Le trophée du Most Improved Player (MIP) en NBA récompense le joueur ayant démontré la plus grande progression par rapport à la saison précédente. Ce prix, bien que prestigieux, suscite chaque année de nombreux débats quant aux critères de sélection et aux joueurs les plus méritants.
Les critères de sélection du Most Improved Player étaient initialement ouverts, mais la NBA a précisé par la suite qu’il s’agissait d’un joueur prometteur qui s’était amélioré de manière spectaculaire et non d’un joueur qui avait fait son retour, ce qui le distinguait du défunt Comeback Player of the Year Award.
Ce prix est en partie subjectif, car les votants prennent en compte la progression globale du joueur, notamment l’amélioration de ses compétences et de sa régularité sur le terrain. Le facteur le plus important est souvent l’amélioration statistique du joueur d’une saison à l’autre.
Les joueurs qui ont assumé un rôle plus important au sein de leur équipe, par exemple en passant du statut de remplaçant à celui de titulaire ou en devenant une option principale en attaque, sont souvent des candidats de choix. Historiquement, il y avait également ce facteur inattendu, ce joueur qui n’était pas forcément sur les radars l’année précédente.
De nombreux exemples entrent dans cette catégorie, comme Goran Dragić en 2014. CJ McCollum représente un cas typique de MIP.
ESPN vient de publier ses prédictions pour la saison 2024-25, y compris les noms des joueurs susceptibles de remporter les titres de MVP, MIP et DPOY. Sans surprise, Victor Wembanyama, le pivot des San Antonio Spurs, figure en bonne place sur la liste. Selon les experts d’ESPN, Wembanyama est arrivé en tête pour deux récompenses : Most Improved Player et Defensive Player of the Year.
Les Controverses et Évolutions des Critères
Au fil des années, l'interprétation des critères du MIP a évolué, menant à des choix parfois controversés.
Cela a commencé à changer vers 2016, avec notamment le cas de Stephen Curry. En 2015, Steph est nommé MVP de la ligue. Pourtant, en 2016, il a terminé 4e dans la course pour le trophée. Si en 2015, Curry était un « simple » MVP, en 2016, il était un joueur absolument historique. Pourtant il a fini hors du podium, car la plupart des votants ne pouvaient pas rationaliser l’idée qu’une superstar puisse également remporter le titre de Most Improved Player cette saison.
En 2020, on a eu un autre cas controversé avec Luka Dončić. Rookie de l’année en 2019, Luka avait passé un autre cap l’année suivante. All-NBA 1st Team, 4e dans la course au MVP, avec une amélioration statistique majeure dans toutes les catégories offensives. Mais, un pas en avant était déjà grandement attendu pour sa deuxième année en NBA, lui qui avait déjà surpassé les attentes de la plupart des observateurs lors de sa première saison.
Ce prix était donc généralement décerné à des joueurs qui n’étaient pas encore des stars établies. Des role players ou de talents émergents qui ont fait un grand pas en avant, plutôt que des stars qui font des progrès attendus dans leur développement… et puis est venu Ja Morant en 2022.
Mais c’était également le choix numéro 2 de la draft 2019, un joueur qui était dans une trajectoire positive et dont il était attendu qu’il devienne une superstar. Il était déjà un joueur calibre All-Star et si ses chiffres et son équipe se sont améliorés, d’autres joueurs comme Desmond Bane ont fait des bonds plus importants aux yeux des observateurs. Pour de nombreux fans, le fait que Ja ait remporté le titre de Most Improved Player créait un précédent fâcheux pour cette récompense… mais est-ce le cas ?
Avant le début de la saison suivante, les pronostics de plusieurs bookmakers pour le joueur le plus amélioré portaient sur des gars comme Anthony Edwards, Zion Williamson, Cade Cunningham et RJ Barrett. Les jeunes haut choix de draft sont discutés, ce qui semblait impossible quelques années auparavant.
Le vainqueur l’année d’après, Tyrese Maxey, avait déjà affiché un niveau de potentiel star et après le départ de James Harden, était dans le radar de beaucoup de spectateurs comme un joueur clé à Philadelphie.
Nous arrivons à un carrefour dans l’histoire de ce trophée. A l’heure actuelle, nous ne savons pas si Ja représentera un nouveau précédent pour ce titre, ou une anomalie.
