Spud Webb: L'Incroyable Histoire du Plus Petit Dunkeur de la NBA

Anthony Jerome Webb, plus connu sous le surnom de Spud Webb, est né le 13 juillet 1963 à Dallas, Texas. C’est l’histoire d’un petit bonhomme né un 13 juillet, en 1963 pour être précis. Un petit bonhomme haut de 170 centimètres et lourd de 60 kilos qui a réussi à faire carrière en NBA. Dit comme ça, ça ressemble déjà à un exploit. S’imposer en NBA avec un physique aussi «commun» voire moins, c’est assez unique !

Malgré sa taille atypique pour un joueur de basket-ball professionnel, 1,68 m (5 pieds 6 pouces), Spud Webb a laissé une empreinte indélébile dans l’histoire de la NBA grâce à ses qualités athlétiques extraordinaires, son agilité et sa persévérance. Spud Webb est un exemple parfait de dépassement de soi et de résilience. Malgré une taille inhabituelle pour un joueur NBA, il a non seulement réussi à s’imposer parmi l’élite, mais il a également marqué de son empreinte l’histoire du basket-ball.

Webb évoluait bien évidemment au poste de meneur. Il a commencé sa carrière pro chez les Hawks qui l’avaient récupéré après que les Pistons l’aient drafté, en 1985, en 87ème position (au 4ème tour)… 87ème !!

NBA - Avant Nate Robinson (1m75), triple vainqueur du Slam Dunk Contest, il y a eu Spud Webb (1m70). Nous sommes en 1986, à Dallas, en plein All-Star game pour assister au Slam Dunk Contest. On est en 1986. Pas de YouTube. Pas de réseaux sociaux.

Les spectateurs étaient ébahis par la détente exceptionnelle de Webb, qui lui permettait de dunker avec une aisance déconcertante. L’un des moments les plus marquants de la carrière de Spud Webb est sans doute sa victoire au concours de dunk du NBA All-Star Weekend en 1986. À seulement 1,68 m, Webb a stupéfié le monde du basket-ball en affrontant des joueurs beaucoup plus grands et en réalisant des dunks spectaculaires.

Sa victoire au concours de dunk et sa carrière de 12 ans en NBA témoignent de son incroyable talent et de sa détermination à prouver que rien n’est impossible.

Il est vrai que voir ce petit bonhomme prendre un appel des deux pieds assez loin du panier et dunker le ballon à une main, en reverse, après un 360° ou autre «double clutch» était extrêmement impressionnant. Du haut de son mètre 70, «Spud» va littéralement scotcher l’assistance avec sa détente, son équilibre en l’air, la variété de ses dunks.

Lors de ce concours, il a enchaîné plusieurs dunks impressionnants, y compris un dunk retourné à deux mains, pour finalement décrocher le titre de champion du concours. Un nouveau dunk à 360°, puis un autre avec un rebond sur le sol et la planche finit par le propulser vers la victoire, entérinant sa légende de ressort sur pattes.

Devant un public acquis à sa cause, Spud Webb s’impose dans le concours face à son coéquipier et favori, Dominique Wilkins. Le soir du 8 février 1986 à Dallas, Anthony Jerome Webb, de son vrai nom, a choqué le monde de la balle orange dans sa ville natale. Rookie à l'époque, et invité pour faire office d'attraction en raison de sa petite taille, l'Américain n'a pas mis longtemps pour éliminer ses concurrents un par un en enchaînant les acrobaties, s'offrant un duel face à un certain Dominique Wilkins, champion en titre.

La suite, ce sont des dunks hallucinants pour un garçon de cette taille. Pourtant, un essai suffira à faire taire tout le monde.

« J’avoue que parfois, j’aurai aimé être grand. Mais, j’ai réussi au lycée, en université et maintenant chez les pros donc ça n’a pas d’importance. Je ne joue pas en tant que petit. Lui, ce qu’il avait, c’est une détente de 120 cm ! Et c’est grâce à cette capacité, cette facilité hallucinante pour s’élever dans les airs que Spud Webb est connu par la quasi totalité des amateurs de Basket. Il a fait rêver des générations entières pendant quelques heures un soir de février 1986.

Spud Webb est né dans un quartier modeste de Dallas, au sein d’une famille nombreuse. Dès son plus jeune âge, il s’est passionné pour le basket-ball, malgré les obstacles liés à sa petite taille.

