L'histoire du Plaisir Rugby Club: Un pilier du rugby en Île-de-France

L'histoire du Plaisir Rugby Club (PRC), situé à quelques kilomètres de Versailles, est intimement liée à celle de ses membres passionnés et dévoués. Le club a célébré son cinquantenaire et sa troisième saison consécutive en Fédérale 2, une première dans son histoire.

Thierry Lamandé, l'âme du club Plaisir Rugby Club.

Thierry Lamandé: L'âme du club

L’histoire du Plaisir Rugby Club est étroitement liée à celle de Thierry Lamandé, l’inamovible président du club yvelinois depuis 1996. Âgé aujourd’hui de 66 ans, il est présent depuis cinquante-trois ans dans un club qui compte… cinquante-quatre ans d’existence. À travers Thierry Lamandé, c'est toute l'histoire du Plaisir Rugby Club qui défile.

Jean-Michel Gourdon, vice-président du PRC et ami de longue date de Thierry Lamandé, témoigne : « Heureusement qu’il est là. C’est l’âme du club. Il connaît le moindre recoin. Si le club est aussi accueillant et familial, on le doit en grande partie à lui. Car il est comme ça. »

Thierry Lamandé souligne l'importance du travail d'équipe : « Vous savez, je n’ai rien fait tout seul. J’ai surtout eu la chance d’avoir autour de moi une bande assez fidèle. On ne construit jamais rien tout seul. »

Pour Thierry, le rugby commence à l’âge de 13 ans en 1970 : « Mon père était footballeur, et j’ai donc logiquement commencé par le foot. Mais il me trouvait trop dissipé pour le foot. Alors il m’a envoyé au rugby.

Les stratégies et l'entraînement du Plaisir RC

Plaisir évolue depuis 3 saisons en Fédérale 2. Un club de région parisienne qui peut compter sur la mentalité de ses joueurs pour rivaliser face aux formations plus structurées. Sébastien Roncalli et Nicolas Lafon sont aux commandes du Plaisir RC depuis 2017.

Pour tenir tête aux équipes plus armées de Fédérale 2, il peut miser sur sa mentalité, ses joueurs et ses entraînements bien ficelés.

« On est très fiers d’avoir maintenu le club en Fédérale 2, trois ans d’affilée. Aujourd’hui, on bataille sur tous les matches et on existe vraiment. Chaque année, on fait évoluer les choses dans nos entraînements. Là maintenant, on est sur deux cellules de deux garçons décalés. Cette stratégie demande du déplacement », détaille le coach plaisirois.

Il justifie : « Du coup, quand on est sur un entraînement collectif, le vendredi, on travaille sur des séquences de jeu de 2 minutes 30. Grâce à ce rythme, les joueurs peuvent jouer sur une intensité physique élevée.

Le PRC s’entraîne au moins deux fois par semaine. Le mercredi soir, des ateliers avec du combat, de l’intensité et des thèmes par rapport à des secteurs de jeu. Le vendredi soir, l’entraînement se fait sans contact pour éviter les blessures. C’est la répétition des lancements de jeu. « Cela permet de travailler la précision des courses, des positionnements et la technique. Il n’y a pas de contact mais je demande aux joueurs de mettre de la vitesse et du rythme », précise Sébastien Roncalli.

Une troisième séance le mardi est organisée pour les rencontres importantes.

« Nous sommes complètement amateurs. Alors que dans notre poule, plusieurs clubs donnent à leur joueur un salaire fixe », compare François Levillain, deuxième ligne du Plaisir Rugby Club.

Et Sébastien Roncalli de corroborer les propos de son capitaine : « L’argent prend beaucoup de place au sein des clubs de Fédérale 2. Nous, on donne seulement des primes de match. Puis, on compose avec des garçons qui ont des priorités : les études, le travail, la famille. Chez nous à Plaisir, le rugby reste qu’un sport. »

Cette saison le PRC a un budget de 300 000 euros. Le capitaine plaisirois sourit : « On fait avec nos moyens : les joueurs issus de notre formation, un recrutement ciblé sur la Fédérale 3 et la division Honneur. C’est plus valorisant d’exister en Fédérale 2 avec notre niveau et nos moyens. » Et de rivaliser face à des clubs comme Gennevilliers, Chartres ou encore Orléans.

