Les Los Angeles Clippers : Une Équipe Prête à Tout Conquérir en NBA

Les Los Angeles Clippers ont connu une trajectoire fascinante, passant d'une équipe souvent éclipsée par les Lakers à un prétendant sérieux au titre NBA. Leur histoire est marquée par des hauts et des bas, des moments de gloire et des déceptions, mais l'ambition de remporter un championnat reste intacte.

Kawhi Leonard, un atout majeur pour les Clippers.

Un Parcours Semé d'Embûches

Dans l’imaginaire collectif, les Los Angeles Clippers sont longtemps restés “l’autre équipe de L.A.”, celle qu’on mentionne après avoir parlé des Lakers pendant vingt minutes. Dans l’ombre du voisin starifié, les Clippers ont pourtant leur propre histoire… souvent rocambolesque. Peu de franchises NBA (National Basketball Association) ont connu autant de coups durs, de galères et de mauvaises blagues que cette équipe-là, et pourtant, elle est toujours debout.

Avant de poser leurs valises en Californie, les Los Angeles Clippers sont nés à l’autre bout du pays, dans l’État de New York. En 1970, la NBA accueille une nouvelle franchise : les Buffalo Braves. Les débuts sont laborieux, avec trois saisons terminées loin des Playoffs et un plafond fixé à 22 victoires. L’ADN de lose des Clippers se met tranquillement en place.

En 1978, Irv Levin, propriétaire des Boston Celtics mais californien de naissance, rêve de déplacer “son” équipe sur la côte Ouest. La NBA refuse de sacrifier un monument comme Boston, et propose un échange de franchises : Levin récupère les Braves, qu’il déménage à San Diego, tandis que John Y. Brown - patron des Braves - prend le contrôle des Celtics. À San Diego, les Clippers espèrent un nouveau départ, mais l’histoire ne prend pas vraiment la bonne direction. Malgré quelques joueurs talentueux, les bilans restent médiocres, et la franchise peine à trouver une identité sportive.

En 1984, Donald Sterling concrétise son projet : les Clippers quittent San Diego pour s’installer à Los Angeles. Sur le papier, le marché est plus grand, les perspectives financières plus solides… mais sur le parquet, rien ne change. Pendant des années, les Clippers restent abonnées aux bas-fonds du classement, enchaînant saisons négatives et éliminations précoces - quand ils parviennent à voir les Playoffs (comme en 1992 et en 1993), ce qui est rare.

L'Ère "Lob City" et l'Arrivée des Stars

Pour enfin quitter le rôle de faire-valoir, les Clippers misent sur la Draft et un peu de culot. En 2009, ils obtiennent le premier choix et sélectionnent Blake Griffin, intérieur explosif promis à un avenir de superstar. Blessé pour toute sa première saison, il débute finalement en 2010-11 et électrise instantanément la NBA avec ses dunks surpuissants. Un autre jeune intérieur, DeAndre Jordan, complète la raquette, mais il manque un chef d’orchestre. En décembre 2011, la donne change : Eric Gordon, alors considéré comme l’un des meilleurs jeunes arrières de la Ligue, est envoyé à New Orleans dans un échange XXL qui ramène Chris Paul.

Avec Chris Paul à la mène, Blake Griffin et DeAndre Jordan dans les airs, et un supporting cast solide (Jamal Crawford, Matt Barnes, J.J. Redick), la franchise entre dans une nouvelle ère : celle de “Lob City”. Les Clippers deviennent une attraction majeure, enchaînant les actions spectaculaires et enfin, les victoires. Mais derrière le spectacle, les limites apparaissent vite. Malgré plusieurs saisons à plus de 50 victoires et des ambitions légitimes, les Clippers ne dépassent jamais les demi-finales de Conférence. Blessures, effondrements improbables en Playoffs - comme en 2015 face aux Rockets après avoir mené 3-1 - et tensions internes empêchent l’équipe de franchir un vrai cap.