Malgré ses performances impressionnantes au lycée, les grandes universités de basket-ball étaient réticentes à lui offrir une bourse en raison de sa stature. Cependant, Webb a persévéré et a finalement rejoint le Midland College, une petite université au Texas. Après sa première expérience réussie à Midland, Spud Webb a attiré l’attention de l’université de North Carolina State où il a poursuivi sa carrière universitaire. Durant son temps à NC State, Webb s’est rapidement distingué grâce à ses performances énergiques, notamment sa capacité étonnante à dunker, malgré sa petite taille.

Malgré une carrière universitaire solide, Webb n’a pas été sélectionné lors des tours initiaux de la draft NBA de 1985. Cependant, les Atlanta Hawks lui ont offert une chance en le recrutant en tant qu’agent libre. Aux Hawks, Webb a dû prouver qu’il méritait sa place dans une ligue dominée par des joueurs beaucoup plus grands. Avec son jeu rapide et son esprit compétitif, il est rapidement devenu un joueur apprécié pour sa capacité à gérer le ballon et à déstabiliser les défenses adverses.

Webb évolue dans la NBA des années 80 et 90. Sa taille l’handicape grandement mais il parvient à trouver des solutions dans son jeu. De par sa vitesse, il parvient à se faufiler entre les jambes des géants à l’intérieur. Puis il se spécialise dans la passe et tournera au final à 5 assists de moyenne en carrière.

Mais si ce coup d’éclat fit exploser la carrière de Spud Webb sur le plan médiatique, il n’en fut rien sur le plan sportif. A Atlanta, Spud Webb fut la doublure d’un certain Doc Rivers. On ne peut pas dire qu’il fit des étincelles. Sa saison de rookie fut très discrète (8 points et 4 passes). Lors de sa dernière saison, en 1990/1991, il fut titulaire et marqua 13,4 points par match pour aller avec ses 5,6 passes et presque 2 interceptions par match.

A l’été 1991, Webb est échangé aux Kings de Sacramento. Il signera, dès sa première saison dans la capitale californienne, son meilleur exercice en carrière avec 16 points et 7,2 passes décisives par match. 5 ans plus tard, « Spud » en est à sa 5ème saison d’affilée à plus de 10 points et 6 passes de moyenne au sein de Kings qui ne participeront pas au playoffs pendant cette période malgré l’apport de Mitch Richmond arrivé de Golden State en même temps que Webb.

Après ses années avec les Hawks, Webb a rejoint les Kings en 1991, où il a connu sa meilleure saison statistique en 1992. Spud Webb a également joué brièvement pour les Minnesota Timberwolves et les Orlando Magic, avant de retourner aux Hawks pour terminer sa carrière.

A partir de 1995, il sera baladé entre les Hawks, les Wolves et le Magic d’Orlando, faisant même un passage en Italie au Scaligera Vérone. Une fin de carrière un peu déroutante - pour ce joueur humble, très apprécié de ses coéquipiers partout où il est passé - qui le poussa à prendre sa retraite en 1998 dans un quasi anonymat. L’anonymat d’un joueur correct qui s’est fait connaître grâce à son sens du spectacle. C’est aussi ça qui fait la NBA.

Ces joueurs qui sortent de l’ordinaire non pas par leurs performances en carrière ou par leur palmarès mais à travers un exploit qui marque l’histoire. Marquer l’histoire de la grande ligue, ce n’est pas donné à tout le monde. Spud Webb l’a fait.

Aujourd’hui Spud Webb traîne toujours autour des parquets puisqu’il est, depuis fin 2011, l’heureux entraîneur d’une équipe de « Strip Basketball League ».

L’héritage de Spud Webb va bien au-delà de ses statistiques. Il a prouvé que la détermination, la persévérance et le talent pouvaient surmonter les obstacles physiques. Sa victoire au concours de dunk de 1986 reste un moment historique, non seulement pour la NBA, mais pour tous les athlètes cherchant à défier les attentes.

Mais pour les plus anciens, ce nom de Spud Webb vous dit forcément quelque chose, pour une autre raison que sa production avec les Kings. Car si l’on parle encore de Anthony « Spud » Webb aujourd’hui, c’est bien pour le Dunk Contest 1986. Non, vous ne rêvez pas. Ce joueur d’1m70 a bel et bien participé à un Dunk Contest. Et le plus fou dans tout ça ? Il l’a remporté sur ses terres natales de Dallas, contre le tenant du titre et partenaire Dominique Wilkins, et en totale impro.

