Le Stade Français Paris est un club de rugby français emblématique basé à Paris. Son domicile traditionnel est le Stade Jean-Bouin, bien que le club ait récemment joué quelques matchs à domicile au Stade de France, d'une capacité de 80 000 places. Depuis 2005-06, le club a en effet transféré deux à cinq matchs dans ce grand stade chaque saison.

Fondé en 1890 par des étudiants du lycée Saint-Louis, à Paris, le Stade Français a pris son nom lors d'une réunion au café Procope, dans le quartier Latin. Depuis plus de 110 ans, ce club omnisports a trusté titres et médailles. Entre sa création et la finale de la Coupe d'Europe, la section rugby du Stade Français a connu une histoire mouvementée, marquée par dix titres de champion de France.
Les Débuts et les Premiers Titres
Le 19 mai 1891, le Stade dispute et remporte face au Racing (3-0) la première rencontre officielle. Un an plus tard, à Bagatelle, il échoue dans sa quête du Graal face au Racing (4-3), rencontre arbitrée par le baron Pierre de Coubertin. Après avoir fourni avec Henri Amand le premier international, il remportera huit titres jusqu'en 1908. La suite sera moins glorieuse.
Dans les années 1880, de nombreux clubs sportifs émergents s'inspirent des institutions anglaises et adoptent des noms anglais (Racing Club, Standard, Sporting, Daring, etc.). Le nom Stade a été choisi par les jeunes étudiants pour rappeler la Grèce antique, car le stade était le lieu où les athlètes accomplissaient leurs exploits. Les Français sont venus plus tard. Ironiquement, il a probablement été donné par les joueurs britanniques, contre lesquels les Stadistes ont joué dès le début, pour les différencier de leurs propres associations parisiennes, le rugby étant largement un jeu d'expatriés à la fin des années 1880.
L'attrait patriotique de la revanche est probablement à l'origine du choix des couleurs bleu, blanc et rouge du drapeau national français, ainsi que du nom Stade français (avec un "f" minuscule). Bien qu'il ne soit pas utilisé en rugby, le logo rouge et bleu reste l'emblème principal du club.
L'Ère Max Guazzini: Un Tournant Décisif
Il faudra patienter jusqu'en novembre 1992 et l'arrivée de Max Guazzini, ancien avocat venu d'Aix-en-Provence et cofondateur de NRJ, pour entamer un fantastique retour vers les sommets. « Après un match à Sèvres, Christophe Mombet et Michel Bès m'ont invité à la Faisanderie, me demandant de devenir dirigeant, raconte le futur mécène. Je tombais des nues. C'est Jean-Pierre Rives qui m'a briffé. J'ai dit banco. Au départ, je me suis occupé de la communication aux côtés de Pierre Landon, le président. » En 1993, Guazzini prend la présidence.
Homme de défi, Guazzini se fixe vite des objectifs : « Entre nous, nous nous étions baptisés Aventuriers du Bouclier perdu. En 1994, ça se passe mal. Six entrées payantes à la Cipale. Nous étions devenus des « SDF ». A l'autre bout de Paris, le CASG de Jean-François Guérinot stagne. La fusion a lieu le 15 mai 1995. « Dans la foulée, se souvient Guérinot, Bernard Laporte arrive comme entraîneur. Parti pour la Coupe du monde en Afrique du Sud, je ramène dans mes bagages le pilier Pieter De Villiers. » Le Stade va alors tout briser sur son passage.
