À l'occasion du début du championnat du monde de hockey sur glace, plongeons au cœur de l'histoire de ce sport passionnant. Mais d'où vient ce sport ?
L'origine du hockey sur glace est souvent attribuée au Canada au XIXe siècle, même si des jeux plus ou moins similaires ont existé dans d'autres pays, notamment en Europe. Le hockey sur glace est né au Canada, et peut-être est-ce la raison pour laquelle il est devenu, dans ce pays, le sport national.
De tout temps, pousser un objet au bout d'un bâton ne constitua-t-il pas un jeu naturel ? Querelle de spécialistes.
Le premier match de hockey sur glace fut disputé à Montréal, au Victoria Skating Rank, le 3 mars 1875. L'un des tout premiers clubs reconnus est le McGill University Hockey Club, il s'est créé en 1880.
Le sport s'est ensuite étendu aux États-Unis, puis s'est aussi imposé peu à peu dans d'autres pays, notamment en Europe. En France, le hockey sur glace connut aussi le succès.
La Fédération internationale de hockey (International Ice Hockey Federation) a été fondée en mai 1908. La Fédération internationale, l’IIHF (International Ice Hockey Federation) a été fondée en 1908 et en Amérique du Nord, la NHL (National Hockey League), en 1917.
Le hockey sur glace masculin a ainsi fait son apparition aux JO... d'été en 1920 puis à Chamonix pour les Jeux d'Hiver, en 1924. La version féminine du hockey sur glace est acceptée à partir de 1992 mais apparaît effectivement à Nagano en 1998. A la fin du XXème siècle s’est développé le hockey sur glace féminin. Le premier titre olympique a été décerné à Nagano, en 1998, aux Etats-Unis.
Sans obtenir des résultats comparables à ceux des Canadiens, les joueurs français déplacèrent aussi des milliers de spectateurs. Ce fut à partir de 1930. Le temple du hockey sur glace était le Vélodrome d'Hiver ; les joueurs avaient nom : Grunwald, Michaelis, Lefebvre, Lacarrière.
Après la seconde guerre mondiale, la présence de joueurs de valeur parmi les troupes des Etats-Unis et du Canada cantonnées en France ou en Allemagne permit l'organisation de matches intéressants. Bientôt, le Vélodrome d'Hiver fut détruit. À l'initiative de Philippe Potin, actuel président de la Fédération française des sports de glace, une " équipe-phare " fut constituée : l'A.C.B.B. D'excellents joueurs canadiens y évoluèrent.
De grands matches furent organisés... à la patinoire fédérale. Mais la patinoire fédérale ne peut admettre que deux mille cinq cents spectateurs. Le prix des places payé par ces derniers ne compensa pas les frais d'organisation. Le mécénat de M. Potin prit fin et avec lui la présentation des grands matches de hockey sur glace.
Selon la Fédération française de hockey, le nombre de licenciés dans l'Hexagone a augmenté de 21% depuis sa création en avril 2006, pour atteindre 20 474 inscrits.
Le Canada doit être considéré comme le berceau du hockey. Les pratiquants y sont légion ; plusieurs matches se disputent chaque semaine dans chacune des principales villes ; par dizaine de milliers, les spectateurs assistent aux rencontres et paient chèrement leur place.
Chaque match donnant lieu à une recette considérable, des équipes professionnelles sont nées, pour lesquelles la conquête de la coupe Stanley constitue le principal objectif. Joueurs de moindre valeur, les amateurs canadiens n'en ont pas moins remporté dix-huit victoires en championnat du monde et cinq médailles d'or aux Jeux olympiques. Une seule fois, les joueurs de hockey canadiens ne sont pas montés sur le podium, depuis la création des Jeux d'hiver : ce fut à Innsbruck, en 1964.
Avec le hockey, tout se déroule à un rythme sidérant et une vitesse affolante (près de 60 km/h) avec les raids incessants vers les buts, sans parler du full-contact permanent, toujours à la limite de l’agressivité, entre joueurs casqués (obligatoire depuis 1980), rembourrés, extrêmement déterminés, qui se ruent vers la cage… autant que sur l’adversaire.

Un match de hockey sur glace opposant le Canada aux États-Unis aux Jeux olympiques d'hiver de 2018.
Celle-ci s’est affirmée comme une puissance mondiale à partir de 1956, étant même très dominatrice aux Jeux olympiques, de 1964 jusqu’à la mémorable surprise des Jeux de Lake Placid, en 1980: victoire et médaille d’or pour les Etats-Unis.
