L'équipe de France masculine de volley-ball est l'équipe nationale qui représente la France dans les compétitions internationales masculines de volley-ball.

Histoire et Évolution de l'Équipe de France
La première rencontre officielle de l'histoire de l'équipe de France a lieu à Prague le 27 août 1946 contre la Tchécoslovaquie. Les Français s'inclinent lors de cette opposition amicale par 3 sets à 0 (15-11, 15-9, 15-8). L'équipe de France dispute la première édition du Championnat d'Europe en 1948 à Rome en Italie où les Bleus finissent second d'une poule unique de six équipes derrière la Tchécoslovaquie.
Trois ans plus tard, la France organise à Paris l'édition 1951. En 1985, à Amsterdam, la France remporte sa première médaille depuis 1951 au Championnat d’Europe. Elle termine troisième du tournoi et s’octroie la médaille de bronze.
En 1986, Laurent Tillie, Stéphane Faure, Alain Fabiani, Philippe Blain et Éric Bouvier, font partie de l'équipe de France qui se prépara sous forme de commando en vue du Championnat du monde 1986 se déroulant en France. Un an plus tard, le 3 octobre 1987, les français s’inclinent en finale de l'Euro contre l’URSS (3 sets à 1), à Gand en Belgique.
La France joue une finale, pour la première fois, depuis 1948. En 2002, après un passage à vide de quinze années, la France monte pour la première fois de son histoire sur un podium d'une compétition mondiale. Un an plus tard, les Bleus disputent le Championnat d'Europe en Allemagne et parviennent en finale de la compétition pour la troisième fois de leur histoire après 1948 et 1987.
L'équipe de France s'incline 2 à 3 (18-25, 42-40, 18-25, 29-27, 9-15) face à l'Italie au terme d'une finale disputée. En 2006, grâce à sa victoire obtenue en demi-finale de la Ligue mondiale face à la Bulgarie (25-21, 25-20, 25-20), elle se hisse en finale. Six ans plus tard, en 2009, les Bleus disputent une nouvelle finale lors du championnat d’Europe se déroulant en Turquie.
Après avoir battu les Russes en demi-finale, en 5 sets, la France affronte la Pologne, le 13 septembre, pour le titre européen. Comme en 2003, c’est contre une même équipe que les Français perdent leurs deux seuls matchs du tournoi, dont la finale, en quatre sets (29-27, 25-21, 16-25, 27-25).
Sous la direction de Laurent Tillie à partir de 2012, elle se hisse parmi les meilleures formations mondiales. Le 2 juillet 2012, Laurent Tillie succède à Philippe Blain au poste de sélectionneur national.
En 2015, l’équipe de France démarre sa campagne pour la Ligue mondiale en deuxième division. Elle remporte 14 matchs d’affilée et termine vainqueur de cette division 2. Pour la phase finale, elle est reversée dans la poule des États-Unis et du Brésil. Après deux victoires et une défaite elle parvient en finale.
Le 19 juillet 2015, La France bat la Serbie en finale par 3 set à 0 (25-19, 25-21, 25-23) au Ginásio do Maracanãzinho de Rio de Janeiro et remporte le premier titre de leur histoire sur la scène internationale. Earvin Ngapeth est élu meilleur joueur du tournoi par la FIVB.
Le 18 octobre 2015, l'équipe de France remporte le Championnat d'Europe, son premier trophée majeur et met fin à 67 ans d'attente depuis sa première participation à une compétition majeure. Cette victoire s'est construite à la suite de performances de très haut niveau comme en témoignent les succès contre l’Italie et la Bulgarie, acquis alors que les Français étaient menés deux manches à rien.
Deux sélections affrontées de plus chez elles, respectivement lors du premier tour, et en demi-finale devant plus de 13 000 supporters bulgares. En finale, les Bleus battent nettement la Slovénie 3 set à 0 à Sofia. Sur la balle de match, Earvin Ngapeth termine par un smash renversé. À l'issue de la compétition, Antonin Rouzier est élu meilleur joueur par la CEV.
Le 8 juillet 2017, les Bleus confirment leur statut en s'adjugeant une seconde Ligue mondiale deux ans après la première. Lors de la finale, l'équipe de France réalise l'exploit en terre brésilienne de battre la seleção, championne olympique 2016, par 3 manches à 2 à l'Arena da Baixada. Comme lors de l'édition 2015, Earvin Ngapeth est élu meilleur joueur du tournoi.
En 2018, l’équipe de France dispute la phase finale de la Ligue des nations à domicile au stade Pierre Mauroy de Villeneuve-d'Ascq. En septembre 2019, la France dispute la phase finale du Championnat d'Europe à domicile, ce qui constitue une première dans une compétition majeure depuis 33 ans et le Mondial 1986.