Au milieu des années 90, Max Guazzini et Bernard Laporte ont créé à Paris un club qui ne ressemblait alors à aucun autre. Ce soir de printemps 1988, Max Guazzini boit un verre à Saint-Germain-des-Prés. Il est accompagné de quelques amis et, au hasard d’un comptoir de la rue Princesse, sa petite troupe tombe nez à nez avec un jeune homme qui se dit rugbyman. Un verre à la main, Olivier Nusse (depuis devenu le PDG d’Universal Music) apprend donc au patron de la station NRJ qu’il joue au Stade français, un petit club domicilié de l’autre côté du périph. « Moi, dit Max aujourd’hui, j’ai juste trouvé ce nom magnifique… »
à l’aise dans les « soirées rugby » sans en être totalement un familier, Guazzini répond un soir à l’invitation de Christophe Mombet. L’actuel directeur du centre de formation du Racing est alors l’entraîneur en chef du Stade français. « Un jour, Christophe me demande d’aller les voir, à Sèvres. En mon for intérieur, je me dis : « Il doit penser à moi comme sponsor. Comment lui dire que NRJ ne s’associe qu’à des stars ? Ce dimanche de 1992, Max a beau débarquer à Sèvres à reculons, il se laisse rapidement emporter par l’enthousiasme des dirigeants locaux, lesquels le nomment vice-président, puis président du Stade français. « à leurs yeux, nommer quelqu’un d’extérieur au club était une façon d’éteindre certaines tensions qui avaient pu naître ici et là, entre les gens. Pour moi, c’était une tout autre aventure qui commençait… »
Dans la foulée, Max Guazzini organise donc une immense soirée au « Chalet des îles » où il mêle ses rugbymen à des personnalités du show-biz, tels Michel Drucker, le groupe Boney M ou Elie & Dieudonné, alors inséparables. Dans la foulée, il éponge la dette du club, alors estimée à 460 000 francs, impose aux joueurs le port du blazer, déménage le Stade français à l’intérieur des murs de la capitale (au stade Jean-Bouin), multiplie les campagnes de pubs dans les médias, lance la mode des pom-pom girls et, surtout, celles des marraines glamour, Mathilda May ou Madonna, pour ne citer qu’elles.
Max Guazzini : «Un coup de fil…. Cela s’est toujours fait dans le rugby»
Début 1995, le rugby français est encore amateur et, à Paris, Max Guazzini se sert de son carnet d'adresses pour trouver du travail à ses joueurs. Celui-ci est plombier, celui-là éboueur et tel autre étudiant. C’est peu ou prou à cette époque que Philippe Oustric, journaliste au Midi Olympique, lui parle de Bernard Laporte, que le microcosme lui a néanmoins dépeint comme « un agité ». Au Fouquet’s, Max Guazzini en mit ainsi plein la vue à son futur coach, présentant « Bernie » à l’idole des jeunes en ces termes : « Johnny, tu connais Bernard Laporte ? C’est notre nouvel entraîneur ! » à l’hiver 1995, la personnalité de Laporte plaît à Guazzini. Sa tenue vestimentaire, moins : « J’ai toujours été un peu fétichiste, confesse le président de la FFR. à l’époque, je ne quittais pas mon vieux survêtement du CABBG. Je pensais qu’il me portait bonheur. Et puisque Max le détestait, j’étais obligé de le porter sous les costumes. Très vite, « Bernie » convainc son président d’embaucher les « Rapetous », Vincent Moscato, Serge Simon et Philippe Gimbert.
Les Sacres et l'Esprit d'Équipe
« Au départ, c'était le temps de l'insouciance, raconte Christophe Laussucq, le plus ancien, au club depuis six ans. En province, on était traité de mercenaires et méprisés. Rapidement, on a fait peur à tout le monde. La demi-finale contre Toulouse en 1998 à Brive a servi de déclic. On était morts de trouille. La victoire nous a donné de l'assurance pour la suite. » Un premier titre, puis un deuxième l'an passé ont forgé aux mutins de Paris un moral à toute épreuve. « La force de l'équipe, c'est l'esprit de convivialité qui l'anime », résume David Auradou.
Lorsque Bernard Laporte débarque à Paris au printemps 1995, tout reste encore à construire. à l’époque, « Bernie » est déjà « curieux de tout », friand de tout ce qui peut s’apparenter à de nouvelles méthodes d’entraînement. Il se souvient : « Un jour, un type m’appelle en me disant être un spécialiste de la défense. Il me demande de le recevoir. »
Même le macabre destin de Germain Gaiffe, qui endossa donc une heure durant la tenue d’entraîneur de la défense du club, ne saurait faire oublier que le Stade français version « Belle époque » fut un ode à la légèreté, à la gaudriole et au frisson. D’un simple dîner entre amis à Saint-Germain-des-Prés naquit trois jours plus tard, devant les caméras de Canal + et dans une ambiance irréelle, la séquence la plus culte du rugby contemporain. Passé l’hommage à Dalida, l’histoire ne dit pas où ceux qui deviendraient quelques années plus tard les « Soldats roses » passèrent la nuit.
