Le Paris Volley a marqué l'histoire du volley-ball français et européen par ses performances exceptionnelles en Ligue des Champions. De ses premières participations à son sacre historique, le club parisien a su se hisser au sommet, en surmontant de nombreux défis.
Née de la fusion des équipes du PUC et du PSG mi-1998, la formation de la capitale affiche déjà un riche palmarès fait, outre ce titre européen, d'une Coupe des vainqueurs de coupe (2000), d'une Super-Coupe d'Europe (2000), d'un championnat de France (2000) et de deux Coupes de France (1999-2000).
## Un Parcours Semé d'EmbûchesLe parcours du Paris Volley en Ligue des Champions n'a pas toujours été un long fleuve tranquille. Le club a dû faire face à des adversaires redoutables et surmonter des moments difficiles. Rentré dans la compétition en Ligue des Champions, le Paris Volley est passé de justesse à côté de sa qualification pour le second tour.
« Il s’en est fallu de peu » nous explique Mory Sidibé, joueur emblématique du Paris Volley, « nous étions vraiment déçus, car nous ne sommes pas passés loin d’arracher notre qualification. Nous avons rencontré des équipes européennes très solides et nous avons montré que nous étions capable de rivaliser avec les meilleures.
« Le Paris Volley faisait partie des 4 meilleurs équipes de Champions League, ce qui lui a permis d’être basculé en CEV Cup. », nous confie l’entraineur du Paris Volley, Dorian Rougeyron. « Le club n’avait plus participé à une finale européenne depuis 2001 où il avait remporté la Ligue des Champions et en 2000 où il avait triomphé en Coupe des Coupes et en Super Coupe. C’est donc un événement historique que nous vivons en ce moment !
« En ¼ de finale, nous avons rencontré une équipe allemande TV Ingersoll BÜHL, que nous avons battu 3-0 à Paris et de nouveau 3-1 en Allemagne. Nous avons réussi à les dominer et remplir le contrat. Les ½ finales ont été beaucoup plus accrochées. En effet, après une défaite 3/2 à Paris contre l’équipe du Tomis CONSTANTA, nous étions dans l’obligation d’aller chercher la victoire en Roumanie. Cet excellent collectif ne nous a pas rendu la tâche facile. Nous sommes allés au combat pour remporter le match 3-2. Il nous a même fallu disputer un set en or pour nous départager. Et après trois heures d'efforts, nous avons décroché notre qualification pour les finales.
## Le Triomphe Historique de 2001Le point culminant de l'histoire du Paris Volley en Ligue des Champions est sans aucun doute sa victoire en finale en 2001. En battant Trévise, samedi 24 mars, à Paris, en finale de la Ligue masculine des champions, Paris-Volley a mis fin à neuf années de règne des clubs italiens dans cette compétition. Le club parisien a apporté au volley-ball français son premier trophée dans cette épreuve reine.
LA PETITE HISTOIRE retiendra que c'est Rodolphe Guigo qui a fait basculer, samedi 24 mars à la Halle Carpentier à Paris, un match qui en était à son cinquième et ultime set, ouvrant à Paris-Volley la route vers la conquête de la Ligue des champions masculine aux dépens (3 sets à 2) du vainqueur des deux dernières éditions de cette prestigieuse compétition européenne, le club italien de Trévise.
Depuis le début de la partie, Rodolphe Guigo n'avait pas quitté les rangs des remplaçants. Il est entré sur le terrain alors que Trévise était à deux points du sacre (13-12). Hasard ou pas, c'est Jason Haldane, un Anglo-Canadien auquel il a dû céder, au cours de la saison 2000-2001, son poste de titulaire, que Glenn Hoag, l'entraîneur canadien du club parisien, lui a demandé de remplacer. Le Français a enchaîné un service et un sauvetage en fond de terrain, ponctués par une attaque gagnante du Tchèque Marek Pakosta. Paris-Volley n'allait plus lâcher, arrachant ce tie-break (15-13) et mettant fin à neuf succès consécutifs des clubs italiens en Ligue des champions. Un club français de volley-ball était enfin sacré champion d'Europe.
L'épisode est symptomatique de l'état d'esprit inculqué à la formation parisienne par son entraîneur : pas de stars. « C'est une équipe », s'est exclamé, comme pour tout résumer, Glenn Hoag, quelques minutes après la victoire.