Après la fin de Lob City et les départs successifs de Chris Paul, Blake Griffin et DeAndre Jordan, beaucoup s’attendent à voir les Clippers plonger dans les profondeurs du classement. Mais la saison 2018-19 déjoue tous les pronostics. Au premier tour, ils défient les Warriors version “Death Lineup” avec Kevin Durant, Stephen Curry, Klay Thompson et Draymond Green. Et même si la logique finit par l’emporter (4-2 Golden State), les Clippers signent l’un des plus gros coups de l’histoire des Playoffs : un comeback de 31 points lors du Game 2 à l’Oracle Arena.

L'Acquisition de Kawhi Leonard et Paul George

L’été 2019, galvanisés par la saison héroïque de la “meute de chiens”, les Clippers frappent un grand coup sur le marché : Kawhi Leonard, tout juste sacré champion avec Toronto, choisit Los Angeles… mais pas les Lakers. Dans la foulée, Paul George est récupéré via un échange XXL avec Oklahoma City, au prix d’un paquet de tours de Draft et du prometteur Shai Gilgeous-Alexander. Sur le papier, l’effectif est armé : Leonard et George encadrés par Patrick Beverley, Lou Williams, Montrezl Harrell, Marcus Morris et Ivica Zubac, le tout sous la direction de Doc Rivers.

Tyronn Lue remplace Rivers à l’été 2020 et parvient, dès sa première saison, à emmener les Clippers en finale de Conférence pour la première fois de leur histoire. Un exploit réalisé malgré la blessure de Kawhi Leonard face au Jazz au deuxième tour, et grâce à un Paul George en mode leader offensif. Depuis, le scénario se répète : effectif prometteur, ambitions élevées, mais espoirs minés par les pépins physiques de ses deux superstars. Même avec l’ajout de joueurs solides comme Norman Powell, Robert Covington ou Russell Westbrook, les Clippers n’ont pas réussi à capitaliser sur leur fenêtre de tir.

À l’été 2024, les Clippers quittent enfin la Crypto.com Arena (ex-Staples Center) pour inaugurer leur propre antre, l’Intuit Dome, symbole de leur volonté d’exister en dehors de l’ombre des Lakers. Mais la saison 2024-25 tourne court : George est échangé aux Sixers, James Harden fait le chemin inverse. Kawhi Leonard se blesse gravement et ne joue que 37 matchs, une sale habitude pour l’ailier. Malgré un effectif profond (Norman Powell, Bodgan Bogdanović, Kris Dunn, Nicolas Batum…) et les énormes progrès du pivot Ivica Zubac, l’équipe sort dès le premier tour des Playoffs.

Les Clippers ont remporté 50 matchs ! The Bearb a porté la création offensive sur ses épaules, et a pu compter sur un Norman Powell en feu toute la saison pour apporter de l'espace. Surtout, il a pu compter sur un coéquiper de pick and roll remarquable : Ivica Zubac. L'intérieur a réalisé sa meilleure saison en carrière, et ce, des deux côtés du parquet. Car défensivement, c'était le pilier de cette équipe, élite de ce côté du parquet, qui a fini avec le troisième defensive rating de la ligue. Meilleure équipe au rebond défensif, parmi celles qui produisent le plus de perte de balle, elle a aussi grandement embêté ses adversaires lorsqu'ils voulaient trouver des positions de shoot : l'accès au cercle était difficile, les shoots à 3 points autorisés, mais ceux dans le corner limités. Par conséquent, ça ne laisse que de tirs complexes.

Puis Kawhi Leonard est revenu, a retrouvé du rythme, et les Clippers ont enchaîné : 18 victoires sur les 21 derniers matchs ! En Playoffs, ce sont les Nuggets qui se présentent, dans ce qui a été le meilleure série au premier tour. malheureusement, la franchise de LA a dû s'incliner. Et elle peut s'en vouloir. La qualification était à portée de main mais certaines occasions ont été manquées.

