Nouvelle-Zélande contre Argentine: Une rivalité Historique au Rugby

L'Argentine et la Nouvelle-Zélande, deux nations majeures du rugby, entretiennent une rivalité sportive riche en événements. Ces confrontations sont marquées par des moments de gloire et des défis pour les deux équipes.

Ce vendredi, la Nouvelle-Zélande et l'Argentine se rencontrent en demi-finale de la Coupe du monde, un niveau jamais atteint auparavant dans leurs confrontations. Ce match aura lieu à 21 heures.

Un Bilan Largement en Faveur des All Blacks

Les deux équipes ont l'habitude de s'affronter en Rugby Championship et le bilan est largement en faveur des hommes en noirs. Évidemment, les troupes de Ian Foster s'avancent comme grands favoris face aux Pumas. Même s'ils se sont fait surprendre récemment cela n'enlève rien à leurs 33 victoires en 36 rencontres (deux défaites donc, et un match nul en 1985).

Entre 1985 et 2019, les deux équipes se sont rencontrées 29 fois et jamais la Nouvelle-Zélande n'a perdu. Parmi ces succès, trois ont eu lieu durant un Mondial, deux en poule (1987 et 2015) et un quart en 2011, pour autant de victoires.

Le match le plus VIOLENT de l'histoire du football

Les Pumas Brisent le Signe Indien

Depuis 2020, les Pumas ont réussi l'exploit deux fois. Certes la première victoire avait eu lieu en pleine "période Covid" et la seconde quand les Blacks étaient au plus mal en plein été 2022. Le contexte sera plus favorable aux triples champions du monde vendredi sur la pelouse du stade de France, eux, qui viennent de battre la meilleure équipe du monde.

Une équipe d'Argentine en feu a fait preuve d'une plus grande discipline que la semaine précédente (défaite 41-24 face aux mêmes All Blacks) pour battre la Nouvelle-Zélande (29-23), samedi à Buenos Aires lors de la deuxième journée de Rugby Championship et remporter sa toute première victoire à domicile contre les All Blacks.

La Nouvelle-Zélande était la seule nation majeure que l'Argentine n'avait jamais battue sur son sol. Les Pumas ont pourtant subi un coup dur après 14 minutes seulement, lorsque leur demi d'ouverture Tomas Albornoz a dû sortir sur blessure, après avoir ouvert le score sur pénalité.

Mais les « Blacks » ont payé cher leur indiscipline, avec trois cartons jaunes qui ont cassé la dynamique, dont deux quasi-simultanés en fin de première période qui les ont obligés à défendre à 13 pendant huit minutes.

Après deux journées, les quatre équipes qui composent le Rugby Championship comptent une victoire et une défaite chacune. Samedi les Springboks avaient pris leur revanche sur l'Australie (30-22), après avoir été battus une semaine plus tôt. Les Néo-zélandais sont leaders pour un point, celui du bonus défensif acquis grâce à une pénalité de Damian McKenzie samedi au buzzer.

Ces derniers avaient démarré le plus fort, avec deux essais de Billy Proctor et Fletcher Newell aux 19e et 25e minutes, mais l'Argentine est restée dans le match, avec notamment un essai de Juan Martin Gonzalez (32e) pour revenir à 13-13.

Chacune des deux équipes a encore marqué un essai après la pause (Gonzalo Garcia pour l'Argentine, Samisoni Taukei'aho pour les All Blacks), puis le demi d'ouverture remplaçant des Argentins Santiago Carreras a fait la différence, avec trois pénalités en seconde période, permettant aux Pumas de répondre avec panache à la défaite de Cordoba.

La Nouvelle-Zélande va devoir en tirer les leçons avant d'accueillir le 6 septembre les champions du monde sud-africains à Auckland, où les Springboks n'ont plus gagné depuis 34 ans.

Historique ! L'Argentine, menée par son demi d’ouverture Nicolas Sanchez, auteur de tous les points de son équipe, a dompté les All Blacks (25-15) pour la première fois de son histoire, samedi à Sydney, lors de la 3e journée du Rugby Championship.

