c'est à Rouen que les Brûleurs de Loups se rendent à nouveau pour affronter les Parisiens. Est-ce le fait de jouer en terrain neutre ? En tout cas, les Dauphinois dominent largement cette rencontre et s'imposent 7-2.

"C'était l'euphorie totale, ce match, se souvient Gérald Guennelon. Certainement parce qu'on avait déjà joué à Rouen la semaine d'avant.

Autre équipe renforcée au cours de l'été : Tours ! Les Mammouths sont les premiers adversaires de la saison à Clémenceau, avec leurs triplette formée au Canada : Robert Millette et Guy Dupuis (ex Villard et Mont-Blanc) en attaque et le gardien Delfour, le tout entraîné par un autre Canadien, Jeff Barratt.

C'est donc confiants que les Brûleurs de Loups reçoivent les promus de Bordeaux, section hockey du club de foot des Girondins, avec dans ses rangs l'ancien Grenoblois Pierre-Yves Gerbeau.

Mais peut-être que les Grenoblois avaient déjà dans la tête le rendez-vous du mardi suivant, à Villard-de-Lans, avec son nouveau gardien vedette, le Canadien d'origine italo-maltaise, Corrado Micalef, qui va faire une belle carrière en France. Cela fait deux saisons que les Brûleurs de Loups n'ont pas gagné le moindre match face aux Ours, alors cela commence à bien faire ! Bien sûr, il faut aller sur le plateau, mais les Grenoblois ont vraiment soif de revanche. Et quelle revanche !

Autre belle équipe avec la réception de Gap et ses Christian Pouget, Kazimierz Jurek, Lionel Roux ou Laurent Vaissaire. Ne manque que le Tchèque Jaroslav Korbela blessé.

Mais les joueurs du président Jean Le Blond sont déchaînés en ce début de saison et ils remportent un deuxième succès consécutif sur le score de 10-3 avec les deux frères Djian qui se relaient dans les cages : Jean-Marc puis Serge.

Et hop, voilà les Grenoblois avec quatre succès en six journées... La rencontre face à la deuxième équipe des Hautes-Alpes est plus ardue. Une défaite 4-2 à Briançon, entraîné cette année par le Canadien Nelson Tremblay.

Il faut donc revenir dans le coup avec la venue du Mont-Blanc, que les Grenoblois n'ont jamais réussi à vaincre.

Le CSGG se rend ensuite à Amiens, premier club français à faire appel à l'école soviétique avec deux authentiques étoiles (rouges bien sûr) du CSKA Moscou et de l'équipe nationale : le défenseur Vladimir Zoubkov et l'attaquant Vladimir Loubkine.

Et voilà le leader Rouen qui pointe ses patins à Clémenceau pour le premier match retour. Des Normands qui s'imposent de justesse 5-4. En revanche, scénario mieux ficelé pour la venue des Français Volants (6-1). Pour ce match, Gérald Guennelon retrouve son poste d'origine, à l'attaque.

Les Grenoblois aussi ont un gardien brillant... Jean-Marc Djian le prouve une nouvelle fois avec un superbe blanchissage à Bordeaux (5-0).

Jean-Marc Djian se souvient de ce "premier grand blanchissage de ma carrière, quand l'équipe jouait comme cela, c'était parfait, on aurait pu joueur trois heures sans en prendre un, en revanche le jour où cela n'allait pas... En fait on était talentueux, mais fragiles."

Après ce match, Karel Svoboda, en Tchèque passé par le Canada, commet une faute de goût impardonnable en mélangeant du Coca avec un bon bordeaux !

Les Derbys et les Défis Continus

Et revoilà le derby des derbies ! Clémenceau est plein à ras bord pour une rencontre qui, contrairement au match aller sur le plateau, est très serrée. Il faut attendre en effet la mi-match pour voir l'ouverture du score par le Canadien de Villard Ronald Fillion. Les locaux égalisent deux minutes plus tard par Fabrice Téxier, puis de nouveau les buteurs restent muets, jusqu'à deux minutes de la fin où un autre Canadien, Marc Crawford, donne la victoire aux Ours. Après la rencontre, les deux équipes sont à égalité à la cinquième place avec 14 points.

Et c'est justement le leader briançonnais qui vient à Grenoble le samedi suivant. Une équipe grenobloise handicapée par les blessures de Bernard Séguy et Fabrice Téxier. Tout se joue dans le dernier tiers, mais cette fois ce sont les Grenoblois qui inscrivent le but de la victoire 3-2 dans les dernières minutes, à neuf minutes de la fin, par Sylvain Locas. Grenoble reste cinquième, mais doit faire attention, car seuls les six premiers joueront les play-offs. Il faut donc encore engranger quelques points.

