La bataille pour les places européennes en Ligue 1 s’intensifie à l’approche de la fin de saison, et aucune rivalité ne cristallise mieux la tension actuelle que le face-à-face entre l’AS Monaco et l’Olympique Lyonnais. Séparés par seulement quelques points, ces deux géants du football français s’apprêtent à livrer un duel décisif qui pourrait bien sceller leur sort dans la course à la Ligue des champions. Entre le prestige du Stade Louis-II et l’histoire passionnée du Derby du Rhône, la confrontation est bien plus qu’un simple match : c’est le théâtre d’une lutte acharnée pour le pouvoir, où chaque but comptera.

Les Forces en Présence
AS Monaco : Une Saison Prometteuse
L’AS Monaco s’est installé solidement à la seconde place du championnat avec une dynamique impressionnante au cœur de la saison 2024-2025. Ce club, qui évolue au prestigieux Stade Louis-II, a su se hisser au sommet grâce à un équilibre subtil entre expérience et jeunesse, technique et physique, mêlé à une rigueur tactique portée par son entraîneur.
Biereth, arrivé en janvier pour 13 millions d’euros, a rapidement prouvé son importance. Avec 12 buts et 2 passes décisives en seulement 10 rencontres, il est devenu le moteur offensif de l’effectif du Rocher. La solidité défensive est un autre point fort de Monaco. Avec seulement 35 buts encaissés sur la saison, l’AS Monaco figure parmi les meilleures défenses du championnat, rivalisant avec des clubs comme Strasbourg et Lens.
Le collectif monégasque bénéficie ainsi d’un aspect tactique qui fait souvent la différence dans les moments cruciaux de la saison. La présence de joueurs comme Viktor Minamino et Zakaria, capables de faire la différence sur coup de pied arrêté ou en contre, complète un effectif sélectif et capable d’élaborer un jeu varié et adapté aux contraintes du championnat.
Olympique Lyonnais : En Quête de Stabilité
Les Gones, bien qu’historiquement habitués à briller dans les sprints finaux, traversent une période plus délicate cette saison. Actuellement à la 7e place, le club de Jean-Michel Aulas peine à retrouver la constance nécessaire pour se positionner durablement dans le Top 4. Cependant, l’Olympique Lyonnais peut toujours s’appuyer sur son potentiel offensif qui reste conséquent, porté notamment par des joueurs comme Georges Mikautadze ou l’incontestable talent de ses jeunes pousses.
Le club, sous l’œil attentif de Jean-Michel Aulas, met également beaucoup d’espoir dans un retour en forme rapide de ses joueurs clés ainsi que dans la stratégie globale de son entraîneur, qui devra savoir faire preuve d’audace et de flexibilité.
Historique des Confrontations
Le duel entre l’AS Monaco et l’Olympique Lyonnais est l’un des classiques du championnat français, avec une histoire riche en rebondissements et en enjeux importants. Historiquement, Lyon a l’avantage dans les dernières années en remportant sept des dix dernières rencontres disputées depuis la saison 2018-2019, dont les deux derniers matchs importants (3-1 et 0-1). Pourtant, Monaco reste un adversaire redoutable, capable de basculer la série à son profit dans les moments clés.
| Saison | Match | Résultat |
|---|---|---|
| 2018-2019 | Lyon vs Monaco | Victoire de Lyon |
| 2019-2020 | Monaco vs Lyon | Victoire de Lyon |
| 2020-2021 | Lyon vs Monaco | Victoire de Lyon |
| 2021-2022 | Monaco vs Lyon | Victoire de Monaco |
| 2022-2023 | Lyon vs Monaco | Victoire de Lyon |
Chaque affrontement décode souvent la stratégie et la forme du moment des deux clubs. Par exemple, la récente victoire monégasque 2-0 avec des buts signés Minamino et Zakaria a non seulement sécurisé leur place sur le podium mais a surtout renforcé leur confiance dans la qualification pour la Ligue des champions.
Le Rôle Crucial des Supporters
L’affrontement entre Monaco et Lyon dépasse largement le cadre sportif. Ce duel s’inscrit dans un contexte plus large où les supporters, les villes et la culture du football participent à sa magie.
