L'équipe féminine de l'OL donne l'impression qu'elle est insubmersible, imbattable en France, et que le titre des Parisiennes en D1 Arkema en 2021 était une anomalie. Et à la fin, c'est Lyon qui gagne. Les Lyonnaises se sont imposées au Parc des Princes face au PSG (1-0), et ont obtenu le 16e titre de leur histoire.
Après la victoire en Coupe de France la semaine passée face au même adversaire, les Gones s'offrent donc un doublé pour le départ de leur président Jean-Michel Aulas.

Pour les Franciliennes, la défaite face à l'OL, huit jours plus tôt, avait de quoi frustrer. En cas de victoire dimanche, le PSG aurait pu obtenir son 2e titre la semaine suivante, à la différence particulière. Proches au score mais moins dans le jeu, il fallait quelque chose de plus pour faire tomber le géant du football féminin français en championnat. Mais encore une fois, l'OL s'est montré plus fort.
Un 16ème Titre de Championnat pour Lyon
C'est le 16e titre des Lyonnaises en championnat. Depuis le premier en 2007, l'OL ne l'a lâché qu'une fois. C'était au PSG, en 2021.
Dès l'entame, les Gones se sont placées haut sur le terrain et ont vite eu des occasions. Elle a ensuite buté sur son ancienne coéquipière Sarah Bouhaddi (11e), puis Sakina Karchaoui a réalisé un retour défensif salvateur sur Selma Bacha (28e), gardant les Parisiennes en vie. Ada Hegerberg est passée à quelques centimètres du but de l'année, avec un lob de près de 40 mètres (3e).

Le Réveil Parisien Insuffisant
Après la pause, Paris est revenu avec de meilleures intentions. Mais c'est encore l'OL qui obtenait les occasions : Bouhaddi a été encore sollicitée sur une tête de Vanessa Gilles (60e). Les duels gagnés n'étaient plus lyonnais, la possession non plus. Le PSG a tout de même inversé le rapport de force, et Korbin Albert a cru délivrer les siennes après son entrée en jeu. Sa frappe, à l'extérieur de la surface, a frôlé la lucarne (74e).
La fin de match, indécise, a basculé comme souvent pour Lyon. Wendie Renard a lancé d'un long ballon Amel Majri côté gauche. La Française a adressé un centre parfait pour Signe Bruun, entrée en jeu plus tôt, qui a conclu de la tête (88e). Les Lyonnaises ont pris leur revanche sur Paris, qui avait remporté le match aller (1-0). Elles fêteront leur doublé la semaine prochaine au Parc OL contre Reims, juste avant la rencontre de l'équipe masculine, opposée au même adversaire.
L'Olympique Lyonnais termine sa saison en beauté en s'imposant largement face au Paris Saint-Germain en finale des play-offs de l'Arkéma Première Ligue (3-0). Supérieures tout au long de la rencontre, les Lyonnaises décrochent la 18e couronne de championne de France du club rhodanien.
Le 16 mai 2025, Wendie Renard laisse son brassard à Eugénie Le Sommer, qui hérite du brassard de Wendie Renard avant de soulever le trophée. L'internationale française partage un dernier moment avec Jean-Michel Aulas avant d'aller soulever le trophée.
Au micro de Canal+, la capitaine de l'Olympique Lyonnais semblait très touchée au moment d’évoquer le départ de nombreuses joueuses à l’issue de ce match: "Il y a de tout ce soir. Au-delà de la victoire que l’on voulait absolument, on ne s’imagine pas le nombre d’heures que l’on passe ensemble et les liens qu’on crée. C’est toujours difficile... Ce sont des décisions prises par les dirigeants, mais ça fait mal malgré tout, car ce sont des coéquipières. Ce sont beaucoup de souvenirs qui reviennent. Je n’avais jamais ressenti ça depuis deux jours. C’est le foot ! Je retiendrai tous les titres, les bons souvenirs et les amies."

L'Olympique lyonnais s'impose dans cette finale de l'Arkéma Première Ligue. Les coéquipières de Wendie Renard remporte le 18e titre de championne de france de l'OL. Sur le bord de la pelouse, John Textor jubile au côté de la propriétaire Michele Kang. Impuissantes, les Parisiennes ont complètement craqué dans le second acte (3-0).
