Handball à Sablé-sur-Sarthe: Une Histoire de 50 Ans

Le club de handball de Sablé-sur-Sarthe (HBCS) fête ses 50 ans en 2024. Retour sur l'histoire de l'association.

Beach Handball

Les Débuts du HBCS

Le handball club de Sablé a été fondé en 1974 par Jacques Brion et Jean-Pierre Lelay. Arthur Arthus-Bertrand, un médecin de Sablé-sur-Sarthe, a été le premier président.

Au début, c’est une bande de copains venant d’un peu partout qui constitue les forces vives du club. « Le premier match c’était contre La Flèche », se remémore Philippe Bigot.

Sablé monte très rapidement en région et évolue en ligue de Normandie jusqu’à la création de la ligue Pays de la Loire en 1978. « On avait des déplacements, jusqu’à Caen ou Falaise ».

L’équipe senior évoluera jusqu’en Pré-Nationale, lors de la saison 2008/2009. Aujourd’hui, l’équipe masculine évolue en excellence départementale.

Pour Emmanuelle Lecornué, entraîneuse régulière au handball club Sablé, ce premier président a clairement donné le ton de ce qu’est, encore aujourd’hui, l’association sportive.

Moments marquants et figures emblématiques

Si aujourd’hui l’équipe seniors des garçons évolue en première division départementale, lors de la saison 2008-2009, cette équipe première évoluait en pré-nationale, l’équivalent de la sixième division nationale.

En 1997, l’association a créé une école de hand. La formation des jeunes a été une réussite puisque les -18 filles ont joué jusqu’en Nationale en 2008/2009.

Et surtout, Le HCS a formé des joueurs qui ont évolué au niveau professionnel. On pense évidemment à Amandine Tissier qui est restée trois ans au club avant de partir à Laval puis au centre de formation du Havre.

La Sabolienne a ensuite joué pour Brest (D2 puis D1) et Nantes (D1). Elle atteindra l’apogée de sa carrière en 2017, en réalisant une saison à 127 buts, dont 36 sur des compétitions européennes (Ligue des champions et coupe EHF).

Au total, la Sabolienne partira en 2021 avec un titre de championne de France, trois Coupes de France et une finale de Ligue des champions disputée.

Gillen Lusson a aussi fait ses débuts à Sablé avant de rejoindre Segré (Maine-et-Loire) puis Angers Noyant où il a contribué à faire remonter le club en Proligue (2ème division). Il est décédé prématurément à l’âge de 26 ans.

Autre nom que l’on peut citer celui de Gaël Robert. Ce dernier a été joueur professionnel et est actuel entraineur adjoint de l’équipe de France féminine U20.

« Nous avons fourni avec nos jeunes plusieurs équipes de Nationale 3. Nous n’avons pas la capacité de garder nos bons joueurs qui souhaitent jouer plus haut », confie Philippe Bigot.

D’autres joueurs passés par Sablé ont connu des carrières diverses.

Philipe Bigot et Pascal Simon ont fait les beaux jours du HCS. Désormais ce sont leurs petites filles qui sont sur les parquets.

Hand Ensemble: Une Initiative Pionnière

En 2001, le club de hand de Sablé a créé une section Sport ensemble. « On a été pionnier en la matière. On a été les premiers à créer ça au niveau national », explique Pascal Simon, l’une des mémoires vivantes du club.

Une initiative qui permet encore aujourd’hui aux personnes, handicapées mentales, de faire du sport. « On a été des précurseurs au niveau national avec l’équipe de handball adapté, qui a déjà 25 ans , expose-t-elle fièrement.

La vitrine de trophées est remplie grâce à la section sport adapté : On est détenteur depuis trois années consécutives de la coupe départementale, mais au total on l’a gagné une dizaine de fois, précise Emmanuelle Lecornué.