« Parfois l’argent ne fait pas tout », tient à relativiser Sébastien Roncalli. « Il y a aussi et surtout le cœur et l’envie que nous mettons sur le terrain. »

A noter qu’à la fin de la phase aller, le Plaisir rugby club pointe à la dixième place avec 20 points devant Orléans (15 points) et Le Rheu (13 points). Le PRC affiche un bilan de trois victoires, un match nul et sept défaites.

Un livre pour retracer l'histoire du club

Hervé Barrière et Hélios Gracia viennent de publier "Histoire du rugby à Plaisir", un livre qui retrace les 56 saisons du club.

Hervé Barrière et Hélios Gracia, auteurs du livre "Histoire du rugby à Plaisir".

C’est un beau cadeau de Noël pour les passionnés de rugby. Hervé Barrière et Hélios Gracia viennent de publier Histoire du rugby à Plaisir (1961-2017), un livre sur le Plaisir rugby club (PRC).

« Ce livre représente une première dans l’histoire du sport à Plaisir et dans les annales ovales des Yvelines », indiquent fièrement les deux auteurs, anciens éducateurs et dirigeants du club.

Les 56 saisons retracées

Au fil des 266 pages, l’ouvrage retrace les 56 saisons et les moments forts qui ont permis au PRC de devenir l’un des clubs phares du département avec ses 400 licenciés et son équipe première en Fédérale 2.

« Le club est né en 1961 sous la forme de l’association sportive municipale. Les premiers joueurs, c’était des hospitaliers des Petits-Prés. Il a fallu tout créer à partir de rien. »

Préfacé par le président du club, Thierry Lamandé, le livre rend notamment hommage aux pionniers, Armand Périé et Lucien Peuchlestrade, et aux bénévoles sans qui « point de salut. Le PRC, c’est plus qu’un club, c’est une grande famille ».

Deux ans de travail ont été nécessaires pour mener à bien ce projet. « On a recueilli des témoignages et photos d’anciens du club. On a collecté des documents dans les archives du club, aux archives municipales, départementales… » Au final, un ouvrage riche de 440 photos, 80 dessins et illustrations, 80 articles de presse et une trentaine d’anecdotes.

Avec cet opus, les deux auteurs espèrent « laisser une trace et renforcer la cohésion du club ».

Imprimé pour l’instant à 200 exemplaires, l’ouvrage est disponible au stade Robert-Barran les jours de match à domicile de l’équipe senior et sur le site Internet du club au prix de 32 euros. Tous les bénéfices sont reversés au club.

Pratique Histoire du rugby à Plaisir (1961-2017), d’Hervé Barrière et Hélios Gracia. 32 euros.

Saison 2019: Rêve et désillusion en Fédérale 2

Du rêve au cauchemar en quelques secondes. Le Plaisir rugby club (PRC) a bien cru qu’il allait le faire, et tout un stade Barran survolté avec lui, en ce dimanche 2 juin. Devant leurs supporters, alors qu’ils venaient d’inscrire ce qu’ils pensaient être la pénalité de la qualification en quarts de finale de Fédérale 2, synonyme de montée en Fédérale 1, les Plaisirois ont très mal négocié un ultime renvoi adverse, suite auquel ils se sont fait pénaliser. Une pénalité que n’a pas manquée Castillon, qui arrache donc sa qualification.

La victoire est certes plaisiroise (23-17) lors de ce 8e de finale retour, mais elle ne suffit pas pour se qualifier après la défaite de huit points (32-24) à l’aller en terre girondine.

« Ce match ressemble à beaucoup des derniers matchs qu’on a faits, lâchait, encore marqué et la voix éteinte, l’entraîneur plaisirois, Sébastien Roncalli, quelques minutes après la fin de la rencontre. Pour moi, le plus gros des adversaires, c’est nous-mêmes. On joue quand même à 12 en 1re mi-temps, on prend trois cartons, on ne se met pas bien, mais toute la force de ce groupe c’est ça, c’est que même avec 13 ou 14 points de retard (et même 16 à la mi-temps sur le cumul des matchs, Ndlr), à 12 ou 13, on n’a rien lâché. Je pense qu’on a fait une très grande 2e mi-temps de rugby, qu’on n’a pas été payés comme on aurait dû l’être par Monsieur l’arbitre, qu’il y a vraiment eu de grosses erreurs [d’arbitrage] qui nous coûtent très cher. »

Avant l’ultime action fatale, le PRC avait bien réussi à réaliser ce qui s’apparente à un miracle. Miracle, car outre les 8 points de retard après le match aller, les Plaisirois, pénalisés et en triple infériorité numérique temporaire après trois cartons jaunes reçus, ne parvenaient pas à emballer le match pour rattraper leur retard en 1re période. Pis encore, ils se retrouvaient menés 11-3 après 40 premières minutes où certes, ils ont ouvert la marque d’entrée sur une pénalité de leur demi d’ouverture Thibaud Fautrier, mais ont encaissé un essai et deux pénalités.