Le premier tour se déroule à la Sud de France Arena de Montpellier où les Bleus remportent leur cinq rencontres et finissent premier de leur poule devant l'Italie qui est la seule sélection a leur avoir pris un set. Ils prennent ensuite la direction de Nantes et de son Hall XXL pour le début de la phase à élimination directe.
En huitièmes de finale, l'équipe de France se défait aisément de la Finlande (3-0) avant de rencontrer à nouveau l'Italie pour le quart de finale, qu'ils battent sèchement (3-0) dans un match épique. Le dernier carré de la compétition se dispute à l'AccorHotels Arena à Paris où les Bleus font face à l'Équipe de Serbie en demi-finale.
La rencontre est disputée jusqu'à la cinquième et dernière manche, moment où la Serbie prend un avantage définitif (2-3). Au Tournoi de qualification olympique de Berlin, en janvier 2020, les Bleus sont menés deux sets à zéro en demi-finale par la Slovénie avant de renverser la partie (3-2) puis de valider leur billet pour Tokyo lors de la finale face à l'Allemagne (3-0).
Le 10 mars, Laurent Tillie annonce à la surprise générale qu'il quitte son poste de sélectionneur national à l'issue des Jeux de Tokyo 2020. Cette annonce intervient seulement quelques jours avant que la pandémie de Covid-19 ne sévisse fortement et durablement à travers le monde.
Par conséquent, la Ligue des nations 2020 est annulée et les Jeux olympiques de Tokyo sont reportés à l'été 2021. En mai 2021 et après plus de 16 mois d'inactivité, les Bleus font leur retour à la compétition à l'occasion de la Ligue des nations 2021 se disputant à Rimini en Italie, pour un tournoi servant de répétition générale avant les Jeux olympiques.
Triomphe aux Jeux Olympiques de Tokyo 2020 et Paris 2024
Pour sa 5e participation aux Jeux olympiques, la France est placée dans la poule B, avec le Brésil, les États-Unis, la Russie, l’Argentine et la Tunisie où les quatre premiers se qualifient pour les quarts de finale. L’équipe de France n’a jamais fait mieux qu’une huitième place aux JO, en 1988 à Séoul, et reste sur une décevante neuvième place à Rio en 2016.
L'entrée dans la compétition olympique est cahoteuse avec une défaite contre les États-Unis (0-3) puis contre l’Argentine (2-3) avant une qualification in extremis grâce aux deux sets arrachés aux Brésiliens malgré la défaite (2-3) lors de l’ultime journée de la phase de poule.
Présente pour la première fois de son histoire en quarts de finale des Jeux olympiques, l'équipe de France réalise l'exploit en s'imposant en cinq sets (21-25, 25-22, 21-25, 25-21, 15-9) face à la Pologne, double championne du monde (2014 et 2018) au terme d'un match mémorable. Le 7 août, jour de la finale, l'équipe de France réalise le plus grand exploit de son histoire en devenant championne olympique pour la première fois, en battant l'équipe du Comité olympique russe au bout du cinquième set décisif (25-23, 25-17, 21-25, 21-25, 15-12).
Antoine Brizard se montre décisif durant l'ultime manche par un smash malicieux donnant deux balles de match à son équipe. Earvin Ngapeth lui, marque 26 points dont 21 en attaque. Pour son parcours et particulièrement en finale, il est désigné meilleur joueur de ce tournoi.
Avec ce sacre, Laurent Tillie conclut en apothéose son mandat de neuf années à la tête de l'équipe de France. Son bilan est exceptionnel avec deux titres majeurs (Euro 2015, JO 2020) et deux Ligues mondiales (2015, 2017) remportés, permettant à la sélection de s'installer durablement au plus haut niveau mondial.
Le 7 août 2021, l'équipe de France de volley-ball devient la 9e sélection de l'histoire à être sacrée championne olympique.
À l'occasion des Jeux olympiques 2024, l'équipe de France masculine décroche un deuxième titre d'affilée en remportant la finale face à la Pologne (3 sets à 0 pour la France ; 25-19, 25-20, 25-23) le 10 août 2024, le tout en affichant un niveau de jeu proche de la perfection et en ayant empoché 9 sets d'affilée jusqu'au titre.
Ère Post-Tokyo et Nouveaux Défis
Le 9 août 2021, au lendemain de la clôture des Jeux olympiques 2020, Bernardo Rocha de Rezende, dit Bernardinho débute officiellement son mandat avec l'équipe de France. Son contrat court jusqu’aux Jeux olympiques de Paris en 2024, avec comme étapes intermédiaires l’Euro 2021, le Mondial 2022 et l’Euro 2023. Il devient le premier sélectionneur étranger à prendre la tête des Bleus depuis le Russe Vladimir Kondra en 1995.