Christian Meunier en est le créateur. Il raconte. « Les 5 sens des handicapés sont touchés mais c’est un 6e qui les délivre. Bien au-delà de la volonté, plus fort que tout, sans restriction, ce 6e sens qui apparaît, c’est simplement l’envie de vivre. »

Ces mots sont du slameur Grand Corps Malade et son titre 6e sens. Et ils s’appliquent parfaitement à l’idée du Hand Ensemble du HBC Sablé, mis en place par Christian Meunier, moniteur-éducateur au Foyer de Vie de Sablé.

Un homme qui a voulu que les résidents du foyer sabolien puissent avoir l’occasion de vivre leur envie de faire du sport, via le handball.

« Il y avait 70 résidents qui étaient accueillis dans la structure, raconte-t-il. Le week-end, il m’arrivait d’organiser des sorties pour voir du hand. Un jour, une résidente m’a dit qu’ils pourraient en faire autant. L’idée était lancée. »

Avec Nicolas Landeau, au club à l’époque, la section Hand Adapté à la base, qui deviendra Hand Ensemble, a été créée.

De 13 à 28 adhérents

L’initiative semble bonne, puisque 13 personnes sont présentes pour la première année. Toutes des femmes. « Je proposais quelque chose d’un peu innovant. Au fil du temps, certains adhérents masculins sont arrivés. »

Aujourd’hui, ils sont 28 joueurs à composer la section. Pour encadrer cette joyeuse bande, Christian Meunier a pu compter sur sa fille, Tiphaine, au début. Et depuis quelques années, il a le soutien d’Emmanuelle Lecornué et Noémie Coupeau.

Au niveau sportif, depuis l’an dernier, la fédération française de handball (FFHB) a obligé les joueurs à être licenciés à la FFHB et à la FFSA, fédération française de sport adapté.

Sur le terrain, Sablé participe à un mini-championnat à quatre, avec Connerré, Allonnes et Luché-Pringé, autres clubs où une section sport adapté a été mise en place. Histoire de rendre la chose plus palpitante.

« Deux championnats, un départemental et un régional, ont été créés. À Sablé, on a eu une équipe en région. Mais comme certains joueurs ont arrêté, on a seulement une équipe en départemental cette année. » Pour l’année prochaine, Christian Meunier envisage toutefois de revenir au niveau régional.

Dans le fonctionnement, les quatre équipes du championnat départemental s’affrontent dans des tournois, organisés par chaque club participant, soit quatre tournois dans la saison.

« Maintenant, on a aussi la Coupe Sarthe. On attaque dès les demi-finales. On jouera d’ailleurs contre Allonnes en mars. Après, la finale sera jouée dans la ville qui accueille la Coupe Sarthe en général. » Pour l’information, le Hand Ensemble de Sablé a remporté les deux dernières éditions de la Coupe.

Quant aux règles, elles sont adaptées en fonction du handicap de chacun. « Dans le jeu, on peut même faire évoluer les règles. Où l’on est intransigeant, c’est sur les limites du terrain et le respect de l’autre et la protection des joueurs. »

Dans ce groupe mixte de 28 joueurs, l’âge varie de 18 ans pour le plus jeune à 63 ans pour le plus ancien. « Tout le monde joue ensemble, d’où le nom« , s’en amuse l’éducateur sabolien.

Mais finalement, le handball reste un prétexte pour se retrouver ensemble, hors du cadre du foyer. « Ils sont là pour se donner en spectacle, car ils adorent ça ! C’est se montrer devant un public. C’est une source de plaisir pour eux. »

C’est aussi une sacrée ouverture sur l’extérieur. « C’est le plaisir de faire du sport. Pour certains, c’est un gros effort car c’est difficile d’enchaîner et combiner les tâches. Certains joueurs sont même transformés en match ! »

Grâce au sport, ces personnes déficientes mentales ont l’occasion de vivre une passion comme n’importe quel valide.

