Musique pour Match de Basket-Ball : L'Ambiance Sonore de la Victoire

Qu’est-ce qui vous met la hype avant un match ? Qu’est-ce qui vous rend chaud comme la braise pour supporter votre équipe favorite ? Les introductions d’équipes ! Pyrotechnique, musique, mise en scène, effets de lumière, speaker déchaîné, pom-pom girls et mascotte en séquence acrobatique, tout est bon pour présenter votre starting five préféré dans une ambiance de feu et une salle remplie de fans en larme, de demandes de mariages spontanées et de proclamations de la paix dans le monde. Le but ?

La musique et le basket sont deux univers très liés.

Le hip-hop et la NBA, c’est une grande histoire d’amour. Notamment depuis l’arrivée d’un certain Allen Iverson en 1996, année durant laquelle la Grande Ligue a basculé dans ce coté très hip-hop que le grand patron de l’époque, David Stern, a par ailleurs moyennement apprécié. Beaucoup de joueurs se sont lancés dans le « Rap Game » comme Shaquille O’Neal, grand copain de Notorious Big, Chris Webber aussi avait essayé, ou un certain Tony Parker.

Pas étonnant donc, de voir que les playlists des joueurs NBA pullulent de sons ricains.

Top 10 des Introductions d'Équipes NBA

Ah les top 10… On ne peut pas imaginer une NBA sans top 10, et ce, depuis presque 30 ans. C’est vrai quand on y pense, combien de top 10 de la nuit, de la semaine, du mois, de la saison, de l’année, de la décennie, de telle équipe, de tel joueur, de tels playoffs ou Finals.

Pour ce top 10, je me base sur un équilibre entre la qualité du roster, de la mise en scène (musique, effets), l’originalité, mais aussi l’impact, la popularité et le contexte de l’introduction, toutes les conditions n’ont pas à être remplies à 100% bien évidemment.

10. Miami Heat - Miami Vice

Depuis plusieurs années, beaucoup de fans ont été déçus des chemins pris par certaines franchises en terme d’identité visuelle, qui, quand elles ne se contentaient pas de simplement remettre les vieilles tenues au gout du jour, tentaient des innovations qui n’avaient rien à voir avec l’identité des équipes, de la ville (un exemple ? Mais dans cette orgie de créativité autour de l’identité visuelle qui a su amener son lot de dérives, il y a au contraire une équipe NBA qui a absolument tout compris, et cette équipe c’est le Heat.

Il faut avouer que Miami, depuis la création de sa franchise, n’a pas vraiment fait de faux-pas en terme de communication visuelle ni d’introduction. Mais là, depuis l’an passé et l’arrivée de son style Miami Vice, faisant tantôt référence à la série éponyme, et même au jeu vidéo GTA Vice City (pour lequel je comptabilise un bon millier d’heures perdues de ma vie, sans regrets), le Heat enflamme les fans de toute la ligue !

Et il faut le dire : quel style, quelle classe. Tout cela se traduit dans l’introduction de son équipe, avec le support visuel, la mise en scène, le jeu des couleurs. Ensuite, vous avez le choix, vous êtes plus GTA Style ? Mais vous pouvez aussi aimer le style plus sombre, sobre et dark de cette année, avec le retour de Phil Collins pour la chanson In the air tonight.

9. Phoenix Suns - 2008

Cette intro est à l’image de son équipe : fun. Et les Suns de l’époque c’était ça : so much fun. On est dans une intro qui se veut sérieuse et décalée à la fois.

J’inclue cette introduction pour trois raisons : d’une part, c’est exceptionnellement Cedric Ceballos qui prend le micro pour présenter le cinq, et ça fonctionne vraiment bien, ensuite, parce que chaque joueur important, et pas seulement le cinq de départ, est mis en valeur, et enfin, parce qu’il s’agit du tout premier match de Shaquille O’Neal, tout juste parti de Miami, avec les Suns.

