Histoire et Évolution du Handball Français: Focus sur la Rivalité Ivry-Nantes

Le handball, contrairement à de nombreux sports collectifs majeurs, n'est pas d'origine anglo-saxonne. Bien que des antécédents puissent être trouvés en Tchécoslovaquie et au Danemark, le handball moderne est considéré comme une création allemande, grâce à Cari Schellenz, un professeur d'éducation physique de Berlin, qui a adapté le Torball en 1919.

C'est à partir de 1925 que le handball s’est infiltré en France, plus particulièrement en Alsace, puis au début des années 30 en Lorraine et Franche-Comté, dans sa version de plein air à 11, et semble-t-il surtout au sein du sport « travailliste ». Une première tentative de fédération est même esquissée en 1935 à Metz.

Après quelques péripéties, la premiere FFHB est créée en juillet 1941, avec l’aval du Commissariat aux sports de Jean Borotra. Celui-ci désigne comme président de la nouvelle Fédération René Bouet, alors dirigeant de la Fédération de Tennis de Table. Le premier championnat masculin est organisé dans les deux zones, Nord et Sud, l’occupation allemande ayant évidemment favorisé ce lancement.

Le championnat masculin à sept débuta en 1952/1953, et le premier match international eut lieu en février 1952 à Bâle, la France étant battue par la Suisse 4 - 14 (joué en trois tiers temps de 20 minutes !). C’est en 1972 que le handball devient sport olympique pour les Jeux de Munich.

Depuis le début des années 1990, le handball français est installé au plus haut niveau mondial et accumule les titres. Les hommes ont enlevé le titre olympique à Pékin en 2008, après une médaille de bronze à Barcelone en 1992. Aux championnats du monde, ils sont médaillés à 7 reprises depuis 1993, dont trois fois en or, et aux championnats d’Europe, ils remportent 3 médailles dont 2 titres. Quant aux femmes, elles cumulent 4 podiums, dont un titre mondial en 2003.

Le 21 mai 2004 restera à jamais le jour de la naissance de la LNH du côté de Dunkerque. Une décision qui a permis au handball professionnel de prendre toute sa place aujourd’hui.

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La Rivalité Ivry-Nantes: Un Duel Passionnant

Le monde du handball français est marqué par des rivalités passionnées, et celle entre Ivry et Nantes occupe une place particulière dans le cœur des supporters. Cet article explore l'histoire de cette rivalité, les moments clés qui l'ont façonnée, et son importance dans le paysage du handball français.

Bien que des rivalités régionales existent, comme celles entre Nîmes et Montpellier ou Aix et Saint-Raphaël, le duel entre Ivry et Nantes transcende les simples considérations géographiques pour devenir un affrontement historique et émotionnel.

Pascal Léandri, le directeur sportif d'Ivry, insiste sur le caractère unique de cette confrontation : "Créteil-Ivry, c'est le seul vrai derby du championnat". Même si le derby actuel diffère de ceux d'il y a vingt ans, l'intensité et l'importance de ce match restent intactes.

Autrefois, les rencontres entre ces deux équipes étaient synonymes de lutte pour les titres. Léandri se souvient : "Je me souviens, en 1997, on s'affronte pour le titre de champion et en finale de coupe de France." Ces moments épiques ont contribué à forger la légende de cette rivalité.

Aujourd'hui, bien que l'époque des matchs à moins de 40 buts soit révolue et que les joueurs se connaissent bien, une victoire dans un derby conserve une saveur particulière. Pierre Montorier, entraîneur de Créteil, souligne : "Je sais que si on gagne, ça va brancher un peu au mois de janvier. Mais on respecte les gens d'Ivry, on a appris à se connaitre et ce derby, c'est surtout un bel événement pour les deux clubs avec une salle pleine".

