L'Olympique de Valence, également connu sous le nom d'OV, est un club de football français basé à Valence. Il a été fondé en juillet 2014 après la disparition de l'AS Valence, elle-même issue d'un dépôt de bilan. Ce dernier avait été conçu en 2005 après un autre dépôt de bilan, de l'ASOAV cette fois-ci, club provenant d'une fusion entre le FC Valence et l'USJOA, interdit d'ascension en Ligue 2 en 2005.
Le club de foot de la ville de Valence vit le jour en 1920. Durant son histoire, le club a connu différents noms :
- De 1920 à 1992, il s'agissait de l'Union sportive de la Jeunesse d'origine arménienne de Valence.
- De 1992 à 2005, l'Association sportive d'origine arménienne de Valence était le club de la ville.
- Et enfin, avant l'Olympique de Valence, il y eût l'Association sportive de Valence, ayant vécu de 2005 à 2009.
Désormais, le surnom du club est « Les Rouges et Noir ». Le club connut ses principales heures de gloire avec un statut professionnel de Juillet 1993 à Août 2015. Le plus grand trophée de Valence est un titre de champion de National acquis en 1992.
Les Débuts et l'Émergence de l'USJOA
Le club de l'USJOA voit le jour au tout début des années 1920. Ce sont des Arméniens partis de leurs pays à cause du génocide arménien de 1915, qui conçoivent ensemble le projet. Une grande communauté prend alors ses quartiers à Valence.
Le club monte pour la première fois en division d'honneur en 1975, rejoignant par la même occasion les voisins du FC Valence. Surnommée les Bleus et Blancs, l'équipe se maintient à cet échelon durant cinq saisons, rejoignant alors les voisins du FC Valence. En 1977-1978, l'Union sportive de la Jeunesse d'origine arménienne évolue pour la dernière fois de son histoire dans le même championnat que le Football Club de Valence avant un bon bout de temps. En effet, l'USJOA a de plus en plus de difficultés à se maintenir en DH. Cinquième du même championnat la saison suivante, l'USJOA est malheureusement relégué 12 mois plus tard.
Par la suite, l'emblématique Pierre « Osky » Boyadjian devient président du club en 1981. Trois ans plus tard, il est à nouveau relégué en promotion d'honneur après un court passage en DH lors de la saison 1983-1984. C'est alors que Pierre Ferrazzi débarque comme entraîneur du club. Sous son règne, les joueurs de Valence enchaînent les victoires probantes. Appuyant son jeu sur le plaisir de jouer, Pierre Ferrazzi obtient des résultats incroyables !
La Fusion et l'Ère de l'ASOA Valence
Quelques années plus tard, Pierre Boyadjian laisse son poste de président (en 1991 exactement). Souvent mise sur la table, jamais effectuée, la fusion entre le FC Valence et l'USJOA s'impose. En 1992, elle a lieu. Elle donne ainsi naissance à l'Association sportive d'origine arménienne de Valence qui prend les couleurs rouges du FC Valence. Puis, cela offre la possibilité au club de franchir un pallier, celui du professionnalisme, puisque ce dernier est alors obligatoire en D2.
Arthur Artinian, président de l'Union sportive de la Jeunesse d'origine arménienne depuis 1991, devient alors président de ce tout nouveau club. Cette fusion va donner aussi la possibilité à l'Association sportive d'origine arménienne de Valence d'avoir un nouveau stade. Il s'agit du Stade Georges-Pompidou. Cette dernière est malheureusement moins « chaude » (notamment à cause de la piste d'athlétisme) que le stade de la Palla.
L'ASOAV va alors réaliser un énorme coup en atteignant un quart de finale de la coupe de France en 1995-1996. Le club est seulement éliminé par le futur vainqueur l'AJ Auxerre (0-2). Ensuite, l'ASOAV réalise son meilleur classement en 1997-1998 en terminant septième sur 22 à l'époque de la D2, sous les ordres de Leonce Lavagne qui s'en ira au terme de la saison. Il est alors remplacé par Bruno Metsu pour trois ans.
Lors de son histoire de plus de 100 ans, les meilleures années du club ont sans doute été celles du début des années 2000. En effet, lors de cette période, le club va notamment réaliser deux exploits retentissants. Le premier est la qualification en 1/8 de finale de la Coupe de la Ligue chez l'AS Cannes (2-1). Valence affronte alors le FC Nantes et cède uniquement aux tirs aux buts. Le club ira également cette année là en huitièmes de finale de la Coupe de France. En 2002, le club remonte en Ligue 2. Ce retour sera marqué par deux exploits face au FC Metz : deux victoires 3-1 à domicile, puis 2-1 au stade Saint Symphorien.