En effet, jamais encore les Pumas n’avaient battu la Nouvelle-Zélande, en 30 confrontations. Pour les All Blacks, après leur revers la semaine dernière contre l’Australie (22-24), lors de la 2e journée de cette épreuve à laquelle ne participe pas l’Afrique du Sud en raison de la pandémie de Covid-19, c’est la douche froide : c’est la première fois depuis 2011 que la Nouvelle-Zélande perd deux matchs consécutifs.

Cette fois, on ne peut plus parler de surprise : après leur défaite la semaine dernière face à l’Australie, la première depuis le Mondial-2019, les All Blacks ont des soucis à se faire.

Et pourtant la Nouvelle-Zélande était désireuse d’oublier vite cet affront et pour ce faire, le sélectionneur néo-zélandais Ian Foster avait effectué dix changements pour aligner ce qui ressemblait presque à une équipe type, avec tous ses meilleurs éléments actuels et en particulier une première ligne composée de Tyrel Lomax, Dane Coles et Joe Moody.

Mais c’était sans compter sur les Argentins, dont c’était le premier match dans ce Tri-Nations nouvelle version, et le premier depuis 13 mois, et leur victoire lors de la Coupe du monde au Japon contre les Etats-Unis (47-17).

La formation entraînée par Mario Ledesma, qui menait déjà à la pause 16 à 3, a été impériale de bout en bout, tant en attaque qu’en défense, face à des All Blacks indisciplinés, faisant trop de fautes.

Impérial, Nicolas Sanchez, le joueur du Stade Français, s’est chargé de tout : un essai (19e), une transformation, et six pénalités.

Les All Blacks ont attendu pour leur part la 53e minute pour marquer leur premier essai de la rencontre, par Sam Crane, avant de réduire le score dans les arrêts de jeu par Caleb Clarke par un essai pour l’honneur.

Statistiques Clés des Confrontations

L'Argentine défie les All Blacks ce vendredi soir au Stade de France, en demi-finales de la Coupe du monde de rugby. C’est l’affiche de la première demi-finale de la Coupe du monde de rugby, ce vendredi soir (21 h), au Stade de France. Et l’avantage va très fortement aux hommes en noir au vu des statistiques : la Nouvelle-Zélande et l’Argentine se sont affrontées à 36 reprises en match officiel depuis 1985, et la Nouvelle-Zélande l’a emporté 33 fois, l’Argentine 2 fois.

C’est la Nouvelle-Zélande qui a le record de la victoire la plus large (+85) : 93-8 le 21 juin 1997 à Wellington.

Voici un tableau récapitulatif des confrontations entre les deux équipes :

Équipe Nombre de Matchs Victoires Défaites Matchs Nuls
Nouvelle-Zélande 36 33 2 1
Argentine 36 2 33 1

Les Pumas y ont cru un peu plus de cinq minutes, soit l’intervalle où ils ont mené dans cette partie entre l’ouverture du score au pied d’Emiliano Boffelli (5e) et le premier essai neo-zélandais inscrit par Will Jordan (11e). Les Blacks n’ont pourtant pas été aussi impériaux que lors du tour précédent face à l’Irlande (28-24), se permettant même quelques maladresses.

Mais cela suffisait amplement vendredi pour battre une Argentine trop limitée dans le compartiment offensif et vite dépassée dès lors que les partenaires de Beauden Barrett daignaient enclencher la seconde. Irrémédiablement lâchés avant la pause (6-20), les Pumas n’ont jamais été en mesure de renverser l’ordre établi. Beaucoup plus forts, les Blacks ont fait ce qu’il fallait pour franchir cette demie sans encombre ni doute, tout en en gardant suffisamment sous la pédale pour la finale.