Les Mouvements de l'intersaison

A l’aube de la Free Agency, nous nous demandions de quelle façon les Clippers allaient pouvoir se renforcer : l’effectif est âgé, les profils transférables imparfaits et la marge financière faible. Pourtant, la franchise a réalisé de nouveaux miracles. Elle est parvenue à recruter Brook Lopez pour pas cher dès l’ouverture du marché. Puis les choses se sont animées : les dirigeants ont transféré Norman Powell contre John Collins dans un échange à trois ! Un mouvement surprenant… qui était incomplet : quelques jours après Bradley Beal a signé comme agent libre afin un buyout avec les Suns.

Au rayon des départs, rien de significatif, les joueurs étant des paris loin d’être essentiels. Quelques équipes sont profondes en NBA. Et les Clippers sont dans le haut du panier, en étant peut-être la franchise la plus impressionnante en termes de profondeur d'effectif. Des stars, de l’expérience, attaque et défense… L’équipe possède tout ce qu’il faut.

Brook Lopez, un renfort de poids pour la raquette des Clippers.

La raquette est blindée, avec beaucoup de profils différents, offrant à Tyronn Lue beaucoup de flexibilité. Surtout, cela pourra permettre à Kawhi Leonard de rester dans l’aile. Dans le backcourt, James Harden et Bradley Beal suffisent à eux seuls pour en faire des lignes arrière complètes. Derrière les stars, on a encore de l’expérience, mais aussi des profils variés pour s’adapter à l’adversaire.

Le Cinq Majeur Potentiel

Très difficile de faire un cinq majeur avec cette équipe. Si l’on part du principe que tout le monde est en forme, Harden, Leonard et Zubac sont indispensables. Autour, les choix se compliquent. Bradley Beal devrait vraisemblablement remplacer Powell : excellent shooteur, capable d’aller au cercle, son apport offensif sera utile. Pour compléter le quintet, le choix se porte sur Derrick Jones Jr afin d’apporter de la défense dans l’aile et soulager Kawhi Leonard, afin de le mettre en second rideau.

Si on opte pour le 5 Majeur présenté ci-dessus, cela permet aux Clippers d’avoir un des meilleurs bancs de la NBA. Et certainement la meilleure raquette chez les second units : Brook Lopez et John Collins. Ajoutez à cela Nicolas Batum capable d’occuper tous les postes du frontcourt et vous obtenez une équipe capable de défendre de toutes les façons possibles, du switch all au drop. Sur les lignes arrière, ce sera au choix : s’il faut défendre durement, Kris Dunn sera de la partie ; s’il faut artiller, Bogdan Bogdanovic n’hésitera pas une seconde.

Les Facteurs Clés de la Saison

Kawhi Leonard : Le Joueur à Surveiller

Pas très original, je vous l’accorde, de choisir la superstar de l’équipe comme joueur à suivre. Et pourtant, plus que n’importe quelle autre, Kawhi Leonard détient de nombreuses clés. Absent toute la première partie de saison l’an dernier, l'ailier est revenu petit à petit, au point de finir en boulet de canon, permettant à beaucoup de croire en cette équipe. Malheureusement, cela fut insuffisant pour sortir les Nuggets. Ce n’est pas faut d’avoir fait une belle série statistiquement. Mais comme souvent, les problèmes vont au-delà du sportif : Leonard est-il un leader pour mener une équipe au titre ? Les questions se posent.

KAWHI LEONARD et JAMES HARDEN surpassent les défenses NBA... | Analyse du film Clippers vs Suns |

Avec l’ajout de vétérans comme Chris Paul et Brook Lopez, en plus de Nicolas Batum et Tyronn Lue, les Clippers espèrent bien que le vestiaire sera tenu et prêt à se battre. L’objectif : permettre à Kawhi de se concentrer sur les parquets. C’est de cette façon qu’il a mené les Raports au titre en 2019. Problème : il a 34 ans et ce n’est plus le même joueur. Une fois encore, il faudra être précautionneux et espérer que le physique tienne. On l’a vu l’an dernier : après son retour, les Clippers sont passés de bonne équipe, très dure à jouer, à candidat au titre.

