Nantes Sud 98 mise sur la formation des jeunes. Ce club de quartier mise d'ailleurs sur son école de foot, labellisée bronze en début d'année.
Les 70 membres de Nantes sud 98 réunis en assemblée générale, se réjouissent du maintien des deux équipes senior en première et troisième division. Une autre satisfaction vient du football d'animation : les 12-13 ans ont participé à la finale départementale et se sont classés onzième. « C'est ce qu'on espérait », confie Dominique Goraud, le président.
Quant à l'équipe 1 loisirs, elle a participé à sa première demi-finale de coupe de district. La formation rapporte aussi son lot de satisfactions : deux formateurs obtiennent le diplôme d'animateur senior ; la dirigeante des moins de 13 ans a passé avec succès la « formation des mamans » (accueil et organisation).
« Nous espérons accéder à l'argent dans trois ans, assure Dominique Goraud. Nous continuons nos efforts pour former nos dirigeants et structurer le club.

Fort de 300 licenciés, le club est confiant pour la saison 2013-2014. Pour autant, il manque deux à trois dirigeants pour encadrer les jeunes de 6 à 13 ans. Nantes sud 98 est également à la recherche de seniors niveau division supérieure départementale. Le club invite les jeunes de 6 à 13 ans à venir découvrir les entraînements.
Pour comprendre l'environnement du football nantais, il est essentiel de connaître l'histoire du FC Nantes, un club emblématique de la région.
Histoire du FC Nantes
Le Football Club de Nantes est fondé au printemps 1943 par la fusion de cinq clubs de football de la ville, la Saint-Pierre de Nantes, le Stade nantais UC, l’AC Batignolles, l'ASO nantaise et la Mellinet, avec pour ambition de rejoindre l'élite nationale.
L'équipe première de la Saint-Pierre de Nantes, principal club amateur de la ville, sert de base à la fusion et un membre de son comité directeur, Marcel Braud, prend logiquement la présidence de ce nouveau club. Le club, dont les fondateurs Jean Le Guillou et Marcel Saupin sont connus pour leur collaboration avec l'occupant, a pour principes fondateurs de « développer, par la pratique du football, les forces physiques et morales des jeunes gens et pour créer entre tous les membres, des liens d’amitié et de solidarité ».

Inscrit en championnat de Division d'Honneur Ouest, premier échelon régional, le FC Nantes termine à la deuxième place en 1944 et à la première place en 1945. Le club accède au statut professionnel en 1945 et intègre la deuxième division, avec dans son effectif une majorité de joueurs issus de l'ancienne Saint-Pierre de Nantes, renforcée par plusieurs joueurs expérimentés. À la fin de la saison 1951, la municipalité verse une subvention qui permet au club d'engager un entraîneur réputé en la personne d'Émile Veinante. Le club a désormais l'ambition d'évoluer le plus rapidement possible en Division 1. Lors de la saison 1951-1952 le club rate de peu la montée en finissant quatrième.
À la suite de résultats moyens, Émile Veinante démissionne en 1955 : il est remplacé par Antoine Raab, qui bénéficie des renforts des Néerlandais Gerrit Vreken et Jan van Geen, considérés comme les premières vedettes du club. Pourtant la situation empire et lors de la saison 1955-1956, le club évite de peu la relégation en terminant à la dernière place non-relégable. Louis Dupal est recruté la saison suivante avec pour objectif de monter enfin en première division, mais les résultats ne suivent toujours pas malgré un recrutement important. Jean Clerfeuille remplace Marcel Saupin à la présidence pendant cette période, tandis que Karel Michlowski remplace Dupal au début de la saison 1959-1960 et que le club enregistre les arrivées des internationaux Daniel Carpentier et René Dereuddre. Lors de cette saison le club est champion d'automne avant de plonger au classement jusqu'à la huitième place.
