NBA Jam, l'une des licences de jeux vidéo les plus emblématiques tous sports confondus, a marqué l'histoire du jeu vidéo. Les Big Heads, les dunks acrobatiques et les punchlines du speaker évoquent des souvenirs impérissables pour ceux qui ont eu la chance de s'y frotter.
Ce jeu, sorti en 1993 sur arcade avant d'être porté sur une myriade de plateformes, a connu une histoire pavée d'anecdotes en tous genres.

Un retour aux sources de l'arcade
Après avoir passé du temps sur NBA 2K, LA référence des simulations de basket, j'ai décidé de me lancer sur NBA Jam nouvelle génération. Il s'agit de la version HD réactualisée du titre de Midway sorti il y a 18 ans sur consoles 16 bits et en arcade. Oublions les repères de « half/full court pressing » ou d' « ankle breaker » pour se concentrer uniquement sur des contres et alley-oops qui dépassent l'entendement. NBA Jam est un vrai retour à l'arcade comme nous avons pu le connaître milieu des années 90.
On peut rappeler qu'à l'origine, il était prévu que cet opus NBA Jam soit vendu en bundle avec NBA Elite 11, la réponse faite par EA Sports à leur illustre concurrent 2K Sports. Cependant, devant l'ampleur du phénomène NBA 2K11, l'épisode 2011 de NBA Live a été radié des charts de sorties. Bref, NBA Jam est bien sorti au cours de l'automne 2010 et ce n'est pas pour nous déplaire, car un peu d'arcade dans ce monde trop réaliste ne fait pas de mal.
« NBA, where Amazing happens » telle est la devise fièrement affichée des analystes marketing de David Stern, patron de la ligue américaine de Basket… c'est une phrase qui pourrait très bien résumer ce titre tellement la démesure et le côté « Amazing » sont présents dans NBA Jam.
Pour ceux qui ne connaissent pas le principe, il s'agit de prendre en main une équipe composée de 2 joueurs et d'affronter les binômes des 29 autres équipes NBA. Les matchs se jouent seul contre l'ordinateur, en 1 vs 1 ou en 2 vs 2 (local ou en ligne !), ils se composent de 4 quarts temps de 3 minutes et l'action est forcément intense puisque tout est plus que spectaculaire. Côté gameplay, c'est très simple à prendre en main, le stick pour diriger le joueur, une gâchette pour sprinter, un bouton pour tirer, un bouton pour sauter, un bouton pour passer et un dernier pour tenter les interceptions ; tout est épuré comme cela l'était à l'époque des 16 bits.
Comme auparavant, dès qu'un joueur marque 3 paniers d'affilée il devient « on fire ! » et envoie des dunks encore plus lourds qu'à l'accoutumée, tout en brûlant le filet du panier… un délice !
Modes de jeu et durée de vie
La principale évolution est décelée au niveau des différents modes de jeu. Deux modes principaux sont la « Campaign Tour » et le « Remix Tour », le premier vous permet de défier les 30 équipes et de rencontrer tous les 5 matchs un « Legend Battle » contre des légendes de la NBA. Le second mode, beaucoup plus long, vous demandera pas mal d'effort pour le boucler intégralement, ici aussi on rencontre les autres équipes des différentes divisions mais à chaque fois plusieurs challenges s'offrent à nous : matchs 2 vs 2 (avec items magiques sur le parquet), parties de 21 points (entre 3 joueurs), parties d'éliminations, concours de démolition de panneau…
Tous ces types de jeux sont bien entendu sélectionnables sans faire la campagne complète, à partir du menu principal. Un mode online est présent avec la possibilité d'affronter n'importe qui sur la planète soit sur des matchs classiques soit sur des remix. Un système d'expérience a été ajouté pour permettre d'augmenter la durée de vie en ligne.
Pour une fois, EA est à saluer pour ses « Jam Challenges », des petits succès (achievements) à débloquer à l'intérieur du jeu et qui débloquent des joueurs de légende dont certains ont pu être aperçus dans le NBA Jam d'origine. Ainsi, on peut facilement revoir Magic Johnson, Larry Bird, James Worthy, Dennis Rodman, Scottie Pippen, Glen Rice, Hakeem Olajuwon, John Stockton, Pat Ewing, Karl Malone… que du lourd (seul grand absent Michael Jordan qui n'est jamais apparu dans la licence NBA Jam) !
Tout ceci se débloque au fur et à mesure que l'on avance dans le jeu en gagnant certains matchs ou en faisant certaines combinaisons, de quoi booster la durée de vie d'un soft résolument arcade.