Des Défis Sportifs et Financiers
Juin 2007. Au Stade de France, le Stade français soulève le bouclier de Brennus après avoir battu Clermont (23-18). À l’époque, Max Guazzini n’en finit plus de rendre le rugby populaire dans la capitale. La bande à Dominici, Skrela, Rabadan et Roncero fait le bonheur des femmes - avec le fameux calendrier - et des fans en remportant pour la treizième fois le championnat, la quatrième des années 2000.
Mais l’euphorie ne dure pas et la gueule de bois va durer huit ans. Certes, en 2009, le Stade français se hisse en demi-finale (défaite face à Perpignan) avant de ne plus retrouver les phases finales. La saison suivante, le duo d’entraîneurs formé par l’Australien McKenzie et la figure du club Christophe Dominici est remercié dès la cinquième journée. Dans le même temps, la politique de recrutement est pointée du doigt : les gros salaires que sont l'Australien Paul Warwick ou l’Anglais Paul Sackey ne sont pas vraiment de grandes satisfactions. Pourtant, au même moment, Camara, Plisson, Bonneval ou encore Flanquart - qui ont tous été internationaux depuis - rongent leur frein en équipe Espoirs.
Si sportivement l’équipe patine, le club traverse aussi une mauvaise passe. Pendant six semaines, le Stade français est au bord du dépôt de bilan, avant que Thomas Savare n'en prenne la direction. En parallèle, le Stade français prépare sa mue avec la construction du nouveau Jean-Bouin, si cher au cœur de Max Guazzini. La Mairie de Paris délivre le permis de construire en 2010 et oblige l’équipe à jouer ses matches à domicile au stade Charléty pendant trois saisons (2010-2013). Même problématique en semaine pour les joueurs qui découvraient le matin même, par SMS, l’endroit où ils allaient s’entraîner. Les installations de Marcel-Bec à Meudon, de Géo-André ou de la Cité universitaire (à Paris) ont ainsi accueilli les joueurs du Stade français. De quoi offrir quelques scènes proches d’un club amateur, notamment quand les joueurs prenaient le tramway pour rallier la Cité universitaire depuis Charléty.
Problème de finances, construction du stade : l’heure n’est plus aux grosses dépenses au Stade français. La meilleure illustration est la mêlée parisienne, décomposée après les départs conjugués, en première ligne de Rodrigo Moncero, Sylvain Marconnet en 2011 ou encore de Dimitri Szarzewski en 2012. Ce sont les jeunes du club qui vont progressivement les remplacer. Les joueurs multiplient les séances d’entraîneurs rugueuses et le groupe s’unit autour de ce pack parisien que continue à façonner l’actuel entraîneur, Gonzalo Quesada. « Il nous a incités à cultiver le collectif, à beaucoup échanger », explique Pierre Rabadan. Les joueurs se connaissent, s’entraident et se rassurent.
Paul Gustard et la Défense du Stade Français
Paul Gustard, ancien troisième-ligne anglais et champion d'Europe avec Leicester en 2001, est connu pour forger la meilleure défense du Top 14. Il utilise des méthodes originales pour susciter l'adhésion de ses joueurs. « Je suis un storyteller » (un raconteur d'histoires). À 48 ans, il use de fils narratifs pour mieux faire passer son message. « On martèle tous les mêmes trucs : "distance entre les défenseurs", "fulgurance de ligne", "agressivité dans les collisions", blablabla. Le truc, c'est comment les gars adhèrent. Pour ça, il faut aller chercher un truc organique chez eux. »
« Les gars ont besoin de sentir qu'on s'intéresse à eux, pas simplement au joueur. Ils sentent si on est impliqué dans leur épanouissement » Aux Saracens, où il était devenu entraîneur adjoint, à la fin de sa carrière en 2008, il a un jour accueilli ses joueurs, au vestiaire, avec deux loups. Il sourit, concède avoir aussi eu recours à des serpents. Des heures de montage pour une vidéo. C'était à ses débuts dans le management. Avec toujours ce souci que les consignes s'impriment jusque dans l'inconscient.