Le Beach Handball: Une Nouvelle Aventure

Si le beach handball fait donc son apparition dans la deuxième moitié des années 1990, il n’est pas la priorité de la Fédération française de handball à cette époque, relate Joëlle Demouge, actuelle coach adjointe des Bleues dans cette jeune discipline.

« La première compétition internationale à laquelle la France a participé, les femmes comme les hommes, c’est en 2017 au Monténégro sur un Euro. Les autres nations avaient déjà commencé à travailler, à former des joueuses et des joueurs, et à participer à des tournois. »

La France a une bonne quinzaine d’années de retard sur cette pratique, alors qu’elle détient les titres olympiques pour ses deux équipes A indoor.

« Je me souviens qu’en 2017, quand Mickaël Illes a monté l’équipe de France masculine pour l’Euro à Zagreb, on avait dû faire au maximum dix séances de beach handball avant le tournoi », témoigne Patrice Annonay, l’un des piliers du collectif tricolore, également ancien gardien de but de haut niveau en indoor pendant vingt ans et pensionnaire de plusieurs clubs de D1.

Équipe de France féminine de beach handball

« Le gotha du beach handball international ? Non, on n’y est pas encore, s’exclame Joëlle Demouge, qui évolue aux côtés de Valérie Nicolas, la coach des Bleues, tout en assurant son poste de CTS (conseillère technique et sportive) de la région Bourgogne-Franche-Comté. Et ce même si en 2017, dès notre premier Euro, on s’est qualifiées pour le Mondial 2018. »

C’est l’unique participation tricolore à un Mondial jusque-là, puisque les hommes ne sont jamais parvenus à décrocher la moindre qualification.

« On progresse indéniablement de saison en saison », analyse Mickaël Illes, sélectionneur de l’équipe masculine A et ex-joueur de haut niveau à Angers, Nîmes et Aix.

Cette année, lors des qualifs pour l’Euro 2023, les Bleus se sont classés cinquièmes. Suffisant pour décrocher un ticket pour ce championnat d’Europe, qui aura lieu en mai prochain à Nazaré (Portugal), tout comme pour les féminines tricolores, également qualifiées.

En créant d’abord en 2016 les deux équipes de France A, féminine et masculine, puis dans la foulée des équipes nationales jeunes de beach, la discipline est en cours de structuration.

« Tous les critères sont réunis : on a un format de match idéal, un jeu spectaculaire, des équipes qui viennent des cinq continents, et c’est un vrai spectacle avec de la musique et l’ambiance plage, résume Mickaël Illes. Et puis, il suffit de s’organiser avec le tournoi de beach-volley, qui figure déjà au programme des JO. La structure de sable et les tribunes sont déjà prévues. »

Si en 2024 à Paris, le beach handball n’aura droit qu’à « un showcase », dixit le coach de l’équipe masculine, la discipline pourrait charmer le CIO pour Los Angeles en 2028.

Pour détecter les jeunes joueurs et joueuses notamment. « On s’appuie beaucoup sur le parcours de performance fédérale. On recrute les jeunes sur les stages nationaux en salle. On n’a pas de filière propre et spécifique au beach handball », expose Joëlle Demouge.

Festivités du 50ème Anniversaire

Pour fêter ses 50 ans, le club a prévu des festivités avec les anciens et actuels licenciés. Cela commencera avec un « pot des retrouvailles », le samedi 3 février.

« On attend au moins 150 personnes. L’idée est de se raconter des anecdotes, de collecter des documents.

Toute l’année 2024, le club de handball de Sablé-sur-Sarthe compte organiser plusieurs actions pour célébrer ses 50 ans.

Il est possible d’en retrouver certains ce samedi 3 février 2024 en fin d’après-midi, au « pot des retrouvailles ».

L’idée, c’est d’organiser un moment d’échange avec les anciens et actuels licenciés, où on espère également retrouver des vieilles photos , expliquait Emmanuelle Lecornué.