« ON EST PRESSÉS » Le déclic est intervenu, début avril 1999, avec l'arrivée de Glenn Hoag. Depuis, tout s'est enchaîné : une Coupe de France en 1999, puis une année 2000 historique, avec un titre de champion de France et une Coupe de France, une Coupe européenne des vainqueurs de coupe, ainsi qu'une Super-Coupe d'Europe (aux dépens de Trévise et au terme de cinq sets, déjà). Avec 82 victoires en 86 matches depuis septembre 1999, l'équipe parisienne se montre boulimique. Elle semble prendre un malin plaisir à bousculer le tableau de marche établi par ses dirigeants.
« On est sans doute pressés », convient Michel Rougeyron, le président de Paris-Volley, rappelant que « le premier objectif était de gagner une coupe d'Europe, n'importe laquelle, en trois ans » .
Le Paris Volley a réussi un sacré exploit en remportant la première Supercoupe d'Europe de l'histoire du volley-ball français, jeudi dernier en Italie, en battant Trévise (3-2). Avant lui, aucun club de l'Hexagone n'était parvenu à inscrire son nom au palmarès de cette épreuve prestigieuse, qui regroupait les Italiens de Trévise, vainqueurs de la Ligue des champions, les Allemands de Friedrischaffen, finalistes, et les Italiens de Rome, vainqueurs de la Coupe de la CEV.
« Cette victoire couronne les efforts de tout un groupe. Pour nous tous, c'est l'aboutissement d'une saison 2000 exceptionnelle, indique l'entraîneur parisien Glenn Hoag, un brin de fierté dans la voix. Pourtant, Stéphane Antiga avoue que ce succès ne restera pas un moment aussi fort que la victoire en Coupe d'Europe des vainqueurs de coupes.
« En Coupe des coupes, il avait fallu passer par un tour préliminaire, des matchs de poules, puis une phase finale, se souvient le réceptionneur parisien. Tout cela s'est passé sur une longue durée, alors que la Supercoupe d'Europe, nous l'avons remportée en deux jours. C'est un peu du bonus. Néanmoins, cela reste une très grande satisfaction car nous avons été capables de battre des équipes de très haut niveau et notamment les Italiens chez eux. »
Ce succès est également un beau tremplin vers la Ligue des champions. Les joueurs du Paris Volley savent qu'ils seront particulièrement attendus dans cette épreuve qu'ils débuteront le 6 décembre prochain par un déplacement à Vienne (Autriche). D'ailleurs, la majeure partie des clubs qui composent le groupe des Parisiens avaient fait le déplacement en Italie pour les filmer. C'est dire si le Paris Volley est désormais dans le collimateur.
Il ne peut pas se permettre le moindre relâchement, comme le prouve sa défaite en Championnat à Montpellier (3-2) samedi dernier, deux jours seulement, il est vrai, après ses joutes européennes. « C'est très bien, cela va nous obliger à élever notre niveau de jeu », reprend Glenn Hoag. Depuis l'année dernière, les Parisiens sont habitués à ce statut de favoris. Jusqu'ici, ils ont parfaitement su le gérer en ne sous-estimant aucun adversaire.
A l'aube d'une saison qui s'annonce riche en événements, le Paris Volley a déjà gagné une Coupe, mais les joueurs ont encore faim.

En 2014, le Paris Volley a de nouveau brillé sur la scène européenne en remportant la Coupe de la CEV. Etincelant de courage, le Paris Volley a réalisé un énorme exploit en remportant la Coupe de la CEV, la deuxième de son histoire, au terme d'un set en or gagné 15-11 face à Nijni Novgorod, samedi à Paris.
Les Parisiens ont poussé les Russes dans une manche décisive en s'imposant au préalable 3 manches à 1 (25-23, 23-25, 25-21, 25-19), trois jours après s'être inclinés 3-0 lors de la finale aller en Russie. Plus aucun club français ne s'était imposé en Coupe d'Europe depuis la victoire de Tours en Ligue des champions en 2005. Il s'agit de la deuxième victoire dans cette compétition pour le club de la capitale qui s'était imposé une première fois en 2000, remportant la même année la Supercoupe. Sur la scène européenne, le Paris Volley avait aussi conquis la prestigieuse Ligue des champions en 2001.
Fantomatiques lors du match aller, les Parisiens ont réussi à se sublimer lors de ce duel épique à la salle Charpy. Les Russes n'avaient besoin que de deux sets pour conquérir le trophée mais les hommes de Dorian Rougeyron ne les ont jamais laissés en mesure de les remporter. Moribond en Russie, le réceptionneur-attaquant serbe Marko Ivovic (28 points) a été énorme au même titre que le pointu de l'équipe de France Mory Sidibé (25 points). En face, l'attaquant de la sélection russe Nikolay Pavlov, décisif à l'aller, a eu beau se démener, ses 35 points n'auront pas suffi. Les Parisiens ont entamé le match tambour battant en s'appuyant sur leur duo vedette. Surpuissant au service, Ivovic a donné le tempo.
