Frédérique Bredin contre Michel Barnier : Un Match Retour à Paris ?

Trente-trois ans après avoir collaboré, Frédérique Bredin et Michel Barnier se retrouvent opposés dans la deuxième circonscription de Paris pour une législative partielle. Cette élection fait suite au retrait de Rachida Dati, qui souhaite se concentrer sur les municipales de l'an prochain.

Quand elle a connu Michel Barnier, ils étaient sinon complices, du moins ils devaient travailler ensemble. C’était au début des années 1990. Elle était ministre des Sports ; lui, co-président de l’organisation des Jeux d’Albertville de 1992.

Jeux Olympiques d'Albertville 1992

Frédérique Bredin : Un Parcours Atypique

Conseillère de Jack Lang puis de François Mitterrand à l’Élysée, députée de Seine-Maritime, maire de Fécamp, ministre des Sports puis eurodéputée, elle quitte la politique pour se lancer dans le privé. Parcours atypique que celui de la candidate socialiste, 68 ans, dynamique, au regard bleu assuré et à la voix douce.

Cet été, Frédérique Bredin décide de revenir en politique avec Marine Rosset, sa suppléante.

Retour en Politique : Motivations et Ambitions

Frédérique Bredin met en avant sa connaissance de la capitale : « Paris, c’est une ville où j’ai vécu toute ma vie. J’ai vécu dans le VIe et le VIIe. Le Ve est un arrondissement que j’adore. Paris, c’est toute ma jeunesse. » Elle explique qu’il n’y aura aucune alliance avec la France insoumise.

La fille de l’académicien Jean-Denis Bredin et mère de deux enfants revendique une fibre sociale. Quand elle était députée, elle a porté de nombreux textes liés à la justice, à la protection de l’enfance, et à la culture.

« J’étais la première parlementaire à proposer un amendement pour reporter le délai de prescription pour les victimes d’inceste. Je veux défendre les plus vulnérables. Je pourrais aussi me battre pour les consommateurs face aux banques ou face aux assurances », détaille-t-elle.

Frédérique Bredin juge son adversaire : « Michel Barnier incarne une droite passéiste et intolérante. Depuis plus de quarante ans, il s’est systématiquement opposé à chaque avancée sociétale majeure.

Michel Barnier : Entre Expérience Européenne et Ambitions Nationales

Nommé Premier ministre en septembre 2024, Michel Barnier avait confié à ses proches avoir été surpris par le changement d’ambiance et de nature de cette Assemblée divisée, agitée et impossible.

ENTRETIEN - Ukraine, budget et crise politique, l'ancien Premier ministre tout juste élu député de la deuxième circonscription de Paris s'est entretenu avec « Paris Match » en marge du sommet du Grand continent.

« Paris Match » : Vous êtes un habitué du sommet du Grand continent mais vous avez été retenu l’an dernier par l’examen du budget.

Michel Barnier : Il est absolument vital, quand on est engagé dans la politique nationale, de relever la ligne d’horizon, qui est au moins celle du continent européen sur lequel se déroulent des événements graves actuellement : la guerre en Ukraine mais aussi le changement climatique, l’immigration, la sécurité. La grande chance donnée par « Le Grand continent » est d’organiser en dehors de Davos ou d’Aix-en Provence un rendez-vous de grande qualité, à la fois très sérieux et très décontracté. Ici la parole est libre, les idées se confrontent et les politiques sont à portée d’engueulade des chefs d’entreprises, des think-tank…Il y a tout juste un an, votre gouvernement était censuré. Douze mois plus tard, quel regard portez-vous sur l’année politique, nationale comme international, écoulée ?

Les deux points de vue devraient être plus imbriqués. Ce qui me frappe, d’abord, c’est l’Assemblée nationale. Certains partis politiques ne sont pas à la hauteur de la situation nationale. L’endettement du pays est une irresponsabilité totale vis-à-vis des jeunes générations. L’intérêt national est de ne pas reporter les réformes nécessaires comme celle de la retraite à plus tard, de réduire les dépenses et de réduire notre déficit. Ça, c’est l’intérêt du pays qui vaut bien plus que des manœuvres politiques de courte-vue. L’avenir de nos enfants ne peut pas être suspendu au chantage actuel du Parti socialiste.

