La passe au volley-ball est une compétence fondamentale qui constitue l'épine dorsale de la stratégie offensive du jeu. Une passe au volley-ball n'est pas une simple transmission, c'est un mouvement tactique qui prépare le terrain pour une attaque. Comprendre les subtilités de la passe au volley-ball est essentiel pour les joueurs de tous niveaux.
À la base, la passe consiste à positionner le ballon de volley-ball de manière à ce qu'il puisse être frappé efficacement par un attaquant. Une bonne passe de volley-ball exige de la précision, de la synchronisation et une bonne compréhension de la dynamique du jeu.
Réactivité et vision du jeu, souvent considéré comme le meneur de jeu, utilise cette technique pour diriger le ballon de manière précise et stratégique vers un attaquant, qui peut alors exécuter un smash ou une frappe d'attaque. Une bonne passe nécessite de la précision, du timing et de la coordination, permettant à l'attaquant de frapper le ballon efficacement. Le passeur doit lire le jeu, anticiper le mouvement de ses coéquipiers et de ses adversaires, et choisir le meilleur type de passe, que ce soit une passe rapide, une passe haute, ou une passe vers les attaquants extérieurs.
Pour améliorer votre technique de passe, il est essentiel de prêter attention à la formation des mains et à l'alignement du corps. Assurez-vous que votre position soit à la largeur des épaules, avec une légère flexion des genoux et des mains préparées pour imiter le contour de la balle. La cinétique de vos mains et de vos bras est un autre élément essentiel de la passe. Alignez vos mains pour intercepter le ballon au-dessus de votre front, en maîtrisant son contrôle.
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Techniques de passe au volley-ball
La technique de passe comporte plusieurs étapes clés. Tout d'abord, le joueur doit se positionner sous la balle. Lorsque la balle descend, le passeur utilise ses doigts et ses mains pour amortir l'impact de la balle et la pousser vers le haut en direction de la cible visée. Le mouvement est fluide, partant des jambes et se prolongeant dans les bras.
Il existe différents types de passes en volley-ball, chacun ayant une fonction spécifique. On ne saurait trop insister sur le rôle des passes au volley-ball. Elles sont essentielles pour orchestrer l'attaque de l'équipe et peuvent avoir un impact significatif sur l'issue du match. La maîtrise de l'art de la passe nécessite de l'entraînement et une compréhension approfondie du jeu. Il ne s'agit pas seulement de savoir comment placer le ballon, mais aussi de savoir quand et où le placer. Les meilleurs passeurs ont un sens intuitif de la position de leurs coéquipiers et de la configuration défensive de leurs adversaires.
En conclusion, la passe au volley-ball est une compétence qui combine aptitude technique avec perspicacité stratégique.
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Adaptation des règles et la "passe canadienne"
Cathy Girre, enseignante au collège de Coutances, dans ce compte rendu de pratique réalisé en 2017, montre comment avec une classe de 6ème SEGPA, elle joue avec les règles du volley en fonction du niveau des élèves : taille du terrain, hauteur du filet, nombre de joueurs, touches de balles autorisées. Mais quelles que soient ces règles, elle impose toujours des contraintes de déplacement qui, à la fois rendent le jeu dynamique, et aident les apprentissages techniques. Il s’agit d’une classe de 6e SEGPA de 12 élèves dont une fille et dont certains ont des problèmes relationnels. Deux élèves sont en très grande difficulté. Quatre ont déjà joué au volley en primaire. Ils connaissent tous ce sport (existence d’un filet, touche de balle notamment).
L'objectif est qu’ils sachent tous jouer en 2 c 2, en auto-arbitrage et grâce à un jeu en mouvement, empêcher la balle de tomber dans son camp tout en ayant l’intention de mettre les adversaires en difficulté. Pour atteindre cet objectif, elle s’autorise toutes les possibilités d’aménagement du règlement (blocage, rebond, passe canadienne, engagement, taille du terrain…).