Descente aux Enfers et Renaissance
Par la suite, le club va connaître tout simplement la pire période de son histoire avec notamment deux relégations consécutives. Ainsi les années 2000, verront le club végéter en DH ... jusqu'à la disparition de l'ASOAV, remplacé par l'AS Valence.
Lors de la saison 2013-2014, en milieu de classement lors de la trêve, le club drômois est confronté dès la reprise à une véritable situation de crise financière. Malheureusement, cette dernière aura une issue fatale lors du reste de la saison. En janvier 2014, le club ne peut plus payer les joueurs de l'équipe première. Ainsi, ces derniers doivent partir. C'est pourquoi l'équipe, restreinte, ne peut pas s'entraîner dans des conditions optimales. S'en suit une période sombre avec aucune victoire en championnat. Parallèlement, les joueurs non payés saisissent les prud'hommes et les dirigeants sont condamnés à verser les paiements.
Ainsi, l'ASOAV joue le maintien lors de la dernière journée à Tarbes. Un nul suffit afin de se maintenir ... Or, le club perd 1-0 et est relégué en CFA 2, malgré le fait que l'ASOAV n'ait jamais été une seule fois relégable dans la saison. Ne pouvant pas combler un passif de 450 000 euros, il dépose le bilan, neuf ans après celui de l'ASOAV. C'est alors que voit le jour l'Olympique de Valence. Le club redémarre en PHR.

Les joueurs de l'Olympique de Valence célébrant leur accession en National 3
L'Olympique de Valence: Nouveau Départ et Ambitions
L'Olympique de Valence débute donc en PHR. Les entraîneurs sont alors Philippe Brunel et Herbert Choppick. Le club se base sur son PEFA (Pole excellence foot amateur), le seul en France, avec une politique misant sur la formation de jeunes. L'objectif ? Remonter les échelons !
En 2018, le club est dirigé par Jean Marie Vergnes. Il joue actuellement en Régional 2 et est entraîné par Malik Vivant. Le foot à Valence, c'est avant tout la passion ! Le club est prêt à surmonter tous les obstacles se présentant devant lui, que cela soit des challenges sportifs ou des enjeux financiers. Le projet sportif de l'Olympique de Valence se base sur un projet éducatif ambitieux, principalement au service de la formation des jeunes footballeurs. Côté chiffres, le football à Valence représente environ 400 licenciés qui se réunissent autour de valeurs communes que sont notamment la solidarité et le respect.
L'Olympique de Valence est évidemment grandement soutenu par la ville du même nom, par le conseil du département de la Drôme ainsi que par divers partenaires privés. Ainsi, l'Olympique de Valence compte bien retrouver son glorieux passé !
Malik Vivant a structuré le nouveau club crée en 2014 au moment du dépôt de bilan de l’AS Valence et proposé un projet basé sur la formation et la mixité. De son enfance dans les quartiers, il en tire aussi une grande fierté et s’en sert au quotidien : « Etre né dans le quartier de Valensolles, et d’y avoir grandi, c’est une richesse que m’ont donné mes parents et dont je me nourris. Ce quartier a une belle mixité sociale, dans le sens noble du terme. Il regroupe 2 000 habitants et c’est là où, dans les années 60, il y a eu les premiers immeubles et où une association de quartier a été fondée et s’est ensuite bien développée.
Lors de la restructuration du club, on a fait les choses dans l’ordre. On a été labellisé par la FFF, on est le premier pôle d’excellence de foot amateur (Pefa) à l’avoir obtenu, en 2014, à l’initiative de François Blaquart (ex-DTN).
Cette saison, hormis le dernier match à domicile, celui de la montée, qui a tout de même attiré près de 2000 spectateurs à Montélier, à 10 kilomètres à l’est, l’Olympique de Valence a disputé toutes ses rencontres dans son antre, le stade Georges-Pompidou (14 000 places), partagé avec le rugby : « Je ne vois pas le VRDR comme une concurrence, mais plutôt comme une synergie entre les sports collectifs, poursuit Malik Vivant; On a mutualisé beaucoup de disciplines, mais je trouve qu’en France, on n’est pas assez développé comparé à d’autres pays en termes de structures que l’on peut mettre en oeuvre dans le temps scolaire pour les sportifs de bon niveau, voire de haut niveau. Il y a des synergies positives qui peuvent se créer entre les différents sports collectifs valentinois.
