Les contrats publicitaires sont devenus une composante intégrale des jeux vidéo, y compris dans des titres populaires comme NBA 2K25. Ces partenariats peuvent influencer l'expérience de jeu de diverses manières, allant de l'intégration de publicités vidéo à la promotion de marques spécifiques au sein du jeu.

Publicité dans les jeux : Un terrain glissant
L'intégration de publicités dans les jeux vidéo n'est pas un phénomène nouveau, mais elle suscite souvent des réactions mitigées de la part des joueurs. Il y a quelques années, le jeu UFC 4 (édité par EA) avait fait parler de lui avec l’intégration de contenus publicitaires d’une trentaine de secondes. Evidemment, le joueur restait libre de zapper la publicité, mais cela l’empêche alors de prétendre à une petite récompense, en l’occurrence ici de la monnaie virtuelle à utiliser dans le jeu.
Une manoeuvre qui a (évidemment) fortement déplu aux joueurs, si bien qu’EA a rapidement dû s’excuser, et retirer ce système de publicités. Cela n’empêche pas certains éditeurs de s’inspirer de ce schéma mis en place par Electronic Arts, puisque le jeu NBA 2K21 intègre lui aussi des publicités vidéo, durant certains évènements dans le jeu.
C’est le site américain Stevivor qui a en effet publié une vidéo en ce sens. La vidéo permet en effet de visionner un spot publicitaire vantant les mérites du nouveau casque de réalité virtuelle Oculus Quest 2. La publicité en question est diffusée dans le cadre de l’option 2KTV, qui permet de patienter durant les temps de chargement, et qui peut être désactivée si le joueur le souhaite, en passant par les options du jeu. Une publicité qu’il est toutefois impossible de zapper.
A l’heure actuelle, difficile de savoir toutefois si cette publicité faisait partie d’un test mené par Visual Concepts, puisque cette dernière n’a pas été retrouvée par certains joueurs, notamment l’équipe de Polygon.
Le cas de la marque Jordan dans NBA 2K25
Stupeur et tremblements parmi les fans de basket. Non, on ne parle pas de Luka Doncic qui part chez les Lakers (bien que l'on pourrait écrire beaucoup sur ce trade), mais bien d'un bannissement temporaire de la marque Jordan dans NBA 2K25... Un tweet officiel du compte NBA 2K25 affirme : « À cause de raisons indépendantes de notre volonté, la marque Jordan est BANNIE dans NBA 2K25. » Effectivement, le magasin virtuel dédié à la marque griffée d'un basketteur en plein dunk a temporairement fermé ses portes. Due to reasons beyond our control, Jordan Brand is BANNED in NBA 2K25. En jeu, le logo Jordan est actuellement censuré. Malin.
En 2025, les Air Jordan 1 fêtent donc leur 40ème anniversaire. Une édition limitée va évidemment débouler en magasins, et NBA 2K25 ne fait qu'accompagner le mouvement en rendant hommage à une campagne publicitaire culte des années 1980.
La saga des Air Jordan 1 : Une légende née d'une interdiction
L'HISTOIRE DE LA AIR JORDAN 1 !
En 1985, les Air Jordan 1 « Bred » débarquent sur le terrain aux pieds de Michael Jordan, mais la marque s'attire les foudres de la NBA. En effet, les régulations de l'époque imposaient que toute paire de sneakers portée contienne 51% de blanc et qu'elle soit similaire aux autres paires portées par les coéquipiers. Mais la Air Jordan 1 était évidemment noire et rouge aux couleurs des Chicago Bulls. De quoi s'attirer les foudres de la NBA qui a imposé à Michael Jordan une amende de 5000 dollars (soit 15 000 dollars après inflation) par match où l'athlète portait les Air Jordan 1.
Nike a capitalisé sur cette controverse pour élever cette paire - et cette marque - au rang de légende. La campagne publicitaire « Banned » clamait alors : « Le 15 septembre [1985], Nike a créé une nouvelle chaussure révolutionnaire. Le 18 octobre, la NBA l'a interdite. Heureusement, la NBA ne peut pas vous empêcher de la porter. Air Jordan. De Nike. » Succès instantané. Les Air Jordan 1 ont généré 26 millions de dollars de chiffre d'affaires selon Esquire.