Le choix artistique nous propose un focus sur une mise en scène sur l’écran : on commence dans le désert de l’Arizona, une voix numérique annonce « Begin transmission », et soudain la musique s’élève, et dans le désert quelqu’un court avec une balle, c’est Grant Hill ! Puis plus loin dans la ville, un géant défonce les murs d’un immeuble, c’est Stoudemire ! Chaque joueur obtient sa référence : notre Boris Diaw national apparaît à son tour, soufflant sur ses trois doigts en flamme, Leandro Barbosa, arrière petit et rapide, dribbleur fou, est représenté en Bip Bip, avant de s’enfuir hors champs encore plus vite. Sous les sons des orages, avec des éclairs sortant des doigts, Raja Bell lève lentement les bras alors que le son de cloche lui octroi deux ballons dans ses mains. Et puis arrive le monstre.

Au fond musical allant crescendo, s’ajoute un cri : « Biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiig » et alors, d’entre les immeubles, apparaît Shaq, tel un Godzilla, il approche et pousse un cri sauvage avant de se tourner vers le quatrième mur avec son regard décalé.

8. Cleveland Cavaliers - 2007

Une intro qui semble oubliée ! Nous sommes donc en 2007, et Cleveland ne fait que se rapprocher de plus en plus des cieux de la NBA depuis l’arrivée du King Lebron qui parvient à grimper au dessus de la montagne Pistons et arrive en NBA Finals pour la première fois de sa carrière.

Toute la ville s’en enorgueillit et souhaite encourager ses champions de conférence Est jusqu’au bout. Mais la tache est complexe, et San Antonio, mieux équipée, domine ses Finales pour le moment en menant 2-0. Mais c’est aussi la force de Cleveland à cette époque.

Emmené certes par Lebron, l’effectif met en valeur des joueurs qui, sans être des superstars, ont su se mobiliser autour de leur leader. Ainsi, l’introduction ne focalise pas que sur le 5, mais bien sur tout le roster ! La voix du speaker Olivier Cedra (qui est désormais le speaker des Nets), commence par Mike Brown, dans un enthousiasme assez mesuré, sur un fond musical venu de la bande originale du film Rocky.

Les lumières s’éteignent, il est temps de passer au cinq majeur, avec un mot d’ordre : « To rise« . La voix de Lebron appelle à être à la hauteur, avant que le logo des Spurs n’apparaisse sur l’écran géant, pour être découpé et fendu de l’épée des Cavaliers. Arrive alors dans la sono « The Second Coming » de Juelz Santana alors que la mascotte des Cavs agite fièrement le drapeau de l’équipe. Les écrans balancent actions marquantes et puissantes, cris de rage et commentaires ébahis.

Mais le moment est suffisamment court pour enchaîner avec puissance sur l’appel de Cedra aux fans : « Cleeeeeeevelaaaaand ! » s’écrit-il.

7. All Star Game - 2009

Bon celui là c’est un classique, on le connait tous. Avec le temps les introductions d’équipes All Star sont passées de simplistes à spectaculaires en l’espace d’une dizaine d’années. Nous sommes en 2009, et les intros des équipes All Star sont justement à la mi-chemin, en équilibre, entre la simplicité des anciennes présentations et le monumentalisme que l’on connait actuellement, en particulier un an avant le All star game de Dallas qui réunira 105 000 spectateurs !

On commence en rythme, avant de passer vers l’électro, mais surtout, avec l’arrivée du groupe le plus en vogue de l’époque sur le plateau, les Jabbawokees. Puis arrive le moment culminant, alors que l’Ouest est introduit, le héro de la soirée, pour son dernier All Star Game, arrive sur scène : Shaquille O’Neal, alors joueur des Suns, entertainer légendaire de la NBA, danseur, chanteur, ne souhaite pas ranger sa dernière apparition étoilée au rang des anecdotes.

Le Shaq entre masqué, et dévoile une chorégraphie préparée en secret avec les Jabbawokees. Dans une introduction de All Stars, on est dans une alchimie parfaite entre musique, lumières, icônes du basket et mise en scène.