« Nous sommes loin d’être les favoris », nous confie l’entraineur du Paris Volley. « Seules les équipes de haut niveau, peuvent accéder à ce niveau de compétition. Et en l’occurrence, Novgorod est une équipe qui s’appuie sur de talentueuses individualités. De notre côté nous allons faire primer le collectif, en mettant en avant la solidarité et en prenant beaucoup de plaisir. C’est vrai, qui en tant que joueur ou entraineur n’a pas rêvé de vivre ces moments sportifs d’un tel niveau ? Nous nous sommes bien préparés pour être dans les meilleures conditions pour aborder ces matchs cruciaux . Nous espérons que le public sera présent en nombre pour nous supporter et partager, je l’espère, un éventuel titre.
Mory Sidibé renchérit ces propos « C’est sûr que Novgorod est une belle équipe qui s’appuie sur une secteur offensif très performant. Ils font aussi beaucoup souffrir leurs adversaires avec leurs services. De notre côté, on va essayer de les user en défendant et en ayant un bon fond de jeu, qui permettra aux attaquants de pouvoir terminer les points. C’est un avantage d’avoir le dernier match à la maison et j’espère vraiment que nous aurons l’opportunité de savourer une victoire avec notre public.
Défier les Russes de Novgorod en finale promet une ambiance très chaude à Paris. Déjà, la billetterie en ligne voit tous ces signaux au vert. Les supporters seront sans nul doute nombreux à encourager le Paris Volley qui sera la vitrine de la France sur cette prestigieuse compétition européenne. Cela sera également l’occasion pour les médias de mettre un coup de projecteur sur les élogieux résultats sportifs du Volley-Ball français à l’international.
Battus 3-0 lors de la finale aller, les Parisiens n'avaient pas vraiment à se poser de questions au moment d'aborder ce retour. Il leur fallait s'imposer 3-0 ou 3-1 pour accéder au set en or et pouvoir continuer de croire en leur destin. Le challenge était de relever le défi physique imposé par une équipe où quatre joueurs culminent à 2,03 m. Lors du premier match, les Français avaient buté contre un mur sans jamais en trouver la faille. Mais dès les premiers échanges, on pouvait voir que les Parisiens étaient dans de bien meilleures conditions.
Finalement, rien n'allait pouvoir empêcher leur marche en avant vers la victoire 3-1 (25-23, 23-25, 25-21, 25-19). Même lorsque les Russes ont remporté le deuxième set, la panique n'a jamais été invitée dans le camp parisien. Kreek, important en contre. Sidibe et surtout Ivovic, déterminants en attaque. Hernan, diablement efficace dans ses passes. Ce Paris-là a parfois marché sur l'eau face à des Russes qui n'ont souvent eu que leur service pour rester à hauteur. « On a tous été énormes », se félicitait Sidibe au terme de la rencontre.
Enormes, les Parisiens l'ont également été durant ce set en or qu'ils désiraient tant. Toujours en tête, ils médusaient leurs adversaires avec un Ivovic toujours au sommet. Une première balle de titre dans le filet, histoire de ménager un très léger suspense, et Sidibe délivrait Pierre-Charpy.
« C'est énorme. Je ne réalise pas encore. Mais on était convaincus d'y arriver et c'est de là que tout est parti.
Fantomatiques lors du match aller contre Nijni Novgorod, ils ont réussi à se sublimer lors de ce duel épique à la salle Charpy. "On était convaincu qu'on pouvait le faire. Je ne sais pas si tous les gens à l'extérieur du groupe l'étaient. Au match aller, on les a un peu regardés jouer. Les Parisiens ont entamé le match tambour battant en s'appuyant sur leur duo vedette. Surpuissant au service, Ivovic a donné le tempo.
"On nous a dit qu'il fallait un miracle. On l'a fait. On avait une pression sur nous qui était forte mais on ne la pas ressentie ce soir. On s'est vraiment amusé. On a montré que l'on était capable, sur une finale en plus.

Le succès du Paris Volley en Ligue des Champions et en Coupe de la CEV est le fruit d'un travail d'équipe acharné et de la présence de joueurs emblématiques. Si tous les joueurs sont à féliciter pour ce nouveau titre, comment ne pas rendre un hommage appuyé à Jiri Novak, l’âme du Paris Volley, qui avec ses huit titres de champion de France égale le record de Laurent Tillie. Mais si le Français avait obtenu ses titres avec Cannes et le Puc, l’international tchèque a quant à lui remporté ses huit couronnes avec un seul club : le Paris Volley.
