Certes, on a plus de chances de croiser une star hollywoodienne à Los Angeles qu'ailleurs. Mais de là à en voir débouler dans les couloirs d'un stade de soccer avant un match amical...
Forcément, ce dimanche d'avril 2019, les cameramen occupés à installer leur équipement en salle de conférence de presse ont du mal à cacher leur surprise quand les actrices Eva Longoria et Jessica Chastain débarquent. Ce jour-là, quelques semaines avant de remporter une quatrième Coupe du monde en France, les Américaines atomisent la sélection belge 6-0 au Banc of California Stadium, devant 20 000 personnes.
C'est Portman qui a invité au match ses camarades de Time's Up, mouvement contre le harcèlement sexuel fondé par plusieurs célébrités d'Hollywood en 2018 en réponse à l'affaire Weinstein et au hashtag #MeToo.
En avril 2019, l'actrice oscarisée pour Black Swan a déjà un projet en tête. Elle a eu vent du combat des footballeuses américaines contre leur Fédération pour un salaire égal à celui des hommes (un juge doit se prononcer cette année sur le sujet) et avec son amie Kara Nortman, investisseuse dans le secteur de la technologie, elle se demande comment les soutenir.

L'idée de créer un club de football féminin dans la Cité des Anges prend alors forme et Portman sait qu'elle aura besoin de partenaires. Le projet s'accélère après le Mondial jusqu'à aboutir à la naissance officielle le 21 juillet 2020 d'Angel City, qui deviendra en 2022 la onzième franchise de la ligue féminine de foot, la NWSL.
Un projet au cœur d'Hollywood et de la Tech
Portman définit le coeur du projet d'Angel City : allier le pouvoir du storytelling d'Hollywood, l'ingéniosité du monde de la tech et l'expérience de personnalités du sport pour élever le foot féminin.
« Nous sommes le centre de l'entertainment dans ce pays, explique alors Portman au magazine People. Que peut-on faire pour changer la façon dont les gens regardent le foot ? Au Mondial, les joueuses ont été incroyables mais leurs succès ne sont pas toujours suivis d'effets. Nous voulons mettre en valeur ces héroïnes sportives, célébrer les femmes comme nous célébrons les athlètes masculins. Ce serait un changement de culture. »
La Californie, terre de soccer
Pourtant, la Californie, d'où sont originaires Megan Rapinoe, Alex Morgan et Christen Press, trois joueuses majeures de la sélection, est une terre de soccer. Frustration aussi dans son fief de Los Angeles, privé d'une équipe professionnelle féminine depuis 2010 et la disparition de la franchise du « Sol » où ont évolué la Brésilienne Marta et la Française Camille Abily.
« C'est même sans doute le plus gros marché », confirme Lisa Baird, la patronne de la NWSL, entrée en fonction en mars dernier. L'expansion d'une ligue lancée en 2012 doit logiquement passer par L.A., « une incroyable ville de sport », précise Baird. Les Portland Thorns et l'OL Reign ne seront bientôt plus les seuls représentants de la côte Ouest.
Une équipe de propriétaires majoritairement féminine
Depuis le lancement du projet, Portman et Nortman ouvrent grand le carnet d'adresses. Les deux femmes mobilisent des noms du divertissement et de la Silicon Valley, comme Alexis Ohanian, fondateur du site Reddit et mari de Serena Williams.
La championne de Compton, au sud de Los Angeles, l'accompagne. Même leur fille Olympia, 3 ans, a des parts dans la franchise. L'ex-skieuse Lindsey Vonn, l'ancienne joueuse de tennis Billie Jean King et la basketteuse Candace Parker deviennent également actionnaires du projet.
Puis quatorze anciennes footballeuses s'investissent à leur tour, dont Mia Hamm et Abby Wambach, plus de 300 buts en sélection à elles deux. Comme espéré, la liste de VIP fait son petit effet.
« On m'appelle plus pour parler de ça que de n'importe quel autre de mes projets. J'adore ! », s'emballe Eva Longoria, enchantée que les femmes représentent la majorité des propriétaires. Rare, voire inédit dans le sport professionnel.
Julie Uhrman : L'entrepreneuse au cœur d'Angel City
Portman attire logiquement les projecteurs mais au quotidien, c'est Julie Uhrman, le troisième membre fondateur d'Angel City, qui gère le club. L'entrepreneuse Julie Uhrman est l'une des trois fondatrices d'Angel City. Amie de vingt ans de Kara Nortman, l'entrepreneuse, à l'origine de la microconsole de jeux Ouya, connaît très bien le sport.