Dans une première période où tout n’a pas été que récitation et poésie côté neo-zélandais, Jordie Barrett a survolé les débats. Finisseur sur le deuxième essai des siens, le centre des Hurricanes s’est surtout démultiplié en défense avec pas moins de quatorze plaquages, tous réussis, dont un sauvetage décisif sur Juan Montoya (33e). En seconde période, le benjamin des Barrett a maintenu un volume de jeu important et a été à deux doigts de réussir une transversale au pied décisive pour Will Jordan (56e).

Écarté du quart de finale pour des raisons disciplinaire, Mark Tele’a avait à cœur de briller et il a été à l’origine de deux essais en première période (17e, 40e+1). Toujours aussi véloce, son pendant Will Jordan s’est offert un triplé (11e, 62e, 73e). Devant, le gaucher Ethan de Groot a été impérial en mêlée et en défense et la puissance et l’explosivité du flanker Shanon Frizell ont fait très mal aux Pumas.

À la fin du premier quart d’heure, les Argentins sont encore à portée de fusil et lancent une offensive qui arrivent à l’entrée des 22 mètres neo-zélandais. Pris aux chevilles, l’ex-Parisien Marcos Kremer tombe et se fait arracher le ballon par Mark Tele’a. Les All Blacks envoient alors le ballon sur l’autre aile et amorcent un contre éclair grâce à Rieko Ioane qui perce et est bien relayé par Ritchie Mo’unga.

Dans une action où le ballon ne meurt jamais, les passes s’enchaînent à merveille et les avants ne sont pas en reste. Les Pumas sont asphyxiés et craquent après dix phases de jeu, sur un mouvement conclu par Jordie Barrett en coin où le deuxième ligne Sam Withelock s’est illustré avec une merveille de passe en pivot.

En inscrivant un triplé face à l’Argentine, Will Jordan a porté son total à 8 réalisations dans cette Coupe du monde. Il rejoint ainsi le Sud-Africain Bryan Habana (2007) et deux Neo-Zélandais : la légende défunte Jonah Lomu (1999) et Julian Savea (2015) en tant que meilleur marqueur lors d’un même Mondial. Il lui reste un match pour devenir le seul détenteur de ce record. Cela y ressemble en tout cas beaucoup.

La qualification, la manière, peu de bobos à signaler et même quelques imperfections qui font dire que les All Blacks ont encore une marge de progression en vue de la finale qui les attend. Leur prestation de vendredi n’aurait certainement pas suffi à battre l’Irlande une semaine plus tôt, mais ils n’avaient vraiment pas besoin d’afficher la meilleure version d’eux-mêmes pour se qualifier.

Ils repartent malgré tout de ce match face aux Pumas avec la deuxième victoire la plus large de l’histoire à ce stade de la compétition (en 1987, la Nouvelle-Zélande avait battu le pays de Galles avec 43 points d’écart), et la satisfaction de ne pas avoir encaissé le moindre essai. Ajoutez à cela le luxe pour le sélectionneur d’avoir pu coacher très tôt dans la partie pour préserver quelques cadres et l’avantage d’avoir un jour de plus de récupérer que son futur adversaire pour la finale, et cela donne tous les voyants au vert au moment d’aller chercher un quatrième sacre mondial dans son histoire.

Les Pumas ont écrit une nouvelle page de leur histoire en battant la Nouvelle-Zélande sur leur propre sol pour la première fois, samedi (29-23). Retour sur leurs coups d'éclats. Les Argentins ont remporté samedi le quatrième succès de leur histoire face à la Nouvelle-Zélande. Encore un match qui entre dans l’histoire ! Le succès 29-23 remporté par les Argentins face à la Nouvelle-Zélande samedi dans un stade José Amalfitani retourné de bonheur ajoute une nouvelle ligne au tableau d’honneur des Pumas.

Vainqueurs, notamment grâce à un engagement physique déterminant qui a su contenir les attaques et le jeu au pied des All Blacks, les coéquipiers de l’ailier bayonnais Mateo Carreras, très présent durant cette rencontre, ont encore une fois montré qu’ils ne sont pas des faire-valoir dans ce Rugby Championship. Ce n’est pas le premier coup d’éclat des Pumas sur la scène internationale, et sûrement pas le dernier… Rafraichissons-nous un peu la mémoire.

