Dans l’imaginaire collectif, les joueurs NBA sont des géants. La NBA a vu défiler des joueurs aux tailles impressionnantes, défiant les limites humaines. Pourtant, certains des basketteurs les plus marquants de l’histoire n’ont jamais dépassé 1m70. D’autres culminent à plus de 2m30.
Il est important de noter qu’avant la saison 2019-2020, les tailles des joueurs NBA étaient mesurées avec chaussures, ce qui pouvait ajouter jusqu’à 2-3 cm.
La NBA, souvent perçue comme une ligue de géants, a également vu briller des joueurs de petite taille.
Top 10 des plus grands joueurs de l’histoire de la NBA
Les géants de la NBA
Avec ses 2,24 m (7′4″) mesurés sans chaussures, Victor Wembanyama incarne la nouvelle génération de géants ultra-mobiles. Son impact des deux côtés du terrain, combiné à une agilité rare pour sa taille, fait de lui un joueur unique dans l'histoire de la NBA.
Voici les 10 joueurs les plus grands de l’Histoire à avoir évolué dans la prestigieuse ligue américaine de basket :
- Manute Bol (2,31 mètres)
- Gheorghe Mureșan (2,31 mètres)
- Yao Ming (2,29 mètres)
- Shawn Bradley (2,29 mètres)
- Tacko Fall (2,29 mètres)
- Victor Wembanyama (2,24 mètres)
- Mark Eaton (2,24 mètres)
🏅 Dans un cercle très fermé : Yao Ming fait partie des 5 joueurs NBA à avoir été sélectionnés au All-Star Game chaque saison de leur carrière.
🌟 Quelle est la taille des stars NBA ? Vous vous demandez souvent quelle est la taille de Stephen Curry ? de LeBron James ? ou encore de Michael Jordan ? Ce guide réunit les tailles exactes des plus grandes stars NBA, actuelles et historiques. Ces informations sont basées sur les données de NBA.com🏀
Les stars NBA actuelles
- Taille Stephen Curry : 1,88 m
- Taille LeBron James : 2,06 m
- Taille Kevin Durant : 2,11 m
- Taille Giannis Antetokounmpo : 2,11 m
- Taille Victor Wembanyama : 2,24 m
- Taille Luka Dončić : 1,98 m
- Taille Jayson Tatum : 2,03 m
- Taille Joel Embiid : 2,13 m
- Taille Nikola Jokić : 2,11 m
- Taille Anthony Davis : 2,08 m
- Taille Anthony Edwards : 1,93 m
- Taille Jimmy Butler : 2,01 m
- Taille Devin Booker : 1,98 m
- Taille Ja Morant : 1,88 m
- Taille Trae Young : 1,85 m
- Taille Shai Gilgeous-Alexander : 1,98 m
- Taille Karl-Anthony Towns : 2,13 m
- Taille Zion Williamson : 1,98 m
- Taille Donovan Mitchell : 1,91 m
- Taille James Harden : 1,96 m
- Taille Damian Lillard : 1,88 m
- Taille Jalen Brunson : 1,88 m
Jordan (1,98 m) face à Muggsy Bogues (1,60 m) : un duel légendaire entre gabarits opposés🏀
Les légendes NBA du passé
- Taille Michael Jordan : 1,98 m
- Taille Magic Johnson : 2,06 m
- Taille Larry Bird : 2,06 m
- Taille Shaquille O’Neal : 2,16 m
- Taille Kareem-Abdul Jabbar : 2,18 m
- Taille Kobe Bryant : 1,98 m
- Taille Tim Duncan : 2,11 m
- Taille Hakeem Olajuwon : 2,13 m
- Taille Charles Barkley : 1,98 m
- Taille Allen Iverson : 1,83 m
- Taille Dirk Nowitzki : 2,13 m
- Taille Kevin Garnett : 2,11 m
- Taille Oscar Robertson : 1,96 m
- Taille Wilt Chamberlain : 2,16 m
- Taille Bill Russell : 2,08 m
- Taille Julius Erving : 2,01 m
- Taille Scottie Pippen : 2,03 m
- Taille Isiah Thomas : 1,85 m
- Taille Patrick Ewing : 2,13 m
- Taille David Robinson : 2,16 m
⭐ Une étoile à 1m75 : Isaiah Thomas (le second du nom, pas celui des Bad Boys) est le plus petit joueur NBA à avoir été All-Star ces 30 dernières années.