Pas de quoi rendre blasé l’intéressé cependant, comme il l’explique sur le site de la Ligue nationale : « Chaque titre a la même saveur, encore plus à mon âge (35 ans). C’est toujours un goût particulier. Je dois travailler un peu plus dur chaque saison pour y arriver. Pour moi, chaque titre est toujours bon à savourer.
Comment ne pas non plus évoquer l’apport qu’a eu Hubert Henno dans la réussite parisienne. L’international français aux 202 sélections est arrivé au Paris Volley en tant que joker médical pour disputer les play-offs en remplacement de Marquinho, blessé.
Alors que les Parisiens restaient sur quatre défaites consécutives en fin de saison régulière, l’expérimenté libéro su imposer sa rage de vaincre pour redynamiser l’équipe et la conduire vers le titre.
IL EST 19 H 49, lorsque Jason Haldane porte l'estocade en crucifiant Rome d'une attaque fulgurante et particulièrement bien appuyée. Il met ainsi un terme à quatre-vingt-quinze minutes de suspense en qualifiant son club, le Paris Volley, pour la finale de la Ligue des champions. Un exploit sans précédent. Le rêve est en train de prendre forme. Les visages se décrispent enfin. Sur le banc, les remplaçants sautent de joie et s'embrassent. Ils sont en train de vivre un moment de pur bonheur.
« On a vécu ce match d'une manière particulièrement intense, avoue Claude Roghe qui ne réalise pas encore la portée de l'exploit. C'est grandiose. L'équipe n'a jamais été déstabilisée, les gars sont restés lucides jusqu'au dernier point. » A l'autre bout du terrain, Rodolphe Guigo serre tendrement dans ses bras sa petite Lucie, âgée de 3 ans. « Je suis vraiment content, mais rien n'est encore fait, affirme-t-il. C'est juste une première étape de passée et personne n'a envie de se contenter de la deuxième place. » Au bord du terrain, les yeux embués de larmes, Hubert Henno est déjà assailli par la presse. « Je suis submergé par l'émotion, lâche-t-il dans un souffle. Ã?a y est, nous y sommes. C'est le titre suprême et il va falloir s'accrocher. »
Alors que Jason Haldane file déjà à l'hôtel, accompagné de sa femme et de ses enfants, Stéphane Antiga affiche une mine éblouissante : « Nous ne nous sommes jamais découragés. On a continué à se battre sur chaque point après avoir perdu le deuxième set et je crois qu'on en voulait plus que Rome. Et puis, il y a aussi eu le public qui nous a beaucoup aidés. D'habitude, on joue devant cent ou deux cents personnes et là, ça a été super. »
Assis dans les tribunes pour regarder l'autre demi-finale entre Trévise et Olympiakos, Jiri Novak semble soulagé. « Nous étions un peu sous pression car personne n'avait envie de jouer à trois heures de l'après-midi ! Plus sérieusement, j'ai vraiment hâte de rencontrer Trévise. Si nous parvenons à battre cette équipe, on sera vraiment champions d'Europe. »
A côté de lui, Dorian Rougeyron savoure tranquillement son bonheur. « C'est super mais en même temps, on n'a toujours rien gagné alors il ne faut pas trop s'affoler. Tout ne fait que commencer, mais c'est déjà un gros soulagement. » Quant à Sébastien Ruette, il a tout simplement l'impression de vivre un rêve : « J'étais très nerveux et je me suis senti libéré d'un coup. Je suis arrivé à Paris en début de saison, et pour un jeune comme moi vivre cela c'est tout simplement magique.
## Perspectives d'AvenirDésormais, le but des dirigeants parisiens est de maintenir leur équipe à ce niveau et de remporter une autre Ligue des champions. Le budget de la saison 2001-2002 devrait augmenter pour permettre au club de conserver ses meilleurs éléments, en répondant aux offres des puissants rivaux italiens.
L’objectif principal du club sera une nouvelle fois le titre de champion de France, avec un enjeu de taille : rejoindre le Puc et l’AS Cannes, qui comptent tous les deux neuf titres à leurs palmarès. Concernant l’effectif, seul le départ de Filip Rejlek pour… Tourcoing est aujourd’hui programmé.
La priorité du club est donc de recruter un attaquant de pointe ainsi que de conserver Jiri Novak, à propos duquel Michel Rougeyron, président du PV, a déclaré ceci au Parisien (édition du 13 mai 2009) : « Concernant Jiri, mon sentiment est qu’il y a de bonnes chances pour qu’il reste. En tout cas, il ne signera pas dans un autre club en France s’il quitte Paris.