6. New York Knicks - 1993-94

New York Knicks 1993-94 : Go New York Go New York Go ! Laissez moi vous faire entrer dans un monde étrange, dans lequel les Knicks sont une sacrée bonne équipe nom de dieu ! Et ils ne font rire personne en 1993-94, car la Big Apple est un mur de pierre, avec un grand chef : Patrick Ewing, qui doit accomplir son destin, à savoir, apporter le 3e titre NBA à la franchise. Et cette saison là, cet objectif est à portée de main, car New York est en Finales NBA.

Dans cette intro, tout est culte : l’équipe, la musique, la salle, l’ambiance, les animations lasers et les vieux visuels en 3D sur les écrans, on est so 90’s. Et pour la présenter, qui d’autre que Mike Walczewski ? Le speaker mythique du Garden depuis 1989, qui prête parfois le micro à un autre speaker depuis quelques années, sait se mettre au niveau d’intensité de l’introduction, son intonation est forte, motivée, énergique.

Il sait jouer sur les syllabes des noms des joueurs, permettant à chaque membre de l’équipe d’être présenté d’une manière différente, avec une force qui lui est propre. Quand au cinq de départ, que dire ?

5. Cleveland Cavaliers - 2014

Cette intro, on en a tous rêvé. Après un été qui verra le King annoncer sobrement son retour à la maison, la NBA change de visage et se prépare à entrer dans l’ère Cavs-Warriors. Et bien cela va changer, car James mais aussi Kevin Love, et même Shawn Marion arrivent dans l’Ohio.

L’intro commence par une animation 3D du parquet, extrêmement impressionnante, puis un montage parfait, inspiré de l’histoire récente de la NBA, du vécu des dernières années par Lebron, par les fans, par les Cavs. Puis tout explose, la chanson « Turn down for what » de DJ Snake vous donne un bon punch dans les tympans, avant de vous mettre des bonnes images de tomars et autres alley oops dans la face, c’est jouissif, c’est puissant, et puis arrive l’annonce des joueurs, sous le superbe morceau « I’m coming home » de Diddy - Dirty money (qui servit aussi à l’arrivée de Melo à New York) dans la folie la plus totale.

Chaque spectateur agite un bâton lumineux aux couleurs des locaux. Chaque élément du roster est soudain sublimé, acclamé plus fort que jamais, jusqu’au point culminant : l’annonce du numéro 23, dans une intense joie de la part de toute la salle.

4. Los Angeles Lakers - 2010 (Finals)

Juin 2010, la légende de Kobe Bryant arrive à son point culminant : 7è Finales en 10 ans, un cinquième titre en vue pour compléter le threepeat 2000-2002 avec un back-to-back. Kobe arrive en Finales avec les Lakers, Pau Gasol, Derek Fischer, Lamar Odom et Phil Jackson pour une troisième année consécutive.

Ce match doit être la consécration de sa carrière, car aucun joueur hormis lui et son ami Fischer, n’auront, en cas de victoire, cinq bagues au doigt dans toute la NBA (il faudra attendre 2014 et le cinquième titre de Duncan). Comme l’annonçait George Eddy face caméra avant ce match « Ce soir, il n’y a pas de lendemain« , sinon l’héritage d’une carrière, d’une dynastie.

C’est aussi un moment important pour Phil Jackson qui peut attraper sa 11è bague en tant qu’entraîneur, sa 13è au total, ça donne un vertige monstrueux. Et pour ce match décisif pour la carrière de chacun, pour l’histoire de la NBA et de ses légendes, il faut une intro digne de ce nom, et elle le sera.

A cette époque, le Staples Center ne dispose pas encore de son jumbotron actuel, plus moderne, mais bien de son vieux modèle installé à la naissance de la salle, il faut donc trouver des animations originales, comme cet énorme rideau qui descend du plafond de la salle, et offre une projection à 360° d’images à la gloire de l’équipe angelenos.

Il faut admettre que l’idée se distinguait, mais on remarque rapidement qu’elle n’offre pas une superbe visibilité, et aujourd’hui, ce concept ne s’est pas diffusé dans la ligue. Mais le message diffusé est clair : c’est ce soir que ça se passe. Mais c’est surtout la sobriété bien connue du speaker Lawrence Tanter et la mythique musique des Who, « Teenage Wasteland » qui donnent à cette introduction toute sa classe.

