Nantes Poitiers Volley : Histoire d'un Match

Le match entre Nantes et Poitiers a été riche en émotions et en rebondissements. Retour sur les moments clés de cette rencontre.

Le Meilleur et le Pire du Match

Le Meilleur

Les deux premiers sets ont été facilement remportés par Poitiers (25-16, 25-17). On a retrouvé une qualité de service, de grosses défenses, une bonne variété et des attaquants en verve. Les Poitevins ont fait sortir du match Blake Scheerhoorn et n’ont pas laissé Michalovic, le quatrième marqueur de Ligue A, y rentrer (4/16 à l’attaque). « C’était presque deux sets parfaits », appréciait Frédéric Barais.

L’autre point positif, c’est la réaction des Poitevins dans le tie-break. Dos au mur, ils ont su relever la tête pour finalement s’imposer. « C’était vraiment hyper important de gagner le cinquième set car la défaite aurait été difficile à avaler », avouait le libero poitevin. « Tout le monde s’est resserré, appréciait de son côté Brice Donat. C’est très important de s’imposer comme ça. Tu mènes 2-0, tu te fais peur avec un 2-2 et derrière tu gagnes. Pour la construction de l’équipe, c’est très bon. »

Volley Placements en reception

Le Pire

Perturbé par la sortie sur blessure du passeur nantais, Gregor Ropret, et la rentrée de son remplaçant Léo Meyer, ainsi que par l’arrivée sur le terrain de Théo Josserand, le Stade Poitevin n’a pas su s’ajuster tactiquement dans le troisième set (22-25). « On n’avait pas mal commencé mais cela nous a embêtés », confessait Thomas Koelewijn. « On doit tuer ce set mais on a un passage à vide au milieu avec une moins bonne qualité de réception », appuyait Frédéric Barais.

C’est pourtant en attaque que les Poitevins ont péché avec seulement 39 % de réussite (13/33). Les ballons ont eu du mal à tomber et cela s’est confirmé dans la quatrième manche. La stat fait même peur : 6/27. Seul Jochen Schöps a inscrit plus d’un point à l’attaque (3/7). Largué rapidement (0-4, 4-12), le SPVB, remanié avec les entrées d’Andrii Kustmus et Simon Dubreuil, a sombré pour terminer à quatorze unités de son hôte nantais (11-25). Jamais cette saison, le club poitevin n’avait réussi une telle leçon. « On passe au travers, avouait Brice Donat. On s’éteint complètement. On démarre très mal le set et après c’est dur de revenir. Mais je n’ai pas paniqué. Je savais qu’il y aurait le tie-break derrière. » Et celui-ci fut bien meilleur…

Zouheir El Graoui : Symbole du Match Poitevin

Ces derniers temps, il tenait le SPVB à bout de bras. Et pendant les deux premiers sets, il l’a encore fait. Zouheir El Graoui a tout simplement été injouable. 7 points, dont un ace, dans la manche initiale, puis huit autres dans la suivante avec des taux exceptionnels de réussite à l’attaque (88 %) et en réception (100 % de positive), le Marocain a fait très fort… avant de disparaître dans les deux sets suivants.

1/10 et deux premiers blocks subis à la reprise et même pire dans la quatrième manche avec un apocalyptique 0 % de réussite à l’attaque (0/4) et un remplacement par Andrii Kustmus, tout aussi transparent (1 attaque contrée, 1 erreur). Le réceptionneur-attaquant a connu son premier petit coup de moins bien depuis de nombreuses semaines.

Dynamique des Équipes : Nantes et Poitiers

Avec les Nantais cette année, c’est tout ou rien. Entre le premier match et une défaite concédée face au Stade Poitevin (1-3) et un succès acquis face à l’AS Cannes (3-0) la semaine passée à l’occasion du début de la phase retour, leur première partie de saison se lit en tout cas comme ça. Le tout, c’est cette série d’invincibilité entre le 19 octobre et le 24 novembre, entre la 3e et la 8e journée de Ligue A, qui leur avait permis de se hisser à la deuxième place du championnat. Le rien, c’est cette deuxième partie de phase aller au cours de laquelle les protégés de Fulvio Bertini n’ont pas glané le moindre succès, rétrogradant au classement.

