L'équipe féminine de Niort s'est illustrée en Nationale 3 et en Coupe de France, atteignant les 16e de finale en février.

Malgré le maintien acquis sur le plan sportif, les Celloises n'effectueront pas une troisième saison consécutive dans le championnat élite du handball féminin.
Coupe de France: Le Parcours de Niort
Lors du quatrième tour de Coupe de France, niveau départemental, l’entraîneur niortais Mickaël Mellouin s’attendait à une rencontre difficile, d’autant qu’il n’avait pas à disposition son effectif complet.
Les Niortaises avaient déjà créé un premier break (6-2, 13e) et l’écart enflait inexorablement (10-4, 23e, puis 15-6 à la pause).
Plus vives en attaque, les filles de Mickaël Mellouin profitaient, en outre, des nombreuses approximations adverses, annihilant en plus parfaitement Tichet, la principale menace offensive des Poitevines.
De leur côté, les Souchéennes continuaient de mener leur barque avec sérieux, contournant souvent trop facilement la muraille adverse.
La fin de la partie, tout juste ternie par la blessure à la cheville d’Alarcan, côté niortais, devenait un long fleuve tranquille pour les Souchéennes, qui pouvaient déjà se projeter vers la mi-janvier et le prochain tour de cette Coupe de France (35-14 au final).
Careil et Meteau contribuaient à faire monter l’addition, qui commençait à devenir très salée pour les joueuses de la Vienne (27-12, 48e).
Incapables de forcer le verrou souchéen, elles butaient sans cesse sur le dernier rempart niortais Norigeon qui gratifiait la salle de plusieurs parades.
Les joueuses de Haut-Poitou tentaient bien de montrer un meilleur visage au retour des vestiaires, mais leur court sursaut (18-10, 36e) n'était que feu de paille.
Sangaré au pivot et Meteau sur l’aile droite s’en donnaient à cœur joie pour percer la défense gruyère qui leur était proposée.
De suspense, il n’y eut donc pas : l’espace de trois minutes, le temps de permettre à Cormery de donner l’avantage aux Poitevines (1-2, 3e).
Ce sera la seule et unique fois de la partie.
Face à une formation de Haut-Poitou qui présentait sur le papier les mêmes caractéristiques que l’équipe souchéenne, l’entraîneur niortais Mickaël Mellouin s’attendait à une rencontre difficile.
Mais ce qu’il ne savait pas, c’est que les Poitevines effectueraient le court déplacement en étant, elles aussi, privées d’éléments majeurs.
Mi-temps : 15-6.
Niort : Meteau 10, Sangaré 8, Alarcan 5, Careil 4, Champion 3, Zamour 3, Le Pen 2 ; Norigeon 21 arrêts.
Haut-Poitou : Lhuillier 4, Cormery 3, Tichet 3, Brunet 2, Pigier 2 ; Hasko 9 arrêts, Boyer 5 arrêts.
Réactions de l'Entraîneur Mickaël Mellouin
Mickaël Mellouin (entraîneur de Niort) : « Nous n’avions pas l’effectif au complet pour ce dernier match avant Noël.
Avant le match, je craignais cette équipe de Haut-Poitou, car nous savions qu’elle pouvait produire un jeu intéressant.
Mais nous avons réussi à être bien solidaires et à bien clôturer l’année.
Les filles le méritent, cela récompense le travail effectué depuis septembre.
Cette Coupe de France nous intéresse, car elle nous permet de découvrir d’autres équipes que nous ne connaissons pas, dans d’autres départements.
Elle devient un vrai objectif, mais le championnat reste bien sûr très important également car nous aimerions finir premiers afin de monter en régionale. »

Défis Financiers et Relégation
Le club est relégué en deuxième division en raison d'un déficit financier.
"Il y a des clubs qui avaient de gros déficits et on leur a proposé des plans d'apurement sur quatre ans. Nous, pourquoi on ne nous a rien proposé ?
En cause, un déficit de 27 000 euros, constaté en décembre dernier à l'issue de la première partie de saison.
Pour ne rien arranger, trois joueuses titulaires s'en vont.
"On était très déçues, triste aussi quand on a appris la nouvelle", raconte l'ailière Lisa Calvet à l'entraînement ce lundi 21 août.
"Nous sportivement, on a fini 10ᵉ sur 14 donc c'était prévu que tout le monde re-signe pour jouer en D1, sauf que ce n'est pas le cas et il y a de grandes chances qu'il y ait des joueuses qui partent", confirme la pivot, Cléa Delaume.
Une crainte fondée, car quelques heures plus tard, le club annonçait le départ de trois joueuses titulaires, Fanta Diagouraga, Goundouba Guirassy ainsi qu'Emma Skinnehaugen.
"C'est malheureux, mais c'est leur choix, réagit sobrement le coach Thierry Vincent.
C'est le lot des contrats et de la situation que nous subissons."
Selon l'entraîneur, son groupe est atteint psychologiquement par ces départs.
D'autres auraient également voulu les suivre et continuer de jouer en première division, mais le club a fermé la porte.
Si ces départs risquent de peser s, dans un premier temps, sur les performances du HBC Celles-sur-Belle.
Thierry Vincent ne veut pas dramatiser et reste même optimiste.
Elles seront remplacées par de jeunes joueuses prometteuses qui n'auraient peut-être pas eu leur chance si les trois joueuses étaient restées.
"Il faut continuer d'évoluer, encourage-t-il.
Parfois ce sont ce genre de choses qui permettent de réfléchir différemment.
Un discours remobilisateur pour son effectif, mais aussi pour les supporters et les partenaires, plus que jamais déterminants à l'aune d'une nouvelle saison importante.
Les joueuses celloises arriveront-elles à l'entendre ?
Autres Équipes et Catégories
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FILIERE 79 CELLES SUR BELLE MELLOIS EN POITOU - U17 FILLES NATIONALE
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ENTENTE NIORT AGGLO U15 - U15 FILLES INTER-DEPT
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Avec une équipe féminine en Nationale 3 et qui a pris l’habitude, ces dernières années, de s’illustrer en Coupe de France (elle a atteint les 16e de finale en février), les joueurs de l’équipe Honneur régionale masculine du HBC Prahecq manquent quelque peu de visibilité.
Mais s’ils évoluent, un peu par la force des choses, dans l’ombre des féminines, ils ne s’en plaignent pas.
Je n’ai pas l’impression que nous sommes moins bien traités, on ne le vit pas mal , sourit Thomas Eyraud (32 ans), le coach des garçons.
L’essentiel, c’est qu’on parle du club.
Les joueuses de Prahecq étaient également en lice hier soir en coupe de France, niveau régional, sur le parquet de Châtellerault (Pré-N.).