Autre héros national: le Canadien Wayne Gretzky, considéré comme le joueur du siècle, le marqueur le plus prolifique, le coéquipier le plus généreux et l’équivalent en hockey de Michael Jordan au basket-ball. A Nagano, en 1998, Gretzky eut la malchance, pour sa première participation aux Jeux, à 37 ans, de ne pas connaître la réussite avec le Canada (4e). Le Canada, lors de plusieurs J.O. précédant ceux de Nagano, n’avait jamais pu présenter sa dream-team car chaque fois se déroulait, en même temps, la Stanley Cup et de toute façon, les stars professionnelles n’étaient pas admises aux J.O.
Lors d’une rencontre de hockey sur glace, deux (2) équipes de six (6) joueurs s’affrontent avec pour but de mettre le palet dans le but adverse le plus de fois possible. Le nombre maximum de joueurs qu’une équipe peut sélectionner est de vingt (20). Sauf dans la Ligue National de Hockey (LNH) d’Amérique du Nord où ils ne peuvent être qu’à dix-huit (18)). Mais uniquement six (6) d’entre eux se trouvent sur la glace.
Parmi ces vingt (20) joueurs, seulement deux peuvent être gardien de but et l’un des vingt (20) joueurs est capitaine (le seul à pouvoir discuter avec l’arbitre). L’équipe est composée d’un (1) gardien de but, de deux (2) défenseurs et de trois (3) attaquants. Parmi les attaquants, on retrouve un (1) centre et deux (2) ailiers.
Six contre six ! Un terrain de jeu de 60 mètres de long sur 30 mètres de large, ceinturé de balustrades et de parois en plexiglas. Trois tiers-temps de vingt minutes. Trois arbitres sur la glace et en chemise à rayures noires et blanches dont un arbitre en chef qui peut infliger des pénalités de deux, cinq ou dix minutes de prison, voire l’expulsion. Un palet en caoutchouc vulganisé de 7,62 cm de diamètre, 2,54 cm d’épaisseur, pesant 160 grammes. Des crosses en bois, fibre de verre ou carbone pour projeter le palet (appelé aussi puck ou rondelle) vers le but ou adresser des passes aux partenaires. Chaque équipe comprend vingt joueurs: deux gardiens, trois lignes de deux défenseurs, quatre lignes de trois attaquants.
Le gardien de but est toujours la mascotte de son équipe mais aussi l’homme de base, voire l’homme providentiel. Chaque goal est littéralement « harnaché » avec un équipement qui ne pèse pas loin de 20 kilos. Il porte un casque à grille, pour des raisons de sécurité, un plastron, d’énormes jambières larges, un bouclier d’une main pour parer les tirs violents et un gant renforcé pour saisir ou repousser le palet. Souvent le sort du match repose sur son efficacité.
Ainsi, lors de la victoire surprise (4-3) des Américains, aux Jeux de Lake Placid (1980), les statistiques - dont on est très friand en hockey - avaient permis d’établir que James Craig, sur les sept matches du tournoi olympique, avait arrêté ou repoussé 163 tirs sur 178, soit un pourcentage de réussite de 91,6% !
Une des particularités du hockey sur glace est que les changements peuvent se faire à tout moment. Et que l’ensemble des joueurs peut être changé en même temps. Le jeu ne s’arrête pas pour que les changements puissent se faire.
Une rencontre est généralement dirigée par un (1) ou deux (2) arbitres principaux et deux (2) juges de lignes présents sur la glace. Les dimensions de la patinoire peuvent varier mais doivent avoir une longueur entre cinquante-six (56) et soixante-et-un (61) mètres et une largueur entre vingt-quatre (24) et trente (30) mètres. La glace de la patinoire peut être naturelle. Mais est généralement artificielle.
Des lignes sont tracées sur la glace afin de délimiter des zones défensives et offensives. Il y a également des zones d’engagement : une (1) centrale et quatre (4) dans chaque moitié de terrain ( deux (2) en zone neutre et deux (2) en zone offensive/défensive). Il existe également une zone réservée aux arbitres dans laquelle aucun joueur n’est autorisé à rentrer lorsque les arbitres se concertent pour prendre une décision. Cette zone se trouve devant la table de marque où les décisions se prennent. Une autre zone, de 1,80 mètre de rayon, est celle des gardiens de but. Dans laquelle aucun attaquant n’a le droit de rentrer lorsqu’un but est inscrit.