Avant : se placer sous la balle comme pour faire une tête. Placer vite les mains au-dessus de la tête. Ecarter les doigts paumes vers le ciel. Pendant : « accueillir » la balle sans lui faire mal. Pour qu’ils apprennent à calculer des trajectoires, la puissance, la direction, la hauteur de la frappe, à se décentrer/recentrer du ballon, à se déplacer et se positionner équilibré sous la balle, à faire autre chose en même temps. Ils doivent le faire même s’ils réussissent d’emblée la passe à 10 doigts. Le but est de former des joueurs disponibles, réussir ces exercices leur ouvre des possibles. Cela leur plait, les meilleurs se lancent des défis, les plus faibles prennent plaisir à contrôler la balle, condition pour jouer sans avoir mal.
A la 1ère séance : défi à 2. De chaque côté du filet (haut), faire le maximum d’échanges. Le but est d’expérimenter le plaisir de rattraper la balle chez soi (sauver son camp) et de la renvoyer (faire vivre le ballon) avant de jouer sur la rupture. Au départ, beaucoup n’y arrivent pas. Chaque élève renvoie comme il veut, en fonction de la balle qu’il reçoit et de sa posture à moment-là. Il est seulement interdit de se déplacer avec le ballon lorsque l’on bloque la balle (droit de se tourner vers le filet sans se déplacer). Les élèves savent que la passe haute est la réponse la plus élaborée, mais acceptent bien les règles différentes. Les plus faibles bloquent quasiment toutes les balles, les plus forts uniquement lorsqu’ils sont en difficulté. L’objectif est d’abord de bien comprendre le règlement. Sur le plan tactique, sauver son camp est la priorité si on veut pouvoir marquer le point. Le terrain est grand pour contraindre à se déplacer et construire la cible (il y a de grands espaces libres). Le déplacement, contraint par le règlement, ne se fait pas après la mise en jeu, pour qu’il y ait égalité de traitement entre les deux joueurs sur la 1ère balle. La mise en mouvement aide à se placer sous la balle. A la fin de la première séance, tous les élèves cherchent à sauver leur camp et renvoient. Sur le plan moteur, c’est un passage crucial. La plupart des élèves ne savent pas se déplacer vers l’arrière (perte de repères). Or, le fait de regarder le plot vers le bas, puis attraper la balle au-dessus de la tête va permettre un déséquilibre et une bascule de la tête vers l’arrière nécessaire pour une passe haute. Ces contraintes de mobilité étant systématiques, les élèves les acceptent facilement et progressent vite. Dans cette classe de SEGPA, un seul élève n’a pas réussi à se placer sous la balle en une séance.
A cette étape, les élèves sauvent les balles. Tous ont envie de ne pas bloquer. Ils commencent à renvoyer avec l’intention de marquer le point vers le fond, mais le renvoi reste explosif. Une étape intermédiaire est nécessaire pour que tous apprennent à frapper à 10 doigts en étant bien équilibré après un déplacement. Je leur propose donc un jeu avec balle frappée à 10 doigts après un rebond. Le terrain est plus grand : 4,50m x 4,50m. Les autres règles sont identiques, sauf qu’il faut aller toucher un plot sous le filet + le bas du filet (= 2 actions). Pour le rebond, la consigne est : aller chercher le ballon avec 1 main au-dessus de la tête (le plus haut possible bras tendu) pour le faire rebondir 1 ou 2 fois au sol puis le renvoyer en passe haute. Cette étape est vécue par les élèves comme un exercice, elle ne dure qu’une séance. Cette situation a pour objectif de faire comprendre aux élèves la nécessité d’un relai. Dans un 2 c 1, c’est en principe le duo qui devrait gagner. Or ce n’est pas le cas.
Mise en jeu : A se met où il veut pour engager. A lance obligatoirement en zone arrière. Si c’est raté, on recommence. Qui gagne le point, l’équipe de 2 ou le joueur seul ? Comment sont marqués les points ? Quels sont les ballons qui font le point ? Combien de fois la balle passe le filet ? Pourquoi le duo perd-il le point ? Que devriez-vous faire pour gagner ? Communiquer (dire « j’ai »), faire une passe, et donc relever la balle vers le haut. Cette situation de 1 c 2 permet de comprendre la nécessité d’un relai. Elle peut être reprise chaque fois que nécessaire, sous forme d’exercice.