Micro-transactions et modèle économique
Il reste encore un mode dont je n'ai pas parlé, il s’agit de MyTeam. Chaque année, je me dis que c’est la bonne, que je vais m’y mettre et y passer un peu de temps. Mais encore une fois, on se retrouve avec une sorte d'équivalent à FUT de FC Club (anciennement FIFA chez Electronic Arts), à savoir un jeu de cartes offrant des joueurs, coachs et autres trucs pour jouer ensuite des matchs avec des équipes un peu farfelues, mais surtout certaines mécaniques dangereuses qui pointent à l’horizon.
Et c’est là l’énorme défaut de NBA 2K dans son ensemble : un système économique à base de micro-transactions, mélangeant plusieurs monnaies virtuelles, alors que le jeu de base est vendu au prix fort. Dans les faits, si vous souhaitez jouer en ligne tout en ne dépensant rien à part votre temps et votre skill, il est fort probable de vous retrouver avec votre personnage (créé via MyCareer) possédant une note globale moyenne, et donc le niveau qui va avec, tandis que vos adversaires auront des notes de 90 à 99, et vous écrabouilleront juste parce que leur personnage va plus vite, saute plus haut, n’est pas fatigué, tire mieux, bref, est une machine surboostée aux micro-transactions.
Il faut savoir que tout le jeu est basé sur un système d’expérience, que l’on augmente petit à petit en achetant des points ici et là avec une monnaie virtuelle appelée VC, pour Virtual Currency. Cette monnaie, on en gagne un peu, à coup de 500, 1000 ou 2000 unités en mode carrière, suivant ce que l’on fait. Le problème, c’est qu’il faut faire une carrière bien complète pour arriver à une note globale assez haute. Ces VC servent un peu à tout dans le jeu. De fait, si vous ne sortez pas la carte bancaire ou ne jouez pas jour et nuit, les matchs en ligne sont presque perdus d’avance.
Jouez contre un joueur ayant dépensé 50 € pour 200 000 VC, et vous n’aurez quasiment aucune chance dans les premiers mois du jeu. D’ailleurs, cela commence directement avec la version du jeu que l’on achète, permettant d’avoir de 15 000 à 100 000 VC dès l’achat (j'ai d'ailleurs eu de la chance en obtenant une All-Star Edition, offrant 100 000 VC dès le départ, afin d'avoir un joueur qui sait tout de même jouer un peu au basket). Il faut donc savoir tout cela avant de se lancer dans NBA 2K25, surtout si vous avez l’envie de jouer en ligne, ce qui n’est heureusement pas mon cas. Gardez tout de même à l'esprit que la partie solo en veut déjà beaucoup moins à votre argent, ce qui est tout de même plus agréable.
Malheureusement pour ce 2K25, le scénario ne va pas bien loin, proposant tout simplement un joueur qui débute sa carrière dans l’équipe de notre choix, et rêvant de devenir le GOAT (Greatest Of All Time). A peine a-t-on quelques bribes d’histoire via le mode Heart of a Dynasty (que l’on peut totalement zapper) revenant sur les débuts de carrière de notre Frostis Factornews, retraçant des matchs importants au lycée, en FIBA U19, etc.
Au moins, il est déjà moins nécessaire de faire des aller-retours pour des quêtes annexes dans une ville bien trop grande puisque, cette année, elle se résume à une grande avenue avec quelques branches. Globalement, il s’agit tout simplement d’un lieu où il est possible de retrouver tout un tas de boutiques avec des marques bien réelles vendant des cosmétiques à prix d’or, des playgrounds bien cools avec des équipes totalement débiles et une ambiance de folie, etc.
Conclusion
Est-ce que NBA 2K25 est un excellent jeu de basketball ? Assurément. La licence de 2K Games reste encore une fois sur la première marche du podium. Mais un podium qui n’a qu’une marche, puisqu’aucune concurrence. Peut-être que cela ferait du bien à la licence de se faire chase down block par un LeBron en furie, ne serait-ce que pour atténuer l’aspect micro-transactions.
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