Basketteuse universitaire, elle joue encore dans une ligue de 3 contre 3 et ne rate pas un match des Trojans, l'équipe de foot américain de l'université USC. Mais elle a découvert le soccer tard, en août 2019, lors d'un « Trafico », le derby de Los Angeles entre le Galaxy et le LAFC.
« Je suis tombée amoureuse, nous raconte-t-elle. Je n'avais jamais connu une telle ambiance. L'énergie des fans, le stade incroyable, l'excitation du jeu. Jusque-là, j'avais plutôt l'image de matches de 90 minutes pendant lesquels il ne se passe pas grand-chose. C'est le sport le plus beau, le plus incroyable, le plus élégant que j'ai jamais vu. »
Julie Uhrman se gave alors de Bundesliga, diffusée sur la chaîne Fox aux États-Unis, et d'informations sur le foot. Elle avoue une admiration pour l'organisation du City Football Group (la société qui administre les différents clubs professionnels affiliés à Manchester City), et s'inspire de la devise de Barcelone, « Plus qu'un club ».
Avec la détermination des nouveaux convertis, elle promet un football différent. « Une plate-forme où mission et capital coexistent », « qualité et impact », « utiliser notre influence sur et en dehors du terrain pour fixer des objectifs élevés », le discours ressemble parfois au pitch d'une start-up à des investisseurs. Mais le message est clair : « Nous voulons nous amuser et changer les choses en même temps. Ce doit être plus qu'un jeu », insiste la présidente du ACFC (Angel City Football Club).

Une identité inclusive et communautaire
Angel City fait de l'aide à la communauté une partie de son identité, comme c'est souvent le cas dans le sport américain. L'organisation reverse 10 % de ses revenus de sponsoring à des associations locales. La franchise s'est associée à LA84 Foundation, lancée après les Jeux Olympiques de Los Angeles pour promouvoir le sport auprès de la jeunesse.
Sur la suggestion d'Abby Wambach, le club prépare aussi pour ses futures joueuses un 401(k), un plan de retraite. « Comment crée-t-on quelque chose qui plaît à tout le monde ?, s'interroge à voix haute Darrell Whitelaw, le directeur créatif d'Angel City. C'est presque fou de dire ça mais on essaie de bâtir un style de vie et un mouvement. »
Le football comme un moyen, pas une fin. La franchise se veut inclusive, ouverte à toutes les communautés, sociales, ethniques et sexuelles. Ce qui colle bien avec Los Angeles, souvent décrite comme une ville-monde. « On ne veut pas juste mettre en avant le panneau Beverly Hills, les gratte-ciels de Downtown ou le signe Hollywood. Pour nous, Carson (banlieue-dortoir au sud de LA) compte autant que Malibu », assure Whitelaw.
Et Angel City a choisi son stade : le Banc of California Stadium, proche du centre historique, partagé avec le Los Angeles Football Club (auquel il appartient). Une conférence de presse en petit comité, coronavirus oblige, l'a officialisé fin novembre.
Soutien des supporters avant même les joueuses
Cobi Jones, membre de l'équipe masculine lors du Mondial 1994, insiste, lui, sur le rôle central des supporters.
« Los Angeles étant la ville numéro un du foot aux États-Unis, on s'attendait à ce que la NWSL débarque mais il a fallu aussi que les fans travaillent dur », souligne l'ancien joueur du Galaxy alors que les klaxons résonnent à l'extérieur du stade. Julie Uhrman hâte le pas en direction du bruit. Elle salue les voitures qui défilent devant le Banc of California Stadium, avec banderoles et fumigènes. L'équipe n'a pas encore de joueuses ; elle a déjà des supporters.
Lindsay Rojas fait partie du cortège. Normal, c'est elle qui a créé le groupe Rebellion 99 avec son mari. À la fois hommage aux « 99ers », les championnes du monde de 1999, et nom percutant « pour briser les stéréotypes, aller à l'encontre de ce que l'on attend d'une femme ».