Évolution graphique et sonore
Une certaine évolution graphique est présente avec notamment des graphismes entièrement en HD, le style NBA Jam avec les grosses têtes bénéficie d'un rendu plutôt sympathique même s'il est plus appréciable en vidéos que sur des screenshots. L'animation ne connait pas du tout de ralentissement, aspect voulu par EA pour conserver la magie du titre. La bande son est plutôt commune, cependant le très net avantage est d'avoir pu conserver LA voix originale de NBA Jam, celle qui a hanté nos après-midis de jeunesse avec les « Boomshakalaka », « He's heating up ! », « He's on fire ! » et autres expressions devenues cultes au fil des années.
Alors que le genre est de plus en plus délaissé par une nouvelle génération de joueurs avides de se plonger dans une expérience - histoire réaliste, on se rend compte qu'un jeu de sport arcade comme NBA Jam peut encore procurer énormément de plaisir comme ce fut le cas dans nos plus jeunes années.
Les simulations sportives étaient peut-être en train de devenir plus consistantes, plus cohérentes, plus réalistes à l'époque, mais une chose s'imposa alors comme une évidence : ça n'était pas la voie à suivre dans les salles d'arcade. Ladite voie à suivre correspondait plutôt à celle qui avait toujours fait le succès de n'importe quelle borne : accessibilité, réalisation ébouriffante, adrénaline, et tant qu'à faire : jeu à plusieurs, tant deux ou quatre joueurs glissant une pièce dans la fente valent toujours mieux qu'un seul.
Which Home Version Of NBA Jam Was Best?
Cette philosophie avait d'abord abouti à des jeux de football américain très typés arcade : High Impact Football et sa suite, Super High Impact, n'auront évidemment eu qu'un retentissement très limité en-dehors du pays de l'Oncle Sam, le sport mis en scène n'intéressant à l'époque pas grand monde au-delà des États-Unis. Alors quitte à remettre le couvert, on s'orienta vers un sport plus populaire : le basketball. Et histoire d'arriver avec une certaine légitimité, on récupéra carrément la licence - et avec elle, l'image et les noms des basketteurs - de la NBA.
Avec le nom de la National Basketball Association dans le titre et son logo sur le moindre écran du jeu, on est en droit de s'attendre à une adaptation relativement réaliste d'un match de basketball. Perdu ! Premier choc évident dès l'écran de sélection, avec un roster de pas moins de vingt-sept équipes des conférences est et ouest : NBA Jam est un jeu où le basket se pratique à deux. Oubliez les équipes de cinq, oubliez les lancers francs, oubliez les fautes, oubliez les reprises de dribble et à peu près tout le reste : en-dehors des lancers à trois points, on est vraiment face à la forme la plus pure du sport. Trois boutons permettent de réaliser les trois actions du jeu : le turbo pour les contre-attaques éclairs, le tir et la passe (qui devient l'interception en phase défensive).
Première constatation : l'offre est pléthorique, avec cinquante-quatre joueurs sélectionnables, chacun avec leurs caractéristiques et leur points forts ou faibles. Mieux vaut en tenir compte : il est bien plus difficile de réussir un panier à trois points avec un spécialiste du dunk, et avoir un roi de la défense pourra vous rendre redoutable pour subtiliser la balle avant de partir en contre. Mais le bon côté, c'est que vous pouvez aussi choisir de prendre juste l'équipe qui vous plait et jouer à votre façon sans vous soucier de rien, et ça marche aussi.
Le gameplay a le bon goût d'être assez technique pour qu'un joueur se bonifie avec l'expérience, tout en demeurant suffisamment évident et accessible pour qu'on se sente à l'aise au bout de cinq minutes. Et en solo comme à plusieurs, c'est le bonheur immédiat : l'action est tellement effrénée qu'on a rarement le temps de nourrir des regrets vis-à-vis de quoi que ce soit. À peine vient-on d'encaisser un panier qu'on est déjà dans la raquette adverse, et le score est souvent très serré, laissant l'opportunité à une victoire de se décider via un improbable tir à trois points au buzzer.
En-dehors de la redoutable efficacité du jeu, on appréciera une réalisation qui a très bien su placer le curseur entre le réalisme et l'improbable. Les joueurs sont reconnaissables, très bien animés, et présentés dans une vue en 2.5D où ils sont plus ou moins grands selon leur degré d'éloignement de la « caméra ». L'action est intense, lisible, avec des commentaires en voix digitalisées et le bruit de la foule - une nouvelle fois, l'efficacité est inégalable.