Les Forces de l'Équipe

  • Les Stars : Pour gagner en NBA, les stars sont une nécessité. Bonne nouvelle : les Clippers en possèdent au moins deux, avec Kawhi Leonard et James Harden. Peut-être même trois avec Bradley Beal. Les joueurs ont leurs défauts, bien sûr. Mais ils sont surtout capables de prendre un match à leur compte et le gagner à eux seuls. On l’a vu l’an dernier lorsque Kawhi fut injouable dans le match 2 face aux Nuggets, ou Harden lors du match 6.
  • La Profondeur : On l’a détaillé plus haut, les Clippers sont une des équipes les plus profondes de la ligue. Ce qui va bien leur servir en saison régulière. Kawhi Leonard et James Harden manqueront des matchs, on le sait. Par conséquent, avoir Bradley Beal, Kris Dunn ou Bogdan Bogdanovic est bien pratique. Pareil sur les postes 3 et 4 avec Derrick Jones Jr, Nicolas Batum, John Collins, et même Beal qui peut glisser quelques minutes dans l’aile. Le poste de pivot est bien fourni avec Zubac et Lopez, sans compter les forwards qui peuvent dépanner.
  • L'Expérience : Kawhi Leonard a deux titres, James Harden a fait des campagnes de Playoffs assez longues. Chris Paul a 40 ans et connaît la ligue mieux que personne tandis que Brook Lopez a remporté le titre en 2021. Sans parler de Tyronn Lue qui a été trois fois en finale, en remportant le titre en 2016. Beaucoup ont dépassé la trentaine, les plus jeunes sont dans leur prime physique. Nombreux sont les joueurs à avoir disputé des postseasons.

Les Défis à Relever

  • Le Physique : Si les stars sont présentes, la question est de savoir si elles seront suffisamment présentes. On connaît Kawhi Leonard : il est devenu injury prone au fil des années, avec de nombreux soucis au genou. Sur les huit dernières saisons, il n’en a joué que deux avec minimum 60 matchs. L’an dernier, il n’est revenu qu’en février. Si le physique a tenu jusqu’en fin d’année, peut-il être fiable d’octobre à juin, qui plus est à 34 ans ? Quant à James Harden, même s’il est un peu plus présent, des questions se posent : il a 36 ans et son jeu devient un peu plus stéréotypé car il n’a plus les capacités à attaquer le cercle.
  • L'Âge : Qui dit expérience, dit souvent un âge avancé. Et là aussi, les Clippers sont champions : l’an dernier, c’était l’équipe la plus âgée de la ligue, avec une moyenne proche des 30 ans. Cette tendance se poursuit : Chris Paul (40 ans) est de retour pour une probable dernière saison tandis que Brook Lopez, John Collins et Bradley Beal sont arrivés pour renforcer l’équipe. Les plus jeunes éléments de l’effectif, et qui seront dans la rotation, avec un rôle à jouer, sont à 27 ou 28 ans. Autant dire qu’il ne faudra pas compter sur cette équipe pour courir. Attendez-vous à un jeu posé, demi-terrain : dans le top 10 des équipes les plus lentes de la ligue l’an dernier, les Clippers vont continuer ainsi.
  • Les Compromis : Sur le papier, l’effectif est complet, avec beaucoup de joueurs différents pour apporter de la variété. Problème : souvent, il faudra faire des choix. Jouer avec Kris Dunn ou Derrick Jones Jr revient à sacrifier des possibilités offensives. Si c’est Bogdan Bogdanovic qui est mis sur le terrain, il sera ciblé en permanence défensivement. James Harden ? Maître du pick and roll… mais : soit il passe la balle, soit il dégaine. Le meneur n’a plus les jambes pour attaquer le cercle comme auparavant. Brook Lopez ? Excellent choix pour faire du drop et apporter du spacing… mais il sera très vite exploité par les adversaires, qui s’adapteront.