Il est important de noter qu’avant la saison 2019-2020, les tailles des joueurs NBA étaient mesurées avec chaussures, ce qui pouvait ajouter jusqu’à 2-3 cm.

Dans l’imaginaire collectif, les joueurs NBA sont des géants. Pourtant, certains des basketteurs les plus marquants de l’histoire n’ont jamais dépassé 1m70.

La NBA, souvent perçue comme une ligue de géants, a également vu briller des joueurs de petite taille.

Les Plus Petits Joueurs de l'Histoire de la NBA

Bien qu'ils aient été fortement désavantagés par leur taille, ils ont tout de même joué à un niveau professionnel et international, et ont pu réaliser leurs rêves. Alors la prochaine fois que vous souhaitez placer un pari sportif, ne vous laissez pas influencer par une équipe avec un joueur de petite taille, ils peuvent être redoutables !

Voici une liste de quelques-uns des plus petits joueurs de l'histoire de la NBA :

  • Tyrone “Muggsy” Bogues - 1,60 m : Le plus petit joueur de l’histoire de la NBA, Muggsy a disputé 14 saisons, principalement avec les Charlotte Hornets.
  • Earl Boykins - 1,65 m
  • Melvin Hirsch - 1,68 m
  • Spud Webb - 1,70 m
  • Monte Towe - 1,70 m : Connu pour sa carrière universitaire brillante, il a également joué brièvement en NBA.
  • Keith Jennings - 1,70 m
  • Calvin Murphy - 1,75 m
  • Nate Robinson - 1,75 m
  • Greg Grant
  • Red Klotz
  • Wat Misaka
  • Temeka Johnson (WNBA) - 1,60 m
  • Becky Hammon (WNBA) - 1,68 m

Avec dix saisons à Charlotte, Muggsy a toujours été le chouchou des fans en Caroline du Nord. On se souvient également de ce contre légendaire sur Patrick Ewing et ses 2m13.

Spud Webb Ultimate Dunk & Block Compilation ᴴᴰ

Autres Joueurs Remarquables

Earl Boykins: EB démarre sa carrière en 1998 alors qu’aucune franchise ne le souhaite dans ses rangs à la draft. Fait étrange, car en NCAA il déchire tout avec Michigan. Il remporte deux fois le tournoi de la MAC (Mid-Atlantic Conference), possède le record de passe de l’équipe (624), et son jersey est même aujourd’hui retiré dans cette université.

Pourtant, en NBA, il démarre sa carrière avec des contrats à courte durée chez les Raptors, les Nets, les Cavaliers, le Magic. Dans une équipe où il a la chance de jouer avec un jeune Carmelo Anthony en pleine progression, Little Earl atteint son pic de forme, à tel point que le 11 novembre 2004, il envoie 32 points avec la win sur la tête des Pistons, champion NBA en titre à l’époque. À ce jour, il reste d’ailleurs le plus petit joueur de l’histoire avec un match à 30 points ou plus. Sympa comme record, tout comme ses nombreux highlights dans lesquels vous pouvez le voir… dunker ou contrer quelques géants.

Melvin Hirsch: Melvin Hirsch et son mètre 68 n’a pas vraiment marqué la ligue de son empreinte. Joueur lors des années 40, MH est d’abord entré dans l’armée américaine en 1943, en tant que navigateur durant la Seconde Guerre mondiale. Période. À ce moment, le basket n’était pas la priorité dans la vie des gens. Il rejoint ensuite les Celtics pour la saison post-war en 1946-1947 mais sa taille l’empêche d’évoluer à haut niveau.

Keith Jennings: On commence avec le plus grand des petits. On vous présente Keith Jennings, aka « Mister » pour les intimes. 1m70 de bonne humeur, de joie et de good vibes dans un vestiaire. Le genre de joueur qui ne te fera pas gagner un titre, mais qui participe au bien être d’un collectif.

Laissé de côté lors de la draft 1991, les Warriors le signent en tant qu’agent libre un an plus tard. Avec une taille pareille dans une NBA dominée par des géants à l’intérieur, vous vous doutez bien que notre ami ne peut jouer que meneur (comme ses collègues de ce top). Golden State le prend en back-up de Tim Hardaway qui se situe en début de prime. En année rookie, Keithounet joue quand on lui en donne la possibilité. Et malheureusement pour lui, on ne lui donne pas souvent. Il est comme ce joueur de foot qui rentre pour le temps additionnel à la 90e, mais le malheur des uns fait le bonheur des autres. Hardaway se blesse au genou et rate un monceau de matchs, et par conséquent les Warriors offrent bien plus de minutes à Keith Jennings. Et même si, on est loin des stats de son crosseur de titulaire, KG deviendra vite l’un des favoris de l’Oracle Arena grâce à sa vitesse et son jeu atypique, dicté par sa taille.