💡 Le saviez-vous ? Le plus grand joueur NBA à avoir été élu MVP est Kareem Abdul-Jabbar, culminant à 2,18 m (7′2″).
🏀 Les stars NBA actuellesTaille Stephen Curry : 1,88 mTaille LeBron James : 2,06 mTaille Kevin Durant : 2,11 mTaille Giannis Antetokounmpo : 2,11 mTaille Victor Wembanyama : 2,24 mTaille Luka Dončić : 1,98 mTaille Jayson Tatum : 2,03 mTaille Joel Embiid : 2,13 mTaille Nikola Jokić : 2,11 mTaille Anthony Davis : 2,08 mTaille Anthony Edwards : 1,93 mTaille Jimmy Butler : 2,01 mTaille Devin Booker : 1,98 mTaille Ja Morant : 1,88 mTaille Trae Young : 1,85 mTaille Shai Gilgeous-Alexander : 1,98 mTaille Karl-Anthony Towns : 2,13 mTaille Zion Williamson : 1,98 mTaille Donovan Mitchell : 1,91 mTaille James Harden : 1,96 mTaille Damian Lillard : 1,88 mTaille Jalen Brunson : 1,88 mJordan (1,98 m) face à Muggsy Bogues (1,60 m) : un duel légendaire entre gabarits opposés🏀 Les légendes NBA du passéTaille Michael Jordan : 1,98 mTaille Magic Johnson : 2,06 mTaille Larry Bird : 2,06 mTaille Shaquille O’Neal : 2,16 mTaille Kareem-Abdul Jabbar : 2,18 mTaille Kobe Bryant : 1,98 mTaille Tim Duncan : 2,11 mTaille Hakeem Olajuwon : 2,13 mTaille Charles Barkley : 1,98 mTaille Allen Iverson : 1,83 mTaille Dirk Nowitzki : 2,13 mTaille Kevin Garnett : 2,11 mTaille Oscar Robertson : 1,96 mTaille Wilt Chamberlain : 2,16 mTaille Bill Russell : 2,08 mTaille Julius Erving : 2,01 mTaille Scottie Pippen : 2,03 mTaille Isiah Thomas : 1,85 mTaille Patrick Ewing : 2,13 mTaille David Robinson : 2,16 m

Les joueurs de petite taille qui ont marqué la NBA
- Tyrone “Muggsy” Bogues - 1,60 m : Le plus petit joueur de l’histoire de la NBA, Muggsy a disputé 14 saisons, principalement avec les Charlotte Hornets.
- - Monte Towe - 1,70 m : Connu pour sa carrière universitaire brillante, il a également joué brièvement en NBA.
📊 Taille moyenne des joueurs NBALa taille moyenne des joueurs NBA n’a pas cessé d’évoluer au fil des décennies. Contrairement à une idée reçue, elle culmine dans les années 1980 avant de connaître une baisse progressive.Selon les données issues de RunRepeat, la taille moyenne NBA a atteint un pic historique en 1987 avec 2,01 m. Elle est estimée à 199,59 cm, selon les effectifs officiels NBA.
LeBron James: Une carrière exceptionnelle et des records inégalés
LeBron James est seul sur sa planète. Le joueur des Los Angeles Lakers a atteint la mythique barre des 50 000 points en carrière. Il est, désormais, le seul joueur au monde à avoir autant marqué. Derrière lui, seuls les illustres Kareem Abdul-Jabbar et Karl Malone dépassent les 40 000 points. Ce record rejoint ceux qui sont impossibles à battre. Les records ne sont pas toujours faits pour être battus. LeBron James en a rajouté un à cette liste où figurent de très grands athlètes.
Autant dire que LeBron James, auteur de 34 points lors du succès des Lakers face aux Pelicans (136-115) dans la nuit de mardi à mercredi, savait qu'il allait marquer l'histoire durant cette rencontre en devenant le premier à s'installer au-dessus de cette marque très symbolique.