Moments Marquants de l'Histoire des Pumas

  1. La Coupe du monde 2007: un choc inaugural et une 3ᵉ place historique Les amateurs de rugby en France s’en rappellent tous… Ce 7 septembre 2007, les Bleus sont hyper favoris pour l’ouverture de la Coupe du monde sur leur sol. Mais les hommes de Bernard Laporte sont cueillis par l’envie énorme des Pumas, qui s’imposent 17-12. C’est le début d’un parcours exceptionnel pour les coéquipiers d’Agustin Pichot, qui pousseront la mauvaise blague jusqu’à une deuxième victoire contre la France dans ce Mondial, au Parc des Princes lors du match pour la troisième place (34-10). Déjà vainqueurs des Bleus à Marseille en 2004 (14-24) ou en Angleterre en 2006 (18-25), les Pumas avaient clairement pris une autre dimension à l’occasion de ce Mondial 2007, qui reste leur meilleure performance en Coupe du monde à ce jour.
  2. Rugby Championship 2014: première historique contre une nation du Sud Intégrés au Rugby Championship en 2012 après leurs bons résultats en Coupe du monde notamment (3e en 2007, quarts de finalistes en 2011), les Pumas ont dû patienter deux ans pour décrocher leur première victoire contre un « géant » du Sud. Ce sont les Australiens qui plient les premiers, à Mendoza le 5 octobre 2014 (21-17). La victoire surprise de Mario Ledesma et ses coéquipiers en ouverture de la Coupe du monde 2007 avait permis à l’Argentine d’entrer dans la cour des grands sur la scène internationale.
  3. Rugby Championship 2015: La seconde lame, face aux Springboks Moins d’un après leur premier (et seul) succès face aux Wallabies, les Pumas franchissent un palier supplémentaire en allant décrocher leur premier succès à l’extérieur dans la compétition. Ils s’imposent 37-25 face aux Springboks à Durban, asseyant ainsi leur légitimité dans la compétition. On se souvient notamment de la prestation magistrale de leur ouvreur, le Parisien Juan Martin Hernandez, face à des Sud-Africains complètement passés à côté de la rencontre.
  4. Coupe du monde 2015: le coup de force en quart de finale face à l’Irlande 18 octobre 2015. L’Argentine, qui avait déjà marqué les esprits durant cette Coupe du monde en menant à la pause face aux All Blacks en match de poule (défaite 26-16), est loin d’être favorite pour son quart de finale face à l’Irlande. Mais au Millennium Stadium de Cardiff, les Pumas profitent de l’absence du capitaine des Irlandais, Paul O’Connell, et de leur maître à jouer, Jonathan Sexton, tous deux blessés. Après avoir pris le score dès la 4e minute, ils s’imposent 43-20 dans un match qui restera dans les mémoires.
  5. Rugby Championship 2020: la première face aux All Blacks Sur la planète ovale, un succès face à la Nouvelle-Zélande a toujours une saveur supplémentaire… Les Pumas auront dû attendre 29 rencontres (28 défaites et un nul) avant de pouvoir afficher les All Blacks à leur palmarès, le 14 novembre 2020 à Sydney, dans le cadre d’un Rugby Championship remodelé après le Covid. Menés par un Nicolas Sanchez stratosphérique qui avait inscrit tous les points de la rencontre, ils s’étaient imposés 25-15.

Qualifiée en demi-finale de la Coupe du monde, à la surprise générale ou presque, l'Argentine ne veut pas s'arrêter de rêver.

Mais il faudra pour cela triompher des redoutables All Blacks.

S'ils n'ont historiquement que rarement inquiété les Néo-Zélandais, les joueurs de Mickaël Cheika peuvent s'appuyer sur l'exploit fondateur du 14 novembre 2020.

Décevante dans le jeu depuis le début de la compétition - la faute notamment à de trop nombreux en-avants -, l'Argentine a fait parler son cœur et sa grinta pour se hisser dans le dernier carré de la Coupe du monde. Le pays de Galles en a fait les frais, déjouant totalement au pire des moments.

