Le basketball est un sport rempli de moments spectaculaires et de gestes athlétiques époustouflants. Parmi ces moments, certains paniers se démarquent par leur difficulté, leur improbabilité ou leur importance. Des "buzzer beaters" miraculeux aux dunks qui ont marqué l'histoire, plongeons au cœur de ces actions qui ont fait vibrer les fans du monde entier.

Les Buzzer Beaters : Quand la Chance et le Talent se Rencontrent
Un "buzzer beater" est un panier marqué au moment où le buzzer de fin de match retentit, la balle étant déjà en l'air. C'est un panier comme on n'en marque sans doute qu'une fois dans une vie de joueur, sauf à évoluer en NBA, bien sûr. Résultat : trois points et la victoire.
Un exemple parfait de "buzzer beater" est ce panier mis alors que le buzzer de fin du match résonne mais que la balle est déjà en l'air... pour atterrir parfaitement dans le cercle !
À deux secondes de la fin, le score est de 80-80. La prolongation approche... Mais le numéro 13 lance un long, très long tir en cloche vers le panier adverse... qui passe ! Grâce à lui, Coteaux du Luy remporte le match 83 à 80. Un panier digne des plus beaux exploits d'un Kobe Bryant ou d'un Dwyane Wade, ou de rejoindre le top 10 des paniers les plus fous.
Devonte Graham a également marqué l'histoire de la NBA avec un "buzzer beater" exceptionnel. Oklahoma City et La Nouvelle Orleans semblaient partis pour disputer la prolongation après un panier déjà lointain et improbable signé Shai Gilgeous-Alexander pour le Thunder. Ce dernier avait reçu la gonfle avec 4''5 à jouer dans le temps réglementaire et faisait mouche à 1''4 du buzzer. NOLA remettait le ballon en jeu, Graham s'avançait à hauteur de sa ligne à trois points avant de lancer une prière en direction du panier opposé. Bingo ! Avec la planche. Le panier de la gagne (113-110). Ancien joueur de Kansas, le meneur des Pelicans se trouvait à 61 pieds du panier, soit 18,6 mètres. C'est le plus long «buzzer beater» au cours des 25 dernières années…
Un autre panier incroyable a été marqué par LeBron James, le panier de la gagne pour les Lakers, face à Golden State (103-100).
Stephen Curry : L'Artiste des Paniers Improbables
Les 30 meilleurs paniers à trois points de Stephen Curry en carrière 💦
Stephen Curry a une fois de plus scotché l’assemblée. Alors qu’il se dirigeait vers le tunnel menant aux vestiaires, son échauffement terminé, le joueur des Golden State Warriors s’est amusé à tenter le shoot de l’autre côté du parquet. Stephen Curry a encore inscrit un panier complètement dingue, tenté depuis le tunnel qui mène aux vestiaires.
N’ayons pas peur des mots, Stephen Curry vient très certainement de rentrer le panier le plus difficile et le plus improbable de l’histoire de la NBA. Alors qu’il venait d’en finir avec son échauffement et qu’il se dirigeait tranquillement vers le tunnel menant aux vestiaires, le meneur des Golden State Warriors, réputé pour son aisance dans l’exercice des tirs à trois points, s’est pris au jeu et a tenté un shoot très (très) longue distance.
Conscient de ce qu’il venait de réaliser, Stephen Curry a embrayé sur quelques pas de danse, levant les bras vers le ciel avant de courir comme un fou vers son vestiaire.

Le Dunk : De la Banale Action au Geste Spectaculaire
Ce geste spectaculaire qui fait trembler les paniers et exploser les salles. Le dunk. Le smash. Le geste ultime qui incarne la puissance brute du basketball moderne.
Le premier dunk documenté en match officiel est attribué à Joe Fortenberry, joueur de l’équipe américaine olympique, qui aurait réalisé ce geste lors des Jeux Olympiques de Berlin en 1936. Cependant, le premier dunk en NBA reste difficile à identifier avec certitude, car ce geste n’était pas encore considéré comme spectaculaire à l’époque et n’était donc pas systématiquement enregistré dans les années 1940-1950.
Replongeons-nous dans les années 1930, une époque où l’histoire du basketball s’écrivait encore avec des règles très différentes de celles d’aujourd’hui. Le basket était alors considéré comme un sport de finesse et d’adresse, pas comme une démonstration athlétique aérienne. C’est dans ce contexte que Joe Fortenberry, un joueur américain mesurant 1m93 (ce qui était considérable pour l’époque), réalise ce qui est aujourd’hui reconnu comme le premier dunk documenté de l’histoire. La scène se déroule lors des Jeux Olympiques de Berlin en 1936, ce tournoi historique qui marquait les débuts du basketball aux Jeux Olympiques.
Mais voici où l’histoire devient plus nuancée et complexe. À cette époque, le dunk n’avait absolument rien de spectaculaire ou d’exceptionnel dans l’esprit des joueurs et des observateurs. C’était simplement considéré comme un tir à très courte distance, une façon pragmatique de marquer deux points sans risquer de rater. Le problème fondamental pour identifier avec certitude le “premier” dunk en NBA vient du fait que la ligue n’enregistrait pas systématiquement ce type d’information dans ses premières décennies d’existence. Les journalistes de l’époque ne décrivaient pas les dunks dans leurs comptes-rendus de matchs, tout simplement parce que ce geste n’avait rien de remarquable.
Ce qui est certain, c’est que dans les années 1950 et 1960, avec l’arrivée de joueurs de plus en plus athlétiques et de plus en plus grands, le dunk est devenu progressivement plus fréquent dans le jeu professionnel. Des joueurs comme Wilt Chamberlain (2m16) et Bill Russell (2m06) dunkaient régulièrement lors de leurs matchs, mais personne n’y prêtait vraiment attention.