On appréciera les petites finesses, comme le fait qu'un joueur ayant marqué trois paniers d'affilée sans que l'équipe adverse n'en marque devienne alors « en feu » et puisse sortir des coups encore plus impressionnants. Mais là où les choses deviennent encore meilleures, c'est quand on constate la pléthore de bonus et autres modes cachés qui s'ouvre aux joueurs curieux ou bien informés : en rentrant certains noms et certaines dates lors de l'écran de sélection des joueurs, il est ainsi possible de débloquer une quinzaine de joueurs différents qui viendront ainsi grossir une liste déjà copieuse. On peut même jouer avec des têtes démesurées, ou lancer un mini-jeu de tank en 3D !
Alors que les simulations sportives tendaient à devenir de plus en plus techniques et de plus en plus complexes, NBA Jam sera venu rappeler que le succès reposait parfois sur une redoutable simplicité : très peu de règles, des visages connus, une réalisation qui en jette, des matchs de basketball totalement irréalistes, une jouabilité à trois boutons, de l'adrénaline qui vous sort par les oreilles, une efficacité imparable.
Le titre de Midway ayant pour une fois l'excellente idée de ne pas rogner sur le contenu, avec un roster dantesque et un nombre hallucinant de joueurs cachés et autres easter eggs, on a pour une fois matière à réellement y engloutir des heures, seul ou à plusieurs. Si vous ne comprenez pas pourquoi des millions de joueurs s'y sont laissés prendre, accordez-lui un quart d'heure.
Les portages sur consoles
Vu son succès en salles d'arcade, il était évident que NBA Jam allait investir au plus vite les consoles de salon… et les autres. Le fait est qu'en termes de jouabilité, la Game Boy s'en sort plutôt bien : ça tourne moins vite qu'en arcade et la réalisation est bien sûr nettement moins tape-à-l'œil, mais les sensations sont relativement préservées. On remarquera que le roster est celui de la version Mega-CD, mais le multijoueur est passé à la trappe. Une expérience exclusivement solitaire, donc, mais qui demeure amusante pour des parties relativement courtes.
Aux commandes du portage sur Game Gear, Iguana Entertainment y aura opéré des choix très semblables à ceux opérés sur la version Game Boy : contenu préservé, jouabilité conservée, multijoueur aux oubliettes. Néanmoins, la réalisation est clairement supérieure dans cette version, et pas uniquement grâce à la couleur - le rythme est meilleur, lui aussi -, le fait est que la sauce prend encore un peu mieux et qu'on s'amuse tout simplement davantage.
Inutile de se mentir : au jeu des portages, c'étaient bien évidemment les consoles 16 bits qui étaient les plus attendues. Du côté de la réalisation, on n'est certes pas face à la borne d'arcade, mais on ne peut pas dire qu'on en soit à des kilomètres. Le jeu est jouable à quatre avec le multitap de SEGA, le contenu est préservé, le jeu est configurable… et pour ne rien gâcher, la bande son qualité CD n'a clairement rien à envier à la version arcade. L'omniprésence des temps de chargement entre les phases de jeu finit par sérieusement casser le rythme.
La version Mega-CD nous a déjà donné de sérieux indices quant à la forme prise par le portage sur Mega Drive. Sans surprise, on retrouve une réalisation graphique identique, les mêmes options de configuration et la possibilité de jouer à quatre. Du simple point de vue du plaisir de jeu, cela reste néanmoins toujours aussi bon - surtout qu'il n'est pas question, cette fois, de composer avec des temps de chargement.
La Super Nintendo n'a bien évidemment pas été oubliée au moment des portages, ce qui est déjà une bonne nouvelle - mais la meilleure demeure sans doute la qualité du résultat final. Si cette adaptation est bâtie exactement sur le même modèle que celle parue sur Mega Drive, elle fait très légèrement mieux dans tous les domaines. Côté graphique, le titre est par exemple légèrement plus coloré, sans que la baisse de résolution ne soit sensible. Bref, si la réalisation technique n'est pas tout à fait à la hauteur de la borne, tout le reste est tellement irréprochable qu'on ne voit pas trop quoi reprocher à cette version.