A cette étape, le relai reste une difficulté. La balle de réception étant encore très peu contrôlée, il est difficile pour le 2e joueur de rattraper au-dessus de la tête en étant équilibré. Pour leur faciliter la tâche, ils ont le droit de faire une « passe canadienne » s’ils en ont besoin, c’est-à-dire bloquer la 2e balle au-dessus de la tête, redescendre la balle au niveau des genoux et la relancer par en -dessous. La passe canadienne permet à la fois de lancer une balle très haut verticalement, tout en se réorientant si besoin. Peu d’élèves l’utilisent systématiquement, elle est plutôt vécue comme un joker lorsqu’il faut sauver la balle.
Ce 2 c 2 va devenir la situation de référence pour la fin du cycle. Sur le plan tactique : le sens du jeu et le règlement sont bien compris. Dès qu’ils peuvent renvoyer directement, ils le font. En réception, ils savent qui prend la balle, un la remonte vers le haut et l’autre est prêt à intervenir.
Les différents postes au volley-ball et leurs rôles
Entre les sauts, les mouvements, les smashs et les cris sur le terrain, les novices en volley-ball peuvent avoir du mal à tout comprendre en regardant un match. Une douzaine de joueurs ou joueuses avec un poste et un rôle spécifique sont réunis sur le terrain. De chaque côté du filet, le terrain de volley est divisé en deux zones par une ligne horizontale. Il s'agit de la ligne des 3 mètres. Dans chaque équipe, trois joueurs ou joueuses doivent commencer le match devant cette ligne, et les trois autres doivent se placer derrière.
Les joueurs ou les joueuses de la zone avant font généralement des blocs en défense, mais ils ou elles réalisent aussi des sauts, des smashs et marquent des points en attaque. Lis la suite pour mieux comprendre chacun de ces postes : leur nom, leur rôle et le profil parfait pour y exceller. Les coachs de volley-ball dévoilent ci-dessous tous les détails, mais aussi comment chaque poste tourne autour du terrain.

1. Passeur ou passeuse
« Il s'agit de la comparaison la plus clichée dans notre sport, mais la passeuse est la quarterback de l'équipe », indique Brian Rosen, coach assistant de l'équipe féminine de volley-ball de l'université Creighton. « Elles sont chargées de l'attaque. Elles s'assurent que les joueuses sont bien positionnées. Elles distribuent le ballon. Avant chaque service, les passeurs ou les passeuses font des signes de la main ou utilisent des nombres pour expliquer au reste de l'équipe où il faut se placer et comment il faut se déplacer une fois que le ballon est en jeu.
Comme les quarterbacks, les passeurs ou les passeuses sont les leaders de l'équipe : « [Les passeuses] gèrent l'équipe. Elles disent aux autres joueuses les frappes qu'elles doivent réaliser, et elles décident sur le terrain qui va servir ou non », explique David Heller, coach principal de l'équipe féminine de volley-ball de l'université de Georgetown. La mission du passeur ou de la passeuse ressemble aussi au rôle de quarterback, car il ou elle touche le ballon à chaque service et choisit sa trajectoire. Lorsque le ballon est frappé au-dessus du filet, un joueur ou une joueuse en défense le « récupère » en réalisant une manchette. Le passeur ou la passeuse sera la prochaine personne à toucher le ballon, sauf s'il ou elle vient de le toucher. Le ballon est ensuite passé aux athlètes en attaque pour réaliser un smash et essayer de marquer un point. « [Les passeuses] sont très réactives. Elles prennent des décisions en très peu de temps sans perdre leur sang-froid », déclare David Heller. Selon lui, comme leur rôle est déterminant dans le service, l'attaque et la répartition de l'équipe, les passeurs ou les passeuses quittent rarement le terrain. Donc, si tu es un ou une leader dynamique, ce poste est peut-être fait pour toi.