Il a relancé le ballon rond dans une ville où le rugby commençait à prendre beaucoup de place (avec Valence-Romans, qui retrouve la Pro D2).
Quant au National 3, faut-il en avoir peur ou est-ce un challenge excitant ? Vivant : « ça m’excite plus que cela ne me fait peur ! On ne se donne pas de limite. L’Olympique de Valence ressemble plus aujourd’hui, de par sa structuration et ses outils, à un club de N3. On utilise les GPS, la vidéo, le logiciel MyCoach pro, on se donne les moyens en matière d’optimisation de la performance d’essayer de réduire tout ce qui est aléatoire. On va rentrer dans ce championnat avec humilité. En N3, beaucoup d’équipes ont la moitié de leurs effectifs sous contrat. Nous, on devra continuer à structurer le club administrativement et financièrement pour avoir de l’ambition. On fera venir 4 ou 5 joueurs avec un peu d’expérience. Il ne faudra pas se tromper. D’autant qu’on reçoit beaucoup de CV. On gardera nos jeunes et on élargira le groupe fanion en intégrant deux ou trois jeunes à fort potentiel, qui sortent du groupe U18 ou Espoirs.
« Enfin, on a envie de retrouver, à moyens termes, le National 2, avant, pourquoi pas, d’aller chercher encore au-dessus. Mais pour cela, il faut travailler dans la continuité, ne rien chambouler. C’est aussi ça, la force d’une équipe. Cette saison, je voulais que tout le monde s’entraîne quatre fois par semaine, contrairement à la saison passée, où on avait manqué le coche de peu à la dernière journée. « On espère que nos partenaires vont continuer à nous soutenir. Il faut que, économiquement, on soit solide. Il faut donner à l’OV les moyens de ses ambitions. On a développé les secteurs marketing et commercial. Maintenant, quand on vient au stade Pompidou, ça commence vraiment à ressembler à quelque chose ! On a une panneautique LED, on a fait une animations dans les loges, c’est positif.
Après la victoire 4 à 0 contre Velay FC, le 26 mai dernier, qui a scellé l’accession en National 3 de son équipe à une journée du terme, le téléphone de Malik Vivant n’a pas arrêté de sonner. Bon, si vous voulez contacter le coach de l’Olympique de Valence, ce n’est pas bien compliqué : il suffit de se rendre sur le site officiel du club et de cliquer sur l’onglet « Régional 1 » et hop, le tour est joué : son 06 s’affiche en grand !
Né dans le quartier de Valensolles, au sud de Valence, aux portes du soleil, comme on dit, Malik Vivant a tout vu dans la préfecture de la Drôme. Tout connu. Tout lu. Tout entendu. Tout vécu. Les belles heures. Les belles heures, comme celles des années 80 et 90, quand la ville s’appuyait tout d’abord sur deux clubs pour rayonner. C’était les années fastes. Avant celles, moins glorieuses, du milieu des années 2000 : deux rétrogradations en National (2000 et 2004) et nouvelle accession en 2005 en Ligue 2… refusée par la DNCG ! La fin du foot de haut niveau à Valence. Après un incroyable imbroglio juridique, l’ASOAV dépose le bilan.
De cette époque, le professeur agrégé d’éducation physique - son « vrai » métier -, au lycée Algoud-Laffemas, retient « les derbys entre le FC Valence et l’USJOA ! J’étais jeune ! Après, il y a eu Pierre Ferrazzi qui a structuré tout ça pour que ça monte en D2, et puis l’ère Didier Notheaux : lui, il fut un des précurseurs du jeu en zone. Le passé, c’est bien, mais Malik Vivant a un avis tranché sur cette période des années 80/90 : « Moi, je ne vis pas dans le passé.
Le Pôle d'Excellence de Football Amateur (PEFA)
Le club se base sur son PEFA (Pole excellence foot amateur), le seul en France, avec une politique misant sur la formation de jeunes. L'objectif ? Remonter les échelons !
Le coordinateur du Pefa (pôle d’excellence de football amateur) Briffaut raconte : « J’ai monté beaucoup de structures durant toute ma carrière. J’ai créé beaucoup de sections sportives dans les établissements où j’ai enseigné, dont une en 2004 à Valence, dans un collège en zone sensible, à Jean Zay, quartier du Polygone. En 2010, je voulais qu’il y ait une continuité après le collège et donc faire la même chose en lycée et c’est comme ça que j’ai lancé une section au lycée où j’enseigne, au lycée polyvalent Algoud-Laffemas, d’abord avec les garçons, ensuite avec les filles, puis avec le futsal. Et aujourd’hui, c’est devenu un gros pôle, le pôle Briffaut, avec plus de 200 sportifs, dont une centaine de footballeurs. Ce qui fait que, dès le plus jeune âge, en 6e, les enfants s’entraînent à raison de 4 séances par semaine. Et à partir de la classe de 4e, c’est-à-dire en pré-formation, ils s’entraînent tous les jours jusqu’au lycée, toujours dans le temps scolaire. Et à 18 h, ils ont fini le foot et les études !