Pour en revenir à mon propos, l’autre raison de ce décalage tient au fait que la politique française est trop hexagonale. Il s’agit d’une faiblesse supplémentaire : nous sommes incapables de voir les conséquences des défis européens ou globaux sur la situation française. Nous ne parlons plus, en France, de politique étrangère. Sauf à cause de cette guerre, et encore. Nous ne sommes pas capables non plus de relancer l’influence de la France à Bruxelles. On ne peut pas se plaindre que nos intérêts ne soient pas représentés si on refuse de se battre pour les défendre.

Les menaces internationales nous cerclent et nos députés sont incapables de se dépêtrer du budget. Vous sentez-vous utile à l’Assemblée nationale depuis votre retour sur ses bancs en septembre ?

Ma réponse est définitivement oui. C’est pourquoi j’ai choisi, grâce à la confiance des habitants de la deuxième circonscription de Paris, de trouver une place légitime, un rôle légitime, parce qu’on ne peut pas être spectateur de l’histoire. Quand on est un homme politique, il y a deux choses dont il faut se méfier : être spectateur et être nostalgique. Je n’ai pas envie d’être un spectateur de ce qui se passe dans mon pays. Je suis engagé depuis que j’ai 15 ans pour que la France soit forte, fière, unie, en mouvement, et je ne vais pas vivre la nostalgie des périodes passées.

REPORTAGE. L’éphémère Premier ministre, qui savoure sa popularité, va publier « Ce que j’ai appris de vous ».

« L’objectif de Michel est de transmettre… Mais aussi de se préparer, expliquait un proche il y a quelques semaines. Les sondages sont très positifs, donc tout cela va se formaliser avec méthode. »

« Une structure légale pour réunir les soutiens et ceux qui veulent m’aider, avance le septuagénaire. J’ai de plus en plus d’amis. « Garder le lien »

Il cultivait déjà cette même posture dix jours plus tôt, sur le plancher des vaches cette fois, au Salon de l’agriculture. Test géant de popularité. Unité de mesure ? Le selfie, principalement. « Bravo ! Au moins vous avez essayé », lance une dame blonde, près du stand des tarentaises, ces bovins de Savoie aux yeux maquillés de noir. « Il n’a eu le temps de rien… » regrette une autre, quand une dernière rappelle à sa façon que le bail matignonnesque fut éphémère, tout de même : « C’est bien Dominique de Villepin ? »

Il remercie mais refuse les « bravos » car il a « échoué », dit-il, la faute à une Assemblée instable.

« Michel a réussi à reparler à la France de la droite et du centre en peu de temps, c’est extraordinaire ! »

Quand il se compare, il se console. Et Matignon n’a pas été pour lui l’enfer promis. « Ce sont certes beaucoup de difficultés. Mais j’ai été soutenu. Ma femme a été formidable, ma famille aussi. J’ai toujours pris le temps d’être avec Isabelle, mes enfants, mes petits-enfants. Tous les jours j’avais des messages, des photos très touchantes, très encourageantes. Ils étaient là le jour de mon arrivée et celui où je suis parti. »

Un socle plus personnel sur lequel il s’appuiera encore s’il est candidat en 2027. « Il ne faut rien exclure. Je vais participer d’une manière ou d’une autre à la prochaine présidentielle car j’ai la responsabilité d’ex-Premier ministre, d’animateur de ce socle, quelqu’un qui a contribué, avec Bruno Retailleau et d’autres, au renouveau de sa famille politique. »

Évoquant la situation internationale, Michel Barnier dresse un autre (auto) portrait, celui d’un président en temps de crise, menant une Europe plus forte que jamais. Il songe à son départ pour Bruxelles en 1999, car « les politiques français n’avaient pas assez d’expérience européenne ».