Avec ses 50 033 unités en 1 835 rencontres, saison régulière et play-offs confondus - mais play-in et tournoi de mi-saison exclus, nous y reviendrons -, le joueur des Lakers, 40 ans depuis le 30 décembre 2024, tutoie des sommets jusqu'alors inconnus. Pour preuve, son premier poursuivant, la légende Kareem Abdul-Jabbar, s'est arrêté à 44 149 points marqués entre 1960 et 1989.
Huit joueurs retraités peuplent le top 10 des meilleurs marqueurs de l'histoire de la NBA/ABA, et le premier en activité derrière « LBJ » se nomme Kevin Durant. L'ailier des Phoenix Suns, déjà âgé de 36 ans, compte 35 225 unités après avoir lui aussi marqué 34 points lors du succès de son équipe face aux Clippers (119-117), mardi soir. James Harden (13e avec 30 901 points) et Stephen Curry (21e avec 28 911 points) ne semblent pas non plus représenter une menace dans la durée.
D’une longévité exceptionnelle, LeBron James est encore en train d’affoler les compteurs, en continuant d’enchaîner les records. Alors que les Los Angeles Lakers, très en forme (actuellement 2ème de l’Ouest), recevaient, ce mercredi, à la Crypto.com Arena les Pelicans de Zion Williamson. Fraîchement élu joueur du mois de février avec des moyennes de 29,3 points, 10,5 rebonds et 6,9 passes décisives sur la période. James est dans une forme rayonnante, pendant que Luka Magic prend ses marques pas à pas et que son équipe enregistre une treizième victoire sur les quinze derniers matchs. Évidemment, jamais un joueur aussi âgé n’avait été élu joueur du mois. Encore un record… et il continuera de dépasser des records « mineurs » de façon régulière tant qu’il jouera à ce niveau-là.

Régularité et coups de chaud
Cet écart très net avec l'ensemble des autres légendes de l'histoire de la NBA témoigne de la grandeur de LeBron James, exemple de régularité et de longévité au plus haut niveau. Au fil de ses 22 saisons en NBA, le tout frais quadragénaire a cumulé les records de précocité, ajoutant année après année de 1266 à 2999 points par saison (1397 unités pour la saison en cours).
Après une première saison à 1654 unités, il a constamment dépassé les 2000 points par saison, saison régulière et play-offs confondus, jusqu'à connaître un léger trou lors de l'exercice 2018-2019, celui de son arrivée aux Lakers (1505 points, sans play-offs).
Après la joie du titre obtenu en octobre 2020 dans la bulle d'Orlando face au Miami Heat (vaincu 4-2 en finale), la saison 2020-2021, durant laquelle il n'aura disputé que 45 rencontres, reste toutefois le moins prolifique de sa glorieuse carrière.
Si l'on traduit cette analyse en termes de moyenne de points par saison, deux pics sont facilement identifiables. Le premier, en 2005-2006 (31 points de moyenne), correspond à un total de 2878 points marqués entre saison régulière et play-offs, malgré l'élimination de Cavaliers encore en construction dès les demi-finales de Conférence Est (défaite 3-4 face aux Pistons). Le second sommet, encore plus impressionnant, a eu lieu lors de la saison 2017-2018, durant laquelle James a atteint les 2999 points, dont 748 ont été marqués lors d'une mémorable campagne de play-offs. Des Cavaliers en fin de cycle avaient été portés jusqu'à la Finale NBA, perdue face aux Warriors (0-4), par un James présent au four et au moulin.
Une présence quasi-constante en play-offs
Au vu de l'exercice pour l'instant très réussi des Lakers, provisoirement 2es de la Conférence Ouest avec 39 victoires pour 21 défaites, l'espoir d'un cinquième titre de champion NBA (après 2012, 2013, 2016 et 2020) se révèle légitime.
Mi-avril, James débutera sa 18e campagne de play-offs depuis 2003. Une phase éliminatoire qu'il a mis deux ans à découvrir avec les Cavs, et durant laquelle il cumule désormais 8162 points en 287 rencontres.
Ajoutez-y ses 41 871 unités en saison régulière, et vous obtenez donc les 50 033 points évoqués précédemment. Si l'on veut être tatillon et compter la totalité des points inscrits lors d'une rencontre officielle de NBA par LeBron James, il faudrait toutefois ajouter les 99 points obtenus en cumulant les participations au play-in (75 pts en 2023 et 2024) et au tournoi de mi-saison du « King » (24 pts en 2023), non décomptés dans les calculs précédents. Un léger pécule qui ne pèse toutefois que 0,2 % d'un total de 50 132 points obtenu avec cet ajout.
