Le volley-ball est un sport qui suscite des passions et crée des liens forts entre les joueurs et les supporters. L'histoire d'un club de volley-ball est souvent le reflet de la communauté qu'il représente, un récit de défis surmontés, de victoires célébrées et de moments de partage inoubliables.

L’Allianz Vero Volley Milano s’est mis en route pour Trieste, où se déroulera ce week-end le Final Four de la Coupe d’Italie Frecciarossa 2024. Milan tentera de s’appuyer à nouveau sur sa solide corrélation mur-défense, ainsi que sur le service fort et continu de ses meilleurs jours.
Nous ne sommes certainement pas dans notre meilleur moment de la saison et pour cette raison, il est nécessaire que tout le monde apporte quelque chose de plus - a déclaré l’entraîneur Marco Gaspari aux canaux officiels du club -. Nous nous préparons à faire face à un Final Four où nous partons tous de zéro à zéro. Nous savons que de l’autre côté du filet nous trouverons un adversaire très fort, structuré comme nous et qui veut certainement prendre sa revanche après le match de championnat. De notre côté, nous savons que nous ne pouvons et ne pourrons jamais nous permettre, encore plus contre une équipe forte comme Scandicci, d’aborder chaque set de manière différente.
Parcours d'un Joueur de Volley-Ball : De la Plage aux Terrains Italiens
« Mon père était entraîneur de volley à l’université de Compiègne, près de chez moi, mais je n’étais pas très volley, je suivais quand même un peu à la télé, la grande épopée européenne de Fréjus et le championnat du monde 1986 en France, avec la grande génération Fabiani, Bouvier, Faure, Mazzon, et un certain Laurent Tillie qui était tout jeune. J’étais donc au courant, mais sans plus m’intéresser au jeu en lui-même. Jusqu’au jour où une personne m’a vu jouer sur la plage en vacances en Italie, j’avais 15 ans, et a demandé à parler à mes parents. Il s’avère que cette personne était entraîneur au Sisley Trévise, club champion d’Europe (1995), il leur a demandé si je pouvais rester étudier en Italie et habiter au centre de formation du club.
Mes parents ont refusé, mais je me suis inscrit à mon retour dans un club à côté de chez moi, à Ribécourt, dans l’Oise. Un mois plus tard, j’ai participé à une sélection régionale, j’ai ensuite fait un stage national à Bordeaux avec Stéphane Faure et j’ai intégré l’équipe de France cadette l’été suivant.
« Au bout de ma dernière année au CNVB, aucun club ne voulait de moi, je me suis retrouvé à Saint-Quentin, en Pro B, sur un poste à la fois de central et de réceptionneur/attaquant, mais comme j’avais rencontré un agent en Italie lors de mon dernier championnat du monde cadets, avec qui j’étais resté en contact, je lui ai envoyé une cassette VHS, il m’a alors proposé de venir faire des tests en Italie.
« Oui, j’ai fait Vérone, Trieste, Cuneo, où je n’ai pas énormément joué, si bien que je suis rentré en France avec mon ami Pierre Pujol pour deux saisons à Poitiers. Après, suite à notre belle épopée en équipe de France sur la Ligue Mondiale 2006, j’ai reçu plein d’offres et je suis retourné en Italie, à Milan, puis, je suis allé en Pologne, conseillé par Stéphane Antiga qui me disait alors que ce pays, c’était le futur du volley, il n’a pas eu tort.
Une année à Jastrzebski, puis une au Panathinaïkos, en Grèce, et une en Russie, à Odintsovo. Après, je suis retourné en Pologne, à Zaksa, pour jouer avec Antonin Rouzier, j’ai ensuite voulu prendre le large, ça correspondait à la fin de mon parcours en équipe de France, et j’ai eu une proposition pour aller en Argentine, ce qui m’a permis de voir autre chose, d’apprendre une nouvelle langue et de rencontrer ma compagne, c’était une belle expérience de vie.
Au bout d’un an, j’ai eu envie de revenir dans mon pays et j’ai joué avec mon copain Pujol à Cannes, une année compliquée. J’ai alors eu une proposition des Emirats et j’ai fait quelques mois à Abu Dhabi avant de me faire virer, je suis alors reparti en Pologne, j’ai fini la saison à Czestochowa, avec un entraîneur qui avait deux ans de plus que moi (Michal Bakiewicz) et qui avait été longtemps mon adversaire. J’ai enchaîné trois dernières années à Varsovie avec mon copain Zagumny, avec qui j’avais déjà joué en Grèce et à Zaksa.
« Je n’ai pas gagné grand-chose, donc je vais dire mon seul titre, la Coupe de Grèce avec le Panathinaïkos contre l’Olympiakos, c’est ma seule médaille d’or. Après, il y a aussi mon premier point en A1 en Italie contre Cuneo de Frantz Granvorka : une balle sur P1, le passeur me donne la balle, j’ai donné tout ce que j’avais en attaquant du milieu du terrain, j’ai fait mon point et je suis retombé un peu de l’autre côté, je me suis retrouvé face à Igor Omrcen qui mesurait 2,08 m et m’a regardé un peu bizarrement.
