La série documentaire « Handball - Une histoire de familles », produite par Nolita et diffusée sur Canal +, a été récompensée lors des Sportel Awards.

Les six épisodes de cette série documentaire ont remporté un franc succès, notamment auprès des membres du jury.
Clément Brin, le réalisateur, a exprimé son émotion face à cette reconnaissance inattendue, soulignant la qualité des autres propositions en compétition.
Le Sportel est aussi l’occasion de rencontrer de nombreux sportifs évoluant dans des disciplines diverses et j’ai pu échanger avec certains et me rendre compte que la série les avait eux aussi énormément touchés.
Une saga captivante de l'équipe de France masculine
Cette saga retrace l’épopée de l’équipe de France masculine, depuis ses premiers exploits sous la férule de Daniel Costantini avec la médaille olympique de Barcelone 92 puis du 1er titre mondial en 1995.
Quelques semaines avant les JO, durant lesquels l’équipe de France de handball décrochera peut-être la médaille d’or, la chaîne cryptée propose, à partir de ce dimanche, un documentaire qui raconte leur épopée depuis trente-cinq ans, à travers des images inédites.

Une des consécrations de cette belle histoire du handball français : le titre de champions du monde remporté à la maison en 2017.
Les moments clés de la saga
Et si tous les triomphes du handball français depuis trente-cinq ans étaient nés d’une bagarre en Islande contre des Espagnols ? C’est une séquence croustillante du documentaire « Handball, une histoire de familles » diffusé en deux soirées, ce dimanche 23 juin et le dimanche 30 juin, sur Canal+.
Pour comprendre, il faut revenir au 16 mai 1995. La France des Barjots, médaillée de bronze aux JO de Barcelone trois ans plus tôt, affronte l’Espagne en 8es de finale du Mondial. Le 1er tour s’est mal passé. L’ambiance de groupe est maussade, loin de l’esprit de Barcelone.
Avant la rencontre, Denis Lathoud provoque une réunion entre joueurs pour mettre les points sur les « i ». C’est le début de la renaissance.
Durant la partie qui a mal commencé, Jackson Richardson est envoyé dans le décor, en plein sur le banc des remplaçants espagnols. C’est parfait.
La sensation d’offrir enfin à ce sport la mise en lumière qu’il mérite et à ces générations de sportifs la reconnaissance à laquelle ils ont droit.

Un documentaire salué pour son authenticité
- L’humour, l’humilité, la fraîcheur des images et des personnalités.
- Des frissons à chaque épisode.
- Très bien documenté et réalisé.
- On rentre en immersion dans le handball français, que l'ont aime ou pas le handball, on ressent l'emotion du sport.
- Des séquences inédites dans les vestiaires, c'est fou qu'une caméra ait pu filmer ce genre de moment inédits...
Ce documentaire vient de me faire découvrir ce qu’est vraiment le handball et tout ce que ça comporte. Je ne suivais pas ce sport, maintenant je vais le faire !
On sent les émotions, on vit les épreuves avec les joueurs, on comprend l’évolution de ce sport et sa place dans notre société à travers les années ! Ça mérite une couverture médiatique plus importante !
Genial ! Tout simplement incroyable !
Les figures emblématiques du handball français
1985, l’équipe de France de Handball est 35ème au classement mondial. Dos au mur, la Fédération Française de Handball décide de confier les rênes de l’équipe masculine à un jeune professeur d’EPS de 43 ans nommé Daniel Costantini. Il va devoir gérer une bande de farfelus semi-amateurs et en faire des combattants prêts à se qualifier pour les Jeux Olympiques de Barcelone.
Alors que tout semble aller contre lui, le destin l’entraîne sur l’Île de la Réunion où il va découvrir un joueur aux qualités exceptionnelles qui n’a pas encore conscience qu’il va révolutionner l’Histoire du handball et du sport français... Son nom ?
L’exploit des Bleus aux JO de Barcelone en 1992 a fait naître une ambition et a révélé une génération de Barjots.
L’équipe de France de Handball attire désormais les médias par ses résultats mais surtout par la folie de ses joueurs.
Pourtant elle doit déjà confirmer les espoirs et démontrer, dès le Mondial 1995, que l’exploit olympique n’était pas le fruit du hasard.
Malgré des débuts catastrophiques, une réunion de famille entre les joueurs permet de remettre l’équipe sur les bons rails.
Incapables de redescendre sur terre après leur titre mondial de 1995, les Barjots abordent les JO d’Atlanta 1996 avec une décontraction qui fleurte avec la désinvolture. Leur défaite au pied du podium est un échec douloureux, humiliant, qui amène la presse à les renommer les Charlots.
En patriarche, Daniel Costantini tente de reconstruire une équipe prête au combat mais le décès de son père, en plein cœur des JO de Sydney 2000, va avoir des répercussions indélébiles sur toute la famille handball.
Grâce à un but d’anthologie de Gregory Anquetil à la dernière seconde de la finale, la France arrache la prolongation et c’est un Patrick Cazal blessé qui permet aux Bleus d’être champions. Avec ce dernier trophée, Daniel Costantini quitte l’Équipe de France par la très grande porte. Il est remplacé à la surprise générale par un entraîneur sans palmarès, Claude Onesta.
Son tempérament volcanique va immédiatement faire vaciller le plus grand joueur du monde, Jackson Richardson, et les résultats vont en pâtir dans la foulée. Commence une période de disette internationale.
La relève se doit d’accélérer. Ceux que l’on surnomment désormais les Costauds arrachent le Bronze au Mondial 2003 et sauvent ainsi la place de leur sélectionneur.
Après 15 années en Bleu et avoir été nommé porte-drapeau aux JO d’Athènes 2004, Jackson Richardson arrête sa carrière internationale et remet symboliquement les clefs de l’Équipe de France à Nikola Karabatic.
L’équilibre de la nouvelle génération est fragile et contraint Claude Onesta à repenser son coaching pour ressouder la famille ; il change de fond en comble son management et décide de partager le pouvoir avec les joueurs.
Peu après le décès de leur père, Nikola et Luka Karabatic sont englués dans l’affaire des paris truqués. La fratrie adulée du handball français est clouée au pilori ; mais plutôt que de sombrer, Nikola se reconstruit grâce à des travaux d’intérêt général, à sa passion intacte pour la hand et à une nouvelle inattendue : l’arrivée de Luka en Équipe de France.
Les deux frères partent alors en quête d’un trophée commun en mémoire du père, un titre qui leur permettrait également de laver leur honneur. Solidement installés au sein des Experts, ils voient se profiler les JO de Tokyo 2021 comme le Graal inespéré.