Mick Jagger : Du Rock'n'Roll au Cricket, Portrait d'une Icône

Mick Jagger, le célèbre chanteur des Rolling Stones, est bien plus qu'une légende du rock. Né en 1943 à Dartford, au Kent, il a rapidement montré une passion dévorante pour le blues américain et le rock ‘n’ roll. Au fil des années, les Rolling Stones ont enregistré plus de 30 albums studio, générant des revenus constants grâce aux ventes d’albums, au streaming et aux tournées internationales.

Co-fondateur des Rolling Stones, sa richesse est le fruit d’une carrière exceptionnelle de plus de six décennies, mêlant talents artistiques et habileté entrepreneuriale.

Au cœur de la fortune de Mick Jagger se trouve un corpus d’actifs diversifiés. Le segment musical, comprenant le catalogue des Rolling Stones, est une mine d’or dont les revenus alimentent des œuvres caritatives, traduisant un engagement fort du chanteur. Comme il l’a confié au Wall Street Journal, il privilégie un legs qui profite à la société plutôt qu’une simple transmission financière à ses enfants : « Mes enfants n’ont pas besoin de 500 millions de dollars pour vivre. Il vaut mieux que cette richesse serve à faire le bien dans le monde.

Cette double orientation patrimoniale illustre la montée d’une nouvelle génération de grands patrimoines, qui ne se limitent plus à la simple conservation des avoirs au sein de la famille. Mick Jagger illustre ce modèle en répartissant sa fortune entre héritage privé et philanthropie.

Au-delà de l’aspect financier, Mick Jagger est aussi un homme profondément engagé dans la culture et la philanthropie. Père de huit enfants issus de diverses unions, il a su conjuguer sa vie familiale avec une carrière effervescente. Son aura dépasse largement le domaine musical, avec des incursions réussies dans le cinéma et la production, notamment via la société Jagged Films. Cette diversité patrimoniale renforce sa stature d’icône globale, alliant art et gestion avisée.

L'Amour du Sport et les Jeunes Années

Mick Jagger et le foot, c’est un peu une histoire d’amour contrariée… Alors, oui, Mick adore le foot. Mais il préfère le regarder qu’y jouer. Il faut dire que quand il était môme, il en pinçait plutôt pour le basketball et le cricket.

« Le sport, c’était toute sa vie pour mon père. Il m’a transmis cette passion ; je ne pouvais que devenir fan de sports. Il était en quelque sorte mon entraîneur personnel quand j’étais petit. Je jouais au cricket et au football, mais mon père m’a aussi fait faire toutes sortes d’activités de plein air. J’ai fait du canoë et aussi de l’escalade dans le Kent.

Réellement inspiré par l’exemple paternel, il deviendra un adepte forcené du running, capable encore à presque 80 balais d’enquiller des concerts de plus de deux heures et d’enfiler des jeans slim. Et comme chez les Jagger, on vit vieux (Joe est mort à 93 ans), les Rolling Stones tourneront encore longtemps…

En 1959 l’émission de télévision anglaise, » Seeing Sport », consacre quelques minutes à l’escalade. Contre toute attente, on y découvre un Mick Jagger de 15 ans au pied d’un bloc, avec quelques camarades d’escalade. « J’arrive ! Une vidéo de quelques minutes seulement, et les exploits de Mick en grimpe ne semblent pas être allés bien plus loin, tout au moins on n’en pas de traces.

Vendredi 28 juillet, Mick Jagger était vu à un match de cricket, sport dont il raffole, près de chez lui, dans le sud-ouest de Londres.

Carrière Musicale et Succès Solo

Mick Jagger s'intéresse tôt à l'univers de la musique. C'est ainsi à l'âge de 15 ans, se laissant emporter par les vagues du rhythm & blues de l'époque, qu'il y fait son entrée en se mettant au chant et à l'harmonica. Vers le début de s années 60, après avoir retrouvé son ancien collègue de classe Keith Richards, il va commencer à jouer aux côtés de ce dernier. D'ailleurs, s'y trouvant une véritable passion, il décide d'arrêter définitivement ses études pour se consacrer entièrement à la musique.

Au début, Mick Jagger se fait un peu discret dans les Rolling Stones. Il détrône ainsi Brian Jones pour devenir la figure principa le de s Rolling Stones, mettant à l'honneur son sex-appeal et son physique androgyne. Avec Keith Richards, il composera entre autres le titre « The last time » en 1965 et enchaînera avec le légendaire « (I can't get no) satisfaction » dans la même année.

En dehors de son dévouement au sein des Rolling Stones, Mick Jagger se construit également une carrière en solo. En effet, à partir des années 80, il enregistre parallèlement en solo. Pour son deuxième album solo, «Primitive Cool», enregistré en Hollande et à La Barbade, Jagger a fait appel à Dave Stewart pour la production, l’écriture de certaines chansons et la guitare.

«Wandering Spirit», qui sort en 1993, comprend 14 titres, dont quatre singles remarqués. Lenny Kravitz fait les voix sur «Use Me». «Goddess in the Doorway» est son 4e album solo, qui sort en novembre 2001. Plusieurs amis musiciens font une apparition sur l’album, notamment Bono, Pete Townshend, Thomas, Kravitz, Jean et Joe Perry.

