Histoire et défis du hockey sur glace français : Focus sur le HC Trois-Chêne

Le hockey sur glace français, bien que suscitant un réel engouement avec des patinoires souvent pleines et une finale de la Coupe de France attirant un nombre impressionnant de spectateurs, fait face à de nombreux défis. Cet article explore ces enjeux, en se penchant sur la formation des jeunes joueurs et en mettant en lumière le rôle de clubs comme le HC Trois-Chêne dans le paysage du hockey genevois.

La patinoire des Vernets à Genève, un lieu important pour le hockey dans la région.

Le HC Trois-Chêne et l'entente genevoise

Les trois principaux clubs amateurs de la région genevoise, Genève-Servette Association, CP Meyrin et le HC Trois-Chêne, ont décidé de former une entente. Le club issu de cet accord évolue en 1ère ligue sous le nom du HC Meyrin-Genève et joue à la patinoire des Vergers.

Formation des jeunes hockeyeurs : Un défi majeur

L’autre problème très important que la FFHG doit résoudre en urgence avec l’ensemble de nos clubs d’où sont issus nos Tricolores, c’est la formation des jeunes hockeyeurs qui est un domaine visiblement défaillant dans notre pays. Déjà il faut savoir qu’à l’âge de 15 ans on enregistre une importante perte de 90 % des effectifs. Il faut donc chercher la raison de cette impressionnante hémorragie. La compétence de certains de nos entraîneurs n’est également pas toujours incitative pour fidéliser les jeunes joueurs.

De plus, certains présidents ne s’inquiètent pas outre mesure de la qualité de la formation de base de leurs entraîneurs qui sont recrutés parfois sur des critères discutables. Bref, le coach est parfois livré à lui-même. Sans parler de la pression que les dirigeants exercent dans certains cas sur ces coaches pour qu’ils fassent jouer en priorité leurs propres enfants.

Dans la plupart des clubs de l’hexagone, il y a seulement un ou deux coachs qui sont entourés uniquement de bénévoles. Heureusement que ces derniers sont là ! C’est toute la différence avec la Suisse par exemple où les clubs de hockey sur glace sont beaucoup plus professionnels même dans les catégories mineures. De l’autre côté de la frontière l’entraîneur bénéficie d’un environnement beaucoup plus sérieux.

L’ancien international tricolore et président du club de Megève Patrice Fleutot a également réagi après ma tribune précédente en disant sur les réseaux sociaux : « Si on n’assiste pas à des matchs de jeunes, on ne peut pas se rendre compte de la faiblesse technique des joueurs et le peu de travail que les clubs fournissent pour faire un bon développement et une bonne formation sauf deux ou trois clubs.

Vous avez été effectivement très nombreux à me faire parvenir ce genre de critiques concernant le problème de la formation générale de nos hockeyeurs hormis quelques grands centres de formation qui sont « l’arbre qui cache la forêt ». L’exode massif à l’étranger de nos meilleurs joueurs, dés le début de leurs carrières, en est la preuve flagrante. Pourquoi ne restent-ils pas ?

Le président Pierre-Yves Gerbeau a répondu indirectement à ce genre de critiques en disant dans un communiqué officiel : « Une refonte de notre système de formation était déjà en préparation, mais nous devons saisir l’opportunité de l’échec du Mondial pour la mettre en place plus rapidement que prévu.

Ne pourrait-on pas réduire encore d’avantage le nombre des « mercenaires » au profit de nos compatriotes ? On ne cesse pas de me dire que depuis l’arrêt « Bosman » de 1995, qui a fait voler en éclat toutes les règles de limitation de joueurs de nationalités différentes dans les effectifs des clubs, libéralisant ainsi le marché des transferts en Europe, ce n’est plus possible.

Il faut rester réaliste et ne plus nier la réalité sportive. La nomination de Yorick treille comme nouvel entraîneur national n’étant pas à remettre en cause (sauf par les rageux et ceux qui croient avoir la science infuse), qu’est-ce qui ne marche donc pas dans notre discipline pour avoir été renvoyée de la sorte en Division 1 ? La nouvelle génération se cherche encore de nouveaux leaders.

Tableau comparatif : Formation en France vs. Suisse

Aspect France Suisse
Professionnalisation des clubs Moins professionnalisé, surtout dans les petites catégories Plus professionnalisé, même dans les catégories mineures
Encadrement des entraîneurs Entraîneurs souvent livrés à eux-mêmes, nombreux bénévoles Environnement plus sérieux, meilleur encadrement
Exode des jeunes talents Important exode vers l'étranger Moins d'exode grâce à une meilleure formation

Le paradoxe des entraîneurs français à l'étranger

Autre paradoxe qui ne cesse de me surprendre, c’est de voir que de nombreux entraîneurs français se sont expatriés pour aller former des hockeyeurs à l’étranger et notamment, comble de l’ironie en Suisse ! Outre Yorick Treille qui est actuellement le coach principal du Genève-Servette, dans ce club décidément très francophile et Philippe Bozon joueur-entraîneur. Mais il y a eu aussi Frédéric Nilly qui a dirigé le hockey mineur, Christophe Lepers également responsable des jeunes tout comme Lilian Prunet.

Un autre coach français, Alexis Billard, s’est occupé des U20 à Lausanne, Sébastien Bergès, a eu la charge des U17 et des Féminines du club de Meyrin. Quant à Franck Murgier, il fut embauché aux Trois-Chênes et au Genève-Servette. Thomas Eischen fut très actif à Meyrin pour les U17 et U20.

Les efforts de la FFHG et la nécessité d'une refonte

Bien sûr, il faut reconnaitre que la FFHG a fait des efforts louables en créant deux plateformes de streaming pour pouvoir suivre les matches de nos différentes compétitions nationale (Magnus TV et Hockeyfrance TV). Mais, il s’agit avant tout de donner la possibilité aux fans de notre discipline, qui sont déjà convaincus, de suivre nos principaux événements.

Un fossé abyssal vient donc de se créer sportivement entre la France et notre voisin frontalier d’autant plus impressionnant que notre sélection tricolore réussissait encore à battre la « Nati » lors des championnats du monde de 2017 organisés à Paris.

En conclusion, le hockey sur glace français, malgré son potentiel et l'enthousiasme de ses supporters, doit impérativement s'attaquer aux problèmes de formation des jeunes et de professionnalisation des clubs pour combler son retard sur les nations phares de ce sport.

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