L'Interdiction du Dunk : Une Décennie Sombre
Voici un chapitre absolument incroyable de l’évolution du basketball que peu de gens connaissent aujourd’hui : le dunk a été interdit pendant près de 10 ans dans le basketball universitaire américain. Oui, vous avez bien lu. En 1967, la NCAA (la fédération du basketball universitaire américain) prend une décision radicale et controversée : elle interdit purement et simplement le dunk en match officiel. Cette règle restera en vigueur jusqu’en 1976, privant toute une génération de joueurs universitaires de ce geste spectaculaire.
Mais pourquoi une telle décision ? La raison officielle invoquée par la NCAA était la “sécurité des installations”. Les dirigeants prétendaient que les dunks répétés risquaient d’endommager les paniers, de casser les planches en verre et de créer des situations dangereuses pour les joueurs. Car la vraie raison, celle dont tout le monde parle mais que personne n’assume officiellement, porte un nom et un prénom : Lew Alcindor, qui deviendra plus tard Kareem Abdul-Jabbar. Ce joueur absolument dominant de l’université UCLA (2m18 de pure domination athlétique) écrasait littéralement la compétition universitaire à coups de dunks dévastateurs. Les dirigeants de la NCAA, face à cette domination jugée excessive et peu spectaculaire pour le public, décident d’agir. L’interdiction du dunk visait clairement à rééquilibrer la compétition en neutralisant l’arme principale des pivots géants comme Kareem Abdul-Jabbar.
Cette période sombre de l’histoire du basketball montre à quel point les règles peuvent être utilisées pour contrôler le style de jeu et limiter la domination de certains joueurs. Imaginez aujourd’hui une NBA sans dunks, sans alley-oops, sans posters dévastateurs.
Le Retour Triomphal du Dunk et l'Ère de Dr. J
1976. Enfin. Après neuf longues années d’interdiction absurde, la NCAA rétablit officiellement le dunk dans le basketball universitaire. Le geste le plus spectaculaire du basket retrouve enfin ses lettres de noblesse, et avec lui, c’est toute une nouvelle ère qui s’ouvre pour le basketball moderne.
Et qui incarne mieux que quiconque ce retour triomphal du dunk ? Julius Erving, surnommé “Dr. J”, le poète des airs, celui qui va littéralement transformer ce simple geste en forme d’art à part entière. Arrivé en NBA en 1976 après avoir dominé l’ABA (la ligue rivale de la NBA), Dr. Julius Erving ne se contentait pas de dunker pour marquer deux points de façon efficace. Non, lui dunkait pour créer de l’émotion, pour raconter une histoire, pour transformer chaque action en moment de poésie athlétique. Ses dunks en course, ses 360°, ses windmills (moulins à vent), ses tomahawks dévastateurs ont littéralement redéfini ce qu’un joueur de basket pouvait accomplir dans les airs.
L’impact de Dr. J sur la popularisation du dunk est absolument colossal. Il a transformé ce geste d’un simple tir efficace en symbole ultime de l’athlétisme basketballistique.