Pronostics pour la Saison

Il est peu évident de faire un bilan pour les Clippers. Cette équipe est tellement sujette aux blessures que prédire ce qu'il se passera est impossible. Néanmoins, on peut tenter de se fier à ce qu'on a vu en début de saison dernière. Le duo James Harden/Ivica Zubac, bien entouré défensivement, et avec un Norman Powell en feu, a permis à la franchise de LA de rester dans la course aux Playoffs. Une fois Kawhi Leonard de retour, l'équipe passa la seconde. Cette fois-ci, l'ailier sera là dès la reprise, avec un effectif renforcé par d'excellents joueurs.

Le groupe est âgé, certes, avec des joueurs injury prone, mais il est aussi profond : les Clippers ont 10 joueurs qui pourraient potentiellement être des titulaires. Si tout va bien pour eux, ils réaliseront une nouvelle saison à au moins 50 victoires, avec l'avantage du terrain en Playoffs. Si quelques blessures viennent plomber leur année, ils pourraient glisser dans le play-in. Malgré tout, nous restons confiant : du talent, de la profondeur et Tyronn Lue au coaching devraient permettre à cette équipe de finir dans le top 6 et avoir une qualification directe en postseason. Mais cette équipe n'a qu'une ambition : aller au titre. Elle a les joueurs pour.

Focus sur Brook Lopez

Un look de videur de boîte mais surtout un très bon pivot NBA. Brook Lopez est un joueur de basketball américain qui évolue actuellement chez les Los Angeles Clippers en NBA. Il mesure 2m13, pèse 128kg, et il joue au poste de pivot. Né à Los Angeles le 1er avril 1988, Brook Lopez a été sélectionné en 10ème choix de la Draft NBA 2008 par les New Jersey Nets et a participé à 17 saisons en NBA dans sa carrière. Il a porté les couleurs des Brooklyn Nets (auparavant appelés New Jersey Nets), des Los Angeles Lakers, des Milwaukee Bucks et désormais des Los Angeles Clippers.

Brook Lopez a connu tous les rôles en NBA. D’abord leader d’équipe à Brooklyn, Lopez est ensuite devenu un lieutenant et un joueur de devoir. C’est avec ce statut qu’il a remporté son seul titre NBA avec les Milwaukee Bucks en 2021, aux côtés de Giannis Antetokounmpo, Khris Middleton et Jrue Holiday notamment.

Surnommé « Splash Mountain » (en référence à sa carrure et sa capacité à shooter de loin), Brook Lopez remplit les critères du pivot moderne en NBA. Malgré sa grande taille, Lopez n’est pourtant pas un excellent rebondeur (à peine plus de 6 rebonds par match en carrière). Mais cette faiblesse s’explique aussi par le fait que Brook Lopez ne se contente pas de rester dans la raquette. Il profite de sa qualité de shoot à 3-points (35% à longue distance) pour éloigner les intérieurs adverses et ainsi laisser des espaces à ses coéquipiers à l’intérieur (comme Giannis Antetokounmpo à Milwaukee).

Brook Lopez est également un excellent défenseur et un gros contreur. Brook Lopez est la preuve qu’un joueur peut évoluer pour s’adapter aux caractéristiques du jeu de la NBA. Lors de ses premières années dans la Ligue, Brook Lopez était un pivot offensif tournant près des 20 points de moyenne, avec une palette de shoots au poste bas mais aussi un niveau défensif très limité. Conscient qu’il ne pourrait pas durer en NBA avec ces caractéristiques, Brook Lopez a bossé son shoot pour être capable de tirer à 3-points tout en gommant ses lacunes en défense. Brook Lopez est un vrai caméléon en NBA. D’abord scoreur star d’une franchise, il a connu ses plus beaux succès en mettant ses qualités au service d’un collectif huilé en tant que véritable soldat.

