Modena Volley et la Passion Italienne : Une Histoire de Sport, de Collections et de Retours aux Sources

L'histoire de Modène est intimement liée à des passions sportives et à des figures marquantes. Des collectionneurs acharnés aux stars du volley-ball, la région vibre au rythme de leurs exploits et de leurs histoires uniques.

Gianni Bellini : Un Univers de Vignettes Panini

Nous sommes à San Felice sul Panaro, près de Modène, où a été fondée l'entreprise Panini. C'est ici que vit Gianni Bellini, un collectionneur passionné dont l'histoire est fascinante.

Gianni Bellini consacre quatre à six heures par jour à sa collection. Comme de nombreux gamins de sa génération, l'Italien s'est épris, tout jeune, de ce qui était une des grandes distractions dans les années 1970. Son premier passage à l'usine Panini a allumé l'étincelle.

« L'origine géographique de l'entreprise a eu de l'influence, au début. Quand j'étais petit, c'était pratique de l'avoir dans le coin pour y acheter la vignette qui complétait un album », relate Gianni, 58 ans, dont une grande partie consacrée à sa passion, de quatre à six heures par jour, encore plus maintenant qu'il profite de sa retraite d'imprimeur. Mon secret, c'est ma femme, qui ne s'en est jamais plaint. »

Après avoir rapidement présenté son bureau et l'ancienne chambre de sa fille, où il stocke ses 4000 albums contenant au total 2,5 millions de vignettes, dont 700 000 encore à coller, il dégaine deux petits paquets et retourne, comme au poker, quatre autocollants de joueurs de l'équipe de France actuelle et quatre autres apparemment identiques. L' oeil brillant, il demande : « Vous ne remarquez rien ? » Non... » Bienvenue dans l'univers de Gianni Bellini.

En réalité, le vrai déclic est intimement lié à son expérience dans le foot. « À 16 ans, j'ai disputé six matches en Serie D avec le club de ma ville, poursuit-il. J'ai même passé un essai non concluant au Genoa, puis on m'a prêté dans des divisions inférieures et ça m'a passé l'envie. Je me suis marié à 19 ans, j'ai eu une fille, je travaillais, c'était la vraie vie. Un jour, je suis retombé sur la cinquantaine d'albums que j'avais mis à la cave, c'était un retour en enfance, j'ai repris ce que j'avais interrompu comme pour combler cette carrière manquée. » C'est l'engrenage.

Après avoir récolté tous les Panini, il s'attaque à d'autres marques et passe des annonces dans les revues telles que Onze Mondial, Record ou Don Balon. « Parce qu'à partir d'un certain âge, vous ne pouvez plus échanger les vignettes avec les écoliers, sinon on vous prend pour un pédocriminel ! Avant internet, recevoir une pièce pouvait prendre six mois, je coursais le facteur quand il arrivait. »

Gianni suit le principe de tout collectionneur qui se respecte : il achète, échange mais ne vend pas. « De toute façon, il est très peu probable que je ne possède pas un album sorti après 1970. Je connais certains de mes collègues collectionneurs depuis trente ans ; quand ils viennent en Italie, ils font deux étapes : leur lieu de vacances et ma maison. Il y en a même un qui a tenu à dormir dans mon bureau. » Son échantillon le plus étrange ? L'album de la Papouasie-Nouvelle-Guinée sorti pour une Coupe d'Océanie.

Le collectionneur entretient des relations privilégiées avec Panini, qu'il informe sur les produits de la concurrence, parfois illégale. « Panini a signé un contrat d'exclusivité avec la FIFA, il devrait y avoir un seul album officiel à chaque Mondial. Mais en 2014, il y en a eu 110, principalement en Amérique du Sud, 60 pour le seul Pérou, dont un qui s'appelait... Banini. C'est la région du monde où ça marche le plus, un semi-remorque de vignettes a un jour été pris d'assaut au Brésil. »

Gianni a tous les exemplaires existants : si un détail change, la couleur du contour, une couverture différente, un joueur au lieu d'un autre, il rachète tout, album, vignettes ou cartes dont les jeunes générations sont friandes. « Car c'est un jeu, comme les Pokemon. Mon petit-fils de 10 ans s'en fout des vignettes, les cartes se vendent autant désormais. »

Pour l'entretien, il puise dans son expérience d'imprimeur : la température dans les deux pièces est constamment de 23 °C, les albums sont disposés en pile et non debout, sinon les angles s'émoussent. Afin d'éviter que les pages se collent, il en change l'ordre deux à trois fois par an. En 2012, un violent tremblement de terre a frappé la région, sa maison a tenu le choc mais pas les armoires, renversées : des milliers de vignettes se sont retrouvées éparpillées. Gianni a tout mis dans des cartons et n'a rien touché pendant trois mois, l'unique interlude de sa vie de collectionneur.

Ses rapports avec le monde du foot sont réguliers et à double sens. En 1996, il est allé rencontrer Igor Shalimov et Igor Kolyvanov, alors joueurs de Bologne, pour se faire traduire les noms en cyrillique d'un album russe.

« Mon rêve est de monter un musée permanent, mais personne n'est intéressé, les gens trouvent que c'est un loisir d'enfant. » Une dernière anecdote : « Un jour, le fils d'une personne très très riche m'a rendu visite, il s'est assis à la table, a signé un chèque et m'a demandé d'inscrire la somme que je voulais. Je n'ai même pas eu le temps de vaciller que ma femme a fait non de la tête. On ne l'a plus jamais revu.

Avec le livret Panini officiel de la Coupe du monde 1970 au Mexique.

Earvin Ngapeth : Retour aux Sources à Tours avec Modène

Le leader des Bleus de volley est de retour en France. Le champion olympique dispute ce mercredi 12 janvier avec son club italien de Modène les huitièmes de finale de Coupe d’Europe à Tours, son premier club professionnel. Un moment particulier.