3. Detroit Pistons - 2003-04

Detroit Pistons - 2003-04 : Let’s play some basketball ! Comment oublier cette intro ? On est en plein dans les années 2000 et la dynastie Lakers a enfin flanché, la voie est donc ouverte pour chasser le titre. Les prétendants ne manquent pas : Spurs, Nets, Wolves, Pacers etc. Mais une équipe qui ne parvenait plus à retrouver les sommets depuis quelques années trouve enfin la bonne alchimie : les Pistons.

Avec leur coach Larry Brown qui avait échoué à donner à The Answer Allen Iverson un titre, Brown s’installe à Detroit et s’équipe d’un roster qui va marquer les esprit par son intensité défensive désormais légendaire. Chauncey Billups, Rip Hamilton, Tayshaun Prince, Ben Wallace et Rasheed Wallace, vont littéralement étouffer toutes les équipes qu’ils vont affronter. Les meilleurs attaquants de la ligue sont totalement découragés.

Cette équipe, c’est l’héritière des Bad Boys de Thomas, Dumars et Laimbeer. Elle hérite aussi de son intro qui ne change pas beaucoup entre 1990 et 2004 ! Dans cette présentation, on ressent la fierté de la ville, de son héritage qui lui a donné le surnom de « Motor City« .

On commence par une vidéo sur les écrans avec la chanson « Bawitdaba » de Kid Rock qui ne manque pas de donner une bonne patate au public, les images sont simples et donnent le ton : les joueurs appellent le public « It’s time Detroit« , il faut se mettre à l’ouvrage, un mur doit se construire. Tout de suite les actions s’enchaînent à l’écran, montrant des géants de l’attaque encerclés, étouffés par la défense.

Les sifflets vapeurs s’activent dans la salle, c’est la sortie d’usine ! Et alors arrive l’acteur central de cette présentation , il appelle à tous les fans de basket de la salle, du Michigan, et du monde : John Mason, qui est encore le speaker des Pistons à cette heure. Mason est LA voix qui vous rend fou du basket. Sa passion pour son équipe permettent d’introduire le roster de Detroit avec une énergie sans limite.

Sous la chanson The Final Countdown du groupe Europe , les « ballers » de Detroit sont introduits dans une ambiance de folie. Quand Mike Walczewski du Madison Square Garden jouait sur les syllabes des joueurs pour singulariser leurs présentations, Mason lui, ajoute un préliminaire déjanté et un jeu sur les lettres de chaque nom.

Ce n’est pas qu’un texte, c’est carrément de la chanson made in Mason qui conclue sa prestation par un « Detroit, let’s play some basketbaaaaaall ! « .

2. Boston Celtics - 2008

L’intro d’une génération entière de fans de basket. Point. Les Celtics de Boston revivent enfin en cet été 2007, alors que le trio génial Kevin Garnett, Paul Pierce et Ray Allen se forme pour tenter de redorer le blason de la franchise qui n’a plus rien gagné depuis 1986.

Et ça marche, non seulement le trio remet Boston au premier plan du basket mondial, mais des milliers de jeunes trouvent ou retrouvent une passion pour le basket avec cette équipe qui apportait une soudaine nouveauté dans une NBA dominée avant tout par San Antonio et Los Angeles depuis l’an 2000. Alors il fallait bien donner à cette équipe géniale la présentation qui lui rendrait hommage.

Et arriva alors cette introduction, connue de tous, aimée de tous, qui ne pouvait que donner des frissons et de l’amour aux fans dans la salle et partout ailleurs. Pourtant le style vous paraîtrait somme toute assez classique et conforme aux rituels de la NBA : vidéo prenante sur les écrans, message mobilisant, visuels d’actions, sur un fond musical épique, on souhaite montrer de la rage, de l’envie, de la passion.