Les Moments Clés de la Finale
- 90+3' : Wendie Renard prend son temps et claque une magnifique panenka pour battre Earps. 3 à 0. Lyon va remporter l'Arkéma Première Ligue!
- 90+2' : Penalty pour l'OL! Wendie Renard va s'en charger!
- 90' : Un penalty pour les Lyonnaises? Dans la surface, Océane Hurtré contre un centre de la main. Vérification vidéo en cours.
- 88' : Les Parisiennes cherchent la solution. Les Lyonnaises défendent dans ces derniers instants. Les Parisiennes doivent prendre des risques pour relancer l'espoir.
- 85' : Lyon fait la fête. L'OL fait trois changements. Diani, Heaps et Bacha sont remplacé par Hegerberg, Svava et Marozsan. Le public commence à célébrer dans les tribunes.
- 83' : Marie-Antoinette Katoto entre sur la pelouse. La dernière chance pour le PSG. Marie-Antoine Katoto fait son entrée sur la pelouse du Groupama Stadium à la place de Laurina Fazer.
- 81' : Lyon ne s'arrète pas! La balle du 3-0 pour Dumornay! Dumornay dribble De Almeida, prend sa chance mais dévisse complètement sa frappe.
- 79' : LE BREAK EST FAIT POUR LYON (2-0)! Ça va trop vite pour les Parisiennes. Sur un ballon récupéré, Kadidiatou Diani déborde et frappe ! Le ballon est dévié et se loge tout doucement dans le petit filet opposé. Earps ne peut rien faire. Lyon file vers le titre!
- 77' : Karchaoui en souffrance. Elle semble s'être fait mal. Au duel dans la surface avec Sara Däbritz, Karchaoui s'étend pour tenter de contrer sa frappe.
- 75' : Le match a perdu en intensité. Les Lyonnaises sont en gestion. Les Parisiennes semblent à court de solutions dans cette finale. Earps s'agace dans sa surface.
- 73' : Chawinga se met déjà en action. Tabitha Chawinga centre à ras de terre en direction de Dumornay qui frappe directement. A la limite du hors-jeu, C'est au-dessus!
- 71' : L'ovation fantastique pour Eugénie Le Sommer. Quelle émotion au Groupama Stadium! Visiblement très touchée, Eugénie Le Sommer quitte le terrain. Elle est remplacé par Tabitha Chawinga. "Eugénie! Eugénie! Eugénie!"
Eugénie Le Sommer vient de vivre son dernier avec l'Olympique lyonnais. Une page se tourne pour Lyon et le football français (430 matchs, 314 buts).
Ca s'active sur le banc lyonnais. Tabitha Chawinga se prépare à rentrer sur la pelouse. Au duel de la tête avec Mbock, Eugénie Le Sommer vit sa dernière action avec l'OL.
Dumornay prend la profondeur et semble filer au but! Mais Mbock s'arrache pour revenir et récupérer le ballon. Encore un miracle de la défenseure centrale.
Voilà le premier changement pour les Parisiennes. Crystal Dunn cède sa place à Océane Hurtré.
Earps manque son dégagement du poing... À la retombée, Eugénie Le Sommer s'applique pour reprendre de volée, mais son tir est contré. Paris est proche de craquer.
Dans la profondeur, Sara Däbritz fait encore la différence. Mbock réussi encore son intervention en repoussant le centre de l'Allemande.
Paris est encore à la limite! Dabritz lobbe la défense parisienne. Le Sommer essaye de remettre la tête à Heaps mais Mbock est sur la ligne de passe.
Sur la ligne médiane, Karchaoui essaye de remettre de l'ordre et de calmer le jeu car la reprise manque de précision pour les Parisiennes. Il a énormément d'impact de part et d'autre.
C'est très dur pour le PSG depuis la reprise. Légérement accrochée dans la surface, Wendie Renard réclame un penalty. Pas de faute signalée.
Pas de penalty. Les Lyonnaises obtiennent tout de même un corner. Alexandra Collin est encore une fois obligée d'intervenir pour calmer les esprits.
Geyoro percute à l'épaule Eugénie Le Sommer dans la surface. C'est à la limite mais Alexandra Collin ne bronche pas. Pour rappel, la VAR est en place pour cette finale.