Alors que les candidatures au poste d'entraîneur sont nombreuses, le président nantais choisit pour des raisons budgétaires celle de José Arribas, entraîneur du club amateur de Noyen-sur-Sarthe. Dès son arrivée, il révolutionne le système de jeu de l'équipe en abandonnant un système à quatre lignes de joueurs pour le 4-2-4, et en demandant à ses joueurs d'appliquer des principes de jeu simples, tournés vers le collectif et l'offensive. Pour sa deuxième saison au club, il s'occupe du recrutement et fait venir des joueurs recalés par des clubs plus prestigieux, comme Philippe Gondet, qui deviendront plus tard des vedettes. Le club termine à la sixième place.
Les résultats en début de saison 1962-1963 sont décevants, de sorte que José Arribas est tout proche d'être renvoyé. Il faut que certains de ses joueurs fassent pression sur la direction pour le sauver. L'équipe nantaise est finalement sacrée championne d'automne 1962, quelques mois avant d'obtenir sa promotion en Division 1. Celle-ci est officialisée le 1er juin 1963 après une victoire sur le FC Sochaux-Montbéliard (3-1).
Pour sa première saison dans l'élite, le FC Nantes bouleverse son effectif, avec le recrutement de nombreux jeunes joueurs comme Jacky Simon en provenance de l'AS Cherbourg. Le club joue son premier match de première division contre l'UA Sedan-Torcy le 1er septembre 1963 : malgré l'ouverture du score de Jacky Simon à la 11e minute, premier but du FC Nantes dans l'élite, la rencontre se termine sur le score de 2-2.
La saison suivante est celle de l'apothéose pour la méthode Arribas. Le club remporte son premier titre de champion de France. Le trophée est remporté après une victoire (2-1) sur l'AS Monaco devant 20 000 spectateurs. La saison suivante est celle de la confirmation pour le Football Club de Nantes qui, en plus de conserver son titre de champion de France, termine la saison avec la meilleure défense (36 buts), la meilleure attaque (84 buts) et le titre de meilleur buteur pour Philippe Gondet (avec 36 réalisations en 37 matchs de championnat).
L'Histoire du FC Nantes
Néanmoins le club perd en finale de la coupe de France contre le RC Strasbourg (0-1) et perd au premier tour de la coupe des clubs champions européens contre les Yougoslaves du Partizan Belgrade, futur finaliste de la compétition. Plusieurs cadres, comme Ramon Muller, quittent le club à l'intersaison. Malgré les arrivées de futurs cadres comme Henri Michel, le club n'accroche que la deuxième place au classement et est éliminé en huitième de finale de la coupe d'Europe par les Écossais du Celtic Glasgow, futurs vainqueurs.
Les saisons suivantes ne sont pas plus brillantes : les défenseurs recrutés ne s'adaptent pas au système en zone prôné par Arribas et le club voit deux cadres arrêter leur carrière sur blessure (le gardien de but Daniel Eon mi-1968, puis Budzynski quelques mois plus tard). Les Nantais terminent à la septième place, puis à deux reprises à la dixième position du championnat. En parallèle, le FC Nantes se structure progressivement et met en place un « foyer de jeunes », embryon de centre de formation. Les anciens joueurs Jean-Claude Suaudeau et Robert Budzynski entrent dans l'organigramme du club, chargés par José Arribas d'inculquer aux jeunes les principes du « jeu à la nantaise ».
En même temps, le club recrute des jeunes prometteurs comme Patrice Rio et la tactique de l'équipe évolue pour devenir un 4-3-3. Ces changements permettent au club de terminer respectivement aux troisième et septième places au classement en 1971 et 1972. Cet été-là, un important effort de recrutement permet les arrivées des Argentins Ángel Marcos et Hugo Bargas, élu sportif argentin de l'année la saison précédente, ainsi que de l'Allemand Erich Maas en provenance du Bayern de Munich. L'effet est positif puisque le FC Nantes remporte le troisième titre de champion de France de son histoire.
