Philippe Boindrieux : Parcours et Carrière au PSG

Des photos de Giuly et de Hoarau ornent les murs de son bureau. Sur la table, une trentaine de dossiers l'attendent. Malgré sa nomination au poste de directeur général du PSG il y a quinze jours, rien n'a changé dans le quotidien de Philippe Boindrieux. « Si ce n'est que mon boulanger sait qui je suis maintenant », sourit-il. Portrait de ce financier de formation qui, en deux ans, est devenu l'un des hommes forts du PSG.

Il est arrivé au PSG il y a déjà douze ans et une page devrait bientôt se tourner. Philippe Boindrieux est en passe de quitter le club de la capitale. Actuellement directeur général adjoint finances et administration du PSG, il a décidé de quitter ses fonctions et de s'orienter vers une nouvelle carrière.

Philippe Boindrieux était en charge de nombreux dossiers. En fin de saison 2016-2017, il était en première ligne dans le dossier des incidents intervenus lors de la finale de la Coupe de la Ligue qui se déroulait au Parc OL. Il était également présent à de nombreuses signatures ou prolongations de contrat comme lors de la prolongation de Marco Verratti en août 2016.

Un Profil Étonnant : De la Finance au Football

Rien ne prédestinait ce natif de Lyon, âgé aujourd'hui de 44 ans, à diriger un club. Diplômé d'études supérieures comptables et financières, Philippe Boindrieux a passé une grande partie de sa carrière chez NRJ. Il y entre en 1996 et il en devient le directeur général en 2004. Au bout de dix ans chez NRJ, il souhaite tourner la page.

Sa route croise alors celle du PSG par l'intermédiaire d'un chasseur de têtes. « Le club venait d'être vendu, les nouveaux propriétaires voulaient quelqu'un pour mettre de la rigueur dans la gestion du club. Ce challenge m'a plu, raconte-t-il. En revanche, ma première entrevue avec Alain Cayzac (NDLR : le président de l'époque) ne s'est pas très bien passée. Je suis plutôt quelqu'un de renfermé. J'ai dû lui paraître horrible ce jour-là. J'ai eu une deuxième chance et j'ai réussi à le convaincre. »

Il est apprécié par Sébastien Bazin. Sébastien Bazin lui-même ne tarit pas d'éloges à propos de son directeur général. « C'est un homme qui ne fait pas trop de bruit, qui ne la ramène pas trop, mais qui agit », raconte Alain Cayzac. « Son calme et son côté introverti dénotent dans ce monde d'exubérance et de fous furieux, assure Alain Cayzac. Au premier contact, il peut ne pas plaire. Mais, en le connaissant un peu, on finit tous par dire que ce mec, il est vraiment bien.

« Il a gravi les échelons un à un, raconte une ancienne collaboratrice, Maryam Salehi, directrice déléguée. C'est un excellent professionnel, très rigoureux. Ses défauts ? A part qu'il aime l'andouilletteâ?¦ Mais il a un tic de langage qui nous amusait beaucoup à l'époque. Il répète sans cesse â??effectivementâ?. »

Le journal Le Parisien nous rapporte que le directeur financier du PSG s'apprête à quitter son poste... Nommé au cours de la présidence de Francis Graille (2003-2005) en qualité de contrôleur de gestion, Thomas Jacquemier va rejoindre une petite entreprise. Il en sera alors le directeur général adjoint. Un poste qui lui permettra de voir son salaire augmenté de 25% par rapport à ce qu'il touchait à Paris. Il s'agirait ainsi d'un choix de carrière, lui qui aurait même refusé récemment le poste de directeur administratif et financier proposé par le RC Lens.

Néanmoins, d'après Le Parisien, la vérité serait à chercher ailleurs. En interne, il semblerait que ce ne soit pas le grand amour entre le président, Robin Leproux, et le directeur général, Philippe Boindrieux. C'est à peine s'ils s'adresseraient encore la parole, et ce climat aurait fini par lasser Thomas Jacquemier, qui, de par sa fonction, souffrait de ce conflit entre les deux individus. Des salariés auraient même confié que l'ambiance était "de plus en plus pesante en interne."