Ce qui est fait avec un match nul 3-3 à Gap avec une égalisation grenobloise de Boja à cinq secondes de la fin ! Il faut quand même finir la première phase avec deux rencontres à disputer. C'est tout d'abord un nul à domicile 6-6 contre Amiens avec un but de Lionel Barin : "Je jouais cette année-là avec Fabien Malherbe et Sylvain Locas et c'était vraiment un plaisir d'évoluer avec des joueurs d'un tel niveau." Et c'est ensuite une défaite 6-5 au Mont-Blanc.

Les Play-offs et les Obstacles Rencontrés

On attaque donc les play-offs avec la réception des Français Volants de Paris, que les Dauphinois ont déjà battus deux fois. Les Grenoblois sont d'ailleurs bien partis pour prendre encore un point aux Parisiens puisqu'à une minute de la fin le score est de 4-4.

Mésaventure également le mardi d'après, toujours à la maison, contre Briançon avec une défaite 3-1. Et pas de miracle à Rouen avec une lourde défaite 8-4.

Autant dire que la défaite est interdite lors de la venue d'Amiens. Et pourtant, cela ne peut pas plus mal débuter avec un but picard dès la neuvième seconde par Sylvain Beauchamp ! Heureusement, la suite est plus au goût du fidèle public de Clémenceau avec six buts de suite.

Est-ce le déclic ? On va le savoir avec le déplacement à Villard-de-Lans.

Une petite trêve équipe de France avec le match à Grenoble entre les Tricolores et les Lettons du Dynamo de Riga. Une équipe vice-championne d'URSS en 1988 et cinquième du championnat soviétique au moment de venir à Grenoble. Une équipe du Dynamo dont le gardien est un certain Arturs Irbe, qui fera ensuite, à la mort de l'URSS, une brillante carrière en LNH et en équipe nationale lettone...

Le championnat de France reprend ses droits avec le déplacement des Brûleurs de Loups dans la petite patinoire de Bercy. Les Français Volants ne jouant plus dans la (trop) grande salle du POPB et ses 14 000 places.

C'est la trêve, bienvenue pour des Grenoblois qui souffrent dans cette poule finale. Une trêve mise à profit pour l'organisation d'un tournoi international junior à Grenoble et Annecy.

Le championnat redémarre le samedi 7 janvier avec un très difficile déplacement à Briançon (défaite 7-3). Il est donc grand temps de réagir lors de la venue du leader Rouen. Un match qui s'achève sur un score de parité 4-4, et qui est le premier comme véritable titulaire pour un jeune joueur du club, un certain Stéphane Barin, qui dispute sa place à son frère Lionel. Stéphane se souvient : "C'était délicat, car Boja m'avait plus ou moins mis en concurrence avec mon frère, même si lui était centre et moi ailier.

Mais on l'a dit, les Grenoblois ont encore du mal à enchaîner les bons résultats, surtout à l'extérieur. Confirmation à Amiens où les Dauphinois s'inclinent 6-2. "On était une équipe en construction, explique Gérald Guennelon, au début, personne ne nous attendait.

Heureusement, cela va mieux dans cette vieille maison de Clémenceau... Villard-de-Lans descend de sa montagne en chantant pour y affronter une équipe grenobloise privée de Wilfrid Girod blessé. Une nouvelle fois, la rencontre reste indécise jusqu'au bout. Les visiteurs frappent les premiers par Derek Haas dès la 14e. Les locaux réagissent (manquerait plus qu'ils ne le fassent pas, tiens...) en inscrivant trois buts de suite par Karel Svoboda à la 25e et 28e et Sylvain Locas, pourtant malade, à la 32e.

Mais Pat Dunn ramène les Ours à portée de griffe à la 44e avant que Philippe Treille ne redonne de l'air à Grenoble. De quoi donner des ailes avant d'aller défier les Volants dans leur patinoire garage de Bercy, surtout que quarante supporters grenoblois se sont déplacés. En vain, l'attaque dauphinoise reste muette et l'on retourne à la maison avec un 5-0 dans les valises...

Les déplacements sont difficiles cette saison, avec une nouvelle "sortie de route" à Briançon (7-3). Ce n'est pas une raison pour ne pas réaliser quelques beaux coups à la maison ! Pour la rencontre face à Rouen, et en l'absence de Guennelon qui souffre d'une élongation des adducteurs, Boja Ebermann ne joue pas, il reste sur le banc pour mieux voir ce qui ne colle pas dans le jeu de son équipe. Et ça marche ! Les Brûleurs de Loups réalisent un match parfait et s'imposent 8-5.

Un succès à confirmer lors de la venue d'Amiens pour le match de la dernière chance d'accrocher les demi-finales, les Picards étant quatrièmes avec six points d'avance sur les Dauphinois. Patatras, c'est raté.

