PSG triomphe face à Aston Villa au Parc des Princes : Une victoire éclatante en Ligue des Champions

Au terme d’un match qu’il aura outrageusement dominé, le Paris Saint-Germain a remporté (3-1) la première manche de son quart de finale face à Aston Villa, en Ligue des champions. Porté par le talent de ses joueurs offensifs, Paris s’est donné les moyens de forcer la décision et l'emporter (3-1). Les Parisiens ont investi la moitié de terrain adverse dès le début du match en pressant haut et en se créant rapidement des situations avantageuses (85% de possession dans les dix dernières minutes, quasiment 100% dans le camp adverse).

Coutumiers des démarrages (trop) en douceur depuis le retour de la trêve internationale, les Rouge et Bleu ont mis un point d’honneur à asseoir leur domination d’entrée. Le match aller s'est joué au Parc des Princes, tandis que le match retour s'est déroulé à Birmingham, à Villa Park. Le stade de Birmingham, Villa Park, s’apprêtait à accueillir un choc européen sous haute tension.

Un mois après avoir terrassé Liverpool en Ligue des Champions, le PSG a confirmé sa bonne forme européenne en dominant Aston Villa (3-1). Les Parisiens ont largement dominé le quart de finale aller, concédant l'ouverture du score sur un moment de relâchement, mais leur marge était trop importante pour trembler.

Le PSG fait peur, si certains en doutaient encore, c’est désormais confirmé. Opposé une nouvelle fois à une équipe anglaise lors de cette Ligue des champions, le PSG s’est bel et bien imposé ce mercredi pour le compte du quart de finale aller de Ligue des champions contre Aston Villa (3-1). Une rencontre également marquée par la beauté de ses buts, l’œuvre des renversants Kvaratskhelia et Nuno Mendes en deuxième période qui ont puni Aston Villa et un Emiliano Martinez impuissants. Sur une série de sept victoires de rang toutes compétitions confondues, Paris traversera la Manche avec un bagage léger et des certitudes.

Si Paris s'est incliné ce mardi soir (2-3), le club de la capitale s'est qualifié pour les demi-finales de Ligue des champions grâce à son succès à l'aller (3-1).

Deux solutions brillantes pour contrer le pressing haut | Ligue des Champions Aston Villa - PSG

Les Moments Clés du Match

Tandis que Bradley Barcola avait débuté les douze matches précédents du PSG en C1 cette saison, Luis Enrique a cette fois opté pour Désiré Doué et Kvitcha Kvaratskhelia pour épauler Ousmane Dembélé en attaque. Un pari gagnant qui n'a pas tardé à se faire ressentir, puisque la machine parisienne s'est enclenchée d'entrée. Le collectif de la capitale a batifolé avec une aisance magnifique dans le camp anglais durant la première demi-heure, mais n'a toutefois pas su convertir ses neuf premières tentatives. Comme un mauvais fantôme du match aller contre Liverpool, les Parisiens se sont fait piéger sur la première véritable occasion adverse, lorsque Nuno Mendes a perdu un ballon au niveau de la ligne médiane, pour permettre à Villa de déclencher un contre éclair, conclu par Morgan Rogers sur un service de Youri Tielemans (35e). Mais le doute n'a pas eu le temps de s'installer.

La réaction parisienne a en effet été immédiate, quand Doué, en feu actuellement, a fait rugir le Parc d'une frappe téléguidée sous la barre (39e, voir ci-contre). Dans le sillage de leur prodige, les Parisiens ont maintenu la même intensité en seconde période, et Kvaratskhelia, l'autre choix fort d'Enrique, a lui aussi fait parler son génie. Parti à quarante mètres du but de Martinez côté gauche, le Géorgien a accéléré, réalisé un crochet dévastateur dans la surface sur Axel Disasi, avant d'ajuster le gardien argentin d'un tir imparable (49e).

Comme résignés, les joueurs de Birmingham sont restés recroquevillés dans leur camp, face à un PSG qui étendait éperdument sa domination au fil des minutes. Nuno Mendes a inscrit un troisième but dans le temps additionnel (90e + 2), pour coller un peu plus à la large domination parisienne. Aston Villa a ouvert le score à l’aller, par l’intermédiaire de Rogers, et avait posé des difficultés au PSG en début de rencontre.

Moins de cinq minutes après l'ouverture du score de Rogers, Désiré Doué a égalisé d'une frappe lumineuse sous la barre de Martinez (39e). Petit miracle pour Martinez (39e) face à Doué, qui ne laissait aucune chance au portier argentin d’une merveille de frappe enroulée pleine lucarne (1-1, 39e). L’homme en forme du moment a parlé, le talent a parlé. Le but anglais a fait du bien au PSG. Après avoir ronronné, Paris était lancé. Et «Kvara» faisait chavirer le Parc à la reprise. Contre rondement mené, dribble chaloupé et mine dans la lucarne (2-1, 49e). Imparable. Du grand art. En première période, ces frileux anglais ont fait illusion en mettant le bus.