La rivalité reste bien ancrée parmi les jeunes formés au club, une spécialité des deux côtés de la Seine. Ewan Kervadec, l'arrière droit cristollien, sait mieux que quiconque que s'il y a un match à ne pas perdre cette saison, c'est le derby à la maison. "Je me souviens de mon père, qui en parlait déjà deux semaines avant quand il les jouait. Et aussi du discours de notre entraineur en -18, quand on a joué la finale du championnat de France face à Ivry. Il nous avait parlé de valeurs, de don de soi avant le match, beaucoup plus que de handball."

Après deux saisons d'absence en raison de la descente de Créteil en Proligue, le derby a fait son retour. "Et ça fait du bien ! C'est quand même une des dates qu'on regarde en premier quand sort le calendrier" souffle Léandri.

Cette année, le derby a une saveur particulière car les deux équipes se trouvent dans le dernier quart du classement. Ivry, après un bon début de saison, peine à retrouver son second souffle et devance Créteil, lanterne rouge, de quatre longueurs. "C'est clairement une bascule, si on l'emporte on prend six points d'avance sur eux. Mais on peut avoir une deuxième partie de saison compliquée si on perd" continue le rouge et noir.

Cependant, à l'USC, on ne considère pas ce match comme un tournant décisif. "Il restera treize matchs après la trêve. Et on a vu les années précédentes que les choses sont complètement différentes au printemps" croit savoir Montorier. Qui, s'il n'a pas mis une pression supplémentaire à ses joueurs en vue de ce match historique, reconnait que, "dans le staff, un derby, ça compte."

Sur le parquet, tout le monde se connait et personne ne veut perdre. Car le seul moyen de se rattraper, ce sera de remporter le match retour.

Il fut un temps où Didier Dinart et Guillaume Gille marquaient les parquets de l'Hexagone avec une rivalité Montpellier-Chambéry qui allait marquer les années 2000.

L’idée de créer une Ligue était en gestation, à l’esprit, déjà, de René Richard et Nicolas Bernard, dirigeants influents dans leur club respectif d’Ivry et de Dunkerque sollicitant Daniel Costantini, jeune retraité des parquets après le titre de 2001, afin de consolider le projet.

Aujourd'hui, le Championnat de France compte un nombre impressionnant de joueurs internationaux. Comment ne pas mesurer l’immensité du terrain parcouru quand on constate que 207 des 392 joueurs de la Lidl Starligue sont des Internationaux ?

Le « H » et son président, Gaël Pelletier se sont extraits du carcan, ralliant les collectivités locales pour installer une salle XXL au parc des Expositions de la Beaujoire à Nantes qui offrira son chaudron aux Bleus pour un premier tour de feu.

Les Meilleurs Buteurs de l'Histoire du Handball en D1

Créée en 2004, la LNH a depuis comptabilisé l’ensemble des buts marqués en championnat. Le classement des buteurs, diffusé ces dernières semaines par la ligue, se limite donc à la période 2004-2018. Pour certains joueurs qui ont commencé leur carrière professionnelle en 2004 ou après, tels que Raphaël Caucheteux, Baptiste Butto, Nicolas Claire ou encore Valero Rivera, le total de buts marqués durant leur carrière en première division française est déjà connu.

Même en ajoutant les statistiques d’avant 2004, Raphael Caucheteux reste le meilleur buteur de l’histoire de la première division. Avec 1608 buts inscrits en 14 saisons, l’ailier varois compte près de 5 buts inscrits en moyenne par rencontre (4,99). Un chiffre qui en dit beaucoup sur sa régularité. Pourtant, l’ancien héraultais n’a été sacré meilleur buteur que lors de la saison passée (167 buts). Il avait dû se contenter de la 2ème place en 2015 malgré 194 buts inscrits, de la 4ème position en 2016 et 2017 ou encore de la 5ème en 2009 et 2013.

Avec une telle régularité, Raphaël Caucheteux peut viser la barre des 2.000 buts d'ici 2021. Showman sur le parquet, « Duggi » était aussi (et surtout) un formidable buteur.

