L'Histoire du Nice Poitiers Volley : Entre Défis et Ambitions

Le Nice Poitiers Volley est un club qui a marqué l'histoire du volley-ball français, oscillant entre moments de gloire et périodes de reconstruction. Cet article se penche sur les événements clés, les figures emblématiques et les enjeux qui ont façonné le parcours de cette équipe.

Un Parcours Semé d'Embûches

La saison 2023-2024 a été particulièrement difficile pour le Nice Volley-Ball. Avec seulement neuf points en quatorze journées, les Eagles ont connu une série de revers, le dernier succès remontant à début décembre. Le changement de coach a nécessité des ajustements tactiques qui ont pris du temps, laissant les adversaires s'envoler au classement.

Après quatre revers consécutifs en championnat, les Eagles se devaient de réagir à Poitiers. Mais comme face à Saint-Nazaire, les Niçois ont craqué au milieu du premier set. Menés de six points, Nice est revenu dans le set grâce notamment à des contres de Valerii Todua et Matteo Schalk.

Dans le deuxième set, Nice a réagi enfin ! Le capitaine Rodney Ah-Kong a sonné la charge. Le troisième acte a été presque un copier-coller. François Rebeyrol, déjà décisif en fin de set, s'est une nouvelle fois mis en évidence et a permis aux Eagles de prendre l'avantage deux sets à un (23-25). Sauf que les Poitevins ne se sont pas laissés compter. Si Nice a mené une grande partie de cette quatrième manche, les hommes de Fabrice Chalendar ont craqué à deux points du match. Poitiers est revenu dans le jeu.

Sur sa lancée, Poitiers a rapidement pris le large en menant de cinq points. Nice était aux abonnés absents et a marqué au bout du huitième point seulement. Désormais, il fallait se remettre de cette désillusion la semaine prochaine face à Tourcoing.

Coupe de France : Un Enjeu Majeur

Pour Nice (11e) comme pour Poitiers (12e), la Coupe de France représente un enjeu majeur, étant donné qu'ils sont déjà écartés de la course aux play-offs. « Pour nous, c'est l'événement de l'année : c'est déjà une petite finale. L'objectif principal était le maintien, c'est fait. Maintenant, on mise tout sur ce match », glisse Brice Donat, l'entraîneur du Stade Poitevin VB, qui espère éviter le même scénario qu'en 2018 et une défaite au même stade contre Tourcoing.

Le SPVB l'avait remportée en 1996 et 2002 avant sa liquidation en 2012, puis en 2020, sur tapis vert et décision fédérale après un Final Four torpillé par le Covid-19. Poitiers a pu ménager ses titulaires vendredi. « On avait appris la veille de la finale qu'elle était gagnée, sur forfait. Il fallait être qualifié, des équipes plus fortes n'étaient déjà plus là, mais on n'avait pas savouré cette victoire », se souvient Donat, qui a pu préparer la demie en ménageant ses titulaires vendredi contre Tours (0-3), dont le pointu brésilien Gabriel Candido (1,99 m, 26 ans), deuxième meilleur marqueur du Championnat (440 points).

Battu à Montpellier samedi (1-3), Redwitz n'a pas le même luxe, dans une saison perturbée par les blessures comme celle du passeur Javier Gonzalez. Mais Nice reste sur quatre victoires en six matches et deux centraux proches de la reprise ont fait le voyage (William Nack-Minyem et Rodney Ah-Kong). « On peut encore terminer cinquièmes de Ligue A (les 9e et 10e de la phase régulière défieront les perdants des quarts de finale dans un mini-tournoi pour la 5e place et un billet en Challenge Cup). Ce n'est qu'à la fin du bal qu'on paie les musiciens et nous, on est encore sur scène », ajoute dans un sourire l'ancien passeur aux quatre titres de champion de France.

Rencontres et Retrouvailles

Poitiers a affronté Nice pour le compte de la 7e journée de la Ligue A masculine de volley, un match particulièrement attendu des deux côtés. En effet, le nouvel entraîneur de Nice n'était autre que Brice Donat, le coach de Poitiers pendant onze ans jusqu'à cet été. Désormais, l'Alterna Stade Poitevin Volley-Ball évolue sous les ordres du Canadien Dan Lewis.

De son séjour à Poitiers, Brice Donat ne garde que de bons souvenirs. "J’ai passé onze ans d’une vie à Poitiers. Il y a forcément des attaches", reconnaît le désormais coach de Nice. Et d’ajouter: "J’ai énormément d’amis là-bas. Une quinzaine de Poitevins vont venir voir le match.