Les supporters jouent un rôle clé dans cette rivalité. Les ultras lyonnais, réputés pour leur ferveur, surtout en matchs à domicile, semblent prêts à tout pour pousser leur équipe vers l’exploit tandis que la sérénité et la fidélité des fans monégasques représentent un facteur de stabilité pour le club du Rocher.
Enfin, l’environnement institutionnel de la Ligue 1 en 2025, avec une compétition qui évolue sous l’impact de la réforme des Coupes d’Europe et des nouvelles réglementations, oblige ces clubs à se positionner clairement pour ne pas manquer les grandes scènes européennes.
Les Ultras et Leur Influence Urbaine
Basée sur une enquête ethnographique menée à Saint-Étienne, Bérangère Ginhoux montre comment les activités des groupes "ultras" s’étendent au-delà du stade et sont très présentes dans l’espace urbain. Se revendiquant d’un mouvement né dans les stades de football italiens dans les années 1960 et présent en France depuis le milieu des années 1980, les "ultras" sont des supporters membres de groupes organisés, dont la plupart sont des associations à but non lucratif constituées conformément à la loi française de 1901 sur les associations. Les membres les plus actifs sont surtout des jeunes hommes (généralement âgés de 15 à 35 ans) issus des classes moyennes.
Contrairement aux associations de supporters traditionnelles, ils affirment avec force leur autonomie par rapport au club. Ils ont des structures hiérarchiques et leurs opérations sont essentiellement axées sur l’organisation d’activités - avant tout, la création d’une atmosphère animée dans les tribunes lors des matches avec des chants, des gestes (agiter et lever les bras, sauter, se lier les épaules) ainsi que des tambours, des drapeaux, des banderoles et des serpentins, souvent utilisés dans le cadre de tifos. De plus, les principaux groupes d’ultras produisent des fanzines et du "matériel" qu’ils vendent pendant les matchs. Ces activités sont préparées dans les locaux de chaque groupe, où les membres actifs se réunissent quotidiennement. Tous les groupes d’ultras français partagent cette culture, avec les mêmes valeurs et formes d’organisation.
Mais, au-delà de cet espace qu’ils considèrent comme leur territoire, les ultras cultivent également des formes d’attachement territorial qui structurent la compétition entre les groupes et effectuent un "marquage symbolique" (Kokoreff 1988) de l’espace à l’aide de tags, de graffitis ou d’autocollants. Leur intégration dans la ville est également visible dans leurs pratiques et leurs utilisations de l’espace public et de certains lieux spécifiques tels que les bars. Comment les ultras occupent-ils et s’intègrent-ils dans les territoires urbains ? Comment la compétition et les rivalités entre les différents groupes d’ultras sont-elles formalisées au sein des villes ?
Les groupes d’ultras appartiennent à un monde social dont les activités, les sites et les discours (Strauss 1992) reposent sur un fond culturel commun, tout en étant influencés par des liens et des perspectives partagés avec d’autres mondes (par exemple, musical, politique ou judiciaire). Le monde des ultras est donc marqué par un degré important de "complexité culturelle" (Hannerz 2010), plein de signes, de symboles et de slogans dont les références et les significations sont loin de se limiter au monde du football et sont souvent difficiles à comprendre pour les non-initiés.
Tout d’abord, les groupes d’ultras sont engagés dans une compétition basée principalement sur la qualité des affichages et des actions qu’ils organisent au sein de leurs tribunes dans le stade : ils rivalisent en termes de nombre de supporters, de volume des chants et de caractère spectaculaire de leurs affichages (tifos, mouvements, banderoles, etc.). Bien que cette rivalité soit particulièrement forte entre les groupes de supporters de différents clubs, elle peut également exister entre les groupes d’ultras qui soutiennent la même équipe : lors des matchs à domicile, par exemple, chacun a son propre répertoire de chants et chacun s’efforce de produire le meilleur tifo.