L'Affaire Kawhi Leonard et les Enquêtes de la NBA

Kawhi Leonard n'en a pas connu beaucoup des étés comme celui-là. Pas un rendez-vous chez le médecin, pas une séance de rééducation, pas de corps douloureux au réveil. De la tranquillité enfin, après une élimination au premier tour des play-offs (4-3 contre Denver), comme les deux saisons précédentes. Et puis, début septembre, le journaliste indépendant Pablo Torre a affirmé que le joueur avait touché 28 millions de dollars du sponsor Aspiration en échange de... rien. Pourquoi ? Pour contourner le salary cap, l'encadrement de la masse salariale, suggère le reporter. Steve Ballmer, le propriétaire des Clippers, a vite démenti sur ESPN et « The Klaw » a évoqué une « théorie du complot ». La NBA enquête et Los Angeles commence sa saison avec une épée de Damoclès au-dessus de l'Intuit Dome.Est-ce que cela aura des répercussions sur le terrain ?

L'Effectif et les Transferts Clés

Tyronn Lue en a vu d'autres, même s'il est plutôt habitué aux pépins physiques depuis qu'il entraîne les Rouge et Bleu. L'ancien meneur sort d'un exercice à 50 victoires et il a un bel effectif à sa disposition. Il prévoit même de laisser un peu souffler James Harden, 36 ans et cinquième plus gros temps de jeu de la Ligue la saison dernière (35 minutes). « On était obligés pour rester à flot pendant l'absence de Kawhi. Mais on ne veut pas que James refasse tout ce qu'il a dû faire pour nous tous les soirs l'an dernier », plaide le coach.

L'autre franchise de L.A. doit aussi remplacer les 22 points par match de Norman Powell, parti à Miami. Ce ne sera pas le rôle de l'intérieur John Collins, recruté pour sa dimension athlétique et sa défense, plutôt celui de Bradley Beal. Encore un joueur souvent blessé, mais les Clippers ont attiré l'arrière, mis dehors par Phoenix, à bas prix (11 millions de dollars sur deux ans). Comme ils ont réussi à le faire avec d'autres vétérans libres, Brook Lopez, en doublure de l'excellent Ivica Zubac, et Chris Paul, l'ancien de « Lob City », seul quadragénaire encore en activité en NBA avec LeBron James. Ces deux-là côtoieront sur le banc Bogdan Bogdanovic, Derrick Jones Jr, Kris Dunn ou encore Nicolas Batum, toujours le gars sûr de Lue à bientôt 37 ans. Assez pour franchir le premier tour des play-offs ?

Les Principaux Transferts

Arrivées : Bradley Beal (Phoenix, arrière, 17 points), John Collins (Utah, ailier-fort, 19 points), Brook Lopez (Milwaukee, pivot, 13 points), Chris Paul (San Antonio, meneur, 8,8 points)

Départs : Amir Coffey (Milwaukee, arrière, 9,7 points), Drew Eubanks (Sacramento, ailier-fort, 4,6 points), Patty Mills (AUS, meneur, 3,1 points), Norman Powell (JAM, Miami, arrière, 21,8 points), Ben Simmons (AUS, ailier, 2,9 points)

Nicolas Batum, un joueur polyvalent et expérimenté.

La Saison 2024-2025 : Bilan et Perspectives

La saison 2024-2025 des Los Angeles Clippers restera assez mitigée, avec un effectif bien fourni mais encore une fois gêné par les problèmes de santé récurrents de leurs cadres. Assez forts pour remporter des matchs, mais souvent handicapés par les blessures ou par un manque de régularité, les Clippers n’ont pas pu aller au bout pour remporter le premier titre NBA de leur histoire. Avec quel effectif ? Quelles seront les chaussures portées par les joueurs majeurs de la franchise ?

Salaires des Joueurs Clés

Joueur Poste Salaire
Bradley Beal Arrière 53 666 270 $
Kawhi Leonard Ailier 50 000 000 $
James Harden Arrière 39 182 692 $
John Collins Ailier fort 26 580 000 $
Ivica Zubac Pivot 18 102 000 $
Bogdan Bogdanovic Arrière 16 020 000 $

Autres joueurs : Derrick Jones Jr., Patrick Baldwin Jr., Kobe Brown, Jason Preston, Kobe Sanders, Jahmyl Telfort, TyTy Washington Jr.

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