NBA Jam Tournament Edition et ses évolutions
En 1994, le spin off NBA Jam: TE - Tournament Edition - débarque à son tour sur arcade et huit systèmes différents - parmi lesquelles la Playstation qui intègre le titre à son line-up de lancement. La maniabilité ne change pas d'un iota. Les améliorations techniques sont apportées et du contenu vient significativement étoffer le jeu. Les joueurs peuvent se mettre les chevilles en équerre mais à présent chaque équipe dispose d'un roster de trois joueurs et des remplacements peuvent être effectués entre les quart-temps. Seule la Rookie Team est formées de cinq joueurs, tous draftés en 1994, dans laquelle on retrouve le podium Glenn Robinson, Jason Kidd, Grant Hill escortés par le Celtic Eric Montross et le 19ème choix Tony Dumas (qui, ironiquement, ratera ses trois tentatives de dunks lors du Slam Dunk Contest de 1995).
La rangée des statistiques s'allonge avec l'arrivée des passes et la puissance. La défense est remplacée par les interceptions et les contres. A l'écran, les graphismes se payent un lifting, notamment sur Sega 32X qui propose aux ploutocrates une qualité visuelle supérieure. Les spectateurs s'agitent à nouveau et le son devient convenable. Ce deuxième opus est une forme de version ultra du jeu de base.
Un large bataillon de personnages secrets jouables, aux statistiques inconnues, est accessible. Chacun d'eux peut être déblocable en entrant un code - souvent composé des initiales suivies de la date de naissance de la personnalité - avant de lancer une rencontre. Dresser une liste exhaustive est envisageable mais on a d'autres chats à fouetter hein. D'autant que l'équipe de Midway forme près de la moitié de ce collectif de clandestins avec le petit frère de la copine du stagiaire qui… bref.
Les secrets et anecdotes de NBA Jam
Six personnages de Mortal Kombat (Raisen, Sub-Zero, ou Scorpion pour citer les plus connus) se verront retirer leur carton d'invitation par la NBA qui juge leur attrait pour la castagne et leur propension à découper des membres inappropriés. Dans la foulée, un terrain de basket aux couleurs du jeu de baston - le Mortal Kombat Court - prend lui aussi la direction inverse sans chicoter. L'écurie Mortal Kombat est talonnée par deux autres gros bonnets de la pop culture. Bart Simpson et Godzilla peuvent eux aussi garder leur veston et aller voir ailleurs quand bien même auraient-ils des potes à l'intérieur.
La première version de NBA Jam ne manquait pas non plus de joueurs cachés. Cependant, les aficionados du jeu s'évertuaient à percer un autre secret intitulé attract mode. Un mode dans lequel deux cheerleaders invitaient, d'une accroche tendancieuse, à jouer un 2 contre 2 : « Lets play Two-on-Two ». Les plus perspicaces reconnaitront Lorraine Olivia et Kerry Hoskins, des playmates qui donnent une autre dimension à cette proposition.
Grand fan de l'équipe du Michigan, Mark Turmel a vécu le sweep douloureux infligé à son équipe par les Chicago Bulls en lors des Finales de Conférence en 1991. Il donnera sa propre interprétation de la vengeance en avouant avoir dopé les statistiques off-booked des Pistons. Par ailleurs, nombreux trouvaient qu'un Scottie Pippen migraineux affichait régulièrement un niveau de départ' contre certaines équipes.
Combien Tim Kitzrow, la voix saturée et euphorique des NBA Jam, a t-il ambiancé de parties de ses commentaires qui résonnent encore dans nos cabezas ? Nous lui devons toutes et tous, même ceux qui n'étaient pas nés, les mémorables « Boomshakalaka ! », « He's on fire » ou encore « From downtown » balancés à chaque highlight. Toutefois, tous les commentaires ne sont pas mettre au crédit de Tim Kitzrow.
En 2011, le site nintendoplayer.com reçoit un prototype Super Nintendo du jeu NBA Jam dans sa boite aux lettres. Provenant d'un expéditeur qui tait son identité, la cartouche estampillée NBA XXX pique la curiosité de la rédaction. Après inspection, la cartouche révèle un Tim, dont le professionnalisme a visiblement claqué la porte, gravir l'échelle de Scoville de la punchline. Tim conteste la véracité d'une telle cartouche. Selon lui, le projet NBA Jam aurait pu être interrompu si une telle blague avait atteint les oreilles de Tonton David.
Jon Hey se souvient notamment des sessions d'enregistrement éprouvantes. Elles ne durent que quelques heures par jour avant que la voix de Tim ne fatigue. Après plusieurs semaines d'essais et de répétitions, la mission est accomplie. Enfin, presque puisqu'il les pistes dédiées à l'arcade doivent être raccourcies pour les consoles 16-bits. Tim doit revenir en studio faire le travail une deuxième fois. A cette occasion, le speaker lâchera des « He's fucking up ! » au micro et le « Get the shot outta here ! » devient « Get that shit outta here ! ».
