Depuis le coup d’envoi des Jeux olympiques de Paris, les tatouages à l’effigie des célèbres anneaux imaginés en 1913 par Pierre de Coubertin fleurissent sur la peau de nombreux athlètes, que ce soit dans le cou, sur la hanche ou au poignet.
Leur inscription dans la chair, au-delà de sa simple esthétique, représente un accomplissement personnel et professionnel pour ces sportifs, liés par un sentiment d’appartenance à la communauté olympique. Non seulement rappel du passé, ce tatouage est aussi une source de motivation pour l’avenir.

Une tradition olympique ancrée dans l'histoire
L’histoire de cette tradition remonte aux JO de Séoul, en 1988. Puis il y prend goût, et se fait graver une seconde fois le logo olympique à l’arrière du biceps droit. « Je le vois comme un rite de passage », expliquait-il alors.
Sans le savoir, le détenteur de deux médailles d’or olympique a lancé une mode qui perdure encore de nos jours.
L'accomplissement gravé dans la peau
Participer aux Jeux olympiques est souvent l’aboutissement de plusieurs années de dévouement, d’entraînement intensif et de sacrifices personnels. Ce tatouage devient donc une marque indélébile de cet accomplissement.
Michael Phelps, le nageur américain le plus décoré de l’histoire olympique, arbore fièrement les anneaux olympiques sur sa hanche. Pour le champion, ce tatouage représente ses 23 médailles d’or et les innombrables heures passées à s’entraîner.
Chaque athlète dispose en son for intérieur d’une histoire unique liée à sa participation aux Jeux. Qu’il s’agisse d’une médaille d’or ou d’une qualification après des années d’efforts, les anneaux olympiques symbolisent des souvenirs impérissables.
Ils rappellent des moments de gloire, de déception, de camaraderie et de dépassement de soi. Pour l’athlète britannique Mo Farah, qui a les anneaux tatoués sur son bras après avoir remporté deux médailles d’or en course de fond à Londres en 2012, ce tatouage est un rappel constant de ses succès et de son parcours difficile.
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Une tendance qui s'étend à toutes les disciplines
Les athlètes tatoués sont légion. D’abord cantonnée aux nageurs, la tendance s’est ensuite propagée aux autres disciplines olympiques, comme l’athlétisme. Les pointures de la discipline Allyson Felix, Noah Lyles où encore Gabby Thomas ont les anneaux gravés dans la peau.
« Je me souviendrai toujours de cette période incroyable de ma vie (ses participations aux JO) », avait expliqué cette dernière, médaillée d’or sur le 200 m ce mardi. Gymnastes, kayakistes ou encore tireurs : les athlètes tatoués « JO » - que l’inscription soit sobre, excentrique, en couleurs…- sont désormais légion dans une grande partie des disciplines.

Les tatouages polynésiens : une autre forme d'expression
Très tendance depuis le début des années 2000, le tatouage d’inspiration polynésienne a peu à peu remplacé les tatouages traditionnels. Plébiscités par les nageurs ou les rugbymen, surtout ceux de l’hémisphère Sud, ces tatouages sont-ils faits pour vous ?
A l’origine, les tatouages polynésiens servaient à exprimer l’identité et la personnalité de celui qui les portait. Il existe différents dessins au sein du style polynésien, chaque île ayant ses spécificités en matière de tatouages : le style marquisien, tahitien, samoan, hawaïen, maori…
Les motifs, ainsi que leur emplacement sur le corps, ont des signification bien précises. Souvent symboles de virilité aujourd’hui, les tatouage polynésiens sont supposés raconter l’histoire de celui qui les porte, il est donc primordial de choisir avec soin le motif, l’endroit du corps, la taille et le style des tatouages que voulez porter.
Les considérations importantes avant de se faire tatouer
Se faire tatouer n’est pas une décision que l’on prend à la légère. S’il est évident qu’il faut bien penser au motif du tatouage, il ne faut pas oublier de bien réfléchir également à l’endroit du corps où vous souhaitez le graver.
Cela paraît évident, mais certains ne se rendent pas toujours complètement compte du caractère quasi-définitif du tatouage. Certes il existe de nouveaux procédés utilisant les rayons lasers pour détruire les pigments des tatouages, mais ces méthodes sont coûteuses, souvent douloureuses et très longues.
Se faire tatouer, c’est accepter de prendre un risque : celui d’être déçu. Soit parce que le dessin ne correspondrait pas complètement à vos attentes, soit plus tard si vous vous lassez de vos tatouages ou qu’ils ne sont plus en adéquation avec votre personnalité.
Superstition et prudence
Attention toutefois, une superstition existe autour de ce symbole mythique : il est déconseillé de se le faire tatouer avant la compétition.