La saison suivante débute par une grosse désillusion, avec l'élimination des Nantais au premier tour de la coupe des clubs champions européens par les amateurs danois du Vejle BK. L'absence de résultats satisfaisants du club en compétition européenne est une constante lors des saisons suivantes. En France, le club occupe le haut du classement sans parvenir à mettre à mal la domination stéphanoise.
Pour succéder à José Arribas, les dirigeants décident de recruter un entraîneur expérimenté en la personne de Jean Vincent. Il a notamment pour mission d'étoffer le palmarès nantais avec des victoires en coupes de France et d'Europe. Dès le début de la saison, il surprend les observateurs en écartant les deux vedettes de l'équipe (Robert Gadocha et Yves Triantafilos) qu'il juge en méforme. Il aligne à leur place en attaque Bruno Baronchelli, Eric Pécout et Loïc Amisse, joueurs de l'équipe de France olympique formés au club, puis fait confiance à plusieurs autres jeunes formés à la méthode nantaise. Le pari est gagné : le club est champion de France en 1977 pour la quatrième fois de son histoire.
La saison 1978-1979 commence mal avec une attaque qui déçoit. Jean-Claude Suaudeau est alors promu conseiller de Jean Vincent et leur collaboration va permettre à l'équipe de remonter au classement jusqu'à la deuxième place, à deux points du champion, le RC Strasbourg. À l'été 1979, l'Argentin Enzo Trossero est recruté pour pallier le départ d'Omar Sahnoun, tandis que plusieurs jeunes intègrent l'équipe première comme José Touré et William Ayache. Le club remporte son cinquième titre de champion de France et se hisse en demi-finale de la coupe d'Europe des vainqueurs de coupe, où après avoir écarté notamment les Roumains du Steaua Bucarest et les Soviétiques du Dynamo Moscou, les Nantais sont éliminés par les Espagnols du Valence CF.
Les Nantais entretiennent alors une invincibilité à domicile qu'ils portent à quatre-vingt-douze matchs, jusqu'à une défaite face à l'AJ Auxerre la saison suivante. De plus en plus contesté, Jean Vincent reste malgré tout en poste et parvient à recruter l'un des meilleurs attaquants d'Europe, le Yougoslave Vahid Halilhodžić. L'adaptation difficile de ce dernier au jeu en mouvement du FC Nantes pénalise l'équipe, qui ne termine qu'à la sixième place du championnat et connaît de nouvelles désillusions en coupe d'Europe et coupe de France.
Jean-Claude Suaudeau, ancien joueur du club, proche d'Arribas et entraîneur de l'équipe réserve depuis 1969, prend la relève en appliquant les principes de jeu qui ont fait le succès de l'équipe des années 1960. Le FCN est champion pour la sixième fois en 1983 mais manque de nouveau le doublé coupe-championnat, à l'issue d'une finale exceptionnelle qui voit José Touré marquer un but d'anthologie, finalement remportée par le Paris Saint-Germain (3-2).
Ensuite le club déçoit en championnat (sixième en 1984) ainsi qu'en coupe d'Europe. Le club, qui termine deuxième du championnat en 1985, ne peut plus lutter financièrement et voit ses meilleurs joueurs quitter le club comme Maxime Bossis qui part au Matra Racing ; le recrutement n'est pas à la hauteur malgré l'arrivée de l'Argentin Jorge Burruchaga qui devient champion du monde l'année suivante.
Le club termine à nouveau deuxième de Division 1 en 1986 et fait un bon parcours en coupe de l'UEFA, seulement éliminé par l'Inter de Milan. Max Bouyer, le nouveau président du club intronisé en décembre 1986, recrute des joueurs à prix d'or comme Mo Johnston et Frankie Vercauteren qui se révèlent être des déceptions. L'arrivée de plusieurs jeunes joueurs comme Didier Deschamps ne suffisent pas à équilibrer les départs ; de plus Burruchaga se blesse gravement et est écarté des terrains. Le club chute au classement avec une 12e place en 1987 et une 10e place l'année suivante.