Soucieux d’apparaître tel l’homme rigoureux que les Français ont découvert, Michel Barnier a renoncé à la moitié de ses indemnités d’ex-Premier ministre. Il n’a pas de secrétariat, juste un officier de sécurité. « J’ai un bureau, dans le cadre de ma mission JO 2030. Il faut être plus sobre, mettre fin dans le temps aux avantages. C’est une logique. Mettre de l’ordre dans les comptes, dans le pays, dans les frontières. Marine Le Pen progresse quand les autres sont faibles, il ne faut pas l’être, il faut avoir des idées, les exprimer fermement et bâtir un projet politique d’une France qui règle ses problèmes. »

Dévoilera-t-il bientôt une partie du sien ? « Je suis un montagnard.

Pour Michel Barnier, ce scrutin revêt une portée stratégique. L’ancien commissaire européen pourrait aussi bénéficier d’un appui inattendu : selon Le Figaro, des discussions sont en cours avec Édouard Philippe, leader d’Horizons, en vue d’une suppléance confiée à Florence Berthout, maire du 5e arrondissement et proche de l’ancien Premier ministre. Une manière pour Horizons d’affaiblir Gabriel Attal, allié de circonstances à Rachida Dati. La législative partielle parisienne aura valeur de test pour une droite éclatée entre ambitions nationales, calculs municipaux et tentatives d’alliances centristes.

Selon les informations de « Paris Match », Michel Barnier et Rachida Dati sont sur le point de sceller leur pacte, après de fructueux échanges, lundi soir, sous le haut patronage de Bruno Retailleau et Agnès Evren, chargée de négocier le retrait de la ministre de la Culture au profit de l’ancien Premier ministre dans la deuxième circonscription de Paris.

« En contrepartie de son soutien à Michel Barnier », la maire du VIIe arrondissement a gagné « le plein soutien des LR » dans son entreprise de conquête de l’Hôtel de ville parisien, dont l’élection se tiendra en mars.

Juste avant les premières escarmouches, fin juillet, Rachida Dati avait été renvoyée en correctionnelle - elle a interjeté appel de la décision - pour être soupçonnée d’avoir indûment perçu 900 000 euros d’une filiale de l’entreprise Renault-Nissan entre 2010 et 2012, alors qu’elle était avocate et députée européenne. La date précise du procès devrait être fixée lors d’une première audience prévue le 29 septembre. S’il doit vraisemblablement se tenir en aval des municipales, l’affaire pourrait faire office de toile de fond de la campagne.

Savez-vous que Stevie Wonder inspire les politiques ? Dans son nouveau livre, « Ce que j'ai appris de vous » (éd. Calmann Lévy), Michel Barnier, qui n'a renoncé à rien pour 2027, raconte un moment marquant de sa vie publique : un concert de la star le 3 juillet 1984.

« Je voulais entendre et surtout vivre cette superbe chanson, « Happy Birthday », que Stevie Wonder composa à la gloire de Martin Luther King. J'ai appris depuis que cette chanson défendait l'idée d'un jour férié en l'honneur du leader du mouvement noir américain. Stevie Wonder a gagné. "Tout ce qu'on imagine assez fort finit toujours par se réaliser", disait-il. Dans le chapitre « Pour une politique qui rassemble : si nous étions Stevie Wonder », l'éphémère Premier ministre défend la musique comme ciment de l'unité nationale et comme passerelle pour faire passer des messages.

Livre de Michel Barnier : "Ce que j'ai appris de vous"

« Engagez-vous ! Si vous ne vous occupez pas de politique, c'est la politique qui s'occupera de vous. La politique doit être vertueuse, s'évertuer à chercher le progrès. Et notre pays a besoin de tous ses talents. « La politique peut aussi rassembler, autour de valeurs plus que d'une personne, une foule encore plus grande que Stevie Wonder.

C’est un refuge plus qu’une maison familiale, au cœur de la Sologne. À l’écart de la petite ville de La Ferté-Saint-Aubin et de son château du XVIIe siècle, la propriété se découvre derrière deux grands arbres, arche naturelle au-dessus d’un portail discret. En briques rouges et colombages, plantée au milieu d’un parc et bordée de sentiers forestiers, elle est dans la belle-famille du nouveau Premier ministre Michel Barnier depuis des décennies.