Mais leur sixième place actuelle colle aux ambitions du club de disputer les play-offs dans quelques semaines. « La quatrième place n’est qu’à trois points, avance l’entraîneur italien. Et nous n’avons que trois longueurs d’avance sur le neuvième (Ajaccio). Nous sommes dans les temps mais c’est très serré et il faut se battre lors de chaque match pour ramener des points. Tout le monde a montré de bonnes choses depuis le début de la saison. » Et d’autres moins bonnes. A l’image du NRMV.

La dynamique positive : six succès consécutifs

Seul le TVB a fait mieux. Redevenu leader de la Ligue A le week-end dernier, le club tourangeau reste en effet sur neuf succès consécutifs. Mais en dominant successivement Narbonne (3-1), Montpellier (3-2), Sète (3-0), Cannes (3-0), Ajaccio (3-0) et Chaumont (3-0), les Nantais ont réalisé une énorme performance. Même Rennes (5 victoires de suite) pourtant impressionnant depuis le début de la saison, ou Poitiers et Chaumont, qui ont calé après quatre succès consécutifs, ne sont pas parvenus à faire mieux que le club ligérien. « On avait un bon rythme, explique Fulvio Bertini. La dynamique était positive. Cela s’explique surtout parce que physiquement tout le groupe était en forme. » Notamment le nouveau pointu slovaque Peter Michalovic, actuel quatrième meilleur marqueur du championnat de France (18 pts de moyenne par match).

La spirale infernale : cinq revers consécutifs

Là, il faut regarder tout en bas du classement pour trouver pire série que celle qu’ont traversées Sergio Noda et ses partenaires lors de la 2e partie de la phase aller. Les Cannois sont pour l’instant les recordmen de ce triste classement avec neuf revers consécutifs, talonnés de près par l’Arago de Sète et ses six défaites de suite, série en cours. Celle des Nantais s’est arrêtée le week-end dernier face aux Azuréens alors qu’ils venaient d’enchaîner cinq résultats négatifs face au TVB (2-3), Nice (0-3), Toulouse (0-3), Rennes (1-3) et Tourcoing (0-3). « On a rencontré des équipes fortes comme Tours ou Rennes, avance Fulvio Bertini. Si on a perdu, c’est que nos adversaires jouaient très bien. Mais on n’a pas paniqué. On a continué à travailler. » Et cela a fini par tourner lors de la première journée de la phase retour. Le début d’une nouvelle série ?

Coupe de France

« On tenait beaucoup à la Coupe de France. » Sauf que pour Fulvio Bertini et les Nantais, l’histoire s’est arrêtée, mardi, en quarts de finale de la compétition. Comme pour le Stade Poitevin éliminé par Rennes (1-3). Malgré les 21 points de Michalovic, les Ligériens ont, eux, chuté plus étrangement à domicile face aux Centurions de Narbonne (1-3), mal en point en championnat mais revigorés par l’arrivée du passeur Yoann Jaumel qui a parfaitement su servir Zanotti (18 pts), Baroti (17 pts) et Lecat (17 pts). « On n’a pas été bons au contre, reconnaît l’entraîneur du NRMV. Narbonne a également très bien servi durant tout le match.

Les 16e de finale de la Coupe de France de volley opposaient deux clubs de Ligue A, ce mardi soir, et c'est Nantes qui est sorti vainqueur de son duel avec Poitiers (19-25, 25-15, 32-30, 25-22). Deux autres représentants de la Ligue A étaient engagés et ils ont connu des destins opposés. Narbonne s'est incliné à Cambrai (22-25, 25-23, 25-21, 23-25, 15-10) alors que Montpellier l'emportait à Martigues (25-23, 25-20, 25-19).

Le joueur Simon Magnin

Au milieu de l’effectif du Stade poitevin VB, Simon Magnin est celui dont le visage est apparu le plus familier aux bénévoles du VBP Niort, qui organisait samedi 27 et dimanche 28 septembre 2025 un tournoi opposant quatre clubs de SpikeLigue : Tours, Paris, Saint-Nazaire et donc Poitiers. Arrivé en 2024 dans la Vienne après le dépôt de bilan de Nantes-Rezé, le central de 21 ans est également proche d’Anatole Chaboissant, son nouveau coéquipier au SPVB, qu’il a côtoyé en Bleu chez les jeunes.

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