Pendant des mois, elle a brandi la bannière « Bring NWSL to L.A. » (amenez la NWSL à L.A.) lors des matches du LAFC et même à la finale du Mondial à Lyon. En début d'année, la supportrice a structuré son combat en créant un groupe de fans, certaine de ne pas être la seule à vouloir un club dans sa ville. Elle avait raison. Rebellion 99 compte plus de 1 000 membres aujourd'hui et Julie Uhrman reconnaît volontiers son rôle déterminant dans l'existence d'Angel City.
Le groupe dit vouloir élever les femmes et la communauté LGBTQ. Il soutient aussi le mouvement Black Lives Matter. Le groupe Rebellion 99, qui compte 1 000 membres, soutient le Angel City FC. Un message d'inclusion en accord avec la philosophie d'ACFC.
Camille Cotteverte, membre de Rebellion 99, a hâte d'aller au stade. Pour l'instant, elle aide à sa manière. « Pour plein de petites filles, avoir une équipe ici, ça donne un objectif ».
Une stratégie d'empowerment féminin
Il est inutile de s’interroger trop longuement pour deviner quel est le degré de passion pour le ballon rond de la part de Natalie Portman, et de ses consœurs qui l’accompagnent dans cette aventure très médiatisée (d’Eva Longoria à Serena Williams). L’essentiel se situe bien sûr ailleurs, et certainement pas dans un souci immédiat de rentabilité, quoique… Comme l’a expliqué l’héroïne mortifiée de Black Swan, il s’agit surtout d’une stratégie d’empowerment féminin, ici sur un mode capitaliste et successful, pas pour rien que ce projet implique notamment des personnalités comme Kara Nortman, investisseur en capital-risque technologique, et Julie Uhrman, entrepreneure en jeux vidéo.
Dans le contexte américain, le projet des Angel City, le nom de la team mise sur les rails, correspond surtout à des enjeux finalement très politiques et pour tout dire quasi conjoncturels. Dans un pays où Donald Trump joue sa réélection - Natalie Portman s’est exprimée plusieurs fois contre sa politique, en particulier envers les jeunes migrants -, ce sont des figures issues de ce qu’on appelle en France la société civile qui ont fini par incarner et porter la voix de l’opposition au docteur Folamour de la Maison-Blanche, au-delà de démocrates quelque peu épuisés.
Lancer une telle équipe, c’est aussi quelque part mettre de l’argent pour faire pencher la balance du « bon côté » . Après avoir participé à la campagne Time’s up contre le harcèlement et les agressions sexuelles dans le cinéma - et de ce point de vue encore, Donald Trump n’était pas franchement du même côté de la barricade, y compris juridique -, Natalie Portman sait ce qu’elle fait en mettant en avant de manière positive la valeur des joueuses, sur la côte Ouest (où le foot féminin est absent au plus haut niveau depuis 2010).
Il n’empêche que cette initiative octroie forcément une nouvelle dimension au foot féminin et sa signification, dans le vaste champ de la bataille culturelle et sociale autour des mobilisations en faveur des droits des femmes ou des causes qui leur sont liées.
Clarisse Le Bihan et l'expérience Angel City
Il faut rouler quelques kilomètres au départ de Downtown L.A. pour arriver, plus au sud, dans le quartier d'Exposition Park. Ici, le contraste est saisissant. À gauche trône le L.A. Memorial Coliseum, et ses colonnes romaines. Ce stade emblématique, qui a notamment accueilli les JO d'été de 1932, célèbre cette année ses 99 ans. De l'autre côté de la rue, à droite, l'histoire s'écrit au présent au Banc of California Stadium.
Inaugurée en 2018, cette enceinte de 23 000 places accueille les matches de l'Angel City FC, la toute nouvelle équipe du Championnat de soccer féminin aux États-Unis, la NWSL. Le club créé en juillet 2020 pointe aujourd'hui à la septième place de la NWSL, le Championnat professionnel féminin américain.
Après six ans à Montpellier en D1 Arkema, la milieu française a signé ici fin mars. Elle a pu rejoindre l'équipe à temps pour ses débuts dans la Ligue, le 30 avril, face à un stade plein. « Je me suis doutée que j'allais prendre une claque, mais pas à ce point-là. Natalie Portman était au bord du terrain et elle m'a fait coucou. C'était un truc de fou ! (Rires.) »
Des investissements massifs et des valeurs fortes
L'Angel City FC est la douzième équipe de ce tout jeune Championnat créé en 2012. Le club a vu le jour en juillet 2020 grâce à trois amies : Natalie Portman et deux entrepreneuses, Kara Nortman et Julie Uhrman. Elles sont accompagnées par plusieurs dizaines d'investisseurs célèbres, dont les actrices Eva Longoria, Jennifer Garner, Jessica Chastain, ou la joueuse de tennis Serena Williams.