En vue des matches, en plus de préparer des clips sur les défenses adverses, il élabore des thèmes qui seront le fil rouge de la semaine de préparation. Il prépare aussi les « awards », cérémonie conviviale d'après-match « même en cas de défaite, il y a des choses positives à retenir. »
Le pilier Moses Alo Emile dit : « Notre défense, c'est plus qu'un système. Il y a un truc plus profond pour que chacun ait envie de se donner à bloc pour les quatorze autres. » Voilà seize ans que Gustard phosphore sur les défenses. « Je ne réinvente pas la roue, ça, je l'ai fait en 2009 en posant les bases d'un système aujourd'hui utilisé par l'Afrique du Sud. Au Stade Français, notre défense compte huit points clés. Je ne vous les révélerai pas tous mais disons qu'il y a nos intervalles en défense. C'est nous qui les définissons, pas la position des adversaires. Il y a notre appétence pour le rush. Et puis ce souci de ne jamais quitter le ballon des yeux, ça assure notre connexion. »
En 2016, après huit années aux Saracens, Gustard avait été recruté par Eddie Jones pour façonner la défense de l'équipe d'Angleterre. Deux ans, plus tard il avait rejoint les Harlequins (2018-2021) puis passé un an au Benetton Rugby à Trévise avant d'être recruté au Stade Français par Gonzalo Quesada en 2022. « Toutes les équipes ont un système défensif : le Racing, Toulouse, Toulon... Mais ce n'est qu'une vue de l'esprit sans les êtres humains qui le rendent vivant. Le plus important dans le coaching, ce n'est pas la tactique, c'est la relation humaine. »
Selon lui, elles tiennent les joueurs en alerte lorsque la fatigue vient dégrader les capacités et les habiletés. « Être agressif dans les montées défensives, c'est être acteur plutôt que spectateur. On peut choisir une autre option, tenter d'être dans le contrôle mais se répéter "on ne doit pas faire d'erreurs", subir, ça pèse sur le cerveau. » Certains joueurs l'auraient surnommé « le King ». Il aime échanger avec eux. Leur parle de son père. Il leur raconte mille histoires.
Parce qu'entraîner c'est toujours mieux transmettre, il a suivi des leçons d'un coach vocal pour améliorer son éloquence. Depuis quatre ans il est, aussi, accompagné par Ella McCrystal, psychothérapeute londonienne. « On ne cesse jamais de grandir. J'ai envie de réussir à être bon dans ma relation aux autres. C'est la meilleure manière de les encourager à donner ce qu'il y a de mieux en eux. »
Un Nouveau Cycle pour le Stade Français
Thomas Lombard a annoncé le lancement d'un «nouveau cycle» pour le club parisien pour lequel il est beaucoup question d'identité et d'histoire. Plus de trois mois que le propriétaire du club parisien n'était passé à Jean-Bouin. Pour les retrouvailles, le week-end dernier, il est allé de bonnes surprises en bonnes surprises. Les yeux pétillants, il raconte. «Les bureaux, les vestiaires, avant tout était sale, en pagaille, sans âme. Là, c’est propre et beau.» Il sourit. Satisfait. On lui demande s’il nourrit des regrets d’avoir perdu trois années ? «Non, assure-t-il. Sauf celui de n’avoir pas rencontré Thomas Lombard plus tôt. Je suis toujours d’accord avec lui. On s’entend très bien et je peux vraiment compter sur lui.»
Hans Peter Wild poursuit. «J’ai beaucoup appris sur le rugby et le Stade Français ces dernières années. « Incarner un club, transmettre une culture, c’est un gage de sécurité. L’homme d’affaires suisse-allemand montre de la main ceux qui gravitent dans la grande salle de réception, au deuxième étage du stade Jean-Bouin : Thomas Lombard, mais aussi le nouveau ‘’Team manager’’ Christophe Moni, l’entraîneur en chef Gonzalo Quesada, de retour après deux saisons passées en Argentine, sans oublier ses adjoints Laurent Sempéré et Julien Arias. C’est un symbole, pas un hasard. Les clubs qui réussissent ont cette unité, cette solidité dans le staff. C’est un signal fort du changement.
Il tenait ainsi absolument à faire revenir Gonzalo Quesada, e... Dans l’histoire du sport en général peu de clubs ont autant révolutionné leur discipline. Mieux encore, à l’aube des années 2000 le Stade Français a bouleversé le monde du rugby et inspiré bon nombre d’autres équipes ! Une (R)évolution perceptible au travers de son blason.
