Les passeurs de l'équipe de France de volley-ball : un atout majeur

La France, une nation forte dans le monde du volley-ball, peut s’appuyer sur la complémentarité de ses deux passeurs, complices plutôt que rivaux. Il va du volley-ball comme de la musique électro : la French touch repose sur un duo que le monde nous envie.

Chez les tenants du titre olympique, il s’agit du tandem formé par le capitaine Benjamin Toniutti, doyen à 34 ans de l’équipe de France, et Antoine Brizard, son cadet de quatre années. Ces deux-là, pourtant, ne jouent jamais ensemble : ils occupent le même rôle, celui de passeur. Ce qui ne les empêche pas d’être complémentaires.

Jean Patry, Barthélémy Chinenyeze et Antoine Brizard (de gauche à droite)

Un duo de classe mondiale

« On a deux des meilleurs passeurs du monde », affirme leur partenaire Jean Patry. Ce que confirme sans forfanterie Antoine Brizard : « Aucune autre nation n’a une paire de ce niveau-là. Le premier passeur polonais [Grzegorz Lomacz] est moins bon que chacun de nous, alors qu’ils ont une équipe exceptionnelle. Dans n’importe quelle autre équipe nationale, l’un comme l’autre jouerait pour ne jamais sortir du terrain. »

Entraînements spécifiques du passeur en Volleyball

Cet atout permettra-t-il aux Bleus de s’imposer lors des compétitions internationales ? A l’exception d’une promenade de santé face au Canada (3-0, avec six aces de Brizard), les matchs se sont joués au tie-break, avec une victoire face à la Serbie, le 28 juillet, mais une défaite, vendredi 2 août, contre la Slovénie, actuelle bête noire des Français, en dépit d’une miraculeuse remontada après trois balles de match sauvées.

Antoine Brizard : un joueur clé

Le pointu Jean Patry, le central Barthélémy Chinenyeze, le passeur Antoine Brizard et le réceptionneur Yacine Louati, tous dorés à Tokyo et à Paris, ont en effet rejoint le groupe d'Andrea Giani cette semaine à Tours après quelques semaines de vacances, une première depuis 2017 pour eux.

Antoine Brizard devrait assumer le capitanat, rôle endossé par Trévor Clévenot au Canada, avant le retour attendu de Benjamin Toniutti, en amont du troisième tournoi, en Pologne (16-20 juillet).

Après une saison qui ne fut pas simple avec le club italien de Piacenza, et une coupure qui lui a fait du bien, le passeur poitevin a retrouvé avec envie les Bleus, opposés, en amical, à Cuba, ce vendredi 11 juillet 2025, à l’Arena Futuroscope.

C’est une semaine particulière pour Antoine Brizard. Car si elle va se terminer sur ses terres, à l’Arena Futuroscope, lors d’un match amical face à Cuba, elle avait surtout commencé à l’Élysée. Aux côtés de ses coéquipiers sacrés champions olympiques il y a un peu moins d’un an à Paris, il a été élevé au grade d’officier de l’Ordre National du Mérite - hormis Théo Faure et Earvin Ngapeth, chevaliers de l’Ordre la Légion d’Honneur - de la part du président de la République.

« C’était impressionnant et émouvant de partager ce moment ensemble, avec nos proches, assure le passeur né à Poitiers il y a 31 ans. C’était un moment spécial pour nous et le volley français. » Qu’Emmanuel Macron a rendu unique en ayant un petit mot pour chacun des joueurs.

Informations personnelles

  • Prénom : Antoine Arthur Fabien
  • Nom : Brizard
  • Nationalité : Français
  • Âge : 31 ans
  • Taille et Poids : 1,96 m / 96 kg
  • Position : Passeur
  • Club : Gas Sales Bluenergy Piacenza (Italie)

Réactions après la victoire contre la Serbie

Antoine Brizard, le passeur des Bleus vainqueurs de la Serbie (3-2) ce dimanche, a apprécié ce premier succès après un début de match difficile et conclu au tie-break.

Jean Patry (pointu de l'équipe de France), après la victoire contre la Serbie (3-2) ce dimanche : « C'est dommage de laisser le quatrième (set), avec quelques fautes de filet alors qu'ils tapaient dehors. Mais l'important est d'avoir réagi derrière et d'être rentrés à fond dans le cinquième. On s'était préparés, c'était le maître-mot, à jouer des tie-breaks. J'ai fait les points en attaque, c'est mon rôle mais on a aussi très bien fonctionné en block-défense, on a touché beaucoup de ballons, bloqué beaucoup (17). On a fait un gros travail là-dessus. J'ai eu des soucis de crampes aux mollets, je suis un peu surpris, ça ne m'arrive jamais aussi tôt dans la compétition. On attendait de voir l'atmosphère, on n'a pas été déçus. Beaucoup de gens sont venus nous voir, c'est une arme en plus qu'on a su utiliser et qu'on doit continuer à utiliser, ça va être primordial pour nous donner cette énergie supplémentaire. »