Ce rêve se termine toutefois en 1995 quand il est échangé à Toronto, puis à Denver l’année suivante, sans qu’il ne joue plus une minute sur un parquet NBA.

Muggsy Bogues: On y est. Notre champion du jour se nomme Tyrone Bogues mais tout le monde le connait sous le nom de Muggsy Bogues. Vous l’avez tous déjà vu hein, car vous connaissez la couverture du « Plus grand livre de basketball de tous les temps (selon TrashTalk) ». Le petit mec qui tient les trois ballons, c’est lui. Malgré son 1m60, la NBA ne lui a jamais fait peur.

Après s’être fait un nom sur le circuit universitaire, Bogues se fait drafter en 12 par les Washington Bullets en 1987. Il devient alors le plus petit joueur ever à signer et jouer en NBA. Ironie du sort, le plus grand joueur de la Ligue, Manute Bol et ses 2m31, est aussi chez les Bullets.

La saison rookie de Muggsy ne se passe par contre pas très bien et il est rapidement tradé chez les Hornets, franchise fraîchement créée. C’est là-bas qu’il écrit sa légende aux côtés de Dell Curry notamment, avec des passes à foison (top 10 passeurs de NBA) et la dizaine de points dépassés, ce qui donne un double-double de moyenne en 1994 et du courage à revendre.

Calvin Murphy: 1m75 de loyauté, 74kg de talent. Jeune, Calvin est passionné de twirling bâton et de basketball. Il se tourne tout d’abord vers le twirling bâton en suivant l’exemple de sa mère et de ses sœurs et en devient Champion National en 1963.

Lors de sa première saison NCAA, il tourne gentiment à 38.2pts/m. Puis 32.4pts/m lors de son année sophomore et 29.4pts/m lors de sa troisième saison. On parle donc ici d’un joueur qui, sur ses trois années universitaires, possède une moyenne de 33pts/m et 4ast/m, dont 84% aux lancers.

Bref, la légende s’écrit doucement pour Calvin qui, à 22 ans, décide de tenter sa chance en NBA et à la draft. Dans la nuit du 23 mars 1970, il sera alors drafté 18e par les Rockets de San Diego, qui par la suite deviendront les Rockets de Houston. Il sera nominé dans la NBA All-Rookie Team grâce à ses talents athlétiques et défensifs. Sa précision et sa vitesse en font de lui un joueur nécessaire dans la rotation des Rockets, et une réelle arme à mi-distance et sous l’arceau.

Cependant, il marque l’histoire des Rockets, puisqu’il détient le record du joueur ayant marqué le plus de points en un match avec une prestation de 57 points marqués en 1978, face aux Nets. En bref, Calvin Murphy a marqué la NBA et la NCAA par ses talents de scoreur et de défenseur, mais également par sa loyauté et son implication. Il prendra sa retraite en 1983, laissant derrière lui les Rockets entre les talentueuses mains d’Hakeem Olajuwon.

Nate Robinson: Il est rare pour les joueurs de petite taille de rivaliser avec les meilleurs voltigeurs de la grande ligne. Dès le lycée Nate Robinson était un super athlète excellant en basketball, athlétisme et football américain. Il est, tout comme Allen Iverson, l’un des seuls joueurs de NBA ayant joué avec l’équipe de Basket-Ball et celle de Football Américain au lycée.

Ainsi en 2002, il obtient le titre d’AAA State Player of the Year dans les deux sports, ce qui constitue déjà une énorme prouesse à son actif. Cette année-là, avec l’équipe de son lycée de Seattle, il remporte le titre de champion avec un record de 28 victoires contre seulement 2 défaites.

Si certes, ce n’est pas le plus petit joueur à avoir participé à cet évènement, Nate Robinson demeure tout de même une légende de ce show, au même titre que Spud Webb : le plus petit joueur ayant participé et remporté un Slam Dunk Contest (1m70).

Arrive enfin le All-Star Weekend, où Nate Robinson revient défendre son titre lors du Slam Dunk Contest, et l’objectif est simple pour lui : marquer l’histoire. Et il finira par marquer l’histoire en remportant cette session du Slam Dunk Contest, ce qui fait de lui l’unique et seul joueur NBA ayant remporté trois Concours de Dunk dans sa carrière.

