Michel Constantin : Biographie d'un Acteur Emblématique

Michel Constantin, de son vrai nom Constantin Hokhloff, est un acteur français né le 13 juillet 1924 à Billancourt (Seine) et mort le 29 août 2003 à Draguignan (Var). Second rôle très populaire au cinéma dans les années 1960-1970, il incarne le plus souvent des rôles d'homme viril mais sensible ou ironique, voire parfois fragile comme gangster ou homme de main.

Constantin Hokloff alias Michel Constantin ne découvre ses talents d'acteur que tardivement. Il est né le dimanche 13 juillet 1924 (Cancer ♋) à Paris, France et décédé le vendredi 29 août 2003 (79 ans). À plusieurs reprises, il est tête d'affiche de longs-métrages, notamment dans des films policiers et des comédies. Familier des univers de José Giovanni et Georges Lautner, on le retrouve notamment dans les succès populaires comme Le Trou, Ne nous fâchons pas, Le Deuxième Souffle, Il était une fois un flic, Un homme est mort ou encore, La Valise.

Cet acteur aux traits accusés et à la carrière impressionnante avait souvent campé des personnages de « durs », qu’ils soient gangsters ou flics.

Origines et Jeunesse

Constantin Hokhloff naît en juillet 1924 dans le 15e arrondissement de Paris de Naoum Hokhloff, officier de l'Armée russe originaire de Mongolie (du fait de cette origine, José Giovanni surnommera Michel Constantin «le Kalmouk») et d'une mère d'origine polonaise née à Varsovie. Son père est gouverneur de Varsovie à l'époque tsariste. Au début de l'année 1919, ses parents émigrent en France, comme de nombreux autres Russes blancs.

Débuts Sportifs et Professionnels

D'abord ouvrier chez Renault, il crée une fabrique d'aiguilles pour machine à tricoter après la Seconde Guerre Mondiale. Michel Constantin est sportif chez Renault au COB Billancourt jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

Amateur de sport aidé par sa grande taille (1,85 mètre), il s'inscrit en 1948 au CO Billancourt dans la section volley-ball, où il joue pendant plusieurs années, remportant le championnat de France en 1954. International de volley-ball à partir de 1948, il devient capitaine de l'équipe de France, puis champion de France avec le CO Billancourt. Il est régulièrement sélectionné en équipe de France.

À partir de 1951, il est pigiste pour le journal L'Équipe. Il devient ensuite journaliste au journal “L’Equipe” en tant que responsable du service des sports basket-ball, handball et volley-ball. Puis il devient journaliste à L'Équipe et le reste jusqu'en 1966, tout en étant acteur. Il est aussi entraîneur de volley-ball.

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Carrière d'Acteur

En 1956, Michel Constantin est figurant dans le film En effeuillant la marguerite de Marc Allégret. En 1959, le cinéaste Jacques Becker prépare l'adaptation du roman de José Giovanni: Le Trou. Jacques Becker ne voulait que des acteurs inconnus. Il était à la recherche d’un « dur » et trouva, avec Constantin, une vraie gueule avec un physique de déménageur.

Il recherche des acteurs amateurs pour incarner des détenus cherchant à s'évader de la prison de la Santé. Son fils Jean Becker lui recommande Constantin, qu'il a connu sur les terrains de volley. À cette occasion celui-ci modifie son patronyme en Michel Constantin. C'est le début d'une carrière cinématographique qui comptera soixante-quatre films et téléfilms jusqu'en 1994.

Ouvrier chez Renault, champion de volley-ball puis journaliste au journal L'Equipe, Michel Constantin débute sa carrière cinématographique sous la direction de Jacques Becker dans Le Trou, en 1959. Homme au physique impressionnant, il campe régulièrement des rôles de policiers ou de truands. Il joue notamment pour Robert Enrico (Les Grandes gueules), Jean-Pierre Melville (Le Deuxième souffle), Georges Lautner (Ne nous fâchons pas, Il etait une fois un flic) ou encore José Giovanni (La loi du survivant, Dernier domicile connu).En 1982, il participe au Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ de Jean Yanne, puis joue sous la direction de Henri Verneuil dans Les Morfalous.

Le succès du Trou lui vaut des petits rôles de gangsters au début des années 60. En 1965, il incarne un détenu en liberté conditionnelle embauché comme bûcheron dans Les Grandes gueules de Robert Enrico, aux côtés de Lino Ventura et Bourvil. Le film obtient un succès considérable avec 3,6 millions de spectateurs en France. L'année suivante, Constantin retrouve Lino Ventura dans Ne nous fâchons pas, un film policier parodique de Georges Lautner, puis dans Le Deuxième Souffle de Jean-Pierre Melville, qui devient rapidement un classique du cinéma policier. Les deux films sont de grands succès publics.

Il devient un acteur populaire à partir des années 1960, et surtout dans les années 1970, partageant même la vedette avec Jean-Paul Belmondo dans La Scoumoune en 1972. Pour ce film, Jean-Paul Belmondo demandera que le nom de Michel Constantin soit en haut de l'affiche à côté de son nom.

Michel Constantin dans Le Deuxième Souffle

Il fait également de la télévision notamment avec le feuilleton "Paparoff". Il était également connu son rôle de flic dans la série télévisée ‘Paparoff’ et pour avoir animé sur TF1 l'émission “Anagram”.

Vie Privée

Le 13 juillet 1957, Michel Constantin épouse Maud Serres, une jeune enseignante rencontrée un an plus tôt. En 1962, le couple a une fille prénommée Sophie (Sophie Hokhloff Onimus Constantin).

Autres Activités

Dans les années 1970, il est également animateur dans un village de vacances en Italie (à Cecina), puis en Corse dans le village de vacances de la Croix du Sud-Caramontino, dans la baie de Pinarello à Zonza.

Décès

Michel Constantin meurt d'un malaise cardiaque consécutif à la canicule de 2003 et ses cendres sont dispersées sur la plage de la presqu’île de Giens où il avait rencontré sa femme. Tordons le cou une bonne fois pour toute à plusieurs légendes qui circulèrent -et qui circulent encore- sur ce qu"il advint de son corps : il ne fut pas inhumé à Draguignan (comme l’indique sa fiche Wikipedia), ni même au cimetière de Ramatuelle (la légende fut tenace).

Son ami, l'acteur Charles Bronson décédera quelques heures après avoir appris la triste nouvelle le 30 août 2003, soit un jour après Michel Constantin. Il avait joué avec lui dans le film La Cité de la violence (1970) et ils avaient fait un pacte de sang pendant le tournage.

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