2. Réceptionneur-attaquant ou réceptionneuse-attaquante
Le réceptionneur-attaquant ou la réceptionneuse-attaquante se place du côté avant gauche. Selon Brian Rosen, cette personne est la meilleure de l'équipe pour marquer des points en faisant des smashs. En effet, de par sa position sur le terrain, elle est souvent sollicitée par le passeur ou la passeuse. Selon Jonny Neeley, coach assistant de l'équipe féminine de volley-ball de l'université Brigham-Young (BYU), les passeurs ou les passeuses peuvent en effet lancer le ballon aux réceptionneurs-attaquants ou réceptionneuses-attaquantes, que les passes soient bonnes ou mauvaises.
Par exemple, dans l'attaque de BYU, les réceptionneuses-attaquantes peuvent être prêtes à frapper le ballon suite à une excellente passe, lorsque la passeuse a le temps de se mettre en position et de placer le ballon là où une attaquante gauche peut faire un smash. Selon Brian Rosen, les réceptionneurs-attaquants ou réceptionneuses-attaquantes doivent aussi très bien sauter et smasher, car ils ou elles ont tendance à jouer tout le match.
« Les trois athlètes à l'arrière [au début du jeu] ne peuvent pas toucher le ballon et l'envoyer au-dessus du filet devant la ligne des 3 mètres », explique Jonny Neeley. Si un réceptionneur-attaquant ou une réceptionneuse-attaquante commence à l'arrière du terrain (derrière la ligne des 3 mètres) au service, il ou elle ne peut pas sauter ni smasher devant cette ligne pendant ce point. Quand les réceptionneurs-attaquants ou réceptionneuses-attaquantes jouent à l'arrière du terrain, ils ou elles doivent aussi faire d'excellentes passes pour faire avancer le ballon, explique Brian Rosen.
3. Attaquant ou attaquante
L'attaquant ou attaquante à droite, se place du côté avant droit du terrain. Cela signifie qu'il ou elle est face au réceptionneur-attaquant ou à la réceptionneuse-attaquante de l'équipe adverse. « [Les attaquantes] doivent être d'excellentes bloqueuses, car elles bloquent la réceptionneuse-attaquante de l'autre équipe. Et la réceptionneuse-attaquante fait le service la plupart du temps », indique Brian Rosen. Étant donné la place de ce poste sur le terrain, une personne gauchère est souvent placée en attaque.
Selon Brian Rosen, avec son épaule droite au poste avant droit, on peut ouvrir son corps sur le terrain en sautant pour réaliser un smash, tout en faisant toujours face au ballon. Les athlètes en attaque doivent aussi pouvoir faire des passes et des touches. Quand le match se déroule comme prévu, un joueur ou une joueuse en défense passe le ballon, puis le passeur ou la passeuse le lance aux athlètes en attaque. Mais si le passeur ou la passeuse frappe le premier ballon, c'est souvent l'athlète en attaque qui intervient pour le lancer à une autre personne à ce poste. Par ailleurs, les athlètes à ce poste doivent savoir sauter et frapper le ballon de la ligne avant, comme de la ligne arrière.
Ce poste ne reçoit peut-être pas autant de passes que le réceptionneur-attaquant ou la réceptionneuse-attaquante, mais il est essentiel pour remporter les matchs. « Il faut avoir une attaquante performante pour remporter la victoire au plus haut niveau. Les meilleures équipes internationales gagnent, car elles ont des athlètes [solides] », explique Jonny Neeley.
4. Central ou centrale
Le central ou la centrale, qu'on appelle aussi· bloqueur ou bloqueuse, se place à la position centre avant. « Elles font tout le travail ingrat. Elles doivent bloquer tout le filet, donc elles doivent le faire dans les deux directions », indique Brian Rosen. Quand ces athlètes bloquent le filet, ils ou elles sautent devant pour essayer d'arrêter les ballons frappés par l'équipe adverse. Comme ça représente une grande partie de leur rôle, les personnes en position centrale sont généralement les plus grandes sur le terrain. « Ça fait beaucoup de travail. « Quand elles bloquent au filet, elles vont tout à droite, puis tout à gauche », explique Jonny Neeley.