Les joueurs de hockey sur glace sont généralement équipés d’un (1) casque (avec une visière ou une grille) obligatoire depuis 1979, d’une crosse, de patins à glace et d’une tenue de protection. La crosse est aussi appelée le « bâton » et peut être recouvert d’une bande adhésive. Un équipement spécifique est dédié aux gardiens qui sont plus exposés et donc mieux protégés (par des protections en mousses) que les joueurs. Leur casque est fermé et superpose un (1) masque de protection. Les protections au corps sont plus complètes et empêchent le palet d’entrer en contact avec la peau.
Les engagements ont lieu en début de chaque période ou lorsqu’un (1) arrêt de jeu a été sifflé. Pour remporter une rencontre, une équipe doit marquer plus de buts que son adversaire au cours du temps réglementaire ou après les prolongations.
Il existe une règle dite du « dégagement interdit » interdisant à l’équipe qui attaque de passer le palet en zone d’attaque. Mais seulement si le joueur faisant le dégagement se trouve derrière la ligne rouge centrale. Si cette règle n’est pas respectée, le palet est rendu à l’équipe adverse et l’équipe fautive ne peut pas faire de changements sur cet arrêt de jeu. Si une équipe joue en infériorité numérique, cette règle n’est plus valable.
La règle du hors-jeu désigne le fait que le palet ne peut pas passer en zone d’attaque si un (1) joueur de l’équipe qui mène l’offensive se trouve dans cette zone. Les joueurs peuvent se faire des passes avec leurs crosses ou avec leurs patins mais pas avec leurs mains.
Au hockey sur glace, beaucoup de coups sont autorisés et font d’ailleurs partie du jeu et de la stratégie mise en place. Les coups servent à déstabiliser, fatiguer, contrer les adversaires et portent le nom de « mise en échec ». Ces mises en échec sont toutefois très surveillées. Il est fréquent que deux joueurs se battent sur le terrain. Ce qui est plus ou moins autorisé selon les ligues.
Au niveau international, beaucoup de compétitions sont organisées par la Fédération internationale de hockey sur glace. Que ce soit pour les juniors, les femmes ou les hommes. Le hockey sur glace fait partie des sports olympiques. Et une coupe du monde est également organisée. La Fédération internationale de hockey sur glace compte 72 membres.
Au niveau national, on connait surtout la Ligue Nationale de Hockey (LNH) jouée en Amérique du Nord. Elle existe depuis 1917. Et le plus beau palmarès est détenu par les Canadiens de Montréal.

Carte des pays membres de la Fédération internationale de hockey sur glace (IIHF).
Le hockey sur glace, généralement appelé hockey, est un sport collectif qui se joue sur une patinoire spécialement dédiée. Sur la glace, deux (2) équipes de six (6) joueurs s’affrontent et tentent de marquer des buts. L’équipe qui marque le plus de buts remporte la rencontre. Une rencontre est constituée de trois (3) périodes de vingt (20) minutes. Les joueurs sont équipés de plusieurs protections de corps et d’un (1) casque. Ils se déplacent sur la patinoire avec des patins adaptés. Ils tiennent une (1) crosse en main qui leur sert à diriger le palet (aussi appelé la rondelle) qui est un disque en caoutchouc. Ce sport est originaire du Canada et a connu une forte croissance au XIV (19)ème siècle en Amérique du Nord. C’est d’ailleurs là que l’on retrouve le championnat le plus suivi en hockey sur glace. Malgré le fait que ce sport soit réputé dans de nombreux pays. Le hockey sur glace est considéré comme un sport relativement dangereux.
Des jeux très ressemblants au hockey ont vu le jour depuis l’antiquité et ont été adaptés afin d’être pratiqués sur la glace. Beaucoup de règles ont donc évolué. Passant le nombre de joueurs de neuf (9) à six (6). Modifiant certains équipements. Le hockey sur glace que l’on connait aujourd’hui est joué dans de nombreux pays. Et donne lieu à l’organisation de beaucoup de compétitions.
| Aspect du Jeu | Description |
|---|---|
| Nombre de joueurs par équipe | 6 (sur la glace) |
| Durée d'une rencontre | 3 périodes de 20 minutes |
| Équipement obligatoire | Casque, crosse, patins, protections |
| Objectif | Marquer plus de buts que l'adversaire |