Les messages contenus dans les affichages des ultras se répartissent essentiellement en deux catégories : soit ils glorifient leur équipe, leur club, leur ville et/ou leur groupe, soit ils dénigrent ceux des supporters "ennemis". De plus, de nombreux tifos et chants rendent hommage à la ville, représentant souvent les monuments ou les événements les plus prestigieux. À ces occasions, on peut observer un véritable "patriotisme urbain" (Ginhoux 2011), les groupes d’ultras semblant agir en tant que gardiens de l’histoire et des valeurs de leur ville natale. En effet, tous ces groupes s’identifient fortement à la région, ce qui nécessite une connaissance approfondie de la ville (son histoire, son territoire et ses emblèmes). Dans leurs différents moyens de communication (tifos, banderoles, chants, fanzines), les groupes cherchent à promouvoir ce pour quoi leur ville est (ou était) célèbre (Hourcade 2008) - par exemple, les années industrielles et minières prospères pour les ultras basés à Saint-Étienne (dans le bassin houiller de la Loire) et à Lens (dans le vaste bassin houiller du Nord-Pas-de-Calais) (Fontaine 2008).

Au-delà de ces valeurs et de ces emblèmes, les ultras entretiennent et revendiquent également un lien particulier avec le territoire de leur ville, et c’est pour cette raison que la compétition entre les groupes d’ultras déborde du stade dans l’espace public. La ville, considérée comme une extension de leur territoire, devient un espace à protéger, notamment contre les "intrusions" des supporters "ennemis". En effet, les ultras se montrent particulièrement vigilants quant à la présence d’autres supporters dans leur ville : "Nous sommes de Sainté, et nous ne voulons pas que les Parisiens, par exemple, pensent qu’ils peuvent venir semer le trouble dans notre ville, comme ça, comme s’ils étaient chez eux !" (Fabien, un ultra de Saint-Étienne). Les jours de match à domicile, les ultras patrouillent dans les zones autour du stade et dans le centre-ville, s’assurant qu’aucun ultra "ennemi" ne s’y trouve. Bien que le stade soit toujours le principal lieu de confrontation et de démonstration entre les groupes d’ultras, ces supporters sont également très présents dans l’espace public urbain.
Lorsqu’ils se rendent dans d’autres villes pour soutenir leur équipe, par exemple, ils veillent à laisser des traces de leur visite d’une manière ou d’une autre. Imposer leur présence en territoire "ennemi" et se faire remarquer, en chantant, en occupant des lieux importants du centre-ville (tels que les places principales, les bars, les gares, les parcs) et en se déplaçant en cortège est un élément important de la compétition entre les groupes d’ultras - et, en effet, une telle occupation urbaine bruyante et écrasante est perçue comme une offense par les supporters locaux.
Bien que les tags, les graffitis et les autocollants soient utilisés par les ultras avant tout pour "marquer symboliquement" (Kokoreff 1988) leur territoire, ils sont également utilisés pour "violer" le territoire des supporters "ennemis". En conséquence, l’utilisation fréquente d’autocollants contribue symboliquement au maintien de la compétition entre les groupes, ce qui contribue à construire une arène de confrontation symbolique à l’extérieur du stade, dans laquelle les supporters ultras "se regardent" à distance et mesurent leur domination respective en signalant leur présence de cette manière. Cela implique de "se battre" à coups de tags et d’autocollants, en enlevant ceux des groupes "ennemis" et en collant les leurs par-dessus (ce que l’on appelle sursticker, "coller par-dessus", et toyer, "obscurcir en écrivant par-dessus"). Nous constatons ici une circulation de pratiques, associée à un vocabulaire spécifique lié aux mondes sociaux du tag et du graffiti d’une part, et des ultras d’autre part.
Bien qu’idéalement, tout l’espace public urbain soit considéré comme une cible potentiellement légitime à couvrir, en particulier avec des autocollants (lampadaires, feux de signalisation et panneaux, parcmètres, compteurs d’électricité, abribus, etc.), certains lieux sont particulièrement visés : ceux qui sont le plus souvent fréquentés par les ultras locaux, mais aussi ceux qui sont potentiellement fréquentés par les ultras "ennemis". Le stade et ses environs immédiats sont les principaux endroits à couvrir d’autocollants, que l’on trouve généralement dans toutes les rues menant au stade, marquant ainsi le chemin vers le terrain. Dans cet espace, il y a aussi des tags destinés à être lus par les supporters "ennemis". Par exemple, les ultras de Saint-Étienne veillent à accueillir ceux qu’ils considèrent comme leurs pires "ennemis" - c’est-à-dire les supporters de Lyon - avec des inscriptions et des insultes belliqueuses. La section d’autoroute reliant Saint-Étienne et Lyon est également de plus en plus ciblée : les murs, les ponts et les panneaux sont régulièrement tagués. Le nombre de tags, leurs messages (généralement insultants ou reflétant l’identité locale des auteurs) et leur visibilité (emplacement, taille, type de lettrage) déterminent leur degré d’offense et suscitent des réponses différentes en conséquence.