Depuis sa finale à Tokyo, l'équipe de France dispose seulement de 27 jours pour préparer sa troisième compétition de l'été avec le championnat d'Europe dont le premier match des Bleus est prévu le 3 septembre. Le 29 août, le nouveau sélectionneur communique sa liste définitive de quatorze joueurs. Parmi eux, dix des douze champions olympiques de Tokyo y figurent.
En septembre 2021, l'équipe de France participe à un Championnat d'Europe pour la 30e fois à l'occasion de la 32e édition se déroulant dans quatre pays (Estonie, Finlande, Pologne et Tchéquie). Les Bleus disputent leur premier tour à Tallinn en Estonie. Le 9 septembre, ils le concluent par une cinquième victoire en autant de rencontres disputées, où seule l'Allemagne est parvenue à leur prendre un set, avant de se diriger vers la Tchéquie pour le début de la phase finale.
En huitièmes de finale, après huit balles de match sauvées, les Français s'inclinent 0-3 (22-25, 19-25, 32-34) face à l'équipe tchèque qui évolue à domicile à Ostrava. Usés, les champions olympiques et médaillés de bronze de la Ligue des nations ne peuvent monter sur un troisième podium en un été, en conséquence d'une longue campagne internationale (31 matchs officiels et deux amicaux depuis mai).
Le 8 juillet 2022, la France atteint pour la première fois de son histoire la 2e place du classement mondial de la FIVB, derrière la Pologne, après une victoire 3 set à 0 face au Brésil lors du tour préliminaire de la Ligue des nations 2022. Dernière équipe qu'elle devance désormais, illustrant la dimension prise par la sélection française depuis 2015.
Présente en finale, deux semaines plus tard, elle remporte au tie-break un duel de haute lutte face aux États-Unis et s'octroie une 3e Ligue des nations, la première sous cette appellation. Après une remarquable première partie d’été, ponctuée de 12 victoires en 15 matchs de Ligue des nations et d’un nouveau trophée remporté dans l'épreuve, la France participe à partir de fin août 2022 à son 6e Championnat du monde consécutif avec le statut cette fois-ci d'un des favoris pour le titre.
Le nouveau sélectionneur Andrea Giani convoque pour l'occasion 11 des 12 champions olympiques de Tokyo. Seul Daryl Bultor, blessé à l'épaule droite, est contraint de déclarer forfait. La liste des 14 joueurs est complétée par les centraux Médéric Henry et Quentin Jouffroy, et par le libéro Benjamin Diez.
Au 1er tour de la compétition, se déroulant à l'Arena Stožice de Ljubljana en Slovénie, les Français se sortent de situations compromises en renversant des scores lors des deux premiers matchs face à l'Allemagne (3-0) et la Slovénie (3-2), deux sélections auparavant dirigées par le technicien italien des Bleus.
Face à l'équipe slovène, poussée par plus de 10 000 supporteurs, trois balles de match sont également sauvées, prouvant une fois de plus leur force mentale dans les grands rendez-vous. Après une troisième victoire face au Cameroun (3-0), la France termine à la 1re place du groupe D et retrouve six jours plus tard le Japon en huitièmes de finale, équipe battue à deux reprises lors de la dernière Ligue des nations et entraînée par l'ancien joueur et sélectionneur tricolore Philippe Blain.
Loin de son niveau de jeu habituel et face à des Japonais en pleine réussite, la France remporte très difficilement le match en cinq manches (25-17, 21-25, 26-24, 22-25, 18-16), passant également tout près de l'élimination après une balle de match non-convertie par les joueurs asiatiques dans le tie-break décisif. Deux jours plus tard, les Bleus disputent leur 5e et dernier match dans la salle slovène, sans Kévin Tillie, blessé à la voûte plantaire et forfait pour le reste du tournoi.
Qualifiée dans la poule A, la France débute son tour préliminaire avec une victoire (3-2) face à la Serbie. Elle gagne après face aux Canadiens (3-0). Elle perd le match suivant face à la Slovénie (3-2). L'équipe de France se retrouve donc en quart de finale face à l'équipe d'Allemagne à laquelle ils furent accrochés durant les deux premiers sets mais elle se ressaisit et gagne 3 set à 2 (18-25, 26-28, 25-20, 25-21, 15-13).
Elle se retrouve en demi-finale face à l'équipe d'Italie, championne du monde en titre, et gagne 3 à 0 (25-20, 25-21, 25-21). Elle affronte en finale la Pologne, équipe classée en première position du classement mondial.
Joueurs Clés et Leur Impact
L’équipe de France de volley-ball affiche des performances solides depuis 20 ans. Ces bonnes performances coïncident évidemment avec l’arrivée d’une belle génération de joueurs talentueux.