Forcément, la passerelle entre l’OV et le pôle football est toute trouvée. « Quand on a reconstruit le club, l’Olympique de Valence, en 2014, on voulait vraiment que la formation soit son ADN, parce que j’entends souvent les discours « Une ville comme Valence, mériterait mieux… » Non, une ville comme Valence, elle a ce qu’elle mérite, c’est tout », poursuit Malik; c’est le travail qui fait que le club existe. Il y a eu deux dépôts de bilan, on n’en veut pas un troisième, donc il faut qu’on reconstruise par la formation des jeunes. C’est pour ça que l’on a consacré plus des 2/3 du budget du club à ça.
Cette saison 2025-2026 se prépare déjà pour notre section féminine , avec plusieurs séances de portes ouvertes pour les futures U9 à U16. Les jeunes footballeurs nés entre 2010 & 2018 sont attendus sur différentes dates. La saison 2025-2026 se prépare déjà pour notre école de foot , avec plusieurs séances de portes ouvertes pour les futurs U6 à U11. Les jeunes footballeurs nés entre 2015 & 2020 sont attendus sur différentes dates.
Pour la troisième saison consécutive, l’OLYMPIQUE DE VALENCE propose une activité parafootball pour des jeunes en situation de handicap.
L'OLYMPIQUE DE VALENCE proposera un copieux programme de tournois sur ce premier semestre 2025. Dans un mois débuteront les vacances d'hiver pour notre zone scolaire. Pendant celles-ci, l'Olympique de Valence vous propose deux stages de football.
Structure Actuelle et Objectifs
L'Olympique de Valence évolue au stade Georges-Pompidou. Ce dernier possède 14 380 places.
Filières d'excellence : l'objectif de cette filière est de former des joueurs, des joueuses ainsi que des arbitres. L'Olympique de Valence possède sa propre équipe féminine.
« Mais c’est carrément le projet, coupe toutefois Vivant; On a de bonnes structures et infrastructures, une formation reconnue, on fait partie des 4 ou 5 gros clubs de la Ligue Aura (Auvergne Rhône-Alpes), nos équipes de jeunes jouent au plus haut niveau régional partout, on a même nos U17 en Nationaux, on a deux équipes féminines en R1 et R2, bref, tout est mis en place pour que nos équipes fanions grimpent et suivent l’exemple de l’équipe de Régional 1 garçons, qui est montée en N3 avec 22 ans de moyenne d’âge, quelques cadres comme Rafik Boujedra (ex-GFC Ajaccio, Bourg-en-Bresse et Quevilly Rouen en Ligue 2) et Hassen Fellak (Ain Sud Foot et Bourgoin en N3), où 70 % des joueurs ont été formés au club. Je pense que peu d’équipes peuvent se targuer de cela et pour nous, ça récompense tout le travail que l’on a mis en place. Pour les filles, on a le même système de formation que chez les garçons, elles bénéficient des mêmes outils. Ces dernières saisons, elles ont échoué en barrage d’accession et cette saison, elle ne vont pas monter en D3 alors qu’elles sont 2es derrière l’OL et qu’elles ont une différence de buts de plus de 100 (+123 Ndlr) ! C’est dommage qu’il n’y ait qu’une seule accession; ça risque de mettre en péril notre structure féminine.
On souhaite conserver ce projet de jeu qui pilote l’ensemble des équipes du club. Pour moi, le collectif est plus fort quand l’équipe est soudée et concentrée sur un objectif.
Alors, Valence, une ville de foot ? Là encore, Malik a son avis : « Oui ! Après, le stade se remplit souvent quand il y a des grosses affiches. Aujourd’hui, on se souvient surtout de ces moments-là, de ces gros matchs. Mais ça, c’est un peu pareil pour toutes les villes.
L'Olympique de Valence est évidemment grandement soutenu par la ville du même nom, par le conseil du département de la Drôme ainsi que par divers partenaires privés. Ainsi, l'Olympique de Valence compte bien retrouver son glorieux passé !

Malik Vivant, entraîneur de l'Olympique de Valence