Becky Hammon: Dès le plus jeune âge, Becky Hammon fait l’unanimité. Dans sa ville de Rapid City dans le South Dakota, elle apprit assez vite à dribbler alors qu’elle n’était que toute petite. Malgré de superbes performances, Becky Hammon sera jugée trop petite et trop lente par les prospects universitaire, mais sera tout de même repérée par l’université du Colorado, et mettra ainsi ses talents au service de l’équipe des Colorado State Rams.

Lors de ses trois années en tant que joueuse à l’université du Colorado, elle aura grandement participé à la réussite de son équipe notamment en permettant aux Rams d’atteindre les tournois NCAA, tournoi que l’équipe n’avait jamais atteint auparavant. Enfin bref, la machine est en marche, et Hammon se voit déjà cartonner en WNBA.

Cependant, lors de la draft 1999, Becky Hammon est boudée par la WNBA en raison de sa taille, et ne sera draftée par aucune équipe. Heureusement, elle signera en tant que Free Agent avec les New-York Liberty plus tard cette année-là.

Si ses premières années en WNBA sont timides, il ne faudra pas attendre longtemps avant que Becky ne devienne un élément extrêmement important de son équipe. Sa petite taille, son adresse et ses talents de finition près du cercle faisant d’elle une menace constante, elle s’impose assez vite en tant que 6e joueuse de l’équipe, avant d’enfin devenir titulaire officielle en 2004, toujours avec les New-York Liberty.

En 2008, la déception de la saison précédente pousse Hammon a inscrire en moyenne 17.6pts/m et 4.9ast/m, et elle prend alors la tête d’une équipe talentueuse qui, cette saison-ci, écrit l’histoire en tournant à 24 victoires contre 10 défaites, le meilleur ratio jamais obtenu par les Silver Stars.

Malheureusement, Becky Hammon ne sera jamais plus proche d’obtenir une bague de championne, et ce malgré des statistiques impressionnantes. Si Becky Hammon n’a jamais pu finir championne en WNBA, elle n’en demeure pas moins une joueuse incroyable qui aura marqué les San Antonio Stars, ainsi que la ligue toute entière.

Temeka Johnson: Que ce soit en NCAA ou en WNBA, Temeka Johnson fait carton plein. Durant son passage à l’université, Temeka Johnson ne cessera de surprendre. D’incroyables passes, des statistiques honorables, Temeka s’est très vite fait un nom en NCAA.

Bien qu’elle n’ait jamais pu atteindre le titre avec les Lady Tigers, elle a tout de même été élue MVP de la South-East Conference en 2003, où elle signe là sa meilleure saison universitaire puisqu’elle cumule 12.8pts/m, 8.3ast/m et 4.8rbds/m. Elle se voit ensuite nominée 2 fois dans la South-Eastern Conference All-Tournament Team, et devient la 7e meilleure passeuse All-Time de toute la NCAA Woman Basketball.

En dépit de ses belles statistiques et de ses qualités indéniables de passeuse, beaucoup doutent de ses capacités en WNBA, car beaucoup la pensent trop petite. Cela n’empêcha pas les Washington Mystics de la drafter 6e position en 2005. Elle sera tradé l’année suivante aux Los Angeles Sparks, puis en 2009 au Phoenix Mercury.

Et c’est avec cette dernière équipe que, force de performances et de persévérance, elle réussira à mettre la main sur le titre de Championnes WNBA durant l’été 2009.

Enfin et surtout, le 24 Juillet 2014, Temeka Johnson devient la plus petite joueuse de WNBA auteure d’un triple double (13 pts - 11 asts - 10 rbds). En 2015 elle décide de prendre sa retraite WNBA, mais de continuer sa carrière Européenne.

Conclusion

Dans des ligues dominées par des géants, il apparaît difficile de s’imposer pour les personnes de petite taille. Cependant les parcours de Calvin Murphy, Becky Hammon, Nate Robinson et Temeka Johnson, parmi d’autres nous prouvent que cela n’est heureusement pas impossible, que taille et talent sont deux choses bien distinctes et qu’aujourd’hui, les petits ont leur place dans les ligues majeures. Grâce à leur vitesse, leur adresse et leur persévérance ils nous prouvent que le succès est à portée de main, que l’on mesure 1m75 ou moins.

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