Déjà opposés en début de saison en ce qui concerne le plan des supporters, les rapports entre Leproux et Boindrieux ne se seraient donc pas améliorés, bien au contraire. De là à envisager un départ d'un des deux protagonistes dès cet été...

PSG UCL Finale 2025 • Les Coulisses d’un sacre

Les Premiers Pas dans le Monde du Football

Le nouveau directeur général découvre alors un milieu qui lui est peu familier. « C'est vrai que j'ai fait quelques gaffes au début. » Il se souvient particulièrement de son premier déplacement à Toulouse. « J'étais dans le bus avec l'équipe pour aller au stade. Il y avait un silence de mort. Et mon portable a sonné. Alain Cayzac m'a fusillé du regard. Je n'avais pas compris qu'il fallait laisser les joueurs se concentrer. »

Il lui a bien fallu vite s'habituer à son nouveau poste. Trois semaines après son arrivée en novembre 2006, il est confronté à sa première crise, la mort de Julien Quemener, jeune supporteur du PSG tué par balle après le match de Coupe d'Europe contre Tel-Aviv. « J'avais là un condensé de ce qu'est ce club. L'extrasportif venait de prendre le dessus sur le terrain. »

Très vite, le financier parvient à se fondre dans le moule. Mais ses méthodes n'ont pas toujours convaincu, notamment Laurent Platini, l'ancien responsable juridique. Les supporteurs se sont également opposés à sa politique, surtout l'été dernier, lorsque le club a voulu augmenter les tarifs des abonnements.

Depuis deux ans, Boindrieux s'est pris au jeu. « Le premier qui touche au PSG, je lui rentre dedans. Ce club, je le vis complètement. » Il n'a pourtant jamais été un grand amateur de foot même si, comme il le dit, il s'est « converti », notamment depuis la Coupe du monde 1998. Ses sports de prédilection ? Le tennis qu'il a pratiqué dans sa jeunesse mais également la course à pied.

« J'ai participé à plusieurs marathons, cinq fois celui de Paris, une fois New York. » Souvent le midi, il s'échappe ainsi de son bureau pour effectuer un jogging. Parfois, des passants l'interpellent pour parler du PSG. Une notoriété que ce fan d'Olivia Ruiz ou de Bénabar n'apprécie pas particulièrement. « Je suis un homme de l'ombre », précise-t-il.

Les spasmes de l'OM ont éclipsé le PSG de l'actualité des dernières semaines, mais il y revient toujours bien vite. Les remous n'émanent pas du marché des transferts mais, une nouvelle fois, de l'état-major. Sébastien Bazin va abandonner la présidence pour reprendre son rôle d'actionnaire. Il pourrait offialiser le nom de son successeur lundi au conseil d'administration. Ce n'est pas une surprise. Le représentant en Europe du fonds de pension américain n'a jamais caché son peu d'enthousiasme pour la fonction. La fin de saison agitée l'a certainement conforté dans ses certitudes.

"Dès qu'il a pris le mandat, en février, il a indiqué qu'il ne voulait pas forcément s'y installer sur la durée, souligne Philippe Boindrieux, le directeur général parisien. Il faut s'y consacrer à 100 % et il n'a pas le temps pour cela. Ou plutôt, il se rend compte que cela lui en prend beaucoup trop. Or, il n'est pas possible pour un club aussi médiatique que le PSG de ne pas avoir quelqu'un à temps plein. D'autant que l'on veut être plus présent dans les instances."

