Samedi soir à Munich, après des années d’échecs, le club de la capitale a enfin inscrit son nom au palmarès de la compétition reine du football européen aux dépens de l’Inter Milan (5-0). Une soirée de rêve avant une nuit d’ivresse : le Paris SG est enfin parvenu à décrocher la Ligue des champions samedi à Munich en étrillant l’Inter Milan (5-0), au bout d’une saison européenne d’anthologie qui apporte un deuxième sacre au football français.
Le PSG a écrasé l'Inter Milan (5-0) en finale de Ligue des champions ce samedi à Munich, obtenant son premier sacre dans la compétition. Porté par son collectif, Paris a signé la plus large victoire dans une finale de C1, devenant aussi le deuxième club français à remporter la compétition après l'OM en 1993. Paris a enfin décroché sa première étoile.
Un feu d’artifice a illuminé le ciel de la capitale française, au moment où les joueurs du Paris Saint-Germain (PSG) soulevaient le trophée de la Ligue des champions sur la pelouse de l’Allianz-Arena de Munich (Allemagne). Tombeurs de l’Inter Milan (5-0), les hommes de l’entraîneur Luis Enrique ont inscrit - avec la manière - le nom du club au palmarès de la plus prestigieuse compétition européenne de football. Enfin, « après tant d’années de galères et de combats », comme le dit si bien l’hymne de ses supporteurs.
Le club parisien devient ainsi la deuxième équipe française à soulever la plus prestigieuse coupe d’Europe, 32 ans après le sacre de l’OM en 1993.
Lire aussi : COMMENTAIRE. La victoire du PSG en Ligue des champions face à l’Inter Milan (5-0) est aussi un succès majeur pour le Qatar et en particulier pour Nasser Al-Khelaïfi, patron de QSI et président du club, qui a mis un point d’honneur à remporter ce trophée depuis 14 ans.
Le PARCOURS du PSG en LIGUE DES CHAMPIONS 2025 !
Une Prestation Saluée à l'International
Les Parisiens ont impressionné la presse internationale. Ce samedi à Munich, le PSG a dominé l'Inter Milan (5-0) pour décrocher sa première Ligue des champions.
« La souffrance ne rend la victoire que plus savoureuse, et le Paris Saint-Germain a beaucoup souffert en Ligue des champions depuis son rachat par Qatar Sports Investments en 2011 », rappelle The Guardian, au lendemain de la rencontre. Douze qualifications de rang pour les phases finales, « avec douze éliminations à la clé, certaines difficilement croyables », développe le quotidien britannique. Jusqu’à ce 31 mai 2025 donc, « où les champions de France ont franchi un cap, où ils ont comblé l’obsession de leurs propriétaires et de tous ceux qui sont liés au club ; la treizième fois fut la bonne ».
« Cinq! À! Zéro! », insiste ce dimanche le Süddeutche Zeitung, édité à Munich, où la finale s'est déroulée. « Le PSG ne gagne pas juste la Ligue des champions, il triomphe », résume le quotidien suisse Le Temps. « Il n’y aura eu qu’une seule équipe lors de la finale de la Ligue des champions entre le PSG et l’Inter », estime de son côté la RTBF en Belgique.
En Equateur, le pays de Willian Pacho, le défenseur fait la Une du quotidien Expreso. Il s'agit d'un "champion historique" puisqu'il devient le premier joueur de son pays à remporter la Ligue des champions. "Sublime", écrit A Bola au Portugal, avec une photo de Nuno Mendes qui soulève le trophée. "Une nuit pour l'histoire du football".
"Débâche inter-historique", dégaine la Gazzetta dello Sport en Italie, tout en titrant: "Pas comme ça", avec une photo des mines dépitées des joueurs de l'Inter Milan. "Les Nerazzuri ne sont jamais entrés dans le match." Pour le Corriere dello Sport, le PSG a donné "la leçon" à l'Inter Milan pour une "domination totale des Français".
Pour le média américain ESPN, Paris a "humilié" l'Inter Milan, grâce notamment à Désiré Doué (20e, 63e), l'homme du match avec son doublé et une passe décisive pour Achraf Hakimi (12e). "Qui a besoin de Lionel Messi, Neymar et Kylian Mbappé quand vous avez Doué?", lance même ESPN, sous le charme du Français qui va fêter ses 20 ans ce mardi. Pour les Anglais du Sun, la prestation de Désiré Doué "pourrait être exposée au Louvre".
Luis Enrique Encensé par la Presse Espagnole
Arrivé au PSG à l'été 2023, Luis Enrique a donc conquis une deuxième Ligue des champions sur un banc de touche, dix ans après le titre obtenu avec le FC Barcelone. Son histoire personnelle touche.
"Les Français écrasent l'Inter avec une exhibition. L'entraîneur a fêté l'événement avec un tee-shirt de la fondation de sa fille Xana (décédée à neuf ans en 2019, NDLR). La joie incontrôlable de l'entraîneur a ému la foule", note Marca, en titrant: "Elle a été célébrée au ciel".
"La main de Luis Enrique", titre le quotidien madrilène As, avec une photo uniquement du technicien. Sport, un média catalan, adresse de son côté ses "félicitations" à "Lucho". Le quotidien argentin Olé met aussi en avant Luis Enrique sur sa Une. "Paris a offert à l'Inter de Lautaro une danse inoubliable et a remporté sa première Ligue des champions sous la houlette du grand entraîneur espagnol. Un vrai roi d'Europe", légende le média.