Les réceptionneurs-attaquants ou réceptionneuses-attaquantes et les attaquants ou attaquantes doivent uniquement bloquer le ballon dans leur zone, donc ils ou elles ne font pas beaucoup de mouvements latéraux. En attaque, il est surtout difficile pour le passeur ou la passeuse de passer le au poste central. Il est plus facile de lancer le ballon près de l'un des poteaux, au niveau des athlètes en attaque et des réceptionneurs-attaquants ou réceptionneuses-attaquantes, plutôt qu'au milieu. Comme Jonny Neeley l'explique, lorsque le central ou la centrale reçoit une bonne passe, il ou elle doit finir le travail et marquer un point. « Les centrales doivent être efficaces, car elles ne reçoivent que les meilleurs ballons et se retrouvent donc dans les conditions optimales pour marquer. Elles doivent pouvoir marquer un point, car sinon, ce sont des passes gâchées », explique Jonny Neeley.
Comme au baseball, les joueurs et les joueuses de volley-ball ont un pourcentage de frappe qui représente la fréquence à laquelle ils ou elles marquent un point en tirant le ballon par-dessus le filet. Selon David Heller, quand elles marquent souvent, elles peuvent parfois être moins bonnes pour les passes et en défense.
5. Libéro
« Dans le volleyball féminin, 15 remplacements sont autorisés par set, exception faite de la libéro », déclare David Heller. Le ou la libéro, du mot italien « libero » (libre), est remplaçable autant de fois que l'on souhaite. Quand les personnes en position centrale ou les athlètes en attaque tournent et passent en ligne arrière, ils ou elles peuvent se faire remplacer par le ou la libéro sans que cela ne soit décompté des remplacements de l'équipe. Ça facilite aussi la défense de l'équipe. Brian Rosen explique que le ou la libéro remplace généralement l'athlète en position centrale, qui est généralement le défenseur ou la défenseuse et le passeur ou la passeuse les moins à l'aise de l'équipe. « Les joueuses libéro sont des expertes de la défense. Même si ce poste peut facilement remplacer des membres de l'équipe, le ou la libéro fait face à certaines restrictions. Il ou elle peut uniquement commencer un point en ligne arrière, ce qui signifie qu'il ou elle ne peut pas sauter et smasher devant la ligne des 3 mètres. Brian Rosen indique qu'il ou elle n'a pas le droit de servir avec les mains, mais seulement avec les avant-bras. En fonction du lieu du match, il ou elle n'a pas le droit de servir ou ne peut servir que quand il ou elle remplace l'un des membres de leur équipe. En match international, il est interdit aux joueurs ou joueuses libéro de servir. Selon Brian Rosen, son rôle est similaire au poste de libéro. Les spécialistes de la défense défendent très bien les ballons qui passent les blocs des membres de leur équipe, en les renvoyant en l'air vers le passeur ou la passeuse. Par ailleurs, ces athlètes font d'excellentes passes. La difficulté : contrairement aux joueurs ou joueuses libéro, l'un des 15 remplacements par set est déduit lorsqu'on envoie un ou une spécialiste de la défense sur le terrain. Donc, comme l'explique Jonny Neeley, il ou elle ne peut pas remplacer un attaquant ou une attaquante à chaque fois qu'il ou elle arrive en ligne arrière. Ainsi, les spécialistes de la défense sont moins souvent sur le terrain. « Généralement, on tourne 15 fois par set », déclare-t-il. Donc, en envoyant trop de spécialistes de la défense à la place de joueurs ou de joueuses, on peut être à court de remplacements. « Si on n'en a plus, on ne peut plus remplacer aucune joueuse. Et votre spécialiste de la défense, qui ne sait généralement pas frapper, doit passer en ligne avant [où elle devra essayer de le faire]. »
La rotation des postes au volley-ball
Même si chaque poste a une place idéale sur le terrain - réceptionneur-attaquant ou réceptionneuse-attaquante à gauche, attaquant ou attaquante à droite, central ou centrale au milieu, etc. « Il y a trois personnes devant et trois derrière. Les joueurs ou les joueurs doivent tourner dans le sens des aiguilles d'une montre après que l'équipe recevant un service gagne un point et avant que leur équipe serve à nouveau. Par exemple, lors de la première rotation, le réceptionneur-attaquant ou la réceptionneuse-attaquante passe au milieu. Le central ou la centrale passe à droite, à la place normale de l'attaquant ou de l'attaquante. L'attaquant ou l'attaquante passe en ligne arrière du côté droit. La solution : après le service, tout le monde retourne à sa place normale. Dans cet exemple, le réceptionneur-attaquant ou la réceptionneuse-attaquante doit passer à l'arrière gauche et le central ou la centrale doit retourner au milieu. « Quand ton équipe sert, c'est très facile, car tu peux changer de place dès que la personne qui sert touche le ballon », indique Jonny Neeley.