Records et distinctions de LeBron James
Le joueur des Los Angeles Lakers a atteint la mythique barre des 50 000 points en carrière. Dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 mars, le joueur des Los Angeles Lakers a atteint la barre des 50 000 points en NBA, playoffs et saison régulière confondus. Personne dans la Grande Ligue, et même dans le monde, n’a fait mieux. Ou alors, il faudrait être capable de marquer 27 points de moyenne en 22 saisons dans une saison régulière de NBA et plus de 8 000 points lors des playoffs.
Sans mettre l’accent sur le palmarès, certains chiffres sont absolument vertigineux et imbattables tant ils ne tolèrent aucune marge d’erreur. Jamais un joueur aussi âgé n’avait été élu joueur du mois en NBA1.
Malgré son âge et les nombreux records qu’il détient déjà, comme celui du nombre de points, dépassé il y a environ un an, l’enfant d’Akron n’est pas encore le joueur ayant foulé les parquets de saison régulière le plus de fois. James se situe en troisième position avec 1 548 matchs, devancé par Kareem Abdul-Jabbar (1 560 matchs) et le Celtics Robert Parish (1 611 matchs). Un record que LeBron devrait battre plutôt aisément : sur les 22 matchs restants cette saison, il devra prendre part à au moins 12 d’entre eux pour monter à la deuxième place, mais il faudra ensuite attendre la saison prochaine pour espérer passer devant.
Passeur excellent, sa moyenne va peut-être un peu baisser avec l’arrivée du génie Luka Doncic, mais LeBron peut encore avancer dans les classements All-time. On dit souvent que le record de passes ne sera jamais battu, détenu par John Stockton avec 17 645 caviars distribués (régulière et playoffs), c’est peut-être vrai, mais James peut monter sur la seconde marche du podium. En effet, il est à 48 unités de son ami Chris Paul, lui aussi encore en activité mais qui risque de ne pas jouer les playoffs, de quoi voir le quadragénaire Angelino passer devant. Même si ce n’est pas une première place, le fait que LeBron fasse plus de passes que l’expert et meneur Chris Paul en dira long sur le joueur le plus complet de l’histoire.
Déjà leader en Playoffs dans la plupart des catégories, l’ancien joueur du Heat pourrait également s’emparer du record du plus grand nombre de tirs réussis en saison régulière. Actuellement deuxième avec 15 360 tirs inscrits, il se situe juste derrière Kareem Abdul-Jabbar, qui en compte 15 837.
C’est sans doute le scénario le moins probable, car le plus difficile à réaliser… Mais si LeBron James remportait une nouvelle bague, ne sait-on jamais avec Luka Doncic et la superbe dynamique que montrent les Lakers. Il monterait encore dans les hauteurs du classement et dépasserait, par exemple, Stephen Curry et la dynastie Warriors.
💡 Le saviez-vous ? À plus de 40 ans, Chris Paul est le 2e meilleur passeur (12 499 passes) et le 2e meilleur intercepteur (2 717 interceptions) de toute l’histoire de la NBA. Seuls John Stockton le devance dans les deux catégories.
Pendant près de 40 ans, les 38387 points de Kareem Abdul-Jabbar étaient la référence en NBA, le record suprême. Seul Karl Malone s’était approché à moins de 2000 unités et paraissait pourtant encore infiniment loin. LeBron James en a désormais 42250 et devrait donc, même s’il venait à prendre sa retraite en fin de saison porter la marque plus de 5000 points au-dessus de celle du maître du Skyhook.
Michael Jordan a joué 179 matchs de Playoffs, remporté 6 titres, tourné à 33,4 points de moyenne au printemps et il a 2300 points de moins que LeBron James en Post-Season. Personne dans l’histoire n’a joué autant de rencontres de Playoffs que le King (292) et il détient la quatrième meilleure moyenne de points par matchs de tous les temps (28,4). Admettons qu’un autre humain réussisse à entrer dans le club des joueurs avec plus de 40 000 points en NBA un jour.
LeBron James compte également 10 000 rebonds et 10 000 passes décisives. Une prouesse qu’aucun autre joueur n’a réussi.