Au sein de la ville, certaines zones sont plus "marquées" que d’autres, révélant une intégration spécifique de la culture ultras dans l’espace urbain. Il s’agit notamment des zones situées à proximité des locaux des groupes et de certains espaces désignés comme des "lieux de rencontre" d’un groupe particulier. À Saint-Étienne, nous pouvions distinguer les membres des deux groupes d’ultras en fonction de leur quartier ou de leur ville d’origine ou de résidence. De nombreux Magic Fans, par exemple, sont originaires de petites et moyennes villes de la banlieue de Saint-Étienne. Dans ces villes, il est rare de trouver des autocollants des Green Angels. De même, certaines zones du centre-ville sont remplies d’autocollants et de tags d’un groupe particulier. La ville de Saint-Étienne est donc partagée, segmentée en de multiples espaces qui sont fréquentés plus ou moins par l’un ou l’autre des groupes d’ultras : le "marquage symbolique" de ces zones reflète une utilisation particulière de ces lieux publics (rues, places, parcs, abribus, parkings, etc.), qui peut s’étendre à certains lieux privés.
Parce que, en plus d’être des ultras de Saint-Étienne (leur identité locale), les Magic Fans et les Green Angels, comme les autres groupes d’ultras, sont passionnés par leurs identités de groupe respectives, chacune ayant sa propre histoire et sa propre mentalité. Par exemple, les membres les plus actifs des deux groupes d’ultras de Saint-Étienne refusent catégoriquement d’entrer dans certains lieux - principalement des bars - identifiés comme des "lieux de rencontre" de l’autre groupe. Cet évitement est particulièrement visible les jours de match à l’extérieur, lorsque les membres du groupe qui n’ont pas fait le déplacement pour voir le match (sympathisants, anciens membres désormais moins impliqués dans le groupe, membres interdits de stade se retrouvent souvent dans un bar pour regarder le match. Mais cet évitement peut aussi s’étendre au-delà des soirs de match, impliquant parfois d’autres types d’événements, comme les soirées à thème, les concerts ou les vernissages d’expositions d’art. Quel que soit leur intérêt ou leurs liens avec le thème de l’événement en question, certains ultras peuvent refuser d’aller dans un bar particulier afin d’éviter de côtoyer les membres de l’autre groupe.
En résumé, les pratiques et les utilisations de la ville par les ultras se poursuivent au-delà du contexte du match de football, du stade et des autres "lieux d’action" (Goffman 1974). Leur rôle et leur position au sein de la ville superposent les règles de leur monde social au territoire de leur ville natale : la compétition entre les groupes passe en premier, dans un contexte de défense de leur identité et de leur honneur.
Hommage à Bernard Lacombe
Il avait 72 ans. Hospitalisé depuis plusieurs semaines, Bernard Lacombe, légende du foot à Lyon, est décédé ce mardi, annonce Le Progrès. « C’est avec une immense tristesse que nous avons appris ce mardi soir le décès de Bernard Lacombe. Toutes nos pensées vont vers sa famille et ses proches, mais aussi les amoureux de l’Olympique Lyonnais et du football. Adieu Bernard, vous étiez notre légende, le plus grand de tous », écrit le club dans un communiqué.
Buteur, entraîneur puis dirigeant, Bernard Lacombe a fait l’essentiel de sa carrière à Lyon, son club de coeur, mais c’est avec Bordeaux et les Bleus, champions d’Europe en 1984, que cette figure du foot français a connu la gloire. Deuxième meilleur marqueur de l’histoire du Championnat de France (255 buts en 497 matches) derrière l’Argentin Delio Onnis (299 buts), ce finisseur hors pair a incarné mieux que quiconque un style d’avant-centre à la fois instinctif et clinique, archétype du « renard des surfaces » malgré sa taille relativement modeste (1,71 m).