Voici un tableau illustrant les récentes progressions de joueurs ayant remporté ou étant nommés pour le trophée :
| Joueur | Année | Points par match | Rebonds par match | Passes décisives par match |
|---|---|---|---|---|
| Goran Dragić | 2014 | 20.3 | 3.2 | 5.9 |
| Ja Morant | 2022 | 27.4 | 5.7 | 6.7 |
| Tyrese Maxey | 2024 | 25.9 | 3.7 | 6.2 |
| Alperen Sengun | 2024 (Nommé) | 21.0 | 9.0 | 5.0 |
| Coby White | 2024 (Nommé) | 19.0 | 4.5 | 5.0 |
Dyson Daniels, l’arrière des Atlanta Hawks a reçu une distinction méritée. Dyson Daniels remplit deux de ces trois critères. Avant le début de la saison, il a quitté les New Orleans Pelicans pour les Atlanta Hawks dans un transfert qui a ramené Dejounte Murray en Louisiane.
Avec 332 points, il a fini assez largement devant Ivica Zubac, deuxième (186 points) et Cade Cunningham, troisième (122 points). Dyson Daniels succède à Tyrese Maxey et difficile de ne pas comprendre pourquoi lorsque l’on regarde les statistiques. Il s’est imposé comme un des meilleurs défenseurs de la planète et a terminé deuxième du DPOY derrière Evan Mobley.
Sur les lignes de passes ou dans les mains, l’aspirateur de Géorgie s’est construit une réputation de gratteur de ballons d’exception. En compagnie de Trae Young sur le back-court, Dyson Daniels forme un duo solide et complémentaire.
Ce soir à 1h du matin sera désigné le MIP de cette saison 2023-24 en NBA, le joueur ayant le plus progressé selon les journalistes interrogés. Trois joueurs sont en lice, Tyrese Maxey, Coby White et Alperen Sengun, trois dossier bétons mais un seul qui sortira du lot.
Puisque la loi américaine le permet (contrairement à faire dormir des ânes dans des baignoires en Arizona), je vais donc voter Alperen Sengun. En effet, malgré un total de 63 matchs joués, soit deux de moins que ce qui permettait, à la base, de prétendre à un trophée individuel, le pivot des Rockets est finalement éligible grâce à un calcul d’apothicaire figurant en lettres minuscules au bas du contrat. Parfait ça m’arrange.
Tyrese Maxey a évidemment gonflé sa prod au point d’être devenu un All-Star, et on a vu encore hier soir (35 points) qu’il avait passé un cap… mais il y a pour moi une sorte de logique, d’attendu, qui me freine un peu dans ce dossier.
Coby White a explosé également mais c’est selon moi plus… sa saison dernière qui était catastrophique, ce qui m’amène à filer mon vote à ce bon vieux Alperen.
Devenu la pièce centrale des Rockets alors que le projet pullule de jeunes joueurs qui ne demandent qu’à l’être à sa place; Sengun a mis tout le monde d’accord au point d’être très souvent comparé à Nikola Jokic, au point de porter les Rockets à un bilan pas honteux du tout.
Les stats sont là, le côté « inattendu » également, en tout cas plus que Tyrese Maxey, et tout ça me pousse à favoriser le dossier Sengun, et à me rappeler en tant que fan des Spurs que ma franchise a récemment drafté Josh Primo à sa place. Imaginez un frontcourt Wemby / Sengun, na j’déconne, mais imaginez quand même.
C’est quoi vraiment un MIP ? Comment mesurer réellement une progression ? Peut-on donner un MIP à un jeune joueur censé progresser ? Ces questions reviennent chaque année, et chacun peut avoir des réponses différentes. Pour moi, un MIP est un joueur qui a (évidemment) franchi un cap autant statistiquement que sur le plan de jeu, mais dont la progression se ressent également sur l’équipe.
Cette année, Alperen Sengun coche toutes les cases. Il est passé de 15 points, 9 rebonds et 4 passes de moyenne à 21 points, 9 rebonds et 5 assists, en seulement trois minutes de plus sur le terrain. Le pivot turc s’est imposé comme la pièce centrale des Rockets (désolé Jalen Green), le joueur sur lequel le nouveau projet des Fusées se construit.
Cela s’est vu offensivement, mais Sengun a aussi pris du galon en défense avec l’arrivée du nouveau coach Ime Udoka. Pour couronner le tout, les Rockets sont passés d’une équipe moribonde à une équipe passée pas très loin du Play-in Tournament (41 victoires, bilan à l’équilibre, +19 par rapport à la saison précédente).