Samedi, au cours des retrouvailles organisées par le club de handball, les anciens se sont replongés dans l’histoire du club.

Samedi 3 février 2024, le club sabolien a organisé un « pot des retrouvailles » au gymnase Anjou, de Sablé-sur-Sarthe. L’occasion pour les 175 licenciés du club, présidé par Jérôme Noblet, de rencontrer les anciens qui ont porté haut les couleurs du HBCS, et pour ces derniers de se replonger dans les riches heures du club.

Il régnait comme une ambiance de fête, samedi 3 février 2024, dans le gymnase Anjou de Sablé-sur-Sarthe (Sarthe), « squatté » en cette fin d’après-midi grisâtre d’hiver par le Handball club sabolien.

Ce n’était pas forcément pour voir les confrontations des équipes locales contre La Suze ou encore La Baconnière à l’affiche.

Pour ce premier round, les enfants du pays qui sont restés dans le coin sont venus avec entrain sur le terrain de leurs exploits passés.

Dans l’infirmerie de la salle sabolienne, Guy Buaillon, Dominique Doucet et Philippe Bigot, feuillettent avec nostalgie des coupures d’articles de presse, récoltées au fil du temps. Les clichés en noir et blanc du siècle dernier font remonter de doux souvenirs au trio.

Défis et Perspectives d'Avenir

Pascal Simon a vu l’évolution du hand sabolien. Il livre aujourd’hui un regard sans détour sur la situation du club.

Au HBC Sablé depuis 1976, il a vu le club évoluer. Et aujourd’hui s’essouffler.

Aujourd’hui, à 53 ans, Pascal Simon garde de bons souvenirs de sa jeunesse. J’ai joué en Ligue du Maine. On se déplaçait jusqu’à Caen. J’étais junior, surclassé en senior.

Il s’en souvient comme de la « grande époque du hand à Sablé ». « C’était l’équivalent de la Nationale 3. »

Les seniors garçons ne sont pas les seuls à avoir fait l’histoire du HBCS.

« On devrait être plus haut » Il y a 10 ans, les filles ont aussi montré qu’elles avaient du potentiel. « Les moins de 18 ans féminines évoluaient au niveau national. Il y a eu du niveau à Sablé. »

Pascal pense aux quelques professionnels, sortis à Sablé, comme Gaël Robert ou Amandine Tissier. Sablé n’est pas une ville universitaire. Donc les copains, les sentiments changent… Et les équipes sont plus ou moins dissoutes en fonction des personnes.

C’est là-dessus que le HBCS veut s’appuyer.

Pascal Simon en est un bel exemple, étant entraîneur des moins de 10 ans et des moins de 16 ans féminines, la seule équipe jeune chez les filles. « C’est un vrai plaisir d’encadrer les jeunes. Ce qui me plaît, c’est la transmission, l’écoute par rapport aux consignes données. »

Mais pour tirer les jeunes vers le haut, encore faut-il avoir des équipes fanions au niveau. Une équipe seniors en Région ? Ça me manque ! C’est bien plus carré de jouer en Région.

Pour Pascal, Sablé n’est pas à sa place. Le club doit être à un niveau régional, à la fois chez les filles et les garçons. Aujourd’hui, on devrait être plus haut.

Un objectif largement réalisable chez les garçons, si l’on en croit le responsable. Et les filles ? Là, il y a souci. « On a des problèmes d’effectifs. Si les seniors montent en Région, il nous faudrait deux équipes jeunes féminines. Or, on n’en a qu’une… » Et l’équipe fanion reste à quai.

Si l’on rajoute les déboires d’il y a quelques années, où le club était reparti, sportivement, de zéro, on obtient un club qui stagne. Et une motivation chez les bénévoles qui baisse. « On a perdu une quarantaine de licenciés. Cet épisode nous a fait mal. »

Mais Pascal veut croire en un avenir meilleur, même si certains voyants sont au rouge. Il ose voir le bon côté des choses. Chez les garçons, on a deux ou trois joueurs qui peuvent alimenter les clubs nationaux, autour de chez nous. L’avenir passe certainement par là.