Mark Turmell corrobore la version du compositeur à GameTrailers. Il ajoute que tous les enregistrements ont été envoyés à Iguana Entertainment pour le portage sur Super NES. Le développeur ne doute pas que les Texans aient produit leur propre version « maison » de NBA Jam, n'incluant que les commentaires subversifs comme ils l'ont déjà fait à plusieurs reprises. Tim Kitzrow n'assume pas.
Après la sortie de NBA Jam: TE sur Game Boy, la rancœur des développeurs de Midway Games envers Acclaim Entertainment se cristallise quand ils apprennent dans la presse que NBA Jam ne leur appartient plus du tout. En déclarant être celui derrière l'idée de la licence, l'éditeur se débrouille pour en obtenir les droits exclusifs. Sous couvert d'anonymat, des salariés de Midway soupçonnent alors Greg Lassen, travaillant au bureau des Licences de la NBA, de ne pas avoir respecté un accord verbal et ainsi trompé le studio.
L'ère Acclaim et le renouveau avec Electronic Arts
En 1996, Acclaim sort NBA Jam Extreme, une version 3D développé par Sculptured Software. La même année Midway publie un NBA Jam-like appelé NBA Hangtime, considéré par le presse comme le réel successeur de NBA: TE. Il reçoit des retours globalement sévères. La suite est anecdotique. De 1998 à 2003, Acclaim Entertainment envoie cinq fournées mal cuites d'affilé. Les opus NBA Jam 2000 et NBA Jam 2001 témoignent du déclin de popularité de la licence.
Après un NBA Hangtime aux fraises, Midway Games redresse la barre en proposant le séduisant NBA Showtime : NBA on NBC. Tim Kitzrow, n'ayant rien perdu de sa verve, assure l'ambiance. Le studio enchaine avec NBA Hoopz respectable qui abandonne le 2-on-2 pour proposer du 3-on-3.
En marge des jeux de basket, le studio applique la recette NBA Jam à d'autres sports (MLB Slugfest, NFL Blitz, NHL Hitz, etc.). L'intérêt pour le style arcade recule indubitablement. Même les jeux qui ont a connu la gloire sur les bornes luttent pour conserver leur public.
Dans sa chute, l'industrie de l'arcade entraine Acclaim Entertainement. La majorité de ses licences ne captivent plus. Contrainte de mettre un terme à son activité en 2004, l'éditeur cède la licence NBA Jam à Electronic Arts. En 2010, après sept ans d'absence, NBA Jam célébrait son retour sur console. Une renaissance appréciée par la critique qui se paiera le luxe de proposer une mise à jour l'année suivante avec NBA Jam: On Fire.
Disponible sur PlayStation 3, Xbox 360 et Nintendo Wii, le titre peut se targuer d'avoir pleinement retrouvé son mojo. Au cas où vous souhaiteriez raviver vos souvenirs ou rattraper votre retard, il existe l'émulation, certes, mais aussi plusieurs solutions légales pour jouer à NBA Jam. Lors du CES 2020, l'entreprise Arcade1Up avait annoncé, sans plus de précision, le lancement au cours de l'année d'une borne en ligne contenant NBA Jam, NBA Jam : TE et NBA Hangtime.
Depuis 1993, la licence NBA Jam a tenté de se renouveler pour accompagner des générations de basketteurs. Les bornes d'arcade se font de plus en plus rares mais l'âme du jeu n'est pas morte, loin de là. Il restera même pour beaucoup LA référence en terme de jeu vidéo sur notre sport préféré.

En 1994, NBA Jam déboula sur le ring et flanqua une monumentale raclée à tous ses concurrents. La supériorité de NBA Jam tenait à deux éléments : le fun et l'absence totale de réalisme, tout simplement. Sans atteindre l'excellente qualité de la version arcade, ce portage Super Nes reste celui qui s'en approche le plus. Les bruitages sont réalistes et les nombreux commentaires audio (dont certains, comme le « Boom-shakalaka » en cas de slam dunk extraordinaire, sont passés à la postérité) apportent un réalisme bienvenu aux matchs.
Violent, drôle et défoulant au possible, cette première version s'impose comme la plus réussie et innovante de toutes. Une réalisation de qualité avec de gros sprites à l'écran qui font des dunks de malade! La "simulation" de basket la plus fun de l'histoire du jeu vidéo ! Des matches deux contre deux, des dunks "in your face" à gogo, des bonds de cinq mètres de haut, des trois points "from downtown" du bout du terrain, beaucoup de fautes mais un arbitrage inexistant... Bref tout pour s'amuser.