Brice Donat, ancien entraîneur de Poitiers

Analyse des Forces en Présence

"Poitiers est une équipe très complète. Tous les postes sont doublés voire plus", analyse Brice Donat dans les colonnes de La Nouvelle République. En outre, il fait remarquer que "Poitiers est la seule équipe à posséder 15 joueurs professionnels en France".

Le début de saison est particulièrement réussi pour Poitiers. Le club a remporté quatre matchs sur les six rencontres disputées. La semaine passée, ils se sont imposés à Tours (3-1) avec un Earvin Ngapeth particulièrement inspiré. Le double champion olympique a marqué la bagatelle de 25 points.

C’est donc un choc de haut de tableau auquel on doit s’attendre. Poitiers est une équipe très complète. Tous les postes sont doublés voire plus. En outre, Poitiers est la seule équipe à posséder 15 joueurs professionnels en France.

Tableau des Résultats Récents

Date Match Résultat
4 février Poitiers vs Nice 0-3 (Ligue A)
Samedi Montpellier vs Nice 1-3
Vendredi Tours vs Poitiers 0-3

Poitiers a battu Nice (25-20, 25-17, 26-24) pour le compte de la 20e journée de Ligue A. Mohamed Al Hachdadi (22 points) et Baptiste Geiler (15 pts) ont été les principaux artisans du succès poitevin. Côté niçois, la réussite de Vasyl Tupchii (16 pts) et d'Ivan Kolev (12) n'a pas suffi.

Le Stade Poitevin Volley Beach n’a pas réussi à réitérer sa performance du week-end dernier face à Tourcoing, avec une deuxième victoire à la clé (3-0). Les hommes de Brice Donat avaient ainsi laissé la place de lanterne rouge à l’AS Cannes. Malheureusement, lors de la 12e journée de championnat de Ligue A, ils ont concédé une sévère défaite sur le terrain de Nice (3-0), la 10e en 12 rencontres, et n’ont toujours pas ramené le moindre point en déplacement.

Le premier set démarrait très mal pour les Poitevins. Les coéquipiers de Gildas Prévert avaient toutes les peines du monde à contenir les attaques niçoises. D’autant que leurs hôtes avaient, dans ce début de rencontre, très peu de déchets offensivement. Et c’était fort logiquement que le SPVB concédait vite un écart de trois points (6-3).

Le deuxième acte était hélas très similaire au précédent. Les Poitevins manquaient de vitesse dans leurs phases offensives et se heurtaient souvent au contre niçois. Défensivement, ce n’était pas mieux. Le block était constamment en retard sur ses interventions, ce qui laissait libre cours aux artilleurs locaux pour scorer en toute tranquillité. La fin de set était particulièrement symptomatique. À 17-14 pour Nice, Poitiers allait encaisser un très frustrant 8-1. Le tandem Chizoba-Penchev faisait ce qu’il pouvait pour maintenir un semblant d’espoir. Mais le bateau prenait l’eau de toute part. Et Nice doublait la mise en remportant la deuxième manche (25-15).

Le début du troisième acte était plus sérieux côté poitevin. Le Brésilien Chizoba était beaucoup plus présent. D’ailleurs, et pour la première fois de la rencontre, Poitiers menait au score (6-5). On sentait cependant que Nice était beaucoup plus serein dans sa salle. Les contres se multipliaient au grand dam du coach Brice Donat qui regardait incrédule son équipe sombrer très rapidement. Poitiers ne marquait plus que sur les fautes directes en service des Niçois.

Les Sétois se sont imposés 3-1 mais il a fallu se faire violence. "On était complètement amorphes d’entrée", confirme Patrick Duflos. "Ça aurait pu nous coûter cher, heureusement qu’on a su faire preuve de caractère. Prendre trois points à Nice, c’est très bien. Il n’y a pas encore la manière, on manque encore de stabilité, mais on sait faire la différence. C’est un bon résultat quand on voit que tout le monde bat tout le monde. Un petit trou est fait au classement, c’est intéressant.

"Poitiers, ce sera la même chose. Ils ont vraiment besoin de points et leur salle est difficile à jouer, plus qu’à Nice. On va devoir résister à la pression du public. Et sur le papier, ça reste une très bonne équipe, qui n’est pas à sa place. Ce sera encore un match difficile et il faudra être bon pour les battre. Ils ont eu des circonstances atténuantes, avec leur passeur qui s’est blessé dès le début de la saison.

Au-delà du revers, face à des Niçois en fusion, portés par l’étonnant Simon Hirsch, le meilleur attaquant de la MSL qui pointait à plus de 20 points par match, c’est l’incapacité des joueurs de la Vienne à répondre athlétiquement aux Eagles azuréens lorsque ces derniers ont accéléré au cœur de chaque set....

OGC Nice - Olympique Marseille | 1-5| Résumé | Ligue Un 2025-26 | nice om

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