Ils sont six joueurs en NBA à avoir disputé 21 saisons ou plus en NBA : LeBron James, Vince Carter, Dirk Nowitzki, Kevin Garnett, Robert Parish et Kevin Willis.
Kareem Abdul-Jabbar, Kobe Bryant et Tim Duncan sont les deuxièmes ex-aequo du classement des joueurs avec le plus de sélections dans ces fameuses All-NBA Teams. Ils n’en comptent « que » 15.
“I’m the GOAT. L’enfant d’Akron compte, bien sûr, de nombreux autres records en NBA dont beaucoup seront très difficiles à battre, mais ces cinq-là sont exceptionnels et suffisent à se rendre compte de la grandeur de sa carrière.
LeBron est arrivé plus jeune et il carbure depuis. Quinze saisons, plus de 1300 matches et 50 000 minutes sans une seule blessure sévère. Sans relâche. Sans répit. Et il est toujours là. Toujours le meilleur. Toujours le plus athlétique. Une longévité qui lui permet d’éclater record sur record. Il peut légitimement finir avec 38 000 points, 10 000 rebonds et 10 000 passes en NBA au jour de sa retraite.
En fait, sa carrière n’est même pas encore terminée que je n’arrive déjà pas à concevoir qu’un basketteur puisse un jour reproduire un pareil parcours.
Sur la fin de sa carrière, Vince Carter a privilégié le temps de jeu et l’envie d’accompagner les plus jeunes plutôt que la quête d’une bague au sein de plus grosses écuries. Au record du nombre de matchs disputés, Vince Carter apparaît en revanche en troisième position (1 541 matchs) derrière Kareem Abdul-Jabbar (1 560) et Robert Parrish (1 611).
Quant au nombre de minutes jouées en carrière, c’est Kareem Abdul-Jabbar qui détient le record absolu avec 57 446 minutes, loin devant Karl Malone (54 852). Même si LeBron James a encore quelques saisons et records théoriques dans sa besace, il en est des plus ou moins enviables que le King n'arrivera pas à atteindre ou dépasser.
Entre 1986 et le dernier match de sa carrière en 2001, AC Green n'a jamais été absent. Mikal Bridges, qui est l'Iron Man moderne, n'en est qu'à 535.
Tom Thibodeau aurait sans doute adoré coacher Chamberlain, qui avait disputé au moins 48 minutes sur 79 des 80 matches de la saison 1961-1962, avec 7 prolongations à plus de 50 minutes, le tout sans jamais être expulsé pour 6 fautes. "The Stilt" a d'ailleurs les 7 moyennes les plus élevées all-time.
En 1990, Skiles avait fini avec 22 points et 30 passes.
Gagner deux titres consécutifs est déjà compliqué et LeBron James, malgré ses 22 saisons, n'a gagné "que" quatre titres à ce jour.
Cette nuit, la série dingue de matchs consécutifs à plus de 10 points de LeBron James s’est arrêtée. Avant LeBron James, c’est Michael Jordan qui tenait ce record avec 866 rencontres consécutives. Une marque qui était déjà hallucinante. Sauf que l’enfant d’Akron l’a porté à un tout autre niveau. Avant ses huit points face aux Toronto Raptors cette nuit, il avait réussi 1297 performances de suite en double digits. C’est bien simple, il n’avait jamais aussi peu scoré en saison régulière depuis le 5 janvier 2007. Presque 19 ans d’une domination exceptionnelle, des chiffres dingues qui semblent impossible à reproduire.
Amené à classer les meilleurs joueurs de tous les temps en 2016, juste après le premier sacre des Cavaliers, Charles Barkley s’était montré particulièrement dur avec LeBron James. Seulement huitième selon lui. Mais il avait tout de même eu une pensée qui me semble encore aujourd’hui terriblement juste. Pour lui, James réussit “la meilleure carrière de l’Histoire“. Il est délicat, futile et pourtant terriblement tentant de comparer les athlètes, issues souvent d’époques différentes, avec des caractéristiques différentes et des parcours différents. Une discussion inévitable et toujours le même but en tête : déterminer le meilleur des meilleurs, avec mention. L’alpha parmi les alphas. Le champion parmi les champions. Des débats qui ont toujours existé et sont relancés à chaque nouvel exploit ou nouveau record de LeBron. Ces questions animent même mes journées de boulot.
