Le club de football d'Aix-Noulette, situé près de Lens, a une histoire riche et complexe, marquée par des moments de joie, de déception et de renaissance. Ce club, ancré dans son village, a vu passer des joueurs talentueux, dont certains ont connu un destin exceptionnel.

Les débuts et l'importance locale
Dans les tribunes du stade Bollaert, on pouvait trouver toute la famille, les amis et même le premier entraîneur d'Aix-Noulette, le village près de Lens, quand un jeune joueur avait 6 ans. Le club a toujours eu une forte connexion avec sa communauté locale, rassemblant les habitants autour de leur passion commune pour le football.
Les formes anciennes du nom de la commune incluent Aisse (1122), Haiz (1180), Hais (1202), Ais (1217), Ez (1255), Eis (XIIIe siècle), Ays (1272), Ays-en-le-Gohelle (1343), Ays versus Bethuniam (XIVe siècle), Aiz (1425), Ays-en-Gohelles (1507), Aix (1663), et Ex (1679). La pairie d’Aix-Noulette faisait partie du bailliage de Lens, en 1789, et suivait la coutume d'Artois. Son église paroissiale, diocèse d'Arras, doyenné de Lens, était consacrée à saint Germain.
L'histoire de Thomas Delaine
L'histoire de Thomas Delaine est intimement liée à celle du club. Formé à Lens, Delaine a connu des moments difficiles avant de s'épanouir pleinement. « Le temps a adouci les choses mais je mentirais si je disais qu'il n'y a pas une petite forme de revanche chez moi », avoue celui qui avait signé un contrat pro de deux ans quand Antoine Sibierski était directeur sportif.
« Un mois après, Mamadov est arrivé et Lens a changé de projet, regrette-t-il. Le coach (Antoine Kombouaré) ne m'a jamais appelé en pro, même pas pour un entraînement. » Pendant deux ans, Delaine s'est retrouvé cantonné à la réserve en CFA. « Peu à peu, je me suis découragé, poursuit-il. Avec Lens, je dirais que les torts sont partagés. Je ne cracherai jamais sur ce club qui m'a formé en tant qu'homme et footballeur. Mais, à la fin, ils m'avaient déformé... J'étais cassé. »
A la fin de son contrat en juin 2015, Delaine était tout près de signer à Noeux-les-Mines en Division d'Honneur. « Dans ma tête le foot de haut niveau, c'était fini », se souvient-il. « Mais je l'ai convaincu de venir chez nous, explique Reynald Dabrowski, l'entraîneur d'Arras, à l'époque en CFA. Je le connais depuis gamin. A 14 ans, il avait des tests d'endurance déjà extraordinaires. Lens a peut-être loupé quelque chose avec lui. Mais parfois les clubs ont tendance à aller chercher ailleurs ce qu'ils ont sous la main... Quand il est arrivé à Arras, il était en plein doute. Mais il a su se reconstruire. »
Renaissance à Arras
« Ça m'a fait du bien de me retrouver avec des adultes et plus avec les jeunes, reprend Delaine. A Lens, j'avais tendance à baisser les bras rapidement quand ça devenait compliqué. Je me sentais bridé, j'osais moins prendre mon couloir. A Arras, j'ai senti de la confiance autour de moi, ça m'a libéré. J'avais trouvé le cadre familial qui suffisait à mon épanouissement. »
Quinze jours après avoir signé un CDI de jardinier paysagiste avec la ville d'Arras, il a tenté, après de longues hésitations, l'aventure parisienne. Et Bip Bip, son surnom dans les vestiaires (animal de dessin animé réputé par sa vitesse), s'est affirmé comme l'un des meilleurs latéraux gauche de L 2.
« Avec le staff d'Arras, on est devenus des habitués des matchs du Paris FC le vendredi sur BeIN, sourit Reynald Dabrowski. Je ne suis pas surpris par l'ascension de Thomas. Il a gardé ses qualités de vitesse et d'explosivité, tout en progressant défensivement. Il peut encore aller loin. »
« Ces retrouvailles avec Lens et Bollaert où j'allais tout petit avec mon père sont forcément spéciales. Ça va remuer beaucoup de choses en moi, mais je vais essayer de savourer sans me laisser dépasser par le contexte car il y a un gros enjeu », conclut Thomas Delaine.
Intérêt de la Ligue 1 et de l'Angleterre
Mardi contre Châteauroux, le club anglais d'Everton avait envoyé des émissaires pour superviser Thomas Delaine. Sous contrat jusqu'en juin 2019, le latéral gauche est l'un des joueurs du Paris FC les plus suivis. Les prétendants ne manquent pas, que ce soit en L 1 ou à l'étranger (Angleterre, Belgique). En France, c'est Reims, promu en L 1, qui a le plus avancé sur le dossier. Son transfert pourrait se finaliser entre 1 et 2 M€.
« C'est la première fois que je suis confronté à cette situation, reconnaît Delaine. C'est pour ça que j'ai dit à mon agent que je ne voulais rien savoir ni rien entendre avant la fin du championnat avec le Paris FC. Je reste focalisé sur notre objectif et je ne veux pas me polluer l'esprit avec tout ça. »
Le club d'Aix-Noulette, à travers l'histoire de ses joueurs, continue de nourrir les rêves et les passions de sa communauté. L'histoire de Thomas Delaine est un exemple inspirant de persévérance et de succès, qui résonne encore aujourd'hui dans les cœurs des supporters du club.
Aix Football club : Futsal - match Aix /Echirolles
