PAOK contre Olympiakos : Une rivalité passionnée au cœur du volley-ball grec

Athènes, la capitale de la Grèce, est le berceau de certains des clubs de football les plus titrés du pays, notamment l'Olympiakos Le Pirée, le Panathinaïkos et l'AEK. Ces équipes, connues sous le nom de "Big Three", ont dominé le football grec pendant des décennies. Cependant, la rivalité ne se limite pas au football et s'étend à d'autres sports, notamment le volley-ball.

Cet article explore l'histoire et l'intensité de la rivalité entre le PAOK et l'Olympiakos, deux clubs emblématiques du volley-ball grec. Nous examinerons les racines de cette rivalité, les moments clés de leur histoire et l'atmosphère électrique qui entoure leurs confrontations.

Les clubs d'Athènes

Outre le trio de "dieux" du football grec que sont l'Olympiakos, le Panathinaikos et l'AEK, la capitale accueille également d'autres équipes de première division. Cette saison, Atromitos et Kifisia font partie de la Super League. Les joueurs de Kifisia, un club qui n'a été fondé qu'en 2011, sont de parfaits nouveaux venus dans la compétition de haut niveau.

Olympiakos - l'Olympe du football grec

Le club de l'Olympiakos a été fondé en 1925 au Pirée. Il a été créé en tant que dernière équipe des Trois Grands d'Athènes, mais il règne sans conteste en maître en termes de titres dans tout le football grec. Il a déjà remporté 47 championnats et compte de nombreux autres succès.

La puissance et la taille du club semblent être prédéterminées par le symbolisme choisi par ses fondateurs - le nom et le profil de l'Olympien dans l'emblème du club en disent long. L'Olympiakos est construit sur les nobles valeurs de l'idée olympique et sur la meilleure qualité sportive possible.

Panathinaikos - un club au symbolisme irlando-canadien

Le Panathinaikos a été fondé en 1908 sous le nom de "Athens Football Club". Il a ensuite été rebaptisé "Panathinaikos Athletic Club", qui réunissait des athlètes de plusieurs disciplines et représentait, comme son nom l'indique, l'ensemble de la ville d'Athènes. La symbolique du club est également liée au patrimoine sportif privilégié des Grecs, les Jeux olympiques. Mais pas aussi directement que dans le cas du grand rival d'Olympiakos.

Le vert, couleur principale du club, et le trèfle, symbole principal du Panathinaikos, ont été créés en l'honneur du vainqueur du marathon de 1906 lors des Jeux dits intermédiaires (à l'époque, la Grèce s'opposait à ce que les Jeux olympiques fassent partie des différentes expositions universelles, comme ce fut le cas pour les Jeux olympiques d'été de 1900 à Paris et de 1904 à Saint-Louis aux États-Unis, et a donc organisé des Jeux olympiques "de protestation" à Athènes même).

Les résultats de cette compétition ont ensuite été retirés des statistiques officielles par le Comité international olympique, mais le marathon - une autre épreuve sportive purement grecque -, a été remporté par l'athlète canadien Billy Sherring. En raison de ses origines irlandaises, il portait sur son débardeur un trèfle, symbole national de l'Irlande. Les membres du Panathinaïkos de l'époque ont été tellement impressionnés par la performance de Sherring qu'ils ont voulu "adopter" sa persévérance, sa combativité et son esprit de victoire à travers le symbole du trèfle vert au sein de leur club.

AEK - Club des réfugiés grecs

En 1924, un club a été fondé à Athènes par de nouveaux résidents de la ville. Il s'agit de réfugiés d'origine grecque de Constantinople (aujourd'hui Istanbul) qui ont participé à la migration massive de population (jusqu'à deux millions de personnes) après la guerre gréco-turque entre 1919 et 1922. Celle-ci s'est déroulée sur le territoire de l'ancien Empire ottoman, qui s'est désintégré après la Première Guerre mondiale.