« C’était l’évidence dissimulée », admet-on aisément dans l’entourage d’Emmanuel Macron. Michel Barnier n’était pas le premier choix. « Ce sont les “no go” du Parti socialiste sur l’hypothèse ­Bernard ­Cazeneuve et du Rassemblement national sur Xavier Bertrand qui ont obligé le chef de l’État à envisager une troisième option. »

Réunion de travail à Matignon avec ses collaborateurs pour former le futur gouvernement. Après un entretien fructueux avec Alexis Kohler, Michel Barnier est rappelé à l’Élysée pour un premier tête-à-tête informel avec ­Emmanuel Macron autour du rôle qu’aura le futur Premier ministre. Le chef de l’État souhaite une « coopération exigeante ».

Ironie des destins politiques, celui qui, à 73 ans, devient le doyen des Premiers ministres a longtemps enchaîné des records de précocité. La raie sur le côté déjà impeccable, cravate éternellement nouée autour du col d’une chemise blanche, le jeune Savoyard est encarté au RPR. Plus jeune conseiller général de France en 1973 et benjamin des députés en 1978, l’étiquette lui colle à la peau.

Les deux hommes se livrent alors une rivalité feutrée, Barnier engagé chez les jeunes gaullistes lorsque Raffarin fraye avec les jeunes giscardiens ; devenue, depuis, le ciment de leur amitié : « Nous avons, avec Jacques Barrot et Dominique Perben, fondé le club “Dialogue et initiative” qui a préfiguré l’UMP. Michel a cette flamme personnelle, ce goût pour l’Histoire et ses grands personnages transmis par sa mère, pour laquelle il nourrit une grande affection. »

Sa mère, féministe et chrétienne de gauche, d’une grande force et d’une grande liberté, est la personnalité qui l’a le plus marqué

À 31 ans, Michel Barnier prend la présidence du conseil général de Savoie. Dix ans plus tard, en 1992, il copréside le Comité d’organisation des Jeux olympiques avec son ami Jean-Claude Killy, champion de ski. Il transforme Albertville en cité olympique. « Dix ans de travail pour quinze jours de fête », répète-t-il souvent. Et la plus grande fierté de sa carrière.

Dimanche 8 septembre, Barnier remonte sous un ciel de plomb l’allée menant au Stade de France, où se tient la cérémonie de clôture des Jeux paralympiques. Le Premier ministre passe en revue les escadrons de sécurité, de policiers et de sapeurs-pompiers au garde-à-vous et les bataillons de bénévoles engagés sur le terrain depuis juillet. Ceux-là mêmes qu’il prenait soin d’honorer lors de sa prise de fonctions, trois jours plus tôt.

Avec Michel Barnier, Emmanuel Macron appelle à la rescousse cet ancien monde qu’il a voulu effacer en 2017. Quatre fois ministre entre 1993 et 2009 sous trois présidents différents, il a tissé un puissant réseau d’élus et soigné sa stature internationale comme commissaire européen puis négociateur en chef du Brexit. En dépit de positions plus radicales lors de la primaire des ­Républicains de 2021 - appelant notamment à un moratoire sur l’immigration - son sens du compromis est loué.

« S’il n’a jamais perdu une élection au suffrage universel direct [la primaire de la droite à la dernière présidentielle n’en était pas une], c’est parce qu’il écoute, travaille et va au bout des dossiers, ajoute un soutien. Michel, c’est une machine de guerre. » Revers de la médaille, il traîne une réputation d’homme sévère.