« Un peu des deux. Je ne sais pas si c’est 203, 205, moi je les avais comptées une par une et j’arrivais à 202, mais ce n’est pas grave, l’important était de dépasser la barre des 200. Ce que j’en garde, c’est d’abord un grand merci, c’est quelque chose d’extraordinaire.
« J’avais été sélectionné trois jours avant de partir, j’étais arrivé au village sans accréditation, j’avais été obligé d’attendre à l’entrée parce que mon nom n’était pas encore sur les tablettes… Je me souviens d’une cérémonie d’ouverture incroyable et d’une première rentrée au service contre la Serbie, avec les genoux qui claquaient tellement j’avais peur, au bout du compte, j’ai pris la bande du fil et j’ai mis un ace. Et j’ai terminé ces Jeux sur deux aces lors d'un match contre la Tunisie un matin, qui comptait pour du beurre parce qu’on était déjà « out ». Philippe (Blain) et Glenn Hoag m’ont fait rentrer au service, j’ai repris une bande de fil et j'ai fait une petite roulette, on a fini les JO là-dessus.
« Il y a des cycles qui se finissent, moi, je faisais partie du cycle Philippe Blain. Il y avait des jeunes talentueux qui poussaient derrière ; déjà, mes deux dernières années, c’était un peu plus compliqué pour que je sois sur le terrain tout le temps, cette génération a ensuite montré qu’elle était très forte. J’étais à Berlin pour le TQO, tout le monde me disait que la France était cuite, je leur répondais que les Français n’étaient jamais aussi forts que quand ils sont dos au mur, c’est ce qui s’est passé pendant tout le tournoi, notamment contre la Slovénie, ils ont mérité entièrement leur qualif.
Les JO, c’est très compliqué, il y a le village, le rythme d’un match un jour sur deux sans vraiment d’entraînements, je l’ai vu en 2004, eux il y a quatre ans à Rio. Là, ceux qui vont les refaire vont vivre ce que j’aurais voulu vivre, à savoir une première expérience des Jeux où tu en prends plein les yeux et une deuxième où tu sais comment te comporter. « Oui et non. Je pense que j’avais encore quelques bons jours devant moi, même si c’était compliqué de finir certains entraînements et matchs. En fait, j’avais décidé assez tôt d’arrêter, j’en avais parlé en décembre à Stéphane. Je savais qu’il me restait cinq mois, j’ai tout donné pendant ces cinq mois, j’ai fini sur le terrain en jouant bien, en terminant MVP d’un match.
« Oui, étant dans le volley depuis longtemps, je connaissais le fonctionnement des joueurs, des recrutements… J’avais déjà aidé quelques copains à placer des joueurs, donc je me suis dit autant continuer mais en en faisant mon métier, je suis donc devenu agent sportif. « Je t’en donnerais plusieurs : pour ce qui est des entraîneurs, Philippe Blain et Roberto Santili, que j’ai eu à Pologne à Jastrzebski et en Russie. « Des frissons, parce que j’ai aimé ça et que ça me manque. Je suis content d’avoir eu le courage de partir tôt, y compris dans des pays compliqués.
Une Génération DORÉE : l'Équipe de France de Volley (2015-2024)
La Communauté Ultra et son Impact
Le livre sur le mouvement ultra’ à Trieste sorti à l’occasion de la commémoration des 30 ans (février 2014) du décès de Stefano Furlan, qui donnera son nom à la curva active du club. Le livre est découpé en grandes périodes (les années 70, 80, 90, 00), les rapports avec le club et les autres tifoserias, les jumelages, la curva Furlan en elle-même et une grosse partie justement sur l’incident avec la police entrainant le décès de Furlan.
D'autres ouvrages explorent des thèmes similaires dans d'autres villes et clubs, offrant un aperçu de la culture ultra en Italie :
- Le livre des 20 ans d'un petit groupe au sein d'un club de volley-ball.
- Après « Il gruppo » il y a 15 ans en 1999, un nouveau livre sur le mouvement ultra du côté de la Juventus, écrit par un des anciens.
- Petit livre d'un groupe de supporters de Pise.
- Autobiographie. La suite du livre sorti en 2004 pour les 30 ans de la curva nord bergamasque avec toujours autant de documents (textes, coupure de presse, innombrable photos).
- Livre de photos sur les ultras de ce petit club qui oscille principalement entre série C et excellence.
- Un livre photographique de type "catalogue" avec de multiples photos d'écharpes de groupes Ultras, classées par club (sauf quelques erreurs-exceptions vers la fin).
- Un livre racontant l'expérience au sein de la curva du Torino d'un ex-Ultras Granata section Liguria.
- Sur le mode d'un roman, ce livre raconte pendant 17 saisons l'histoire ultra' d'un gars du CUCN de la Reggina.