Les Grenoblois sauvent quand même l'honneur lors des deux dernières rencontres à domicile en battant Briançon 2-0 avec des buts aux deux "extrémités" du match, à la première minute par Réjean Cloutier et à la dernière par Karel Svoboda, et Villard-de-Lans 4-1.

Les Figures Emblématiques du Hockey Français

Cristobal Huet a marqué l'histoire du hockey sur glace français par sa carrière exceptionnelle. Son aura est grande non seulement dans notre pays mais également à l’étranger. Ce fut d’abord le cas à Grenoble, son club d’origine, avec lequel il souleva la Coupe Magnus en 1998. Cette année-là, il reçut aussi les trophées Albert Hassler de meilleur joueur français et Jean Ferrand de meilleur gardien (déjà décerné en 1997). Outre-Atlantique, « Cristo » a évolué sous les couleurs de quatre célèbres clubs de la NHL, à savoir dans l’ordre : les Kings de Los Angeles, les Canadiens de Montréal, les Capitals de Washington et enfin les Blackhawks de Chicago.

Fabrice Lhenry, avec 24 ans de carrière internationale, est un autre exemple de longévité et de dévouement. Pour tous les observateurs, Fabrice Lhenry a marqué à jamais l’histoire du hockey sur glace français. Il faut ajouter que Fabrice Lhenry possède une collection de trophées impressionnante. Enfin, rappelons que Fabrice Lhenry a passé six saisons au sein du RHE 76 comme joueur, un club avec lequel il a tout gagné : la Ligue Magnus, des coupes de France et de la Ligue ainsi qu’une coupe d’Europe Continentale.

Baptiste Amar, travailleur acharné et possédant un grand sens tactique, a marqué l’histoire du hockey sur glace français. Après avoir effectué son apprentissage junior à Gap, Baptiste Amar a commencé à faire parler de lui avec l’équipe senior de Lyon dont il fut l’un des piliers pendant trois saisons. C’est à ce moment-là que l’aventure internationale du numéro 27 tricolore commença à l’occasion du Mondial de Saint-Pétersbourg en 2000. En 2003, Baptiste Amar retourna en France pour devenir pendant six saisons consécutives le leader incontesté et le défenseur numéro 5 vedette du club de Grenoble avec lequel il sera sacré à nouveau champion de France à deux reprises en 2007 et en 2009.

Laurent Meunier a joué un rôle très précieux, que ce soit au niveau national ou international, a fait le bonheur de plusieurs clubs français et étrangers. Son apport très précieux, que ce soit au niveau national ou international, a fait le bonheur de plusieurs clubs français et étrangers puisque si Laurent Meunier a d’abord joué dans son club formateur de Grenoble à partir de 1996, il a rejoint ensuite Lyon pendant trois ans avant de s’expatrier aux Etats-Unis pour jouer et se perfectionner dans le circuit universitaire.

Dave Henderson, en restant plus de 30 ans dans le club picard, a marqué l'histoire du hockey à Amiens. Ayant obtenu sa naturalisation en 1980, Dave Henderson fut sélectionné en équipe de France mais il y effectua un court passage. Dave Henderson mit un terme à sa carrière de joueur le 18 avril 1991, à l’âge de 40 ans, après un match de playoffs à Grenoble.

Jean Le Blond, après avoir été un hockeyeur de haut niveau, a continué à œuvrer dans le hockey sur glace français. En 2006, lors de la création de la fédération autonome de hockey sur glace, dont il fut l’un des membres fondateurs, Jean Le Blond a fait partie du nouveau Comité directeur occupant le poste de vice-président, de médecin fédéral et il prit aussi la responsabilité de la Commission jeunes.

Frank Fazilleau : Un Parcours Hors du Commun

Frank Fazilleau remporta son unique titre de champion de France de la Nationale 1 (Ligue Magnus aujourd’hui) avec le club de Tours en 1980. Un sacre mémorable car il provoqua le début du professionnalisme dans le hockey sur glace français.

En effet, un importateur de cacao, que Frank Fazilleau connaissait, accepta de le ramener en France en le cachant dans…un porte-conteneur ! Mais, lors de l’accostage dans le port de Porto au Portugal, l’aventure du hockeyeur globe-trotter se compliqua car les dockers portugais refusèrent de laisser débarquer son véhicule pour pouvoir continuer sa route en voiture à travers l’Espagne car ils considéraient son véhicule comme objet transporté clandestinement.

Le 18 septembre 1986, jour de son anniversaire, on le croyait enfin assagi puisqu’il signa un contrat avec le club de Chamonix où il jouera pendant cinq saisons consécutives. L’occasion de remporter le titre de champion de France de la Division 1 en 1990. Pour vous prouver que l’homme est décidément atypique, Frank décida lors de son arrivée au pied du Mont-Blanc de se singulariser de ses nouveaux coéquipiers en portant désormais le numéro 13 que jamais personne ne voulait choisir par superstition !