Dès l'entame, les Lyonnaises sont à la limite. Geyoro et Karchaoui prennent chacune un tampon et boitillent. Coup franc à suivre pour les Parisiennes.
Après l'ouverture du score signée Dumornay, les Parisiennes vont devoir réagir pour revenir dans cette finale. Romée Leuchter donne le coup d'envoi de cette seconde période! Entrée en urgence en première période, Sara Däbritz a profité de la pause pour s'échauffer.
Longtemps gêné par le bloc très haut du PSG, Lyon a finalement trouvé la faille grâce à un superbe mouvement conclut par Melchie Dumornay. Les Lyonnaises font la différence sur un ballon de récupération. Complètement déséquilibré la défense se lance prendre par un magnifique jeu en triangle entre Le Sommer, Dumornay et Heaps. Cette dernière, d'un extérieur du pied, trouve dans la profondeur, Dumornay qui ouvre le score avec une frappe à ras de terre dans le petit filet opposé. Lyon prend l'ascendant au meilleur moment.
Sur un centre de Dunn, Wendie Renard manque son dégagement et remet Leuchter en jeu. L'avant-centre n'arrive pas à se mettre face au but et sert Karchaoui, qui frappe! C'est contré. Lyon fait le dos rond.
Le contre des Parisiennes! Kanjinga fait la différence à droite en mettant encore Bacha au supplice. La Congolaise remet à Karchaoui, qui claque une magnifique roulette. L'internationale française aurait pu frapper, mais préfère temporiser.
C'est dur pour la Néerlandaise, qui rentre directement au vestiaire en larmes sous les applaudissements des supporters du Groupama Stadium. Sara Däbritz la remplace. Voilà un premier tournant dans ce match.
Les Parisiennes poussent forts pour faire la différence alors que les Lyonnaises sont à 10.
Au moment de jouer une touche anodine, Daniëlle van de Donk s'est blessée au mollet. Il va y avoir un changement. En attendant, l'équipe de Wendie Renard est à 10. Gros coup dur pour les Lyonnaises.
En contre-attaque, Kanjinga essaie de dribbler la capitaine de l'OL. L'internationale française ne se laisse pas prendre par la feinte de la Congolaise.
Très hautes, les Parisiennes bloquent clairement le jeu des Lyonnaises. Endler est obligée d'allonger en direction d'Egurrola.
Les actions vont d'un but à l'autre depuis quelques minutes. Servie sur une touche, Kanjinga efface Bacha avant de centrer. Wendie Renard s'impose avec autorité dans sa surface.
Les Lyonnaises trouvent encore des espaces dans l'édifice parisien. Le Sommer trouve Dumornay qui frappe. C'est contrée! L'action partait encore du côté de Diani.
La numéro 26 est avec le staff médical, le long de la ligne de touche. Elle a pris un gros coup à l'oeil.
Alors qu'une Lyonnaise est au sol, Geyoro fait la différence dans le milieu de terrain et décale Karchaoui qui déboule à l'entrée de la surface. Après un long une-deux avec Dunn, la numéro 7 prend sa chance. C'est au dessus.
Symbole de la fébrilité parisienne en ce début de match, De Almeida manque complètement son contrôle et offre une occasion à Eugénie Le Sommer. La défense parisienne se ressaisit aussitôt grâce à l'intervention de Mbock.
Sur le corner, Wendie Renard est trouvé au point de penalty. Sa tête manque de puissance.
L'attaque lyonnaise penche à droite avec Diani qui fait des ravages dans ce premier quart d'heure. Dans la surface, la numéro 11 se met encore en action. Mbock doit concéder un corner.
Elles ne se projettent pas trop vers l’avant pour le moment. Grosse bataille au milieu de terrain.
Entame très compliquée pour les Parisiennes. Paolo César est très actif dans sa zone technique.
Déjà une balle de but pour l'OL! Diani prend la profondeur grâce à une superbe passe de Heaps. Excentré à droite, l'attaquante prend quand même sa chance. Earps repousse.
Les Lyonnaises monopolisent le ballon. À la relance, Endler tente une passe compliquée, Geyoro frôle d'intercepter.
Leaders incontestées, les joueuses de l’OL n'ont pas tremblé du début à la fin : 20 victoires, 2 nuls, 0 défaite, 92 buts inscrits et seulement 7 encaissés !