J’ai commencé à suivre la NBA en 1999 avec le premier titre de Tim Duncan et des San Antonio Spurs. Juste après la deuxième retraite de Michael Jordan. Le début d’une nouvelle ère.
Et aussi longtemps que je me souvienne, il a toujours été au sommet. Il l’a été tout au long de ma vie de passionné de balle orange, ou presque. Difficile donc pour moi de faire un vrai comparatif avec Jordan.
Voilà ce que je sais de MJ : il s’est cassé les dents en tombant notamment contre les Pistons lors de ses premières années chez les pros, il marquait quand il voulait, comme il voulait, c’était un compétiteur maladif et il a fini par révolutionner son sport en faisant du basket un phénomène mondial. Tout en gagnant un paquet de titres. D’ailleurs, j’admets volontiers que le simple fait d’avoir remporté toutes les finales qu’il a disputées (6) en étant le meilleur joueur à chaque fois fait de lui le plus grand joueur de tous les temps. Sans l’avoir vécue, sa carrière, je peux l’analyser. Et celle de James me semble encore plus incroyable. C’est là où je rejoins Charles Barkley.
Ce que fait le King, pas seulement sur le terrain mais sur tous les aspects qui construisent la légende d’un homme, c’est sans doute du jamais vu.
LeBron James a assumé la pression de la gloire comme personnePlongez vous au plus profond de votre mémoire et essayez du mieux possible de vous souvenir de tous ces sportifs qui ont été soudainement présentés comme les prochains cracks de leurs disciplines à dix-neuf ou vingt ans. Combien d’entre eux ont été à la hauteur des attentes injustement gigantesques ? (Probablement aucun). Pensez à tous ces nouveaux Zidane qui se sont cassés les dents trop tôt. Maintenant, sachez que LeBron faisait déjà la couverture de Sports Illustrated à seize ans. Et attention, il n’était pas présenté comme Jordan du futur mais comme celui qui était destiné à être le meilleur joueur de l’Histoire de la NBA. D’où le surnom, “l’élu”. Le plus fou dans tout ça ? Il n’est même pas si loin.
Mais pour moi, ce simple accomplissement dingue - avoir répondu aux projections démesurées - en dit vraiment long sur le parcours, bien qu’inachevé, du natif d’Akron. Il n’a pas eu d’adolescence ! Il a été constamment mis sous le feu des projecteurs depuis ses seize balais ! Et là où tous quasiment craquent et sombrent devant une telle pression, que ce soit en pétant complètement un plomb, en se blessant ou en ne franchissant jamais les derniers caps, lui a réussi à se sublimer. Le tout sans aucune frasque. Pas un scandale. C’est presque humainement inconcevable à notre époque. Il est même allé plus loin que ça en réalité. James a fait ce que Jordan n’a jamais osé faire quand il était encore joueur : il a pris position sur des questions de société. Il s’est engagé, se plaçant dans la lignée d’athlète comme Mohammed Ali ou Tommie Smith. Il y a les beaux discours politiques - son opposition à Donald Trump, sa lutte contre les discriminations - mais aussi les actions concrètes - les programmes scolaires offerts aux enfants défavorisés, etc. LeBron, quelque part, c’est un politicien (là encore, les casseroles en moins…). Autant d’éléments qui font de lui un modèle qui dépasse le cadre de son sport. Un modèle en tant que joueur. Un modèle de réussite. Un modèle en tant qu’homme.
Et non pas pour une, ni deux mais presque trois générations ! Il a traversé le temps comme très peu de joueurs l’ont fait avant lui. Et même ceux qui se sont maintenus longtemps en NBA n’ont jamais évolué pendant aussi longtemps au plus haut niveau. Comme je le disais, il me donne l’impression d’avoir toujours été au sommet.
Sa longévité, ça aussi c’est un critère qui différentie sa carrière de celle de Jordan. Jojo a coupé 18 mois entre 1993 et 1995. Pour aller jouer au base-ball, même si certains complots évoquent une suspension pour dopage déguisée. Revenu au sommet, il a arrêté une deuxième fois en 1998 pour deux dernières danses entre 2001 et 2003. Ça fait tâche.