Complètement dépassé par l’agressivité des joueurs de Luis Enrique dans le contre pressing, Aston Villa n’a plus tenu le ballon plus de cinq secondes au retour des vestiaires. Paris avait déjà tiré à 20 reprises et cadré 8 de ses tentatives à l’heure de jeu (29 tirs pour 11 cadrés à l’issue du match). Aston Villa au bord de la rupture. Et qui n’était pas loin de concéder un penalty pour une main de l’ancien Marseillais Kamara (61e). Rien, disait M. l’arbitre. Hakimi (58e) et Beraldo (65e) faisaient travailler Martinez.

Désiré Doué : Le Talent qui Fait la Différence

En conférence de presse mardi, Désiré Doué avait insisté sur sa volonté de « garder sa personnalité », tout en avouant en faire « parfois un peu trop ». Il n'a pas varié d'un iota face à Aston Villa, et son trop-plein d'énergie, dans toutes les zones de l'attaque, a permis au PSG de faire exploser le mur dressé par Unai Emery. Si Kvitcha Kvaratskhelia a été plus visible que lui en début de rencontre, le garnement parisien a haussé le ton à partir de l'ouverture du score anglaise, comme si celle-ci l'avait piqué dans son orgueil.

Après un tir vicieux depuis le côté droit que Martinez a capté difficilement, avec l'aide de son poteau, Doué a poursuivi son effort de l'autre côté de la surface, pour envoyer une frappe du droit magnifique qui a laissé Martinez de marbre (39e). Un tir d'autant plus remarquable qu'il était en déséquilibre, après avoir déposé Rogers. Deuxième plus jeune français à marquer en quarts de C1, buteur lors de ses quatre derniers matches avec Paris, Doué a frôlé le doublé dans la foulée, en obligeant l'Argentin à un arrêt peu académique des deux poings (43e). Il a ensuite libéré toute sa fougue d'un enchaînement zidanesque avec une roulette aux trente mètres, avant d'être contré (45e + 1). Il aurait pu être passeur décisif après la pause en menant un contre, quand Hakimi a buté sur Martinez (58e), et a conservé sa maestria technique, avec plusieurs enchaînements de grande classe jusqu'à son remplacement par Barcola, sous une standing ovation (72e).

Emiliano Martinez : Un Accueil Hostile Mais une Performance Notable

Ennemi public du foot français depuis la finale de la Coupe du monde 2022 et ses multiples provocations à l'encontre des joueurs tricolores ensuite, Emiliano Martinez a eu droit à un accueil délétère au Parc des Princes. Conspué dès l'échauffement, insulté toute la soirée, hué à chaque touche de balle, le gardien argentin a malgré tout gardé ses nerfs avec un total de sept arrêts, dont celui chanceux face à Doué, où il a failli marquer contre son camp (39e).

S'il n'a rien pu faire face aux tirs surpuissants sur les deux premiers buts parisiens, « Dibu » a évité un score plus sévère, avec notamment une horizontale devant Hakimi (58e). Mais il a mordu dans la feinte de Nuno Mendes en fin de rencontre (90e+ 2).

Tableau des Statistiques Clés du Match

Statistique PSG Aston Villa
Possession 65% 35%
Tirs 29 7
Tirs cadrés 11 2
Passes réussies 550 200

Le PSG a tenté 29 tirs ce mercredi (10 cadrés) contre seulement sept pour Aston Villa (2 cadrés). Il s'agit du plus haut total de Paris cette saison en Ligue des Champions et le plus haut d'une équipe sur un quart de finale de C1 sans prolongation depuis le Bayern contre... le PSG en avril 2021 (31).

Réactions de la Presse

De l’autre côté de la Manche, The Telegraph indique : « Villa a été complètement dominée. Parfois, il faut saluer une meilleure équipe. Le PSG est clairement supérieur. Peut-être que, malgré le score, cela a fonctionné dans une certaine mesure. Car cela aurait pu être bien pire. Tout aurait pu être fini.»

The Guardian nourrit quant à lui beaucoup d’espoir pour le champion de France et annonce : «Fraîchement sacré champion de Ligue 1 pour la quatrième saison consécutive, le PSG vise un objectif plus ambitieux, un objectif qui a échappé à Emery pendant son passage ici.

La presse espagnole n’est, elle aussi, pas insensible à la performance des Parisiens, pour ce quart de finale aller, avec le quotidien Marca, qui parle de trois œuvres d’art sur le passage d’Unai Emery : «C’est une grande équipe, avec un grand entraîneur, avec de grands footballeurs, et ils jouent un grand football.

Côté tricolore, le quotidien L’Équipe, qui a titré son journal «Coups de génies», entrevoit déjà le PSG en demi-finales de la plus grande des compétitions, et fait part de son soulagement : «Le PSG a repris son allure européenne contre Aston Villa (3-1). Les Parisiens ont totalement dominé le quart de finale aller, et s’ils ont concédé l’ouverture du score sur un de leurs seuls moments de relâchement, leur marge était bien trop importante pour trembler.

Rassuré, Le Figaro parle, lui, d’une mission accomplie, après les inquiétudes au Parc des Princes contre Liverpool (0-1) : «Succès qui met les joueurs de Luis Enrique en position idéale avant le match retour, mardi prochain, à Birmingham. La victoire et deux bijoux, signés Doué et Kvara. Il est possible que plus rien ne l’arrête.

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