« En 1re mi-temps, on a du mal car on ne joue pas à 15, et on est très pénalisés, on n’est jamais récompensés. Sur l’ensemble du match, il y a une mêlée qui avance et une qui recule, et on n’a jamais été récompensés, donc à un moment donné, c’est quand même dur aussi de jouer contre 16 types en permanence, concède Sébastien Roncalli, ayant visiblement du mal à digérer certaines décisions arbitrales. Et puis, quand vous êtes un, deux, ou trois de moins sur un 8e de finale, forcément, ça compte. C’est vraiment un gros regret, car on s’était dit qu’on allait être aujourd’hui très disciplinés. Malheureusement, on est restés sur nos petits travers. »

En seconde période, pourtant, c’est davantage la force du PRC et non ses travers que le public plaisirois a pu voir. Le talonneur des Jaune et bleu, Corentin Queau, sonnait la révolte par un essai à la 43e minute. Plaisir dominait largement cette seconde période et mettait au supplice son adversaire, qui écopait aussi d’un carton dès le début de la 2e mi-temps. Le coaching, notamment un changement de demi de mêlée, qui amenait du rythme au jeu plaisirois, faisait son effet. La remontée plaisiroise était en marche et en dépit d’une pénalité adverse autour de l’heure de jeu, Thibaud Fautrier répondait lui aussi dans cet exercice une minute plus tard (13-14, 62e minute). Puis un essai à la 73e minute de l’ailier Hugo Taillandier, transformé par Fautrier, faisait basculer Plaisir devant sur ce match. Plus que trois points et le PRC passait devant sur les deux matchs. Et ils arrivaient, ces trois points, sur une 3e pénalité réussie par Fautrier dans cette partie.

23-14, mais il restait encore une dernière action et la suite de l’histoire risque de hanter les têtes plaisiroises encore quelques temps. « Sur la fin sur une dernière réception, celle-là, c’est bien nous qui l’avons loupée, et personne d’autre, admet Sébastien Roncalli. C’est les phases finales, ça se joue à pas grand-chose, et aujourd’hui, ça ne bascule pas pour nous, malheureusement. » Alors qu’au tour précédent, Plaisir avait entre autres bénéficié d’un raté adverse sur une dernière pénalité pour se qualifier, cette fois, la réussite n’était pas de leur côté.

Au coup de sifflet final, il fallait donc regarder de l’autre côté du terrain, où étaient rassemblés les supporters adverses, pour voir des scènes de joie et des personnes s’enlaçant, à quelques mètres de joueurs plaisirois allongés par terre, sonnés. Ils pourront tout de même se consoler en se disant qu’ils auront sans doute écrit l’une des plus belles si ce n’est la plus belle page de l’histoire du club. Car oui, malgré cette fin trop cruelle et même s’il n’y a pas de montée, un 8e de finale de Fédérale 2 est aussi une 1re pour le club, et l’objectif fixé en début de saison d’atteindre ce stade de la compétition est rempli.

« C’est historique, la saison qui a été effectuée au club, souligne Sébastien Roncalli. C’est la 1re fois qu’en Fédérale 2, on a de tels résultats. On a quand même fini 1ers sur le classement général (toutes poules confondues pendant la phase régulière, Ndlr) avec 13 bonus offensifs, donc il y a quand même eu un gros volume de jeu envoyé toute l’année. Ça reste très positif pour tout le groupe senior. »

Il salue ainsi également le beau parcours de l’équipe B, qui s’est hissée jusqu’en quart de finale de Fédérale B, où elle a été largement battue par Soustons (47-3) et de l’équipe 3, qui a elle remporté son championnat. Sébastien Roncalli fait ainsi part de sa « fierté » d’être à la tête d’un staff qui a « travaillé et fait progresser tous ces joueurs ».

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