Mais c’est alors que la vidéo s’interrompt soudain, et après une petite seconde dans le noir complet, Kevin Garnett apparaît devant tous. Alors plus de message, plus d’action, plus de fond sonore, plus rien, juste lui, et ce cris. Un cri sauvage et déchaîné du Big Ticket qui n’exprime rien d’autre que l’envie de vaincre et de hurler sa volonté de ne jamais s’arrêter.

Et alors on saisit la force du moment. A ce festival d’intensité, Paul Pierce apparaît à son tour, comme si le cri de ralliement de Garnett n’avait pas achevé d’assembler tous les convaincus, et s’exclame « Let me hear us !« . Cette introduction, c’est aussi une communion forte - plus forte qu’on ne le croit - avec le public.

Les Basketteurs et le Rap

Dans le milieu du sport et de la musique, on entend dire que les basketteurs veulent être rappeurs. Et à l’inverse, que les rappeurs veulent être basketteurs. Certains sportifs professionnels parviennent ou sont parvenus à concilier les deux statuts.

Tony Parker

Le basketteur français, désormais retraité des parquets, a vécu une autre expérience professionnelle au cours de sa carrière sportive. Cette fois-ci dans le domaine musical et plus particulièrement dans l’univers du rap. Un album composé de onze morceaux, comprenant plusieurs collaborations avec d’autres artistes (Booba, Soprano ou encore Jamie Foxx entre autres), a vu le jour en 2007.

Après ce petit plaisir personnel qu’il souhaitait s’offrir, « TP » a mis la musique de côté pour se focaliser uniquement sur ses performances sportives. Même s’il aura été critiqué par des médias et fans de basket, Parker aura tout de même vendu 55 000 unités de son disque.

Damian Lillard

A défaut de fouler le parquet lors du dernier NBA All-Star Weekend à Chicago, le meneur de jeu des Portland TrailBlazers est monté sur scène. Et ce fut non pas sous le nom de Damien Lillard mais de « Dame D.O.L.L.A. », son blase dans le rap. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il fut loin d’être ridicule ! Ce qui n’a fait qu’accroitre sa notoriété grandissante dans sa deuxième grande passion…

A l’été 2019, Lillard en était à la sortie de son troisième album, nommé « Big D.O.L.L.A », après les sorties respectives en 2016 et 2017 de « Confirmed » et « The Letter O ».

Shaquille O’Neal

Que cela soit sur ou en dehors des terrains, « Shaq » est un véritable personnage qui adore amuser la galerie. Alors, quand il s’agit de rapper et de sortir des lyrics, il ne garde pas sa langue dans sa bouche. Cela a commencé dès sa première année en NBA, en 1993, alors qu’il évoluait sous les couleurs du Orlando Magic. Au global, ce pivot massif et dominateur sous le cercle aux quatre bagues de champion NBA compte à son actif quatre albums enregistrés en studio. Le second opus a été certifié disque d’or.

Un cinquième album était dans les tuyaux et devait sortir en 2001, mais le Shaq s’est finalement ravisé.

Allen Iverson

Un an avant de venir le MVP de la saison régulière de la NBA et d’amener les Philadelphia 76ers en finale NBA, le little big man d’1m83 s’est testé au rap. Pour se faire, il a emprunté le nom d’artiste « Jewelz », que l’on peut traduire par « bijoux » en français. Iverson n’a en revanche pas du tout rencontré le succès escompté. Au contraire, sa musique n’a fait qu’entacher son image.

A la suite de son single « 40 bars » qui a fait polémique, l’album programmé et nommé « Non-fiction » n’a finalement jamais été révélé au grand public. La faute à des paroles qui ne devraient jamais être prononcées par personne dans ce monde.

Musique et Culture Basket : L'Influence de Jack Harlow et Tyler Herro

Le basket-ball et la musique sont deux univers qui sont très proches entre eux. Que cela soit sur les playgrounds, durant l’échauffement avant un match, à la mi-temps, ou même parfois pendant une rencontre lorsque l’évènement est festif, la musique est omniprésente sur les terrains de basket-ball. Si tous les genres musicaux sont représentés, le rap et le hip-hop sont les plus plébiscités.