Ce rôle d’avant-centre complet, Bernard Lacombe, qui était né le 15 août 1952 à Villefranche-sur-Saône, l’a mis au service du collectif lors de l’Euro-1984 : aucun but inscrit pendant le tournoi mais une performance décisive en finale, lorsqu’il obtint le coup franc permettant à Michel Platini d’ouvrir le score contre l’Espagne (victoire finale 2-0). Ce match fut son dernier en Bleu (38 sél., 12 buts) et l’apothéose d’une carrière internationale jalonnée de deux participations au Mondial (1978, 1982), en dépit des critiques qui l’ont parfois escorté en sélection.
« Dans mon rôle de buteur, je n’ai peut-être pas donné entière satisfaction, mais il me semble malgré tout que je me suis beaucoup sacrifié pour la collectivité », estimait-il. « Je regrette un peu le manque de confiance préjudiciable que l’on fait aux avant-centres. Pourtant, qui peut dire que ce n’est pas le poste le plus ingrat à tenir ? » Ce poste, Bernard Lacombe l’a occupé et incarné à la perfection, à Lyon (1967-1978), brièvement à Saint-Étienne (1978-1979) puis à Bordeaux où il a fini sa carrière de joueur (1979-1987).
C’est aux Girondins que l’attaquant a le plus garni son palmarès : trois titres de champion de France (1984, 1985, 1987), deux Coupes de France (1986, 1987) et une demi-finale de la Coupe d’Europe des clubs champions, ancêtre de la Ligue des champions (1985). Mais c’est à l’Olympique lyonnais que les liens ont été les plus forts, car Lacombe a connu tous les rôles, de joueur à dirigeant, dans ce qu’il décrivait comme « son club de coeur à jamais ».
Arrivé à l’OL en 1967, à 15 ans, en provenance du CS Fontaines-sur-Saône (Rhône) et aligné avec les professionnels pour la première fois à 17 ans le 7 décembre 1969 contre le Red Star avec un but à la clé (victoire 2-0), Lacombe en est parti une première fois en 1978. Dix ans plus tard, il y est revenu, cette fois dans le staff et la direction, jusqu’en 2019, lorsqu’il a pris du recul.
Jean-Michel Aulas, qui avait repris le club rhodanien en juin 1987 alors qu’il végétait en 2e division depuis 1983, avait voulu associer Raymond Domenech, autre figure locale, nommé entraîneur, à Lacombe, ajdoint et directeur sportif, pour faire remonter l’équipe lyonnaise dans l’élite. L’accession est obtenue au printemps 1989. Puis l’OL retrouve l’Europe et se développe jusqu’à dominer le football français dans les années 2000.
Lacombe devient rapidement directeur sportif, puis entraîneur (1996-2000) et obtient notamment deux places de troisième en Ligue 1 et un quart de finale de Coupe de l’UEFA avant de prendre de la hauteur comme conseiller du président jusqu’en 2017, puis de se mettre en retrait du club en 2019.
Lors d’une cérémonie d’hommage, Aulas l’avait décrit comme « un homme bien, parce qu’il laisse une trace durable ». Cette trace, c’est notamment le recrutement de figures lyonnaises comme Sonny Anderson, Edmilson, Mickaël Essien, Mahamadou Diarra et surtout Juninho qui ont contribué à la période glorieuse de Lyon, sept fois champion de France (de 2002 à 2008), vainqueur de la Coupe de la Ligue (2001) et de la Coupe de France (2008).
Comme joueur de l’OL, Lacombe a formé avec Serge Chiesa et son « maître » Fleury Di Nallo, deux autres joueurs de petite taille, un trio redouté, dit des « lutins », avec lesquels il a remporté la Coupe de France 1973. Son transfert à Saint-Étienne en juin 1978 pour trois millions de francs, avait sauvé l’OL, désargenté, de la faillite. Mais c’est à Bordeaux qu’il a connu le succès, avec comme entraîneur Aimé Jacquet.
Personnage de la vie lyonnaise, connu pour son franc-parler et ses formules à l’emporte-pièce (comme lorsqu’il avait déclaré en 2013 sur RMC « ne pas vouloir discuter de football avec les femmes », avant de plaider la « boutade »), Bernard Lacombe figure sur la « Fresque des Lyonnais », dans le 1er arrondissement, qui représente des personnages historiques de la ville.