Le monde de la NBA est en constante évolution, et l'un des aspects les plus marquants de cette évolution est l'augmentation des salaires des joueurs. Récemment, le meneur canadien du Oklahoma City Thunder, Shai Gilgeous-Alexander, a signé le plus gros contrat annuel de l'histoire de la NBA.

Un contrat historique pour Shai Gilgeous-Alexander
Le média américain ESPN a annoncé que Shai Gilgeous-Alexander, MVP de la saison, vient de signer le plus gros contrat annuel de l’histoire de la NBA. Une juste récompense.
Après la consécration obtenue avec ce premier titre NBA, les deux partis ont tenu à continuer d’écrire leur avenir en commun tant l’entente entre l’équipe et le joueur semble parfaite. Cependant, pour conserver un joueur d’un tel talent (d’autant qu’il n’a que 26 ans), il faut mettre le prix.
Alors que ses deux prochaines années étaient déjà garanties (il touchera respectivement 38 et 40 millions par an), il empochera 63,7 millions de dollars en 2027-28, 68,8 millions en 2028-29, 73,9 millions en 2029-30 et près de 79 millions en 2030-31.
Shai Gilgeous-Alexander, le meneur canadien du Oklahoma City Thunder a signé l’une des saisons les plus abouties de l’histoire. Les dirigeants du Thunder ont décidé de croire en lui en 2019 lorsqu’ils le récupèrent en échange Paul George, qui était alors l’un des meilleurs joueurs de la ligue. Depuis l’entente est parfaite.
BREAKING: NBA MVP Shai Gilgeous-Alexander has agreed to a four-year, $285 million super maximum contract extension with the championship Oklahoma City Thunder through 2030-31, sources tell ESPN. This is now the richest annual salary for a player in league history.
L'impact des droits télévisés sur les salaires
Depuis la renégociation des droits télé l’an passé, les contrats des joueurs NBA, déjà élevés, ont encore augmenté. La saison NBA reprend le 17 octobre.
La NBA lance sa 80e saison régulière avec un nouveau contrat gigantesque de droits télévisés. La moitié du pactole sera reversée aux joueurs et les principales stars devraient voir leurs salaires gonfler jusqu'à des niveaux inédits.
La firme fondée par Jeff Bezos partage le marché avec deux autres mastodontes plus habitués - NBC et Disney (ESPN) - pour 76 milliards de dollars sur les onze prochaines années à partir de mardi et du début de la 80e saison régulière. Le contrat sortant (24 milliards de dollars sur neuf ans), un record à l'époque, apparaît déjà comme de la petite monnaie.
« Nos partenaires vont proposer notre contenu sur une multitude de plateformes et nous aider à transformer l'expérience pour les fans sur la prochaine décennie », s'était félicité Adam Silver, le patron de la NBA, après avoir topé sur le nouveau contrat.
Bientôt des salaires à neuf chiffres « La moitié des revenus issus des médias va aux joueurs (l'autre aux propriétaires), alors le plafond salarial va continuer d'augmenter année après année », sourit Michael Leeds.
MVP de la saison régulière puis de la finale avec Oklahoma City en juin, Shai Gilgeous-Alexander sera l'un des premiers joueurs en action, devant les caméras siglées NBC, mardi contre Houston (1h30 en France).
Le problème (économique) de la NBA
Selon les estimations, le plafond salarial, qui vient de franchir les 150 millions de dollars cet été, pourrait atteindre a minima 245 millions de dollars à la fin du nouveau contrat. De quoi faire déferler une vague NBA sur une institution du sport : le top 50 des sportifs les mieux payés (salaires+sponsors) publié chaque année par Forbes.
Le Top 5 des salaires en NBA
Sans surprise, Stephen Curry et LeBron James sont parmi les joueurs les mieux payés de la Ligue. Voici un aperçu du Top 5 des plus gros salaires en NBA :
- Début juillet, la star de Golden State devenait le premier joueur de l’Histoire à décrocher un contrat à plus de 200M$ (170 M €), sur cinq ans. Pour conserver son meneur, les Warriors n’avaient d’autre choix que de lui proposer un contrat maximum.
- LeBron James est encore engagé avec Cleveland pour deux ans. Il aura 34 ans quand commencera son prochain contrat.
- Quand on sait que le MVP de la saison 2017, Russell Westbrook, n’occupe que le 7e rang de ce classement, il peut paraître surprenant de retrouver Paul Millsap sur le podium.
- 128 M$ (109,1 M€) sur quatre ans, la somme paraît disproportionnée et ce malgré le talent de l’ex-joueur d’Utah, qui s’est engagé avec Boston.
- Après avoir perdu Chris Paul, les Los Angeles Clippers ont mis le paquet pour conserver leur autre star : 173 M$ (147,4 M€) sur cinq ans.
Les règles financières de la NBA
Avant de s’intéresser aux nouveaux contrats et transferts un peu plus tard dans la soirée, la NBA a fixé les règles financières pour la saison 2024/25. Le point financier annuel de la NBA est faite. Un post-it que les General Managers peuvent garder sur leurs tables de chevet. Pour ne pas être sanctionné financièrement par les hautes instances de la Ligue, il y a des règles à respecter.
Les chiffres officiels ont été donnés par Adrian Wojnarowski. Le nouveau salary cap est fixé à 140 millions de dollars, la Luxury Tax à 170, le First Apron à 178 et le Second Apron à 188.
Des informations qui vont forcément jouer sur les choix des dirigeants des franchises NBA dès ce soir. Certains propriétaires sont enclins à dépasser le cap de la Luxury Tax d’autres non. Les histoires de petits sous sont importantes dans la Grande Ligue et désormais les règles sont connues !
Simplement, il est à noter que la saison suivante, en 2025-26 et du fait des nouveaux contrats télés, la NBA projette une augmentation du salary cap de 10%.
Le plafond salarial : une solution pour l'équilibre ?
Le président du club allemand de Leverkusen a relancé l’idée d’un plafond salarial au niveau européen. Aux Etats-Unis, le « salary cap » existe en NBA, le championnat de basket, depuis quarante ans. En France, le Top-14 de rugby l’a adopté dès 2010. Pourquoi le football repousse-t-il toujours son instauration aux calendes grecques ?
Les salaires des stars du basket explosaient et une poignée de franchises (Los Angeles Lakers, Boston Celtics, New York Knicks…) risquaient de monopoliser les titres et de tuer le suspense, ce qui n’est jamais bon pour le business. Les propriétaires des équipes et le syndicat des basketteurs avaient donc négocié un accord de partage : 53 % des revenus générés par la Ligue dans la poche des joueurs contre un plafond salarial collectif, d’abord fixé à 3,6 millions de dollars par équipe.
La NBA reste ainsi un championnat à l’intérêt renouvelé avec huit champions différents ces dix dernières années. Les salaires des joueurs explosent, portés par les droits télé, mais aussi le merchandising.
Voici un tableau récapitulatif des règles financières de la NBA pour la saison 2024-2025 :
| Règle Financière | Montant (en millions de dollars) |
|---|---|
| Salary Cap | 140 |
| Luxury Tax | 170 |
| First Apron | 178 |
| Second Apron | 188 |
En conclusion, l'augmentation des salaires en NBA est une tendance forte, alimentée par les nouveaux contrats de droits télévisés. Le contrat record de Shai Gilgeous-Alexander en est la parfaite illustration. Cependant, des mécanismes comme le plafond salarial tentent de maintenir un certain équilibre au sein de la ligue.