Mick Jagger co-écrira également la bande originale du film «Alfie» avec Dave Stewart en 2004, «Old Habits Die Hard» leur vaudra d'ailleurs un Grammy Award et d’autres récompenses. Une compilation baptisée « The very best of Mick Jagger » fera également sa sortie en 2007.

En 2011, le supergroupe SuperHeavy, composé de Jagger, Damian Marley, Joss Stone, Dave Stewart et A. R. Rahman, sort l’album «SuperHeavy». De ce mélange de rock et de reggae, Jagger a dit qu’il veut mélanger les styles.

«Gotta Get A Grip» et «England Lost» sont deux titres que Mick Jagger met en ligne le 27 juillet 2017, le lendemain de ses 74 ans. Jagger les a écrits en avril et a souhaité les faire entendre au plus vite. Il y traduit son désarroi devant l’évolution de la Grande-Bretagne, la xénophobie et la cupidité.

Ce séducteur invétéré (on lui prête 4000 conquêtes, ce qu’il conteste), père de huit enfants (dont le dernier est né en 2016), grand-père et arrière-grand-père, a été adoubé chevalier par le prince Charles, le 12 décembre 2003 pour services rendus à la musique populaire.

Mick Jagger à Pocé-sur-Cisse

Inutile de chercher sur la pochette du nouveau disque des Rolling Stones, Pocé-sur-Cisse n’y figure pas. On peut d’ailleurs se demander pourquoi ce petit village d’Indre-et-Loire, à quelques kilomètres d’Amboise, figurerait quelque part sur la pochette du dernier album des « Pierres qui roulent ». La réponse est simple : c’est là que le supergroupe du rock mondial a conçu et accouché de son dernier album, A Bigger Bang.

C’est même pour cela que Mick Jagger, chanteur, compositeur et « PDG » des Rolling Stones, y passe une grande partie de son temps. Un quart de siècle déjà que Sir Mick, anobli par Sa Très Gracieuse Majesté Elizabeth II d’Angleterre en 2003, s’est offert le château de Fourchette (XVIIIe), résidence du duc de Choiseul (1719-1785).

Bien sûr, le château de Fourchette n’est pas la seule résidence du rockeur. A 62 ans, dont quarante sur scène, Jagger est également propriétaire de quelques pied-à-terre à Londres, à New York, à Hollywood, ainsi qu’à Moustique, l’île à milliardaires des Caraïbes. Son château du Val de Loire occupe pourtant une place particulière dans son cœur.

À Pocé-sur-Cisse, les voisins de Mick Jagger devront attendre l’an prochain pour espérer revoir un feu d’artifice tiré depuis le parc du château de Fourchette. Finalement, le chanteur des Rolling Stones n’aura pas célébré ses 80 ans en sa demeure amboisienne mercredi dernier, le 26 juillet : c’est à Londres, dans un night-club aux accents cubains du quartier de Chelsea, l’Embargo Republica, que Mick Jagger a fêté son anniversaire.

« Il devrait revenir bientôt à Pocé, comme il le fait chaque été à cette période », se rassurait l’un de ses vieux voisins, hier, qui a l’habitude de croiser Mick Jagger depuis plus de quarante ans.

Mick Jagger et l'Équipe d'Angleterre : Une Relation Complexe

En fait, c’est surtout en tant que fan de l’équipe d’Angleterre qu’il révèle sa passion foot en la suivant quasiment à tous les tournois internationaux. En tribune popu ou en VIP, Mick fait le show : il se lâche carrément en s’agitant comme un damné, brandissant haut son écharpe de supporter, chantant God Save The Queen, gueulant des slogans en tapant en rythme dans ses mains « ENG-LAND ! - clap-clap-clap ! »

En 1998, il était à Saint-Étienne pour le palpitant Angleterre-Argentine perdu par les Three Lions aux tirs au but. Dans Libé, il confiera un peu plus tard son ressentiment envers David Beckham (expulsé) et surtout son énorme déception, car « cette année », il croyait vraiment au sacre anglais.

Même avec sa belle Angleterre, ce ne sera que lose sur lose à chaque compète. En juillet 1998, peu après le sacre des Bleus face au Brésil qu’il a suivi en tribune VIP, il se consolera avec les Stones, premier groupe rock à se produire au Stade de France. Et toc !

À la Coupe du monde 2018, Mick Jagger assistera plein d’espoir à la demi-finale Angleterre-Croatie au stade Loujniki de Moscou avec ses deux fils Lucas et James. Et la Croatie l’a emporté, bien sûr : 2-1, après prolongation. Ce qui lui vaudra un titre vengeur de la presse anglaise : « Mick Jagger did it again ».

Depuis 2018, les Stones préparent de nouveaux concerts, une nouvelle tournée. Et dans les stades, Mick Jagger poursuivra sa mission prométhéenne : faire gagner l’Angleterre ! Chaque triomphe des Stones en live équivaut secrètement et symboliquement à un titre de champion du monde que les maudits Three Lions désespèrent de décrocher depuis 1966.

« Pourquoi Mick Jagger est-il surnommé le roi du rock’n’roll ? Voici les faits ! »

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