Si l'actrice n'est pas présente dans la gestion quotidienne du club, elle se sert de sa notoriété pour promouvoir son projet aux valeurs féministes et sociales.
L'Angel City FC a déjà vendu 16 000 abonnements pour sa première saison et affichait complet pour ses premiers matches à domicile. Des grandes marques américaines comme Nike, Heineken et DoorDash (service de livraison de repas à domicile) n'ont pas hésité à dépenser des millions pour rejoindre le navire. Les sponsors du club sont d'ailleurs invités à reverser 10 % des montants des contrats à des oeuvres caritatives locales.

Mieux redistribuer les revenus
L'Angel City FC souhaite également mieux redistribuer ses revenus aux joueuses. Il propose des salaires au-dessus de la moyenne et reverse 1 % des recettes de billetterie à l'équipe sous forme de primes.
Créée par Natalie Portman et deux entrepreneuses, la franchise se veut militante et engagée dans la lutte pour l'égalité entre hommes et femmes mais également sociale. L'Angel City FC est composé d'anciennes gloires du football. Mia Hamm, icône de la sélection américaine dans les années 1990, fait partie des investisseuses.
Creating an authentic brand voice with Natalie Portman’s football club Angel City
Eniola Aluko, l'ancienne joueuse de Chelsea et de la Juventus, a été recrutée au poste de directrice sportive. « Je suis venue avec l'idée de trouver les meilleures joueuses du monde tout en construisant une équipe qui représente bien la diversité de Los Angeles, raconte l'ancienne internationale anglaise. Il faut que notre culture sportive reflète ces valeurs de multiculturalisme et d'émancipation des femmes. »
Sur seize matches, l'équipe en a gagné sept et se retrouve en milieu de tableau (7e). Son arrivée en NWSL pourrait servir d'exemple.
« Toutes les joueuses doivent être au centre du projet de leur club. Ça n'a pas toujours été le cas », conclut Eniola Aluko.
Natalie Portman remet le Ballon d'Or féminin
Elle a surpris tout le monde en débarquant sur le tapis rouge du théâtre du Châtelet à Paris le 28 octobre, à l'occasion de la cérémonie du Ballon d'Or 2024 organisée par France Football.
Désormais installée à Paris, Natalie Portman, 43 ans, ne s'est pas contentée de suivre l'événement en tant que spectatrice, puisque c'est elle qui a remis le Ballon d'Or féminin sur scène à l'Espagnole Aitana Bonmati.
Née en Israël et élevée aux États-Unis, Natalie Portman n'a jamais regardé ou pratiqué de sport dans sa jeunesse. « Je m'y suis intéressée bien plus tard grâce à mon fils », explique-t-elle en référence à Aleph Portman-Millepied, l'un des deux enfants qu'elle a eus avec le danseur et chorégraphe français Benjamin Millepied. Le 28 octobre, la comédienne Natalie Portman a remis le Ballon d'Or féminin à la milieu du FC Barcelone Aitana Bonmati, tenante du titre.
« J'ai réalisé que si l'on pouvait s'intéresser de la même manière aux joueuses et soutenir leurs clubs locaux, comme chez les hommes, le monde serait sans doute bien différent. On pourrait faire avancer la société. »
Natalie Portman fonde le projet avec deux amies entrepreneuses, Kara Nortman et Julie Uhrman, qui réunissent autour d'elles plusieurs dizaines d'autres investisseurs célèbres, majoritairement des femmes. « Comment attirer le plus d'attention possible sur les joueuses ? Que ce soit par le bais des sponsors, des diffuseurs, des salaires proposés... On a essayé de placer la barre aussi haut que leur talent », résume-t-elle.
Lors de la cérémonie du Ballon d'Or, Natalie Portman était accompagnée de son fils Aleph, qui lui a fait découvrir et aimer le football. Un succès immédiat (qualification pour les play-offs en 2023) avec un stade plein à chaque match et des revenus records. De quoi servir de locomotive à la National Women's Soccer League (NWSL), jeune Championnat en croissance exponentielle.