En marge de la pratique de leur sport favori, les basketteurs professionnels et amateurs s’ambiancent au rythme des sons conçus par leurs artistes préférés.

Jack Harlow, rendu mondialement célèbre sur la scène musicale depuis l’été dernier par l’intermédiaire de son titre « Whats poppin » et un feat avec ses confrères DaBaby, Tory Lanez & Lil Wayne, le jeune rappeur Jack Harlow (22 ans) ne comptait pas s’arrêter en si bon chemin pour poursuivre son ascension fulgurante. Et quoi de mieux que de collaborer avec l’un des basketteurs les plus médiatisés du moment pour surfer sur la vague du succès ?

Le rookie surprenant du Miami Heat lors de la saison écoulée, Tyler Herro, a carrément été l’objet du titre du dernier single de cette étoile montante du rap US.

Sur la couverture de la pochette assurant la promotion de ce single, on y voit les deux jeunes stars poser côte à côte à l’intérieur d’un jet privé de luxe. Casquette vissée sur la tête, une paire de lunettes de soleil fixée sur le nez et un ballon orange en mains, Tyler Herro fait également plusieurs apparitions de quelques secondes dans le clip officiel.

Ce n’est pas la première fois qu’un basketteur NBA est mis en avant dans une œuvre d’un artiste musical. Pour ne citer qu’eux, les américains Kobe Bryant, LeBron James ou encore Dwyane Wade ont déjà eu ce genre d’honneurs. Effectivement, le rappeur Georgio a déjà évoqué le nom de Rudy Gobert dans l’un de ses freestyles.

La Playlist de Sandrine Gruda : Entre Musique Classique et Hip-Hop

Championne d'Europe, médaillée d'argent olympique et meilleure marqueuse de l'histoire de l'équipe de France de basket, Sandrine Gruda partage ses rituels musicaux et les chansons qui ont marqué son parcours.

Sandrine partage son amour pour la musique classique et raconte : "Elle était logée dans un petit bout dans mon subconscient parce que mon père écoutait beaucoup de musique classique donc forcément il y a peut-être aussi un lien avec mon père en faisant ce rituel."

Sandrine Gruda évoque avec émotion ses souvenirs aux Jeux olympiques de Londres en 2012, associant le succès inattendu de l’équipe au titre de Queen "We Are The Champions".

La basketteuse nous parle de Los Angeles où elle a remporté une bague de championne NBA ! Elle nous emmène en Martinique, sa terre natale, et partage les mélodies qui résonnent en elle. Son parcours exceptionnel est ponctué d'anecdotes sur ses goûts musicaux éclectiques avec une chanson "Kalash - So Coman" qui ne fera sans doute pas de l’unanimité dans le vestiaire.

La Playlist de Sandrine Gruda

  • Beethoven Bagatelle N°25 In a Minor
  • Queen - We are the champions
  • DJ Khaled - All I do is win
  • Lil Bow Wow - Basketball
  • Jocelyne Béroard - Siwo
  • Fetty Wap - Trap Queen
  • Kalash - So Coman

Chansons dédiées aux basketteurs NBA

Le magazine américain Complex a dressé une très intéressante liste de quelques chansons dédiées aux basketteurs NBA. On ne parle pas ici des basketteurs qui se transforment en rappeurs, ou même des références constantes aux joueurs NBA dans différentes chansons.

Complex se concentre plutôt sur les chansons composées pour un basketteur.

Quelques exemples :

  • Après le premier titre des Bulls en 1991, Gatorade commence sa célèbre campagne de publicité “Be Like Mike”.
  • Avant Justin Bieber, il y avait Aaron Carter.
  • C'est à une autre légende, tragiquement disparue, que The Ziggens ont choisi de rendre hommage sur leur album éponyme : The Ziggens. 2008.
  • Juste avant la Finale NBA face à Orlando, Lil Wayne sort une hymne à la gloire de Kobe Bryant.
  • John Wall, à peine entré dans la ligue, a déjà sa chanson. Plus à cause du pas de danse qu'il a popularisé que pour ses performances.

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