Le Slam Dunk Contest : La Consécration du Dunk
En 1984, la NBA franchit un nouveau cap dans la célébration du dunk en créant le Slam Dunk Contest lors du All-Star Weekend. Ce concours de dunks va devenir l’un des événements les plus attendus de la saison, transformant les meilleurs dunkeurs en véritables stars du spectacle. Larry Nance remporte le premier concours, mais c’est véritablement Michael Jordan en 1987 et 1988 qui élèvera cet événement au rang d’institution incontournable.
Le dunk est passé d’un geste banni et méprisé à l’élément le plus spectaculaire et le plus célébré du basketball moderne. Aujourd’hui, plus de 50 ans après sa réhabilitation, le dunk est devenu bien plus qu’un simple geste technique dans l’arsenal d’un basketteur. Il est devenu l’âme même du basketball moderne, le symbole ultime qui incarne l’athlétisme, la domination physique, l’explosion et l’émotion pure que peut générer ce sport.
Le dunk raconte une histoire de domination, d’audace, de créativité sans limites. Il représente ce moment où un joueur s’élève au-dessus de la défense adverse, défie les lois de la physique et impose sa volonté avec une puissance brute qui fait exploser les paniers et les salles entières.
Darryl Dawkins : Le Briseur de Paniers
Darryl Dawkins était un drôle de bestiau. Une bête physique aux déclarations audacieuses qui donnait même des noms à ses dunks. Le 13 novembre 1979, il fracassait son premier panier en NBA.
En novembre 1979, Larry Bird et Magic Johnson font leurs entrées en NBA quelques mois après une finale NCAA entre les deux hommes et leurs universités qui avait captivé tout le pays. Mais alors que le monde du basket se concentre sur les débuts de ces deux joueurs spéciaux, un marsupilami musculeux venu de Philadelphie du nom de Darryl Dawkins va leur voler la vedette le soir du 13 novembre.
Alors que les Sixers de Julius Erving et Maurice Cheeks sont dominés en début de match, le pivot Darryl Dawkins va sonner la révolte. Servi sur la droite de la raquette, l’animal de 2m11 et 113 kilos monte au dunk sur la truffe du pauvre arrière adverse Otis Birdsong. Ce dernier a la bonne idée de s’écarter rapidement du panier puisque ce dernier s’apprête à (dé)céder.
Selon un témoignage d’un spectateur, le bruit a donné l’impression « qu’une bombe explosait au milieu du parquet », rien que ça. Après cette action, le match est interrompu le temps de changer de panier et de nettoyer le terrain. Il y a, en effet, plus de verre brisé répandu sur le sol que sur celui d’un bar irlandais après la Saint-Patrick.
Darryl Dawkins est l’une des raisons pour lesquelles les infrastructures des paniers NBA ont été renforcées. Ce monstre physique est resté 14 saisons en NBA et son amour pour le basket-ball l’a même poussé à jouer 11 années de plus à travers le monde.

Nikola Jokic : Le Génie Serbe et ses Paniers Improbables
Loin de la fièvre parisisienne, le Serbe Nikola Jokic a réussi une nouvelle performance monstrueuse et ajouté un panier unique à sa collection. Le pivot serbe a de nouveau réussi un match total pour mener les Denver Nuggets, champions en 2023, à une 4e victoire de suite, 132 à 123 contre les Sacramento Kings.
Il n’est que le deuxième joueur de l’histoire à réussir un match avec au moins 35 points, 20 rebonds et 15 passes, après la légende Wilt Chamberlain.
Le Serbe a également réussi un panier improbable à la sirène du 3e quart-temps, propulsant nonchalamment le ballon à une seule main depuis sa propre ligne à 3 points jusque dans le panier défendu par les Kings.
« Je n’ai pas voulu tout faire moi même, j’ai juste joué naturellement, de la bonne façon », a déclaré Jokic, qui a également appris jeudi sa 7e sélection pour le All-Star Game.
Sur une bonne dynamique, Denver est 4e à l’Ouest (28-16).
Chuck Connors : Un Briseur de Panier Précurseur
1946, fin d’une période assez peu sympathique sur la planète Terre. Les pays marqués par la guerre se reconstruisent et même si ce n’est pas forcément la priorité absolue, le sport professionnel commence doucement à refaire surface. Aux Etats-Unis se lance une ligue de basket-ball professionnelle, la Basketball Association of America (BAA, qui deviendra NBA).
Le « héros » de cette histoire s’appelle Chuck Connors. Connors était joueur professionnel de base-ball entre 1940 et 1942, mais il a quitté ce sport pour rejoindre l’armée des Etats-Unis lors de la fin de la Guerre. Fatigué de taper des petites balles et de devoir rejoindre des bases, il se mue en basketteur professionnel en 1946 et rejoint les Boston Celtics.
En ce 5 novembre, l’équipe du Massachussetts reçoit les Chicago Stags dans le deuxième match de l’histoire de la franchise et le premier à domicile.
Alors on vous voit venir, vous vous demandez quel type de dunk ravageur il a pu utiliser pour délabrer ce pauvre plexiglass. Eh bien la réponse c’est… aucun.
Le coup d’envoi de la rencontre sera ainsi retardé d’une heure, le temps qu’un autre panier soit mis en place, et les Celtics s’inclineront finalement 57 à 55.
Connors ne jouera que 53 matchs dans la Grande Ligue, soit un nombre moins élevé que celui de ses apparitions dans des productions audiovisuelles par la suite (il est apparu dans 81 films ou séries télévisées entre 1952 et 1991, oui on a compté).
| Joueur | Équipe | Type de Panier | Année |
|---|---|---|---|
| Joe Fortenberry | Équipe américaine olympique | Premier dunk documenté | 1936 |
| Darryl Dawkins | Philadelphie Sixers | Dunks brisant le panier | 1979 |
| Stephen Curry | Golden State Warriors | Panier du tunnel des vestiaires | N/A |
| Devonte Graham | La Nouvelle Orleans Pelicans | Buzzer beater de 18,6 mètres | N/A |
| Nikola Jokic | Denver Nuggets | Panier de sa propre ligne à 3 points | N/A |
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