Le Panathinaïkos est un club emblématique du basketball européen, riche d'une histoire jalonnée de succès et de moments mémorables. Ce club, plus qu'une simple équipe, incarne une partie de l'identité athénienne et de la passion grecque pour le sport.

Fondation et Identité
Le Panathinaïkos a été fondé en 1908. Dans la langue d’Homère, pan signifie ‘’tout’’ et qu’athenaïque renvoie aux Athéniens. Le Panathinaïkos, c’est donc par définition le club de tous les Athéniens, de tout Athènes. Déjà en Grèce antique, le terme était utilisé pour symboliser l’unité de la cité athénienne, à l’image des Panathénées, une fête annuelle où tous les habitants sans exception défilaient en procession.
Le nom viendrait d’un fameux discours, le Panathénaïque, prononcé par Isocrate au milieux du 4ème siècle av. J.-C., où l’orateur rendait hommage aux Athéniens pour leur éducation, leur démocratie et leur puissance militaire.
Rétrospective : Panathinaïkos contre Fenerbahçe, jeudi
Palmarès Éblouissant
Le Panathinaïkos possède un palmarès impressionnant, tant au niveau national qu'européen. Si l’on considère maintenant le championnat national, c’est encore le « Pana » qui domine avec 34 championnats glanés, avec une domination importante depuis les années 1960 et surtout pendant les années 2000. Entre 2000 et 2010, le « Pana » c’est 9 titres de champions ! Tandis que le rival éternel du Pirée en compte 12 dont une série assez incroyable dans les années 1990 (titrée en 1993, 1994, 1995, 1996 et 1997). Un palmarès national donc largement dominé par les deux ogres Athéniens, l’Aris Salonique arrivant bon troisième (avec 10 championnats, merci Nick Gàlis !) et l’AEK Athènes quatrième (avec 8 championnats). Tous deux ayant glanés ces titres il y a de nombreuses années.
Le club a remporté 7 titres d'Euroligue (1996, 2000, 2002, 2007, 2009, 2011, 2024). En effet, l’Olympiakos (la section basket ayant été créé en 1931) a remporté trois fois l'Euroligue (1997, 2012, 2013) contre six pour le Panathinaïkos (1996, 2000, 2002, 2007, 2009 et 2011). Palmarès Européen largement affiché par « les verts », leur logo arborant fièrement 6 étoiles.
Avec le Pana, sextuple champion d'Europe (1996, 2000, 2002, 2007, 2009, 2011), et le Barça, sacré deux fois (2003, 2010), ce sont deux des clubs les plus puissants de la décennie qui vont à nouveau en découdre. Chacun d'entre eux a participé à trois des quatre derniers Final Four.
Tableau Récapitulatif des Titres Majeurs
| Compétition | Nombre de Titres | Années |
|---|---|---|
| Euroligue | 7 | 1996, 2000, 2002, 2007, 2009, 2011, 2024 |
| Championnat de Grèce | 34 | Domination importante depuis les années 1960, surtout pendant les années 2000 |
Effectif Actuel
L'équipe actuelle du Panathinaïkos est composée de joueurs talentueux venant de divers horizons. Voici un aperçu de l'effectif :
- Entraîneur : Ergin Ataman
- Président : Panagiotis Triantopoulos
- N°35 K. Faried (USA, Pivot)
- N°22 J. Grant (USA, Arrière)
- N°40 M. Grigonis (LIT, Arrière)
- N°41 J. Hernangomez (ESP, Ailier)
- N°8 R. Holmes (USA, Pivot)
- N°5 P. Kalaïtzakis (GRE, Arrière)
- N°24 I. Kouzeloglou (GRE, Pivot)
- N°26 M. Lessort (FRA, Pivot)
- N°44 K. Mitoglou (GRE, Ailier)
- N°25 K. Nunn (USA, Arrière)
- N°6 C. Osman (TUR, Ailier)
- N°17 N. Rogkavopoulos (GRE, Ailier)
- N°20 A. Samodurov (GRE, Ailier)
- N°0 T. Shorts (USA, Arrière)
- N°10 K. Sloukas (GRE, Arrière)
- N°27 V. Toliopoulos (GRE, Arrière)
- N°77 O. Yurtseven (TUR, Pivot)
Ergin Ataman est l'actuel entraîneur du Panathinaïkos.

