Le Palais de Tokyo, lieu d'effervescence naturelle où le béton brut révèle des démarches subtiles, a été le théâtre d'événements marquants, allant des vernissages d'expositions aux célébrations sportives et artistiques.

Vue extérieure du Palais de Tokyo.
Le Palais de Tokyo et l'Art
C'est à la mi-février qu'a eu lieu au Palais de Tokyo, le vernissage des expositions Le Bord des Mondes, Takis et Bouchra Khalili (jusqu’au 17 mai 2015). Cette nouvelle saison du Palais de Tokyo se fonde sur la conviction que l’art a souvent été fécondé, enrichi par la curiosité à l’égard de savoirs ou de pratiques qui paraissent extérieurs à son territoire : horizons lointains, technologies, science, et parfois politique.
L’exposition Le Bord des mondes (jusqu’au 17 mai 2015) révèle les recherches de visionnaires au-delà du territoire traditionnel de l’art et invite à chevaucher la faille qui habituellement sépare la création artistique et l’invention créative. Simultanément, le Palais de Tokyo rend hommage à cette figure majeure qu’est Takis. Artiste autant qu’inventeur, « savant intuitif », Takis n’a cessé de chercher à capter les énergies invisibles en mariant l’art à la science. Enfin, Bouchra Khalili, lauréate du prix Sam pour l’art contemporain 2013, révèle à partir de films, de photographies et documents les potentialités narratives que firent naître les récits et légendes révolutionnaires de l’Algérie des années postcoloniales.
C’est par ces histoires que le Palais de Tokyo invite en cette saison à « arpenter l’intervalle » (Jean-Michel Alberola). Une saison qui concrétise la capacité de ce musée à proposer des expériences et des parcours artistiques très diversifiés. Certains comme Takis sont interactifs, d’autres plus contemplatifs, mais permettent à chacun de trouver sa voie entre découverte et intérêt.
La S.A.P.E. au Palais de Tokyo
Lors du vernissage des expositions, l’expérience permettait de vivre en live un phénomène plus souvent vu en photos: celui des Sapeurs du Congo. La S.A.P.E (Société des Ambianceurs et Personnes Élégantes), est un mouvement né dans les années 1960 à Brazzaville (République démocratique du Congo), qui s’est depuis répandu dans des foyers tels que Kinshasa (République démocratique du Congo) et Paris. Comment réinventer son identité, comment sublimer l’existence, et défier la norme ?
Communauté protéiforme et complexe, la S.A.P.E. fait de ses adeptes des fidèles dévoués à l’art vestimentaire. La S.A.P.E. unit ses membres au travers de divinités, de rituels, de croyances et, d’une science, la «Sapologie», dont les finalités sont d’ériger le vêtement au rang de langage et d’œuvre à part entière. L’art de la S.A.P.E. est avant tout lié à l’éloquence et à la véhémence du sapeur, un fidèle au service des dieux, dont la mission est d’exceller dans une performance où chacun de ses vêtements «parle» et se fait le signe d’une identité magnifiée.
Lors de la performance, l’équipe des sapeurs a rendu hommage aux créateurs Yohji Yamamoto et Jean-Charles de Castelbajac, dieux de la mode auxquels ils vouent un culte absolu, et dont le dernier leur a accordé sa présence, dansant d’un rythme il faut le reconnaître moins soutenu que celui de ces fans africains. On a pu constater que l’on peut être sapeur congolais et supporter du PSG ;). Le spectacle inclut aussi quelques sacrifices, comme une sorte de rituel, ou se retrouve éventré et déchiré les éléments d’un costume qui a vénéré l’élégance le temps d’une soirée.
Défilé de Sapeurs Congolais au Palais de Tokyo.
Neymar et le Palais de Tokyo
Le Palais de Tokyo a également été le lieu de célébrations pour des personnalités du PSG. Neymar, par exemple, a fêté son 28e anniversaire au Yoyo, la boîte de nuit du Palais de Tokyo. Malgré une pluie battante, de nombreux invités, dont des coéquipiers comme Angel Di Maria et Leandro Paredes, ainsi que des personnalités comme Memphis Depay, ont rejoint la fête. L'événement, placé sous le signe d'une "fête blanche", a rassemblé des figures emblématiques du monde du football et du divertissement.
L’anniversaire de Neymar, avec ses excès en tout genre, n’a jamais été une très bonne publicité pour le club de la capitale. L’an passé, le buteur de la Seleçao avait loué la discothèque du Palais de Tokyo, un célèbre musée d’art moderne du 16e arrondissement, le 2 février. Personne n’a oublié les images de Yuri Berchiche enivré en 2018. Ni celle de Neymar dansant béquilles à la main en 2019, après sa deuxième grave blessure au pied droit. De quoi agacer les décideurs parisiens.
Le PSG et la Ligue des Champions
Auteurs d’une prestation étincelante en finale, les Parisiens ont écrasé l’Inter Milan (5-0) samedi, à Munich, pour le gain de la première Ligue des champions de leur histoire. Certainement l’année où on l’attendait le moins, alors que le PSG avait fait le choix de la jeunesse, du collectif, de la patience après l’ère des stars. La C1, ça se mérite.
Donnés pour morts avant d’affronter Manchester City, fin janvier, les joueurs de Luis Enrique ont tour à tour écarté Brest, Liverpool, Aston Villa et Arsenal pour s’inviter à Munich, où ils ont donné une leçon de football aux Nerazzurri, déjà finalistes malheureux en 2023. Un but tellement «luisenriquien», tout en collectif. Les joueurs de Luis Enrique récitaient un football de rêve. Injouables, ces Parisiens.
32 ans après l’OM, un autre club français remporte la Coupe aux grandes oreilles à Munich. Et ce, 29 ans après le premier trophée européen du PSG, la Coupe des Coupes, en 1996. Les jours qui viennent aussi, avec les Champs-Elysées, le palais présidentiel et le Parc des Princes qui devraient accueillir les Parisiens dimanche.

Le PSG célébrant sa victoire en Ligue des Champions.
Le Palais de Tokyo et le Sport
En marge de l’Euro 2016, Nike prend ses quartiers au Palais de Tokyo du 4 au 18 juin en le transformant en « Palais Of Speed ». À l’intérieur, la mise en scène vous plongera d’emblée dans l’ambiance. Côté animations, une galerie présentant la généalogie de la Mercurial sera exposée et mise en scène par des sons et lumières. Les visiteurs pourront également tester leur rapidité en comparant leur chrono à ceux de CR7 et Anthony Martial. Des créneaux pour jouer au foot sur un playground devant le Palais de Tokyo seront également proposés. Le tournoi Winner Stays Nike FootballX aura également lieu sur place (finale française le 11 juin et finale mondiale le 18 juin).
Un dispositif évènementiel à commenter et suivre sur les réseaux sociaux au travers du hashtag #PalaisOfSpeed qui sera bien évidemment renforcé par une campagne publicitaire en TV et sur les réseaux sociaux. En 15 jours, la vidéo comparant la paire de crampons à une Formule 1 enregistre plus de 6 millions de vues sur YouTube.
En résumé, le Palais de Tokyo est un lieu emblématique qui transcende les frontières entre l'art, la mode, le sport et la culture populaire, accueillant des événements variés et mémorables.