La ligne des 3 mètres constitue un autre défi. Lorsque les joueurs ou les joueuses passent en ligne arrière, ils ou elles ne peuvent pas sauter et frapper le ballon par-dessus le filet. Donc, l'attaquant ou l'attaquante, maintenant à la place arrière droite, ne peut pas frapper le ballon par-dessus le filet jusqu'à ce qu'il ou elle revienne en ligne avant.
Succès de l'équipe canadienne de volleyball masculin
L'équipe canadienne de volleyball masculin a obtenu son billet pour Paris 2024 ce dimanche, se qualifiant pour sa troisième olympiade consécutive après ses participations à Rio 2016 et Tokyo 2020. Le Canada, classé 12e, a réussi cet exploit en battant le Mexique, classé 34e, sur un score de 3-0 (25-20, 25-21, 25-15) lors de son dernier match du tournoi de qualification olympique masculin à Xi’an, en Chine. Cette victoire a permis aux Canadiens de terminer à la deuxième place du groupe C composé de huit équipes, avec un bilan de 5-2.
Thomas Samellfo, entraîneur du Canada, a déclaré dans un communiqué de presse : « C’est incroyable ». « Je suis très heureux pour le volleyball au Canada, et pour l’histoire de ce que les gens ont accompli pendant de nombreuses années avec ce programme, maintenant de façon stable aux Jeux Olympiques. »
« Je tiens à remercier les joueurs, non seulement ceux qui sont ici en Chine, mais aussi ceux qui ont beaucoup travaillé pour ce programme durant l’été, ainsi que le staff technique qui fait partie du programme. C’est incroyable. Le moment et la présence aux Jeux Olympiques sont énormes, car cela représente le pays. »
Terminer deuxième du groupe devant la Pologne, classée numéro 1 (7-0), paraissait peu probable après que le Canada eut perdu face à la Belgique, classée 17e, vendredi, mais la Bulgarie, classée 19e, qui a battu les Belges plus tôt samedi, a ouvert la porte aux Canadiens.
Le Canada n’a pas gâché sa chance cette fois, dominant le match en remportant trois sets, ne perdant que 1-0 dans chacun des deux premiers sets avant de reprendre l’avantage définitivement. Eric Lobky, joueur de Steinbach, Manitoba, a mené l’équipe avec 16 points, dont un des huit services puissants du Canada dans ce match.
Le capitaine de l’équipe, Nicolas Hogue, a déclaré dans un communiqué de presse : « C’était un match important après hier. » « C’était décevant et effrayant d’être dans cette position, mais nous avons eu une autre chance aujourd’hui et nous en avons profité. La célébration commence et nous aurons un an pour nous préparer pour Paris.
| Événement | Année | Résultat |
|---|---|---|
| Jeux Olympiques | Rio 2016 | Participation |
| Jeux Olympiques | Tokyo 2020 | Participation |
| Jeux Olympiques | Paris 2024 | Qualification |
tags: #passe #canadienne #volley