Earvin Ngapeth
La star du volley français Earvin Ngapeth est connue pour ses talents de smacheur. Fils d’un ancien pro de volley-ball, il a montré dès ses débuts à Tours un niveau extraordinaire. Machine à smatchs sur les parquets de volley, l’attaquant évolue dans le club italien de Modène depuis 2014.
Sous contrat jusqu’en 2024, Earvin Ngapeth se serait vu proposer par ses nouveaux dirigeants de se libérer de sa dernière année de contrat, s’il le souhaite. Ngapeth vit sa septième saison à Modène, où il avait évolué une première fois de 2014 à 2018 avant de revenir à l’été 2021 au terme d’une aventure russe mitigée à Kazan.

Jenia Grebennikov
Jenia Grebennikov fait partie des cadres de l’équipe de France de volley-ball. Disposant de la double nationalité franco-russe, Jenia Grebennikov est une valeur sûre à son poste de libéro. De 2008 à 2013, il a fait les beaux jours du Rennes volley 35. Ensuite, il a joué deux ans en Allemagne avant de poser ses valises dans la ligue italienne, l’une des plus relevées du monde.
En août 2021, Il est le libéro de l'équipe de France championne olympique aux Jeux de Tokyo 2020, en battant les joueurs russes 3 sets à 2 en finale. Il fait par ailleurs partie de l'équipe-type de ce tournoi accompagné dans ce sept-majeur mondial par ses coéquipiers Earvin Ngapeth et Barthélémy Chinenyeze. Il remporte un deuxième titre olympique avec l'équipe de France lors des Jeux de Paris 2024.
En 2014, lors du Mondial en Pologne, Jenia Grebennikov se blesse à l'auriculaire droit. À l'été 2018, l'équipe de France reçoit la phase finale de la nouvelle Ligue des nations à Lille en juillet. Les Bleus perdent en finale contre la Russie. En 2019, Jenia Grebennikov est l’un des joueurs majeurs de l’équipe de France.
Grebennikov débute en Ligue A française à Rennes de 2008 à 2013. Il rejoint la Bundesliga et Friedrichshafen de 2013 à 2015 puis et la Liga italienne à Civitanova de 2015 à 2018, Trente de 2018 à 2020, et Modène en 2020-2021. Il découvre ensuite la Russie avec le Zenith Saint-Pétersbourg.
Lors des quinze derniers jours, Jenia Grebennikov a lancé un décompte intriguant sur ses réseaux sociaux, qui s'est terminé jeudi. Ce n'était ni pour annoncer la fin de son aventure en équipe de France ni son retour dans le Championnat la saison prochaine. Mais le lancement d'un projet qui lui tient à coeur et sur lequel il bosse depuis deux ans, consentant un gros investissement : la commercialisation d'une genouillère haut de gamme, disponible uniquement sur son site, pour le moment.
« Pour moi, un volleyeur sans genouillère n'est pas un volleyeur, se marre-t-il. Ce produit me ressemble : il permet de jouer comme moi, en se jetant sur chaque ballon dans tous les sens, sans se poser la question de savoir si on va se faire mal, se brûler l'articulation ou en déchirer le tissu. Je l'ai d'ailleurs testé pendant les Jeux de Paris. »
| Compétition | Année | Résultat |
|---|---|---|
| Jeux Olympiques | 2020 | Champion |
| Jeux Olympiques | 2024 | Champion |
| Coupe de France | 2012 | Vainqueur |
| Championnat du Monde des Clubs | 2018 | Vainqueur |
Benjamin Toniutti
À 33 ans, Benjamin Toniutti est dans la force de l’âge. À un poste de passeur comme le sien, son expérience est un atout majeur. Arrivé à Kedzierzyn-Kole en 2015 sur la pointe des pieds, le passeur des Bleus vient de prolonger son contrat d’une saison supplémentaire avec Jastrzebski, pour une huitième saison en PlusLiga.
Benjamin Toniutti a participé activement aux derniers titres de l’équipe de France de volley-ball et a été promu capitaine, une fonction qu’il occupe avec brio.
Kévin Le Roux
Les connaisseurs de volley-ball suivent ce physique impressionnant depuis plusieurs années déjà. Attaquant central, sa taille est un allié de premier ordre pour passer le rideau défensif et voler au-dessus du filet. Après des débuts à Cannes, Kévin Le Roux a la bougeotte puisqu’il a pris l’habitude de faire un club par saison : Piacenza (Italie), Hyundai Skywalkers (Corée du Sud), Ankara (Turquie), Modène (Italie), Moscou (Russie), Rennes, Cruzeiro (Brésil.
Antoine Brizard
Cadre et capitaine de Piacenza, Antoine Brizard a prolongé son séjour en Emilie-Romagne en janvier dernier.
Andrea Giani: Le Sélectionneur Actuel
L'italien Andrea Giani en est le sélectionneur principal depuis le 29 mars 2022.