Vente d'Angel City et avenir
« C'est enthousiasmant de voir à quel point les gens ont investi dans la Ligue, poursuit Portman. Le mérite revient avant tout aux joueuses américaines. Elles ont été les premières à se battre pour l'égalité salariale et l'amélioration de leurs conditions de travail. »
Quatre ans après son lancement, l'Angel City a été vendu pour 250 millions de dollars (230 millions d'euros) cet été à Bob Iger et Willow Bay, le président de Disney et sa femme. Une somme historique pour un club de football féminin.
« Seuls les actionnaires majoritaires ont changé. J'ai gardé mes parts et ma place au conseil d'administration », rassure l'actrice, qui compte rester « très active » au sein du club (11e sur 14 en NWSL actuellement). La star hollywoodienne est copropriétaire de la franchise Angel City, équipe féminine basée à Los Angeles et qui évolue en National Women's Soccer League (NWSL), le Championnat américain.
Depuis son déménagement en France, la comédienne avoue suivre de près les matches du PSG, et espère trouver du temps pour aller bientôt voir l'équipe féminine. Elle n'exclut pas non plus d'investir dans le foot en France. « J'adorerais avoir un rôle à jouer dans une équipe féminine », conclut-elle. À bon entendeur.
Natalie Portman, fondatrice du club de football féminin d'Angel City FC
L'actrice américaine Natalie Portman a décidé de créer le club de football féminin d'Angel City FC, qui est dirigé exclusivement par des femmes. Son objectif est de faire bouger les lignes dans le championnat américain.On peut être actrice et être capable de fonder un club de football.
Si cette idée peut surprendre, elle est mûrement réfléchie depuis 2019, lorsque Natalie Portman a assisté à un match de l'équipe nationale américaine en compagnie de ses amies Jennifer Garner, Eva Longoria, Uzo Aduba et Jessica Chastain. Membre fondateur du mouvement Time's Up, l'actrice veut alors se pencher sur la question de l'égalité salariale pour l'équipe féminine, quadruple championne du monde.
Son fils est fan de Rapinoe et Benzema
La Coupe du monde 2019, organisée en France et remportée par les Américaines, accélère le processus, Natalie Portman étant fascinée par la personnalité des joueuses de l'USWNT. "En voyant mon fils idolâtrer des joueuses comme Megan Rapinoe et Alex Morgan de la même manière qu'il idolâtrait Lionel Messi ou Karim Benzema, j'ai compris que le fait de développer les athlètes féminines pouvait rapidement faire évoluer la culture", confie l'actrice au Guardian. Son objectif est clair: créer un fonds pour les joueuses et veiller à ce que la sécurité et le traitement équitable des athlètes soient les facteurs déterminants de toutes les décisions
Si elle n'a jamais vraiment rêvé d'être à la tête d'une équipe de foot, Natalie Portman le fait avec l'Angel City FC, qui a posé ses valises au Banc of California Stadium de Los Angeles. L'opportunité parfaite puisque la ville n'a pas d'équipe féminine. Une fois les discussions lancées avec Kara Nortman (dirigeante d'Upfront Ventures) et Julie Uhrman (cadre dans le secteur de la technologie), le projet entame son développement. Les investisseurs se sont multipliés et sont aujourd'hui plus d'une centaine (dont deux tiers de femmes), avec notamment Abby Wambach (meilleur buteuse de l'histoire de l'équipe féminine), Serena Williams, Billie Jean King ou encore Christina Aguilera.
La mayonnaise a rapidement pris
L'effet est immédiat, avec la création de six groupes de supporters et la vente de 16.000 tickets pour les premiers matchs de la saison. En parallèle, grâce aux partenariats du club avec des sponsors, sept jardins ont été plantés dans des écoles primaires locales, des brassières de sport ont été offertes à de jeunes joueuses et des milliers de repas ont été distribués à des personnes souffrant de la faim. Le club a d'ailleurs récemment gagné 35 millions de dollars (31,9 M d'euros) en sponsoring, un montant bien supérieur à celui des autres équipes de la NWSL.
L'Angel City FC a notamment réussi à attirer l'attaquante Christen Press (33 ans), l'une des attaquantes les plus connues de la sélection en dehors de Megan Rapinoe et Alex Morgan. "Nous avons construit l'Angel City FC avec l'idée que nous voulons divertir le monde entier, déclarait Julie Uhrman au Guardian.