Pourtant, les coéquipières de Wendie Renard pourraient bien conclure cette saison sans le moindre trophée. La faute à une élimination en Coupe de France (en huitièmes de finale face à Reims), en Ligue des champions (en demi-finale contre Arsenal), et au nouveau format de la D1 Arkema, mis en place la saison passée, qui prévoit désormais des play-offs pour désigner le champion de France.
À l’inverse, ce système ressemble à une aubaine pour les Parisiennes, qui peuvent encore espérer décrocher un trophée malgré une saison 2024-2025 compliquée. "C'est dommage de finir la saison avec 10 points d'avance et de devoir disputer un match pour le titre, expliquait Eugénie Le Sommer en conférence de presse. On n’a pas le choix, on fait avec."
En partance pour Lyon et en conflit avec sa direction, Marie-Antoinette Katoto débutera cette finale sur le banc. Reste à savoir si elle fera son entrée en jeu, contrairement à la semaine dernière face au Paris FC.
Même si elle "aurait aimé terminer sa carrière ici", Eugénie Le Sommer s’apprête à disputer son dernier match sous les couleurs de l’Olympique Lyonnais.
En fin de contrat, elle a l’occasion de clore son aventure sur une très belle note en remportant un 34e trophée avec l’OL (8 Ligues des champions, 13 championnats de France, 9 Coupes de France, 3 Trophées des champions).
Sur sa pelouse du Groupama Stadium, comme un remake de la finale des play-offs de l'an dernier - remportée 2-1 par Lyon - les Lyonnaises s'avancent en grandes favorites ce vendredi.
Sur les deux affrontements directs de cette saison, l'Olympique Lyonnais s'est imposé par deux fois, 1-0 à domicile puis 2-0 à Paris. Au total, sur les 44 rencontres, les Lyonnaises comptent 32 victoires contre 18 pour le PSG. Deux équipes qui ne cessent de s'affronter au sommet du football français et se connaissent presque par coeur.

La meilleure buteuse du PSG, Katoto, sera bien dans le groupe pour cette finale des play-offs.
Trente ans après leur toute première opposition, l’Olympique Lyonnais et le Paris Saint-Germain disputent samedi 20 avril au Groupama Stadium de Décines-Charpieu (19h00, en direct sur DAZN) leur 68e rencontre commune, en demi-finale aller de la Ligue des champions féminine 2023-2024.
Ce onzième match européen entre les deux équipes, qui deviendra l’affiche la plus jouée de l’épreuve, intervient pour la quatrième fois dans le dernier carré. L’OL s’est imposé lors des trois premières, remportant ensuite à chaque fois le trophée, et compte dans ses rangs Kadidiatou Diani, meilleure buteuse de cette édition (7 réalisations), arrivée à l’intersaison du... Paris SG.
À l’issue du match retour, le dimanche 28 avril au Parc des Princes (16h00, sur DAZN), Lyon préparera sa onzième finale (8 remportées, record) ou Paris sa troisième (les deux premières perdues).
- 139 matches de l’OL en Coupe d’Europe (107 succès), 82 du PSG (49 gagnés)
- 10 OL-PSG en Coupe d’Europe (six succès de l’OL, deux du PSG, deux nuls)
- 24 buts inscrits lors de ces dix matches (dix-sept de l’OL, sept du PSG)
Une semaine après un succès lyonnais en championnat (2-1), les deux équipes se retrouvent en 8es de finale de Ligue des champions pour leur premier duel sur la scène européenne. L’internationale allemande du PSG Fatmire Alushi-Bajramaj se montre doublement décisive : d’un lob subtil à l’aller pour répondre à l’ouverture du score de Corine Petit, et en opportuniste de près pour le seul but du retour qui qualifie les Parisiennes.
Lyon sort en 8es pour la deuxième saison consécutive. Titré en 2011 et 2012, Paris poussera jusqu’en finale, sa première, pour s’incliner devant les Allemandes de l’Eintracht Francfort (2-1).