Bazin cherche donc un président exécutif délégué, ou un super-directeur général. Le titre et l'organisation restent à définir. Bazin a un homme en tête: Patrice Clerc, comme l'a avancé Le Parisien. A 60 ans, l'ancien directeur de Roland-Garros puis d'ASO (société organisatrice du Tour de France), est très libre, même s'il vient de lancer une agence de conseil dans le secteur du sport (PCA). Son nom a été soumis aux administrateurs du club et a reçu un accueil plutôt favorable, même si certains émettent des réserves sur son profil "pas très foot".

Selon l'entourage de Bazin, le choix n'est toutefois pas définitivement arrêté. "Il veut prendre un peu de temps car c'est un poste très compliqué, on l'a vu dans d'autres clubs récemment?, confirme Boindrieux. Makelele un an de plus?

Depuis qu'il est en poste, le président du PSG - "non exécutif" comme il aime le préciser - a vu beaucoup de monde (Denisot, Bouchet, etc.). Il a sondé et écouté comme il a l'habitude de le faire avant de trancher. Dans la plus grande discrétion. L'an passé, Charles Villeneuve était sorti du chapeau sans avoir été évoqué dans les médias. Ces derniers temps, Sébastien Bazin a aussi croisé la route de Florentino Perez par le biais de ses activités professionnelles. Les deux hommes ont parlé football. Le président du Real Madrid lui a fait l'éloge de son business plan. Bazin a apprécié. Et regretté qu'en France, à la différence de l'Espagne, on ne puisse rentabiliser ses investissements. D'où une politique sportive sans grande ambition ? Après avoir comblé les pertes, Colony a alloué une enveloppe de 12 millions d'euros pour les transferts, sans compter les cessions de joueurs.

Sauf que, hormis Landreau qui va s'engager lundi à Lille pour environ 1,5 millions d'euros, personne n'est parti. C'est avec ces contraintes budgétaires qu'Alain Roche, Antoine Kombouaré et Philippe Boindrieux négocient avec des clubs qui "ne lâchent rien" (Roche). Sochaux réclame 10 millions d'euros avant lundi pour l'attaquant Mevlut Erding quand Paris en propose un peu plus de 7,5. Lorient veut 3 millions d'euros pour le défenseur Christophe Jallet, une somme jugée trop levée. Comme les deux joueurs veulent venir et ont déjà trouvé un accord avec le PSG, les dossiers devraient a priori aboutir. Celui de Grégory Coupet est aussi ficelé : ne manquent que sa signature et celle de Landreau au LOSC. Parallèlement, les dirigeants parisiens doivent gérer les prolongations de contrat. Celle de Hoarau jusqu'en 2013 a été officialisée jeudi.

Stéphane Sessegnon a, lui, jugé insuffisante l'offre qui a été faite et devrait mettre la pression si une autre ne vient pas la semaine prochaine. Pedro Miguel Pauleta a signé mercredi son contrat d'ambassadeur et superviseur du Paris Saint-Germain avec Philippe Boindrieux, le directeur général du club parisien.

« Je suis très content d'avoir signé ce contrat, car je continue d'être lié au PSG. C'est un véritable honneur pour moi d'être ambassadeur de ce club qui a marqué ma carrière. Je crois que c'est un hasard que cela se formalise le jour du match face à Bordeaux. J'avais très envie de voir ce match. A partir du moment ou j'ai arrêté ma carrière de footballeur, je suis devenu un supporter du Paris Saint-Germain. Ce soir je serai dans les tribunes et j'espère que Paris va gagner !

En escale à New York dans leur tournée américaine, les joueurs parisiens ont célébré leur récente victoire en Coupe de France, en compagnie de Youri Djorkaeff. Ludovic Giuly a poussé la chansonnette sur "Empire State of Mind", la chanson de Jay Z sur New York. La scène se passe au restaurant Opia dans l'Upper East Side de Manhattan lundi soir. Youri Djorkaeff était de la partie. L’ancien joueur de l’équipe de France qui a fini sa carrière au Red Bull New York et vit toujours à Big Apple est venu retrouver ses copains du PSG. «Ca fait plaisir de voir l'équipe, notamment ceux de ma génération Claude [Makelele Grégory [Coupet], Ludovic [Guily],] ici", confie-t-il à 20 Minutes.