« Il a un humour très anglais, que l’on a pu apercevoir lors de la passation des pouvoirs [il a égratigné, à fleurets mouchetés, son ­prédécesseur], ajoute son fils aîné. Il a beaucoup progressé là-dessus. Il aime se marrer : on peut lui mettre dix fois la scène des “Bronzés font du ski”, celle où ils boivent de l’eau-de-vie, ça le fait toujours autant rigoler ! »

Voici donc venu le nouveau Michel Barnier, capable de rompre la glace ? « Ma mère l’a ouvert à d’autres univers, à la culture, au cinéma, affirme Nicolas. Avant, il ne prenait pas le temps pour ça. » Avocate de profession reconvertie dans la communication, Isabelle, sœur des producteurs de cinéma Éric et Nicolas Altmayer, se tient auprès de lui depuis plus de quarante ans.

Amateur de grandes tablées, le locataire de Matignon raffole de poissons et de fruits de mer arrosés d’huile d’olive et ne boude pas un bon verre de vin. « Une aile de raie, des câpres, des épinards et c’est le plus heureux ! » confie un proche. C’est aussi un amoureux des arbres et de la nature, qui, en 1990, publiait « Chacun pour tous. Le défi écologique », avant de devenir ministre de l’Environnement d’Édouard Balladur, trois ans plus tard.

« Plus le PS rechigne, plus ça laisse de la place au RN »

Qu’importe que Michel Barnier ait déclaré vouloir travailler « avec des gens de gauche ». Olivier Faure, secrétaire national du Parti socialiste, a d’ores et déjà fait savoir qu’« aucune personnalité du PS n’entrera[it] dans ce gouvernement » et qu’une motion de censure serait déposée à l’ouverture de la session parlementaire, le 1er octobre au plus tard. Forçant, mécaniquement, le chef du gouvernement à considérer la droite de l’Hémicycle.

Un conseiller de Matignon grince : « Le Premier ministre a ouvert la porte au PS et plus le PS rechigne, plus ça laisse de la place au Rassemblement national. »

L'ancien commissaire européen va devoir présenter à Bruxelles son plan pour lutter contre le déficit excessif de la France

Autre échéance délicate : le 20 septembre, la France, visée par une procédure européenne pour déficit excessif - 5,6 % cette année -, doit présenter sa feuille de route pour assainir ses comptes. À moins que la Commission européenne n’accorde le report réclamé par Pa...

La législative partielle (21 et 28 septembre) est percutée par la situation politique. François Bayrou a demandé un vote de confiance à l’Assemblée nationale en vue du budget. Il pourrait tomber.

« La confiance demandée par François Bayrou est un coup de poker. La dissolution était déjà elle-même un coup de poker. Emmanuel Macron l’a fait de façon assez orgueilleuse, parce qu’il voulait masquer sa propre défaite aux Européennes. Et la dissolution a amené une paralysie totale. Le pays est en crise depuis », signale-t-elle.

« On se retrouve dans une sorte de paralysie du régime, comme on l’a connue sous la IVe République, avec des gouvernements qui se succèdent et qui sont impuissants. Michel Barnier et Frédérique Bredin, c’est finalement le retour de l’Ancien monde à Paris. Peut-être un besoin de stabilité.

La candidate socialiste veut puiser dans son expérience auprès de François Mitterrand pour réenchanter le débat public. « Le président Mitterrand a été pour moi une très grande rencontre, parce que c’était quelqu’un d’immense, qui était cultivé et extrêmement profond. Il fascinait beaucoup de monde. Il adorait la culture et il recevait beaucoup de gens du milieu artistique. J’ai appris avec lui la force de l’épaisseur du monde. Il incarne profondément quelqu’un qui a une vision de long terme. Les grands travaux à Paris, c’étaient que des polémiques. Or, c’était une vision de long terme.

François Mitterrand

« J’ai une très haute idée de ce qu’est le Parlement. J’ai une très haute idée des responsabilités publiques et de ce que c’est que d’être ministre. Être ministre avec Mitterrand, ça voulait dire quelque chose. Tout comme être parlementaire. Je suis triste et déçue par ce spectacle qui lasse et dégoûte les Français. Et comme je n’aime pas critiquer sans agir, j’ai décidé de me présenter avec Marine Rosset qui sera ma suppléante et qui se prépare pour les municipales, dans le Ve, afin de garder Paris à gauche. »

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