"On est très heureux d’aller à Paris, on n’y a pas encore joué (dans ce tournoi). Je sais qu’on ne sera pas favoris en demi-finale mais on va tout donner", lance Mickaël Cheika, l'architecte de ces Pumas qui viennent de remporter, après un revers initial contre l'Angleterre (27-10), quatre succès consécutifs pour la première fois depuis... 2015. Et il faut remonter à 2012 pour retrouver trace d'une série de cinq victoires consécutives.

Mais pour s'adjuger un nouveau succès (vendredi 20 octobre, 21h, en direct sur TF1, MYTF1 (nouvelle fenêtre) et en live commenté sur TF1info) - et rallier la première finale mondiale de leur histoire -, c'est un tout autre animal qu'il faudra dompter : les mythiques All Blacks, qui ont retrouvé toute leur superbe en éliminant l'Irlande (nouvelle fenêtre), première nation mondiale, au terme d'un match épique (28-24).

Dominés par la France en ouverture (27-13) (nouvelle fenêtre), les coéquipiers de Sam Cane sont progressivement montés en puissance et font désormais office de véritable épouvantail dans cette Coupe du monde 2023.

Pourtant, toutes les failles de cette équipe qui a traversé une longue période de doute n'ont pas disparu du jour au lendemain. Et si le défi est immense, il est à la taille d'Argentins qui se sont offerts le droit de disputer le "match le plus important de l’histoire des Pumas", comme le souligne Matías Moroni. Sans complexe, le centre de Newcastle et ses coéquipiers vont tenter de reproduire la même performance que celle qui leur avait permis de faire tomber les joueurs à la fougère pour la première fois de leur histoire.

Remontons à novembre 2020, le samedi 14 très exactement. Dans un contexte sanitaire tendu, en raison de la pandémie de Covid-19, le Rugby Championship - tournoi annuel des quatre grandes nations rugbystiques de l’hémisphère sud - est exceptionnellement réduit à trois sélections.

L'Afrique du Sud est écartée, l'Australie et surtout l'Argentine et la Nouvelle-Zélande sont, elles, bien présentes. Et c'est donc en terrain neutre, à Sidney (Australie), que Pumas et All Blacks croisent le fer.

C'est écrit, comme tous les ans depuis 1985 - et un match nul 21-21 à Buenos Aires - les hommes à la fougère vont l'emporter sans trembler... Seulement, la troupe de Julian Montoya ne l'entend pas de cette oreille. Entreprenante, pragmatique et efficace dans le jeu au sol, elle prend rapidement l'avantage par la botte de l'héroïque Nicolas Sanchez - auteur de l'ensemble des 25 points des siens ce jour-là - et par un essai de l'ouvreur, à la réception de son petit coup de pied intelligent par-dessus la défense (10-3, 19').

Costauds sur les longues séquences de possessions adverses, les Argentins se nourrissent de la moindre faute néo-zélandaise pour creuser l'écart avant la mi-temps (16-3). Le complexe d'infériorité a volé en éclatAu retour des vestiaires, la réaction de la bande à Beauden Barrett - dont une large ossature compose le groupe présent à cette Coupe du monde - ne tarde pas. Le puissant troisième ligne Sam Cane termine en terre promise après un ballon porté destructeur (19-10, 53'). Mais les Sud-Américains restent solidaires et continuent de concrétiser leurs temps forts par le pied précis de leur ouvreur.

L'ancien joueur du Stade Français plante le dernier clou dans le cercueil noir d'un énorme coup de pompe à plus de 50 mètres des perches (25-10, 78'). Le baroud d'honneur des hommes d'Ian Foster - et l'essai de Caleb Clarke après une pénalité vite jouée - n'y change rien.

Au coup de sifflet final d'Angus Gardner - clin d'œil du destin, il officiera de nouveau ce vendredi -, la Nouvelle-Zélande s'incline (15-25). Et les larmes de Mario Ledesma, le sélectionneur argentin de l'époque, remplacé depuis, suffisent à comprendre la valeur et la portée de ce succès.