Un OL revanchard et surtout impitoyable se présente la saison suivante : six victoires, vingt-sept buts marqués contre deux encaissés pour rallier les demi-finales, quand le PSG a peiné en 8es devant les Suédoises du KIF Örebro (1-1, 0-0), puis les Espagnoles du FC Barcelone en quarts (0-0, 1-0). Affaiblies par les sorties dès la première demi-heure de ses internationales Laure Boulleau, Kheira Hamraoui et Laura Georges, les Parisiennes explosent à l’aller en prenant sept buts, dont deux doublés d’Ada Hegerberg et Eugénie Le Sommer. Lyon enregistre sa plus large victoire face au PSG et égale le record de la plus grande différence de buts en demi-finale européenne. Le retour est sans suspense (0-1 pour Lyon).
Deux semaines plus tard, l’OL remporte une troisième Ligue des champions cinq ans après la première face aux Allemandes du VfL Wolfsburg (1-1, 3 tab 4).
À deux semaines d’intervalle, Paris va connaître le même sort lors des deux finales qui l’opposent à l’OL : score de parité à l’issue du temps réglementaire puis de la prolongation, décision après seize tirs au but. L’OL remporte ainsi sa septième Coupe de France (1-1, 7 tab 6) avant sa quatrième Ligue des champions, au terme de la première - et jusqu’ici seule - finale européenne franco-française. La deuxième sans but, après celle de 2010 perdue par les Olympiennes contre le FFC Turbine Potsdam (0-0, 7 tab 6), et mettant en vedette les deux gardiennes dans le money time.
- 3 demi-finales entre OL et PSG, conclues par trois qualifications lyonnaises
- 1 finale européenne entre les deux équipes, remportée par l’OL en 2017
La pandémie de Covid-19 bouleverse le calendrier de la 19e Ligue des champions féminine, dont les demi-finales sont jouées en une manche sur terrain neutre, à une date inhabituelle de fin d’été. À huis-clos à Bilbao (Espagne), tout bascule peu après l’heure de jeu : expulsion de la milieu parisienne Grace Geyoro, coup franc d'Amel Majri pour la tête victorieuse au second poteau de Wendie Renard et l’OL est en finale. Quatre jours plus tard, les Lyonnaises s’adjugent leur septième trophée européen aux dépens de Wolfsburg (3-1).
Les deux équipes se retrouvent la saison suivante dans un format classique en quarts de finale, avec un premier acte de nouveau défavorable au PSG. Défaites sur leur terrain sur un penalty de Wendie Renard, les Parisiennes vont surmonter ce but de retard au retour sur la pelouse de leurs rivales. Menées dès la 4e minute, elles vont tout renverser sur une égalisation de Grace Geyoro et un contre son camp de Renard, qui dévie dans son but un centre de Kadidiatou Diani. Qualifié grâce à la règle alors encore en vigueur des buts à l'extérieur, le PSG stoppe la série de cinq victoires finales consécutives de l’OL sur la scène européenne. Mais sans parvenir à lui succéder, se trouvant barré en demi-finale par le FC Barcelone (1-1, 2-1), futur vainqueur.
Malheureuse la saison précédente, Wendie Renard va marquer de son empreinte les retrouvailles entre les deux clubs. Pour son centième match européen, elle égalise d’abord lors d’une demi-finale aller remportée de justesse dans leur stade par les Lyonnaises (3-2). Au retour six jours plus tard, Marie-Antoinette Katoto, déjà buteuse à l’aller, soulève le Parc des Princes à l’heure de jeu en ramenant les siennes à 1-1. Mais Renard, de la tête sur un coup franc de Selma Bacha, scelle la qualification lyonnaise en fin de rencontre. En battant Barcelone (3-1) trois semaines plus tard, la capitaine des Bleues et des Fenottes soulèvera une huitième Ligue des champions pour sa dixième finale, records pour un club et une joueuse (à égalité de victoires avec Sarah Bouhaddi et Eugénie Le Sommer).
Et si l’ADN telenovela du Paris Saint-Germain avait opté pour de bon pour la section féminine du club ? Tandis que le jeune groupe de Luis Enrique file droit, avec dans le viseur un triplé historique (Ligue 1-Ligue des champions-Coupe de France), loin des précédents dramas ayant entouré Neymar, Kylian Mbappé ou ce cher Mauro Icardi, le PSG féminin se farcit une drôle de saison.