Frank Fazilleau est devenu aussi maître praticien en hypnose et thérapeute EMDR, autrement dit expert de l’oscillement des yeux (de droite à gauche) pour traiter les traumatismes qui n’ont pas été guéris par le cerveau. Notre hockeyeur s’est spécialisé également dans la programmation neurolinguistique pour libérer les gens par la parole.

Finalement, j’ai retrouvé dernièrement l’ami « Frankie », son autre surnom, dans un autre lieu improbable puisqu’il se trouve actuellement sur l’île de la Réunion ! Ce dernier raconte : « Lors d’un match de vétérans à Bordeaux, un ancien hockeyeur m’a dit « si tu veux encore de l’exotisme tu devrais aller sur l’île de la Réunion car il y a là-bas un club de roller qui cherche un entraîneur. Du coup, j’ai envoyé un CV. Dans un premier temps, je n’ai pas eu de nouvelles, mais leur coach précédant est tombé malade.

Les Brûleurs de Loups de Grenoble : Un Club en Renaissance

Un club de retour au premier plan depuis l’arrivée à la présidence de Jacques Reboh en 2016. Lorsque Jacques Reboh arrive à la tête du club en 2016, les Brûleurs de Loups restent sur une seule finale disputée (et perdue) en 6 saisons. Depuis, et en autant de temps, Grenoble a systématiquement atteint le dernier carré, et dispute même en ce moment contre Angers sa troisième finale consécutive (après 2018 et le titre de 2019, les deux dernières éditions ayant été perturbées par la pandémie).

Entre le remboursement de cette dette et les investissements pour reconstruire une équipe de haut standing, Jacques Reboh a investi de sa poche bien plus d’un million d’euros. Une somme importante mais le président grenoblois assure vouloir surtout construire un modèle pérenne, capable de lui survivre.

"Oui nous sommes le club le plus riche de France avec 4 millions d’euros de budget" assume Jacques Reboh "mais nous avons surtout la meilleure économie, et ce n’est pas une économie sous perfusion, c’est la conséquence de tout le travail des équipes, nous avons construit un modèle économique pour avoir plus de monde dans la patinoire, dans nos espaces VIP, et plus d’annonceurs. C’est ça qui fait notre économie, aujourd’hui, et ce n’est pas artificiel."

En ce qui concerne le remplissage de la patinoire Pôle Sud (4208 places), la réussite est totale puisque, cette saison, elle est en moyenne remplie à presque 90%.

Jacques Reboh, actif sur les réseaux sociaux, et n’ayant pas sa langue dans sa poche, a, ces dernières années, été au cœur de plusieurs polémiques notamment avec la Fédération française. Il y a un an, le président grenoblois s’engageait dans un bras de fer concernant l’attribution du titre à Rouen. Il y a quelques jours, encore, il s’offusquait de la piètre qualité des retransmissions des premiers matchs de la finale.

Le Rink Hockey en France : Un Sport Confidentiel

En rink hockey aussi, les Espagnols dominent le monde. La Roja a été sacrée championne du monde dimanche en Argentine, à San Juan, en battant le pays organisateur par le score de 5 à 4. Loin de la frénésie médiatique qui entoure les performances du XV tricolore en Nouvelle-Zélande, l'équipe de France de rink hockey a quant à elle terminé à la septième place. Pas de quoi susciter des vocations dans un pays où le rink hockey ne compte que 5 000 licenciés.

En France, le rink hockey est encore un sport amateur organisé sous l'égide du CNRH. Il a été reconnu comme discipline de haut niveau par le ministère français de la jeunesse et des sports. Une reconnaissance reconduite pour la période 2009-2013, et qui lui permet de toucher des subventions pour participer aux compétitions internationales.

Ils se tournent vers les écoles pour promouvoir leur sport. Du porte-à-porte, un travail de longue haleine, pour intégrer le rink hockey dans certains cursus scolaires. Le meilleur moyen pour attirer de nouveaux licenciés, cheval de bataille du CNRH, et pour donner une meilleure image de ce sport encore confidentiel.

La France accueillera en effet les championnats du monde en 2015. Daniel Mortreux attend beaucoup de cet événement pour développer le rink hockey en France. "Nous sentons un frémissement depuis quelques années mais cela reste dérisoire. L'organisation de la Coupe du monde est une très belle opportunité. On espère que les médias français suivront l'évènement".

Au contraire, c'est une vague de joueurs espagnols et portugais qui envahira le championnat de France qui débute le 15 octobre prochain. "Ce ne sont pas des premiers couteaux, mais pour nous, même les seconds couteaux de ces pays-là sont bons à prendre", estime Daniel Mortreux.

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