AEK signifie Athlitikí Énosis Konstatinoupóleos, l'association athlétique de Constantinople. L'emblème du club, un aigle bicéphale, symbole de Constantinople, fait également référence à l'ancienne terre d'accueil des immigrés. (Par ailleurs, le PAOK Thessalonique partage les mêmes racines historiques - fondateurs, nom et emblème).

Le "derby des ennemis éternels"

Le derby entre le Panathinaikos et l'Olympiakos est appelé le "derby des ennemis éternels" ou encore la "mère de toutes les batailles". Au-delà des performances sportives et des points forts des deux clubs, la concurrence et le ressentiment entre eux sont également dus au fait qu'ils représentent historiquement des classes sociales différentes.

Le Panathinaikos est une entité qui vient directement du centre d'Athènes et représente traditionnellement la classe supérieure et la classe dirigeante de tout le pays, étant considéré comme le porteur de l'héritage de la société culturelle traditionnelle de la capitale.

L'Olympiakos, quant à lui, en tant qu'entité de la ville portuaire du Pirée, a toujours attiré les travailleurs. C'est simplement parce que l'Olympiakos s'oppose à "ceux du centre", de la capitale, aux riches, aux puissants et à la classe dirigeante, qu'il a gagné et (selon la situation) continue de gagner des supporters dans toute la Grèce.

Ce type de conflit était beaucoup plus fondamental dans le passé, lorsque le fossé entre les différentes classes était plus prononcé pour des raisons sociales et politiques. Aujourd'hui, les "rênes" de la rivalité sont souvent tenues par des groupes de hooligans très importants.

Le fait que le Panathinaikos et l'Olympiakos soient les plus grands clubs grecs dans des sports autres que le football ajoute une autre dimension au derby des ennemis éternels (basket-ball, en volley-ball ou même en water-polo).

RIVALRIES | Episode 3: Greece | A Rivalry Like No Other – Panathinaikos vs Olympiacos

La rivalité dans le volley-ball

La rivalité entre le PAOK et l'Olympiakos s'étend également au volley-ball, où les deux clubs sont parmi les plus performants de Grèce. Leurs confrontations sont toujours très attendues et attirent de nombreux spectateurs passionnés.

En effet, la Super League Elláda ne fait pas vraiment rêver mais tous les amateurs de football n’attendent qu’une chose, la confrontation entre l’Olympiakos et le Panathinaikos. Une rivalité historique oppose les deux clubs athéniens depuis près de 90 ans. La capitale grecque est partagée footballistiquement en trois clubs : l’AEK Athènes, l’Olympiakos et le Panathinaikos. Mais c’est bien le « derby des éternels ennemis » qui déchaîne les passions.

La passion des supporters, l'enjeu sportif et l'histoire des deux clubs contribuent à faire de chaque match entre le PAOK et l'Olympiakos un événement mémorable.

L'ambiance particulière des derbies

L'atmosphère lors des derbies entre le PAOK et l'Olympiakos est souvent décrite comme électrique. Les supporters des deux camps créent une ambiance survoltée dans les tribunes, avec des chants, des drapeaux et des fumigènes. La passion est à son comble et les joueurs sont souvent portés par l'énergie de leurs supporters.

Guillaume raconte que, durant certains derbys face à l’Olympiakos, l’ambiance dépassait le rationnel : « J’ai déjà vécu un derby où ils ont débarqué à 300 ou 400, torses nus, en train de fumer des cigarettes dans la salle, avec des lasers, et en insultant l’équipe adverse. Une fois, les joueurs de l’Olympiakos ne sont pas passés derrière l’arbitre mais sous le filet pour éviter de recevoir des objets ou de se faire cracher dessus. »

Nos Blacks sont prévenus : « Si à Poitiers le public te donne chaud au cœur, au Pana ça te donne des frissons. »

Tableau des titres majeurs

Le tableau suivant présente le nombre de titres majeurs remportés par le PAOK et l'Olympiakos dans le volley-ball grec :

Club Championnats de Grèce Coupes de Grèce Total
PAOK 3 6 9
Olympiakos 31 16 47

Ce tableau illustre la domination historique de l'Olympiakos dans le volley-ball grec, mais le PAOK a également connu des succès notables ces dernières années.

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