Car si au bout du compte, il y a ce vendredi (21 heures) une deuxième finale de Première Ligue consécutive contre l’OL, les Parisiennes abordent ce rendez-vous avec un tout nouvel entraîneur. Un fait rarissime, aussi tard dans une saison de sport professionnel, lié à la déconvenue face au voisin du Paris FC en finale de la Coupe de France.
Cette défaite inattendue, le 3 mai à Calais (0-0, 4-5 aux tirs au but), a donc immédiatement coûté son poste au décrié Fabriel Abriel, remplacé par l’ancien joueur brésilien du PSG Paulo César, qui était cette saison le coach des U19 féminines. Mais la dimension telenovela ne se situe évidemment pas que sur cet échec sportif, ni sur celui d’une « saison régulière » de Première Ligue conclue à 10 longueurs du rival lyonnais (ah, quel régal cette formule de play-offs…).
Non, l’ambiance en coulisses a sans cesse été sous haute tension en 2024-2025. A commencer par ce stage de présaison en Australie, durant lequel Grace Geyoro et Fabrice Abriel se sont accrochés sur fond de maintien (ou non donc) du brassard de capitaine pour la milieu de terrain de l’équipe de France.
Une réunion de crise dans la foulée avec les dirigeants du club, une vilaine élimination fin septembre dès les barrages de la Ligue des champions contre la Juventus Turin (1-3, 1-2), et la nouvelle aventure de l’ex-coach de Fleury était mal embarquée. Grace Geyoro s’est sans surprise retrouvée mise à l’écart durant trois matchs en décembre, tout comme plus récemment une autre cadre, Sakina Karchaoui.
La raison ? La latérale gauche des Bleues a payé le prix d’une interview un brin tranchante, le 8 avril dans L’Equipe. Elle y décrivait une relation « compliquée » avec Fabrice Abriel. Comme par magie, l’arrivée sur le banc de Paulo César a coïncidé avec une convaincante revanche sur le PFC en demi-finale de Première Ligue (3-0), avec à la clé un but de Sakina Karchaoui.
Ce changement d’entraîneur ultra-tardif a-t-il donc réellement relancé tout un groupe, uni en vue de la conquête du deuxième titre de champion de France de son histoire (après 2021 avec Olivier Echouafni) ?
Pensez-vous, l’attaquante star Marie-Antoinette Katoto est la grande perdante dans l’affaire. Juste après la mise à pied de Fabrice Abriel, avec qui elle entretenait de bonnes relations, elle a connu une vive altercation avec Angelo Castellazzi. Selon L’Equipe, l’internationale tricolore (12 buts et 3 passes décisives en 23 matchs cette saison) et le directeur sportif parisien se sont même retrouvés « front contre front », et « il a fallu les séparer ».
Si bien que dix ans après ses débuts professionnels au PSG, Marie-Antoinette Katoto (en fin de contrat) devrait quitter son club formateur sans même entrer en jeu ce vendredi en finale, comme cela a été le cas en demie. Et ce avant de rejoindre dans les prochaines semaines l’OL, à l’instar d’autres joueuses majeures du PSG avant elle (Endler, Diani et Chawinga sont les derniers exemples les plus marquants).
Malgré le sacre national de 2021 (le seul ayant échappé à l’OL depuis 2007), puis les deux victoires en Coupe de France (2022 et 2024), ce PSG féminin est décidément rongé par l’extrasportif. Avec en tête de liste l’agression à coups de barre de fer subie par son ancienne joueuse Kheira Hamraoui le 4 novembre 2021, qui a vu son ex-coéquipière Aminata Diallo être placée en détention provisoire, et désormais sous contrôle judiciaire.
La mise en examen en mars 2023 de César Mavacala, conseiller sportif d’Aminata Diallo, de Marie-Antoinette Katoto, ainsi que compagnon de Kadidiatou Diani, a également fait grand bruit à Paris. Tout comme les soupçons d’agression sexuelle visant Didier Ollé-Nicolle, l’ancien entraîneur du PSG. Mis à pied par son club en mai 2022 en raison de cette affaire le mêlant à l’une de ses joueuses, Didier Ollé-Nicolle a depuis été blanchi.
Autant d’épisodes qui ont entaché l’image d’un club toujours à la poursuite de l’intouchable OL féminin. Voilà ce vendredi une occasion en or de profiter de cette formule de play-offs pour s’adjuger un titre majeur au Parc OL.