La large défaite deux semaines plus tard (38-0) contre ces mêmes Blacks est presque anecdotique. L'essentiel est ailleurs : les Pumas sont désormais capables, dans un grand jour, de dévorer les All Blacks, ce qu'ils ont d'ailleurs accompli une nouvelle fois en 2022 (avec un court succès 25-18). Le temps où ils s'avançaient en victime expiatoire est révolu.

"On a été la première équipe d’Argentine à battre la Nouvelle-Zélande, c’est la preuve qu’on peut battre n’importe qui. On a confiance en notre équipe et nos joueurs. C’est le moment de sortir le match de notre vie et de tout donner", lance ainsi le talonneur et capitaine Julian Montoya.

Victorieuse à trois reprises, elle était aussi présente dans le dernier carré de huit des neufs éditions que compte cette compétition. Si les hommes performent, que dire des Néo-Zélandaises !! Au-delà de la performance, la Nouvelle-Zélande est un véritable emblème du rugby au sens large.

L’Argentin Matias Moroni (droite) évite Ardie Savea lors du match Argentine - All Blacks pendant le Rugby Championship, à Mendoza, le 8 juillet 2023.

Battue le week-end dernier par la Nouvelle-Zélande (24-41), l'Argentine a pris sa revanche ce samedi soir sur les All Blacks en les faisant tomber (29-23), à l’occasion de la deuxième journée du Rugby Championship 2025. Cette première victoire sur son sol face aux All Blacks, les Argentins l’ont mérité.

Contrairement au premier match où ils avaient encaissé un essai dès la 4e minute, les Pumas ont bien attaqué la rencontre, mettant beaucoup de rythme et d’intensité.

Mais les All Blacks ont su faire le dos rond et se sont montrés efficaces en marquant deux essais par l’intermédiaire de Billy Proctor (20e) et Fletcher Newell (26e), prenant ainsi sept points d’avance.

C’est surtout en seconde période que les Argentins ont construit leur succès, ayant mis encore plus de cœur et d’intensité. Les Pumas ont d’abord repris l’avantage au tableau d’affichage grâce à deux pénalités de Santiago Carreras (52e, 56e). Déchaînés, ils se sont vraiment rapprochés de l’exploit après l’essai inscrit par Gonzalo Garcia (59e), qui leur a permis de compter 13 points d’avance.

Les hommes de Scott Robertson ont rapidement réagi, passant derrière la ligne grâce à Samisoni Taukei’aho (68e). Mais en fin de match, les Argentins ont bien résisté en défense pour aller chercher la première victoire à domicile de son histoire face à la Nouvelle-Zélande, qui s’est consolé dans les dernières secondes en arrachant le bonus défensif.

Après la rencontre, l’ancienne star argentine et désormais sélectionneur Felipe Contepomi s’est exprimé sur cette première dans l’histoire des Pumas : "Nous sommes un fil conducteur dans la grande histoire des Pumas, rapporte le média local Olé. En tant que joueur, on vit le rugby à fond ; en tant qu’entraîneur, on essaie de le vivre du mieux possible. Mais c’est leur épreuve, celle des Pumas 2025. Ce groupe a déjà accompli plusieurs choses de ce genre : battre les All Blacks, et pour la première fois ici. Je trouve ça formidable.

Une sensation que lui et ses joueurs ont pu partager avec un public sud-américain en fusion : "C’est une immense joie de pouvoir gagner ici. Cela a déjà été réalisé à l’étranger, mais pouvoir offrir cela à ces gens, toujours venus avec enthousiasme et soutien, est unique. Aujourd’hui, ils ont rempli Vélez et rempliraient n’importe quel stade en Argentine. L’affection des supporters est incroyable ; ils y contribuent. Pouvoir leur offrir cela est fantastique"

La prochaine rencontre des Pumas se déroulera du côté de Townsville dans le Queensland australien.

Matias Moroni

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