Les confrontations entre l'Olympique Lyonnais féminin (OL) et le Paris Saint-Germain (PSG) sont devenues un classique du football féminin français. Ces matchs, souvent chargés d'enjeux sportifs et émotionnels, captivent les fans et déterminent en grande partie le paysage de la D1 féminine. Retour sur l'histoire de cette rivalité passionnante.

Domination Lyonnaise et Défis Parisiens
Au Parc OL, en découvrant que l'OL avait remporté 23 de ses 31 confrontations avec son rival parisien dans l’histoire de la D1 féminine, on s’est quand même dit que l’hégémonie de la bande à Amandine Henry serait encore plus dure à enrayer que ce qu’on imaginait. Même s’il reste six mois de championnat, ce succès installe les Lyonnaises sur de bons rails dans la quête d’un 14e titre consécutif.
Qualifiant ce choc assez fermé de « match à péripéties et à enjeux », Jean-Luc Vasseur sait à quel point il est gâté d’avoir pu combler les pépins ayant touché Renard, Le Sommer puis Marozsan par Buchanan, Cascarino et van de Sanden, trois joueuses internationales.
Saison 2019-2020 : L'OL Confirme sa Suprématie
Les Lyonnaises étaient loin de leur festival (5-0) de la saison passée, samedi contre le PSG (1-0). Mais elles comptent bien trois points d’avance sur leurs rivales en D1.
Il a quasiment suffi d’une séquence intense de cinq minutes en début de seconde période, avec pressing et jeu vers l’avant, pour que l’OL ne plie la rencontre (but de Kumagai, transversale de Cascarino).
« Le PSG se renforce d’année en année, mais nous aussi, résume Amandine Henry, consciente du nouvel avantage psychologique pris samedi par l’OL dans une confrontation directe. On s’attend à chaque fois contre le PSG à recevoir des coups et à en mettre aussi. C’est devenu un Classico ! »
Une véritable machine à gagner qui compte encore bien ne laisser que des miettes à son rival. « Le championnat nous appartient depuis des années et on le défend », rappelle Amandine Henry.
L’écart se réduit-il vraiment ? Car même privées de leur emblématique capitaine Wendie Renard (suspendue) puis de leur attaquante internationale Eugénie Le Sommer (récidive à la cuisse gauche) dès la demi-heure de jeu, les Lyonnaises ont dicté le rythme de la rencontre et ont eu les meilleures opportunités samedi.
« On doit être en capacité de pouvoir remplacer qui que ce soit dans l’équipe, poursuit Jean-Luc Vasseur. J’ai un effectif extraordinaire ».
« Wendie est une grande joueuse, elle est très importante dans l’équipe. Mais on a su bien jouer sans elle. On a aussi une grande joueuse qui a su la remplacer [Kadeisha Buchanan]. C’est ça aussi qui fait notre force : peu importe l’équipe qui joue, on va tout donner pour gagner. »
Bien que le PSG ait montré des signes d'amélioration, l'OL a souvent su imposer son jeu et remporter les confrontations clés.
Saison Récente : L'OL Remporte le Championnat
Mais dans cette saison, loin d'avoir répondu aux attentes, l'OL ne finira pas la saison sans le moindre trophée. Ça n'effacera pas les échecs en Coupe de France et en Ligue des champions, mais les Fenottes ont au moins assuré le service minimum. Après les échecs en Coupe de France et en Ligue des champions, l'OL féminin a réussi à remporter un trophée cette saison.
Grâce à un but de Melchie Dumornay juste avant la pause et de Kadidiatou Diani et Wendie Renard en deuxième mi-temps, le club rhodanien s'est adjugé son 18e titre de champion de France (3-0). Néanmoins, les filles de l'OL ont montré la voie avec ce nouveau titre.
Pour en revenir au match, il y a eu de quoi rester sur sa faim dans une rencontre tactique, mais surtout aux approximations techniques. Pourtant, dès la 4e minute, le lancement en profondeur de Diani a donné le premier frisson aux quelque dix mille spectateurs présents. Si elle aurait dû chercher Le Sommer au second poteau, l'internationale française a finalement choisi la frappe en force en angle fermé. Ce ne fut pas vraiment le cas, en partie à cause du dispositif du PSG en 3-4-1-2. Hormis une frappe contrée de Dumornay à la 20e, la formation parisienne n'a pas tremblé, se mettant même à pousser offensivement, sans réellement se montrer dangeureuse.
Dans un temps faible, l'OL a finalement douché les espoirs adverses dans une merveille de jeu à trois entre Heaps, Le Sommer et Dumornay qui a parfaitement ajusté la gardienne juste avant la pause (1-0, 45+1e). Un coup sur la tête pour le PSG, mais la seconde période a été dans la lignée de la première. La sortie de Le Sommer, pour sa dernière, à 20 minutes de la fin a réveillé tout un stade en mal de frissons sur le terrain.
Et alors que le club parisien allait faire entrer Katoto et Fazer pour tenter de revenir, Diani a crucifié son ancienne formation. En ne faisant pas le break, l'OL est forcément resté sous la menace d'un contre ou d'un coup du sort du PSG. Suite à une récupération haute de Carpenter, l'ailière a vu sa frappe déviée par Dudek et finir dans le petit filet opposé (2-0, 80e). Le coup de trop pour le PSG qui ne s'en relèvera pas et un break qui a permis au Parc OL de célébrer ses championnes avec comme clou du spectacle une panenka de Renard sur penalty (3-0).
À l'enjeu sportif, il y avait de plus l'aspect émotionnel à ne pas manquer. Le contrat a été rempli, même si les pleurs de Daniëlle van de Donk, obligée de laisser sa place dès la demi-heure de jeu pour sa dernière, ont gâché un peu ce moment.
Est-ce la peur de finir la saison bredouille qui a tendu les vingt-deux joueuses présentes sur la pelouse du Parc OL ce vendredi soir ? Peut-être bien, car cette finale de Première Ligue entre l'OL et le PSG a accouché d'une confrontation avant tout tactique. C'est souvent le cas entre les deux meilleurs ennemis du football féminin français, mais ce fut encore plus flagrant pour ce troisième rendez-vous de la saison.
Le dénouement heureux de ce vendredi soir, l'Américain espère également le connaitre samedi pour le match des garçons contre Angers, avec un enjeu bien différent.
Protégeant ses joueuses après cette nouvelle défaite contre les Lyonnaises, Olivier Echouafni conclut : « Si elles sont la meilleure équipe du monde, on va dire qu’on n’est pas très loin derrière ».
OL/PSG : un match de GALA et une MISSION IMPOSSIBLE ? (Analyse tactique et vidéo)
Tableau des Confrontations en D1 Féminine
| Équipe | Nombre de Matchs | Victoires OL | Victoires PSG | Matchs Nuls |
|---|---|---|---|---|
| Olympique Lyonnais | 31 | 23 | ? | ? |
| Paris Saint-Germain | 31 | ? | ? | ? |
Note: Les données manquantes dans le tableau nécessitent une mise à jour avec des informations complètes.