Le président Max Bouyer décide de changer d'entraîneur, engageant le Croate Miroslav Blažević, et finance une politique de recrutement coûteuse ; Maxime Bossis fait même son retour à 35 ans, tandis que les jeunes joueurs sont vendus dès qu'ils représentent une valeur marchande, comme c'est le cas pour Didier Deschamps. Cette période se conclut par de graves difficultés financières.
Suaudeau retrouve le poste d'entraîneur à partir de 1991 et, compte tenu des difficultés financières du club, décide de faire confiance aux jeunes joueurs formés sous sa direction et celle de Raynald Denoueix, directeur du centre de formation depuis 1982. Marcel Desailly quitte le FC Nantes, mais l'équipe connaît pour le reste une certaine stabilité qui lui permet de développer de nouveau un jeu séduisant reposant sur les automatismes et l'entraînement collectif.
Le « jeu à la nantaise » comme on l'appelle bientôt, est caractérisé durant cette période par son aspect direct et la rapidité de transmission, notamment grâce aux passes sans contrôle. Cette équipe, particulièrement forte sur le plan athlétique, avec Patrice Loko, Christian Karembeu, Claude Makélélé et Nicolas Ouédec, et éclairée par l'apport technique de Japhet N'Doram et Reynald Pedros, parvient en finale de coupe de France 1993 (de nouveau perdue contre le Paris Saint-Germain) avant de dominer le championnat de France 1995.
Elle remporte alors le septième titre du club, réalisant un record de trente-deux matches d'affilée sans défaite. L'équipe est alors célèbre pour le « tarif maison », une victoire à domicile par 3 buts à 0 (le FCN marquant trois buts lors de dix de ses dix-neuf matches à domicile).
Vexé par les départs successifs de ses meilleurs joueurs, Suaudeau quitte le club en 1997 et laisse la place à Raynald Denoueix. Sous les ordres de ce dernier, Nantes et son équipe de jeunes joueurs en grande partie formés au club remporte successivement deux coupes de France (en 1999 et 2000) et le championnat de France 2001, son huitième et dernier titre à ce jour. Ces résultats sont obtenus grâce aux mêmes principes de jeu, appliqués dans un style proche du toque colombien, avec des joueurs techniques, au gabarit souvent léger (Olivier Monterrubio, Éric Carrière, Stéphane Ziani).
Après deux saisons moyennes avec Ángel Marcos au poste d'entraîneur, la saison 2003-2004 est plutôt réussie. Entraînée par Loïc Amisse, l'équipe atteint la sixième place de L1 et réalise un bon parcours dans les coupes : le FCN atteint les demi-finales de la Coupe de France et dispute la finale de la Coupe de la Ligue face au FC Sochaux, perdue de justesse lors de la séance des tirs au but après une panenka manquée de Mickaël Landreau.
Le club connait lors de la saison 2004-2005 de grosses difficultés, et les hommes de Serge Le Dizet se sauvent de façon heureuse lors de l'ultime journée, à la faveur d'une victoire sur Metz tandis que Caen s'inclinait sur le terrain du FC Istres, pourtant bon dernier. Après une nouvelle saison 2005-2006 difficile, le gardien emblématique Mickaël Landreau et le milieu de terrain Jérémy Toulalan quittent le club.
Dernier, le club est relégué pour la première fois de son histoire, après 44 saisons en première division. Lors de la réception de Toulouse lors de la 37e journée, les supporters excédés par la gestion du club et la descente en Ligue 2 envahissent le terrain à quelques minutes de la fin alors que le score est de 0-0.
Le club est revendu à l'été 2007 à l'homme d'affaires Waldemar Kita. Ce dernier ne parvient pas à ...