Créé le 28 janvier 1972, le Pays d’Auray Rugby-club (Parc) a fêté, samedi 14 mai 2022, ses 50 ans d’existence. 1972-2022… 50 ans déjà !
L’histoire du Parc s’est d’abord écrite au stade Charles-de-Blois, près de la gare d’Auray (Morbihan). Au début, il n’y avait pas de vestiaires, se rappelle Jean-Claude Mothiron. On utilisait les camions de l’entreprise Le Torc’h qui stationnaient là. Le côté rudimentaire était commun à la plupart des clubs de l’époque.
A l’arrivée des premiers vestiaires dans les années 1980, ils étaient si petits qu’il fallait mieux se doucher après tout le monde.

L’équipe des seniors du club de rugby d’Auray (Morbihan) en 1977.
A sa création, le Parc compte une soixantaine de joueurs. Sur la saison 1977, la moitié de l’équipe est composée de juniors. Il n’y avait pas le choix à l’époque, par manque d’effectifs, explique Jean-Pierre Spegagne. Aujourd’hui, ce ne serait plus possible de faire jouer des jeunes à ce niveau, pour des raisons de sécurité.
L'évolution du club et la sécurité des joueurs
Dans la lignée du travail de la Fédération française de rugby (FFR), le club a mis le paquet ces dernières années sur la sécurité de ses pratiquants, notamment les plus jeunes. Le développement du rugby à toucher, l’académie de rugby et les cours de baby rugby dès 3 ans visent à rendre le rugby accessible et ludique.

Car, dans les années 1970, le rugby n’avait pas vraiment la cote en Bretagne. « On était un peu le parent pauvre, par rapport au foot notamment. Le club a beaucoup œuvré pour infuser le rugby en Bretagne. Aujourd’hui, c’est le Rugby-club de Vannes (RCV) qui tire le territoire. Cela fait 50 ans que le Parc et le RCV travaillent en synergie. Dans les années 1980, on était dans la même division, en Fédérale 3.
La professionnalisation du club
Au départ, le Parc était avant tout un club de copains. Puis, suivant les demandes successives de la fédération, le club s’est impliqué dans la formation d’éducateurs, jusqu’à employer aujourd’hui deux salariés, Rémi Pointier et Daniel Ford. « On a toujours beaucoup réfléchi, en lien avec la fédération. Le club ne s’est pas reposé sur ses habitudes et c’est grâce à cet état d’esprit que l’on a pu anticiper toutes les mutations de notre sport.
La professionnalisation du club le pousse à s’aligner sur les standards de la fédération, que ce soit au niveau des primes ou des conditions d’accueil lors des matchs. A l’époque, chacun faisait son sandwich à la bonne franquette et on partageait quand un copain n’avait pas prévu son casse-croûte, se remémore Jean-Pierre Spegagne. Aujourd’hui, on prévoit des repas pour nos joueurs, on s’occupe de tout ce qui est annexe au jeu.