Onze ans après y avoir fait des débuts professionnels en 2008, Earvin Ngapeth retrouve le club de Tours, ce mercredi. Cette fois avec la tunique de Modène en Coupe d'Europe.

Dans les rues de Tours, où il est arrivé ce mardi à midi avec ses partenaires de Modène, Earvin Ngapeth ne passe pas inaperçu. Le magicien des Bleus du volley, chouchou du public, répond gentiment, et avec son large et caractéristique sourire, aux demandes des supporters qu’il croise dans la cité tourangelle. C’est un événement, un moment rare qu’il a longtemps espéré, rêvé.

Ce mercredi 12 janvier, le Français de 30 ans va disputer le huitième de finale de la Coupe de la CEV (2e niveau continental) contre Tours, le club de ses débuts professionnels en 2008. C’est la première fois qu’il rejoue dans l’Hexagone - en dehors d’un match de préparation pour l’Euro en août à Belfort - depuis le sacre aux Jeux de Tokyo. La première fois tout simplement qu’il affronte un club français.

Insaisissable depuis le début de saison en championnat avec Modène, Earvin Ngapeth a livré une nouvelle prestation de haute volée en finale de la Coupe d’Italie face à Trentino (3-1), avec qui le Pallavolo partage les commandes de la Serie A1. Sa performance face au champion d’Italie en titre lui aura permis d’hériter du statut de MVP. Une récompense individuelle savourée par l’ancien joueur de Tours (2008-11) et de Cuneo (2011-13), qui s’est permis d’effectuer quelques petits pas de danse au moment de la remise de son trophée.

A noter qu’il s’agit là du premier titre décroché par l’international Français avec Modène, qu’il a rejoint il y a un an (février 2014), après un court passage avec Kemorovo, en Russie.

Tours Volley: Earvin Ngapeth sur le départ ‎

Ligue Mondiale : La Quête de l'Or

Or en 2015, bronze en 2016, quel métal en 2017 ? Deux ans après son triomphe au Maracanzinho de Rio, premier titre international de son histoire, l’équipe de France décrochera samedi (dans la nuit de samedi à dimanche en France, 4h05) sa troisième médaille consécutive en Ligue Mondiale, preuve s’il en était encore besoin, qu’elle est installée pour de bon tout en haut de la planète volley.

Reste une dernière marche à franchir, et elle est grande, face au Brésil, champion olympique en titre, porté par ses stars Bruno, grand ami d’Earvin Ngpaeth, Lucarelli, Wallace, Lucas Saatkamp, Mauricio… Une équipe qui est un peu devenue ces dernières années « le meilleur ennemi » des Bleus, les deux formations s’étant souvent rencontrées sur des matchs à fort enjeu.

Il y a trois ans, le Brésil avait ainsi privé la France de la finale du Championnat du monde 2014 en Pologne, vainqueur d’un duel épique en demi-finale (3-2), un an plus tard, les champions d’Europe avaient pris une revanche éclatante en allant s’imposer 3-1 au Maracanazinho en ouverture du Final Six, privant la Seleçao de demi-finale. Affront lavé au même endroit lors des Jeux de Rio par les hommes de Bernardo Rezende (qui a depuis laissé sa place à Renan Dal Zotto), vainqueurs 3-1 d’un match « à la vie, à la mort », puisque le perdant se voyait écarté des quarts de finale.

Suite du feuilleton samedi soir donc, dans le contexte particulier de l’Arena da Baixada, qui devrait faire le plein pour ce duel entre les deux formations qui, avant le coup d’envoi de ce Final Six, faisaient office de favorites de la compétition, et sont peu à peu montées en régime.

"Je pense que c’est la finale que tout le monde voulait voir. Les deux équipes ont beaucoup bataillé pour en arriver là, nous ferons tout pour remporter la médaille d’or", expliquait Benjamin Toniutti, le capitaine de l’équipe de France, après la victoire en demi-finale sur le Canada (3-1).

"Nous sommes fiers d'être ici, au Brésil, face au pays hôte en finale de Ligue Mondiale. Ce sera un gros défi pour nous. C'est la meilleure équipe du monde, donc nous voulons les concurrencer, voir où nous en sommes", ajoutait Laurent Tillie, qui, vendredi, a pu compter sur un Earvin Ngapeth des grands jours (24 points), ingrédient indispensable pour faire tomber le Brésil chez lui.

Le n°9 tricolore qui aborde cette finale le couteau entre les dents : "Face aux Brésiliens, ce sont toujours des matchs accrochés : parfois, nous réussissons à les avoir, parfois ce sont eux.

Composition de l'équipe de France

Numéro Nom Poste Date de naissance Club
11 BRIZARD Antoine Passeur 22/05/94 T.O.A.C. T.U.C.
20 ROSSARD Nicolas Libero 23/05/90 T.O.A.C. T.U.C.
21 CHINENYEZE Barthelemy Central 28/02/98 T.O.A.C. T.U.C.

Macron et l'OGC Nice : Un Partenariat Prometteur

Déjà équipementier de nombreuses équipes de premier plan dans les grands championnats européens, Macron mettra ses compétences au service de l’OGC Nice pour les 3 prochaines saisons.

« Ce côté latin et chaleureux, empreint d’efficacité, nous a conquis lors de notre rencontre avec les collaborateurs de Macron. Et nous sommes heureux qu’ils se joignent à nous dans une optique de développement mutuel.

« Nous sommes très fiers de débuter notre partenariat avec l’un des clubs les plus prestigieux de France. L’OGC Nice possède une histoire forte, et bâtit un avenir prometteur », salue Gianluca Pavanello, PDG de Macron.

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