Antoine Brizard (passeur de l'équipe de France) : « On était crispés, on savait que jouer devant tant de monde allait être spécial, dans ce contexte et après la cérémonie d'ouverture qui était encore fraîche dans nos têtes. Sans manquer de respect, la Serbie n'a pas fait grand-chose car, quand on a bien joué, on a pris les sets, et quand on a moins bien joué, elle les a pris... Ils ont un peu endormi le match au quatrième set et on est tombés dans le piège. Le tie-break, c'est notre jardin. On espère que ça va continuer. »

Jenia Grebennikov (libéro de l'équipe de France) : « C'est bien de gagner au tie-break, surtout avec la manière. La salle est gigantesque mais n'est pas du tout comme celle de Clichy où on s'entraîne pendant le tournoi. C'est tellement haut, tellement grand, il faut s'habituer. Mais on s'est bien acclimatés puisque après un set, on a commencé à mieux servir, à mieux jouer. Au premier set, on a essayé de prendre le rythme car on a eu qu'un seul entraînement dans la salle et c'est difficile d'avoir les repères de service, de réception. On le perd sur deux, trois détails, on n'arrive pas à contre-attaquer, on aurait pu faire un peu mieux. Ce n'était pas de la crispation, davantage des erreurs de précision. On était concentrés sur ce premier match car lors des deux dernières olympiades, on avait raté le coche. Avoir lâché un point n'est pas important, on va prendre chaque match comme une finale.

Tableau des chiffres des joueurs de l'équipe de France

Les volleyeurs en gras font partie de la dernière sélection.

#VolleyeurPosteMatchVictoireDéfaite
1Trévor ClévenotRéceptionneur-attaquant916328
2Antoine BrizardPasseur916130
3Yacine LouatiRéceptionneur-attaquant906228
4Jean PatryAttaquant876225
5Nicolas Le GoffCentral835726
6Barthélémy ChinenyezeCentral815526
7Benjamin ToniuttiPasseur815526
8Benjamin DiezLibéro815427
9Jenia GrebennikovLibéro775126
10Kévin TillieRéceptionneur-attaquant724824

Parcours d'Antoine Brizard

Antoine Brizard, 25 ans, volleyeur professionnel se révèle dans le championnat Français en jouant pour l’équipe de Paris, puis de Toulouse, avec lesquelles il devient vice-champion de France respectivement en 2014 et 2015 puis 2017. Il décide alors de donner un autre tournant à sa carrière en s’exilant en Pologne dans le club de l’ONICO Warszawa, où il évolue actuellement.

Sélectionné en équipe de France depuis 2016, Antoine devient vite indispensable au sein du team France et obtient la place de second passeur.

Antoine Brizard : « Je suis né à Poitiers qui est l’une des seules villes en France où le volley est le sport numéro un. C’était encore plus le cas lors de mon enfance. Mes parents m’emmenaient régulièrement aux matchs ».

Antoine se souvient alors d’un match qui l’a particulièrement marqué : « celui du titre de champion de France en 1999, je n’avais que 5 ans.

Entraînement et préparation

Combien de temps consacrez-vous à vos entraînements par semaine?

A.B. : « C’est assez dur de quantifier le nombre d’heures d’entraînement que nous pouvons faire, mais lors une période en club où nous avons le temps de travailler, nous pouvons aller jusqu'à une vingtaine d'heures par semaine.

A.B. : « Nous avons été un peu moins bons lors de notre week-end en France malheureusement cela est dû aussi au fait que nous sommes tous à des niveaux de préparation différents et qu'il faut s'adapter à ces contraintes. Maise je dirais que notre force est notre fond de jeu, nous défendons beaucoup et cela a tendance à fatiguer nos adversaires. Je pense que cela vient aussi du fait nous nous entendons tous extrêmement bien et nous connaissons parfaitement.

A.B. : « Lorsque nous rencontrons ce genre de calendrier où nous jouons tous les jours, que nous enchaînons les très long déplacements, les décalages horaires importants, le travail physique ou collectif est peu présent car très traumatisant pour le corps. J’essaye de prévenir au mieux la fatigue physique.

Vous utilisez nos produits lors de vos entraînements ou en compétitions, pourquoi avez-vous décidé de faire confiance à BV SPORT ?

A.B : « J’ai commencé à utiliser régulièrement tous les produits BV Sport au début de la saison dernière. Je me sentais extrêmement mal en rentrant de l’été avec l’équipe nationale j’ai donc décidé de mettre le plus de chances de mon côté pour me sentir bien à nouveau et pour bien récupérer.

A.B. : « J’adore les boosters. Je me sens beaucoup mieux pendant l’effort, mes mollets sont parfaitement maintenus c’est vraiment confortable, il m’arrivait d’avoir des crampes ce n’est plus le cas.

Objectifs

A.B. : « Mes objectifs pour cet été sont très élevés. Je veux remporter en septembre une médaille avec l'équipe de France lors des championnats d’Europe organisés chez nous en France, ça serait magnifique. En ce qui concerne mon club, j’espère être champion de Pologne avec Varsovie.

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