Arrivés à New York dimanche pour deux jours, les joueurs ont profité de leur séjour pour faire du tourisme. Au programme : tour en bus pour certains, shopping sur la Cinquième Avenue, balade à Times Square et détente. Antoine Kombouaré et Alain Roche sont allés boire un pot dimanche chez Yannick Noah au sud de Central Park. Quant à Guillaume Hoarau et Sylvain Armand, c'était une première fois à New York. "C'est comme on l'imaginait : grandiose. Ca fait du bien après une dure saison", explique Armand.

Les joueurs se sont livrés à un entraînement d'une heure à Randall's Island. Plusieurs centaines de personnes ont fait le déplacement jusqu'à cette île au Nord de Manhattan pour assister à la séance ouverte au public. Après l’entraînement, une marée d'enfants courrait derrière les joueurs pour glaner un autographe et prendre des photos. Parmi eux, les petits Américains licenciés du Manhattan Soccer Club, un club local avec lequel le PSG vient d'annoncer un partenariat. La plupart ne connaissaient pas les joueurs parisiens. Qu'à cela ne tienne ! Ils avaient imprimé leurs photos pour les reconnaître et leur faire signer.

Ambiance bon enfant au Consulat où les Français de New York étaient ensuite invités à se faire photographier avec la Coupe de France. Julian Stein, président du club de supporters du PSG à New York, se réjouit d'avoir pu prendre une photo avec Alain Roche et le Consul Général avec l'écharpe du PSG. « Les joueurs ont été contents de l’accueil qu’ils ont reçu", explique Youri Djorkaeff. "Ils se sont rendu compte qu’il y avait des gens qui avaient vibré pour eux ici pendant la Coupe de France. »

Mardi, réveil tardif et déjeuner au Consulat avec notamment Youri Djorkaeff, Antoine Kombouaré, Alain Roche avant de s’envoler pour Chicago où ils disputent ce mercredi un match contre les Chicago Fire. Côté détente, ils devraient assister à un match des Chicago Blackhawks, l’équipe de hockey de « Windy City » et dîner un soir avec un joueur des Chicago Bulls : Joakim Noah.

Equipe féminine du PSG Philippe Boindrieux s'est énormément impliqué dans le développement de l'équipe féminine du club de la capitale. Le PSG a terminé la saison à la deuxième place du championnat, avec un total de 56 points en 22 journées.

Jean-Claude Blanc, l’ancien président de la Juventus Turin, devrait être nommé directeur général du Paris SG. Philippe Boindrieux actuel directeur général du Paris Saint-Germain ne devrait pas rester en place. Selon L’Équipe.fr, Jean-Claude Blanc pourrait le remplacer rapidement. Titulaire d’un MBA de l’université d’Harvard, il a notamment été directeur général d’Amaury Sport Organisation (ASO) entre 1994 et 2000, puis directeur général de la FFT (Fédération Française de Tennis) durant la période 2001-2006. A partir de 2006, Jean-Claude Blanc est devenu directeur général de la Juventus Turin club de Serie A, son objectif était de reprendre en main le club embourbé dans l’affaire du Calciopoli et relégué en Serie B. Le 11 mai dernier Blanc a quitté ses pouvoirs au sein du club piémontais. Ses missions dans l’organigramme du PSG devraient concerner les activités administratives et financières. Le prochain défi du natif de Chambery, pourrait être la création d’un nouveau centre d’entrainement pour remplacer le Camp des Loges.

Ses missions dans l’organigramme du PSG devraient concerner les activités administratives et financières. Le prochain défi du natif de Chambery, pourrait être la création d’un nouveau centre d’entrainement pour remplacer le Camp des Loges.

Jean-Claude Blanc pourrait remplacer Philippe Boindrieux

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