Luis Enrique célébrant la victoire avec un t-shirt en hommage à sa fille Xana.
Les Héros du Match
Achraf Hakimi a mis le PSG sur de bons rails en ouvrant rapidement le score.
Un doublé et une passe décisive : Désiré Doué, 20 ans dans trois jours, a envoyé le PSG au bout de ses rêves en éclaboussant la finale de la Ligue des champions (5-0) par son aisance technique et l’assurance d’un immense joueur.
Le jeune attaquant international français (19 ans), passeur décisif sur l’ouverture du score, a éclaboussé le match de son talent en marquant un troisième but en seconde période (63e) avant un quatrième signé du Géorgien Khvicha Kvaratskhelia (73e) puis un cinquième, œuvre du jeune Senny Mayulu (86e).
Symbole du pouvoir donné à la jeunesse par le club, Senny Mayulu a parachevé le chef-d’œuvre d’un but où il s’aida du relais de Bradley Barcola (87e, 5-0).

Désiré Doué, homme du match avec son doublé et une passe décisive.
Réactions et Festivités
Les 18 000 supporters assez chanceux pour se trouver dans le stade étaient déjà au septième ciel depuis un moment mais ils ont alors grondé de bonheur. Et à 800 km de là, le Parc des Princes, les terrasses des bars et les fan zones bondées ont chaviré.
Après le titre du PSG, des feux d’artifice ont été tirés depuis le toit du Parc des Princes.
Comme promis par la mairie de Paris, l’édifice parisien allumé en rouge et bleu depuis 20 heures, s’est mis à briller juste après le but d’Achraf Hakimi en finale de la Ligue des champions.

La joie des supporters parisiens sur l’avenue des Champs-Élysées.
Le Parc des Princes : Plus Qu'un Stade
Le 6e enseignement, c’est que le Parc des Princes est plus que jamais le stade du PSG. Samedi et dimanche, plein à craquer, incandescent, il a chanté, vibré, chaviré comme jamais. Si l’on peut légitimement comprendre le souhait des dirigeants d’augmenter la capacité de l’enceinte de la porte de Saint-Cloud pour répondre aux ambitions du club, à la demande des fans et aux enjeux économiques, le Paris Saint-Germain peut-il vraiment déménager et quitter Paris ? La mairie de Paris peut-elle laisser partir ailleurs son club champion d’Europe ?
Un Triomphe au-delà du Sport
Le 7e enseignement, c’est que cette victoire transcende le sport. Nous l’avons vécu pendant la parenthèse enchantée des jeux olympiques et paralympiques ou pendant les coupes du monde foot et de rugby. Nous avons retrouvé cette ambiance de fête et cette liesse populaire samedi soir, pas uniquement dans Paris, mais dans presque toute la France. Dans un pays souvent fracturé, le triomphe du PSG est un puissant levier émotionnel et symbolique. Il fédère, suscite la fierté, et remet le sport au cœur du lien social. Seul le sport procure de telles émotions, aussi intenses.
Les Enseignements d'une Victoire
La victoire éclatante du Paris Saint-Germain en Ligue des Champions 2025 (5-0 face à l’Inter Milan) n’est pas seulement un exploit sportif, elle s’impose comme un cas d’école aux multiples enseignements.
Quel plus beau message que celui de gagner ensemble pour un sport collectif ! Après une politique de recrutement de stars pensant qu’elle lui permettrait de se hisser au sommet, c’est finalement avec des joueurs moins clinquants mais plus homogènes et cohérents que le PSG a gagné. Cette équipe-là a démontré que le collectif prime sur les individualités.
Le chant des supporters « après tant d’années, de galères et de combats » est devenu un hymne symbolique. Les plus jeunes ne peuvent aujourd’hui imaginer qu’en 2008, le PSG était au bord de la relégation en Ligue 2 et ne connaissent sans doute pas le nom d’Amara Diané, le buteur de la dernière journée de championnat qui a permis d’éviter cette relégation. Plus récemment, la tragique remontada du Barça en 2017 a été le pire cauchemar des Parisiens.
Ce succès de 2025 est le fruit d’une capacité à se relever, à analyser ses faiblesses et à les transformer en forces.
Le 5e enseignement, c’est ce tifo magnifique des supporters parisiens fait en hommage à Xana, la fille de l’entraîneur Luis Enrique décédée d’un cancer à l’âge de 9 ans. Loin de certaines caricatures (parfois justifiées), cette attention témoigne d’un lien fort, empreint de respect et d’affection, entre les fans du PSG et le coach de leur équipe.
Les Défis Futurs
Le 8e enseignement, ce sont les défis pour l’avenir. Ce succès pose la question de la gouvernance des clubs à l’ère des fonds souverains et des investisseurs internationaux. Il invite à repenser la régulation du football européen : équilibre compétitif, solidarité entre clubs, encadrement des salaires et des transferts.

Marquinos et les Parisiens au moment de soulever le trophée.