Troisième du classement des meilleurs buteurs de l’histoire en D1, Guillaume Saurina n’est pas en reste non plus. Pendant 11 saisons (et une pige à Nantes pour finir), l’arrière gauche a été le cauchemar des gardiens adverses, aussi bien sur attaque placée que sur jets de sept mètres. Après avoir débuté à Villefranche en D2, il débloque son compteur en D1 avec Villeurbanne en 2002. Ses deux saisons villeurbannaises au plus haut niveau ne sont qu’un aperçu de son potentiel de buteur.

Même s'il n'est pas le joueur le plus médiatique du championnat, il fait preuve d’une belle régularité depuis près de dix ans dans le Nord. Avec 4,3 buts en moyenne par rencontre, il devrait prochainement dépasser Guilaume Saurina et devenir le 3ème joueur à avoir inscrit le plus grand nombre de buts au plus haut niveau.

Absent du top 10 de la LNH, Sébastien Bosquet est pourtant le cinquième meilleur buteur de l’histoire de la D1.

C’est avec Villefranche que Matthieu Drouhin s’est fait un nom en première division. Septième meilleur buteur en 2005 (122 buts), il a ensuite toujours été au moins une fois dans le top 10 des buteurs de l’année en D1 dans chacun des clubs qu’il a fréquentés : 3ème en 2008 avec Istres (152 buts), meilleur buteur en 2013 avec Tremblay (180 buts) et 3ème avec Saran en 2018 (140 buts).

L’ancien toulousain Anouar Ayed (7ème) et le nantais Valero Rivera (9ème) ont un point commun, au-delà de faire partie du top 10 des buteurs de l’histoire de la D1. Ils ont tous eu besoin de moins de 10 saisons pour rentrer dans ce club très fermé : 9 saisons pour le tunisien Ayed (5,6 buts par match en moyenne) et 7 pour Rivera (6,39 buts en moyenne). Machines à marquer, ils ont tous les deux eu un ratio par match très élevé par rapport à leurs compères du classement.

Quant à Valero Rivera, le compteur tourne encore pour le nantais, qui a retrouvé la Starligue cette saison après deux années à Barcelone. A 33 ans, il devrait encore grimper au classement dans les prochains mois. Décrochera-t-il le titre de meilleur buteur sur une saison ? L’espagnol a pour l’instant cumulé quatre deuxièmes place, en 2012, 2013, 2014 et 2016.

Michaël Guigou a disputé 18 saisons en première division. S’il n’est jamais apparu dans le top 10 des buteurs sur une saison, l’ailier du MHB n’en est pas moins un incroyable finisseur, doté d’une technique parfaite.

Lancé dans le grand bain de la D1 avec le Paris Handball en 2006, Nicolas Claire n’a quitté les parquets de D1 qu'une année depuis, lors de la saison 2009-2010 en D2 avec le club de la capitale. A l’instar de Guigou, il n’occupe pas le top 10 des marqueurs sur une saison (10ème en 2015 et 2017) mais a toujours su porter Paris puis Nantes à la finition. Avec 989 buts à son actif, il devrait très bientôt franchir la barre symbolique des 1000 buts en D1.

Le duel entre Montpellier et St-Raphaël, qui viendra conclure la 12ème journée de Starligue jeudi soir, réunira sur le terrain deux des meilleurs buteurs de l’histoire de la D1 : Raphaël Caucheteux et Michaël Guigou.

Rang Joueur Nombre de Buts
1 Raphaël Caucheteux 1608
2 Guillaume Saurina Non spécifié
3 Sébastien Bosquet Non spécifié
4 Matthieu Drouhin Non spécifié
5 Anouar Ayed Non spécifié
6 Valero Rivera Non spécifié
7 Michaël Guigou Non spécifié
8 Nicolas Claire 989

Note: Les données du tableau sont basées sur les informations fournies dans le texte.

Schéma d'un terrain de handball

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