L'Évolution du Blason du Stade Français
Avant de devenir l’un des mastodontes du rugby français, le club de la Capitale fut comme bien souvent à cette époque une association étudiante. A la fin du XIXe siècle, des jeunes parisiens souhaitent se réunir de façon officielle afin de s’adonner à la course à pied. Au grès des sorties, ils aperçoivent et côtoient leurs homologues britanniques tous pratiquants du rugby. Séduits par la mentalité de cette nouvelle discipline et motivés par l’éternelle rivalité entre les deux peuples, les étudiants décident de créer leur équipe : c’est la naissance du Stade Français. La dénomination « Stade » étant choisie pour faire référence aux athlètes antiques et l’adjectif « Français » pour marquer leur patriotisme, en sachant qu’ils allaient affronter des Anglais.
La « petite » association prend une ampleur inattendue au point de devenir le premier club de l’hexagone à disputer un match international en 1892 puis de rafler 8 boucliers entre 1893 et 1908. Les initiales du club incrustées dans un écusson bleu et rouge, reprenant les couleurs de la ville de Paris. Le premier derby francilien face au Racing Club de France en 1892
Au début des années 90, le Stade Français est un club plus que centenaire dont la santé vacille. Un ambitieux et jeune président du nom de Max Guazzini (fondateur de la radio NRJ) veut donner un second souffle à cette institution. Il fusionne avec le CASG avant d’entamer une folle remontée vers le plus haut niveau. La fusion apparait clairement sur le blason du club parisien de 1995 à 2003 avant un retour à une forme plus épurée de 2003 à 2008. Ce côté épuré tranchant avec la révolution entreprise par le créatif entrepreneur parisien sortant le rugby de son côté champêtre et traditionnel. A la suite de ces folles années, le blason va se parer de la couleur rose et de 3 éclairs symbolisant les trois montées successives du club jusqu’au titre de 1998 (96 groupe B, 97 groupe A2, 98 groupe A1 et bouclier de Brennus).
Vainqueur de son 14e bouclier de Brennus en 2015, le Stade Français connait toutefois des turbulences internes avant le rachat par Hans Peter Wilde en 2018. Cette arrivée aux commandes s’accompagne d’un nouveau logo, proche de celui retravaillé en 2013 mais en version modernisée. En 2015 les Parisiens ont remporté le 14e Brennus 🖊️ Les initiales « SF » historiquement utilisées sont forcément présentes.
Rivalité et Histoire Partagée avec le Racing Club
Première finale du championnat de France de rugby, en mars 1892, entre le Racing Club de France et le Stade Français à Paris (Stade Bagatelle, Bois de Boulogne) devant 2000 spectateurs environ. Arbitre : M. le Baron de Coubertin. Pour le Racing Club de France : A. de Pallissaux (1 essai), F.Reichel (1 tenu), G. de Candamo (1 transformation). Pour le Stade Français : L.
C’est que cette équipe a un passé fort enviable de par son ancienneté. Et oui …. Entre 1893 et 1908, les Stadistes sont huit fois champions de France, il sont menés par leur emblématique Capitaine Louis Dedet, Professeur agrégé de philosophie à 25 ans à l’école de Dominicains d’Arcueil, puis directeur du collège de Normandie. Après avoir été un héros de la Grande Guerre, il sera arbitre (notamment du 1er match international officiel de l’équipe de France, contre la Nouvelle-Zélande le 1er janvier 1906 à Paris), puis dirigeant, finissant président honoraire de la FFR et du Stade Français. Il est à ce jour le seul international français ayant arbitré en match international.
Le Stade Français section Rugby a subi un long passage à vide, de 1910 à 1990, où le Racing Club (autre fabuleuse organisation sportive parisienne) fut bien mieux représentatif du Rugby Parisien. Le Racing s’est trouvé à son tour en mal de succès. - en cours de route, l’heureuse opportunité de s’associer au club de la Société Générale, a permis et favoriser cette ascension, en réunissant les forces de ces deux clubs. Ceci explique le terme « CASG » dans notre appellation, et le choix de Jean Bouin comme terrain de base de notre équipe, et non un local du Stade Français.
| Compétition | Titres | Années |
|---|---|---|
| Championnat de France | 14 | 1893, 1894, 1895, 1897, 1898, 1901, 1903, 1908, 1998, 2000, 2003, 2004, 2007, 2015 |
| Coupe de France | 1 | 1999 |