« Il y a 10 ans, on était en haut. Là, on est dans le creux de la vague. C’est cyclique. »

Forcément, quand on a connu le haut niveau, on désespère de voir son club à ce niveau. « Ça fait mal au cœur, avoue Pascal. Le monde a changé, mais les gens à l’origine du club, comme moi, n’ont pas changé. Il faut s’adapter.

Ça fait quelques années que j’alerte sur le manque de filles. En plus du manque de bénévoles, le club ne peut pas compter sur un salarié. « On n’a pas de professionnels. C’est plus difficile de progresser. »

Résultat, le club stagne, malgré des résultats sportifs plutôt corrects.

Dans l’anonymat de la Sarthe, le HBC Sablé poursuit son bonhomme de chemin. En privilégiant la formation, et en mettant de côté ses ambitions. Des ambitions qui pourraient être fatales au club. Pascal Simon conclut. « Financièrement, on ne pourrait pas gérer des déplacements régionaux. Ça implique trop de frais et de mobilisation de personnes.

Le HCS a vu ses effectifs osciller la plupart du temps entre 150 et 200 licenciés. Après une baisse, suite à la période du Covid-19, le club regagne des licenciés et atteint cette année 174 licenciés.

Une bonne santé du à une politique menée en direction des féminines.

Événements Récents et Succès Sportifs

L’équipe senior féminine du handball-club de Sablé a gagné la coupe départementale. Elles l’ont fait et avec la manière.

L’équipe féminine senior du handball-club de Sablé-sur-Sarthe (HBCS) a remporté la coupe départementale, dimanche, à La Flèche. Victorieuses 36 à 31 contre les Fléchoises, les joueuses saboliennes, surnommées les Gazelles, achèvent de la plus belle des manières une saison où elles terminent invaincues.

La veille, c’est l’équipe de sport adapté Hand ensemble qui est venu garnir l’armoire à trophées du club. Également invaincus en championnat, les handballeurs ont dominé le club de La Ferté handball 14 à 4.

Le HBCS manque toutefois de peu la passe de trois. Les féminines -16 ans n’ont pas pu venir à bout du handball-club de Sillé. Celles qui ont terminé troisièmes en Excellence départementale ont perdu la finale 33 à 11.

Dimanche, le Sablé F.C. a remporté sa toute première coupe du Maine. Ironie de l’histoire, avec la dissolution dans la ligue des Pays de la Loire, c’était la dernière édition du trophée.

En s’imposant 3 à 1 face à Mulsanne-Teloché, pourtant une division au-dessus, les joueurs saboliens ont réalisé une sacrée performance. "C’est pour des émotions comme celles-ci qu’on aime le foot. J’en avais connu lors de notre maintien miraculeux en CFA2 la première saison, là c’est du même ordre", commente le président Gérard Gautier.

95 % de cette équipe senior B est composée de joueurs formés au club. "C’est ce qui rend cette victoire encore plus belle. C’est une récompense pour les formateurs et le travail de tout le club, applaudit le responsable.

Le handball - Karambolage - ARTE

Philippe Bigot est le nouveau président du club de handball de Sablé-sur-Sarthe, mais il était présent lors de sa création il y a cinquante ans.

Je suis le nouveau président du hand et accessoirement j’entraîne les enfants , se présente Philippe Bigot, qui est à ce poste depuis cet été, et qui a ses petits-enfants au club.

Le 21 septembre, on organise les 50 ans du handball. C’est pratiquement la date anniversaire parce que le club a été créé officiellement le 16 septembre 1974.

Il s’en souvient parce que bien que ce soit son premier mandat de président, il était présent lors de la création du club.

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