Prolongation de Contrats Clés
Le propriétaire et président du Panathinaïkos, Dimitris Giannakopoulos, a annoncé sur Instagram que le champion d'Europe en titre allait prolonger Cedi Osman et Kendrick Nunn. Selon son président, le riche homme d'affaires et fabricant pharmaceutique grec Dimitris Giannakopoulos, Kendrick Nunn et Cedi Osman vont rempiler avec le dernier vainqueur de l'Euroligue.
Sur Instagram, Giannakopoulos a confirmé mercredi soir que Nunn allait prolonger son contrat pour trois saisons supplémentaires sans option pour retourner en NBA. Il devrait toucher 4,5 millions d'euros par saison, une somme totalement garantie, ce qui ferait de l'Américain le joueur le mieux payé d'Europe, dépassant le joueur du rival de l'Olympiakos Sasha Vezenkov. Arrivé au « Pana » en 2023, Nunn tourne à 20,8 points et 4,2 passes décisives en moyenne cette saison (32 matches joués).
En plus de Nunn, le Panathinaïkos va aussi prolonger Cedi Osman. Le Turc, arrivé dans le club grec cette saison, va s'engager pour deux saisons supplémentaires. En 2024-2025, Osman affiche des moyennes de 7,9 points et 2,4 rebonds en 31 rencontres. Après une première partie de saison mitigée, il a haussé le curseur depuis le mois de janvier et est désormais un rouage essentiel dans la réussite de son équipe.
À une journée de la fin de la saison régulière en Euroligue, le Panathinaïkos est troisième (21 victoires - 12 défaites) et assuré de se qualifier directement pour les play-offs. Le club disputera son dernier match vendredi soir contre l'Étoile Rouge Belgrade (20h15), un match où les deux joueurs prolongés devraient avoir un rôle important à jouer.
Calendrier Récent
Voici un aperçu des résultats récents du Panathinaïkos :
- 30/09/25 : Panathinaïkos 87-79 Baye. Munich
- 03/10/25 : Panathinaïkos 96-103 FC B. Barcelone
- 09/10/25 : Bask. Vitoria 84-86 Panathinaïkos
- 15/10/25 : Panathinaïkos 91-85 Asvel
- 17/10/25 : Anad. Istanbul 81-95 Panathinaïkos
- 24/10/25 : Virt. Bologne 92-75 Panathinaïkos
- 28/10/25 : Panathinaïkos 99-85 Macc. Tel Aviv
- 31/10/25 : Monaco 92-84 Panathinaïkos
- 05/11/25 : Etoi. Belgrade 86-68 Panathinaïkos
- 11/11/25 : Paris 95-101 Panathinaïkos
- 13/11/25 : Real. Madrid 77-87 Panathinaïkos
- 20/11/25 : Panathinaïkos 103-82 Dubaï
Le club continue de jouer des matchs passionnants dans la saison régulière, affrontant des équipes redoutables à travers l'Europe.
Rivalités Historiques
Le Panathinaïkos entretient une rivalité intense avec l'Olympiakos, un autre club majeur d'Athènes. Comme beaucoup de derbys, il tient sa source dans l’origine des clubs. En gros, le Pana était l’équipe supportée par la haute société, la classe bourgeoise, et l’Olympiakos celui de la classe populaire, vu qu’il se situe dans le port du Pirée, près d’Athènes.
Au niveau des résultats, ce sont les deux plus gros clubs du pays, donc ça contribue à accentuer la rivalité. D’ailleurs, depuis que Cissé est parti du Pana, il n’y a presque même plus de rivalité, l’Olympiakos est trop fort. Mais, le Pana a un truc en plus : c’est le seul club grec à avoir été jusqu’en finale de la Coupe des Clubs Champions, en 1971 contre l’Ajax (finale perdue).
Mais disons que le Pana, en position de faiblesse sportive, essaye d’aller titiller l’ogre qu’est l’Olympiakos, donc ça a déplacé un peu la source du derby sans le dénaturer, vu qu’il ne pourra jamais disparaître. Après, ce qui les distingue quand même, ce sont les couleurs : le rouge pour l’Olympiakos, le vert pour le Pana. Quand tu vas à Athènes, ça se voit : il y a des tags de partout dans la ville, pour l’un ou pour l’autre. Tu es Pana, ou tu es Olympiakos. Tu ne peux pas être les deux ! Et c’est un degré encore deux ou trois fois supérieure aux rivalités qu’on a en France entre Lyon/ASSE ou PSG/OM.
La source, elle, a évolué : ce n’est plus une lutte de classes, mais une lutte entre deux clubs rivaux, tout simplement. Ce qui est « beau », c’est que la rivalité se retrouve dans tous les sports. Basket, waterpolo, volley, féminins comme masculins.
Au foot, la réputation de l’Olympiakos est liée à celle de Marinakis, le président de l’équipe, qui a la réputation que l’on connaît. C’est à dire matchs arrangés, arbitres cléments, et j’en passe. Du coup, c’est ce qui alimente le derby : le Pana se place en victime face à l’Olympiakos protégé par les instances. Il y a un peu de vrai et de faux là-dedans, je dirais.
Sinon, les deux clubs sont réputés pour avoir des supporters de feu, là-dessus ça fait un point commun ! Gate 7 (Olympiakos) vs Gate 13 (Pana). Ils sont réputés comme virulents, voire violents si on joue sur les mots. Pas impossible de les voir sur des fights avant les matchs, aussi.
La rivalité reste intacte dans le basketball également.

Informations Supplémentaires
- Site officiel : Panathinaïkos Athènes
- Siège : 47 Armatololon and Klefton Str. Athènes
- Stade : Olympic Indoor Hall
- Capacité : 19250 places
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