Certes le changement de coach et l’arrivée de plusieurs vétérans ont beaucoup aidé, mais la progression de Sengun est aussi l’une des raisons principales de cette ascension. Le MIP, c’est lui.
Contrairement à d’autres types de raisonnements ici, je ne suis pas d’accord avec le fait que le MIP doive se pencher uniquement sur des joueurs qui ont conservé le même statut. Le propre de la progression est d’acquérir quelque chose, et de prouver que l’on est capable de le conserver. Et c’est exactement ce qu’a fait Tyrese Maxey cette saison. Un rôle de patron quand Joel Embiid s’est blessé, des grosses perfs de star derrière le MVP en titre. Pour moi, c’est un sans faute et ses concurrents sont loin derrière lui.
Je n’aime pas ce trophée ou du moins ses critères de sélection. Un joueur qui est sur une courbe de progression normale et à qui on dégage d’un coup plus de responsabilités ne devrait pas, selon moi, être prétendant.
J’adore Tyrese Maxey, vraiment, et il a su assumer son nouveau statut après le départ de James Harden en devenant, logiquement, All-Star et en devenant un excellent playmaker. Mais ses pourcentages sont moins bons que la saison passée et sa défense ne s’est pas grandement améliorée.
Moi, ceux que j’aime récompenser avec ce trophée, c’est ceux que l’on attendait pas, ceux qu’on a pas vu venir. Et Coby White, il y a un an, passait sous les 10 points de moyenne pour la première fois de sa carrière. Son horizon en NBA s’assombrissait.
En début de saison, beaucoup de fans des Bulls voulaient que Jevon Carter soit titulaire à la mène. Désormais, l’ancien de North Carolina est un joueur à 19 points de moyenne avec les meilleurs pourcentages de sa carrière, un distributeur bien plus correct qu’avant et même un défenseur plus régulier et intelligent.
Je pourrais créer un lobby pour faire en sorte que Tyrese Maxey le gagne celui-là, tant j’ai de l’affection pour la bécane de la Pennsylvanie. Quasiment titulaire au All-Star Game, joueur de la semaine, prouvant qu’il a le niveau d’une 2è option dans une équipe Top 5 de la ligue avant que Joel ne se blesse, le très souriant meneur de Philly a intégré le top 20 des passeurs et a fini à un cheveu du Top 10 au scoring, alors qu’il avait tout juste 20 points et 3,5 passes en 2023.
Encore plus de 3-points que l’année dernière, de meilleurs pourcentages aux lancers en en tentant bien plus, il s’est de plus révélé par moments pénible à avoir sur le dos en défense. La stat qui tue dans le dossier Maxey ? Il est l’un des quatre ou cinq joueurs qui ont le plus la balle en main dans la ligue, pourtant, il n’a que 1,7 ballon perdu par match. Absolument brillant de maturité et de gestion pour un joueur de 23 ans.
Cela dit, j’ai malheureusement l’intuition que Coby White va le surclasser d’une courte tête aux votes. Ne vous méprenez pas à penser que je ne considère pas le dossier Coby comme extrêmement sérieux. Presque deux fois plus de points que l’année passée, presque deux fois plus d’assists, treize minutes supplémentaires tous les soirs et un statut de titulaire verrouillé. Même les pourcentages aux tirs ont progressé malgré tout ça.
Je pense que Tyrese mérite plus, mais en ne prenant pas en compte le statut et le niveau de l’équipe dans laquelle ils évoluent, les critères correspondent plus à Coby.
Pour moi, le débat n’a pas lieu d’être. Tyrese Maxey a fait une meilleure saison qu’Alperen Sengun, qui a lui-même fait une meilleure saison que Coby White. Sans contestation possible. Mais ce n’est absolument pas le critère ici.
Pour le trophée de “Most Improved”, je suis contre la tendance récente de récompenser une jeune star à haut potentiel, à l’image de Ja Morant récemment. Je n’ai absolument rien ni contre lui, ni contre Maxey, mais j’estime qu’un jump de 20 à 25 points par match est moins impressionnant s’il est dans la lignée de la progression d’un joueur.
Quand un role player que tout le monde ignorait se transforme subitement en petite star, je trouve que la récompense prend tout son sens. Et c’est exactement le cas pour White cette saison. De joueur de banc négligeable aux yeux de tous (9 points, 3 rebonds, 3 passes), il est devenu un des cadres des Bulls en doublant presque ses statistiques (19 points, 4,5 rebonds et 5 passes, avec une adresse qui progresse partout).
Le MIP dans une ligue, c’est celui qui parvient à devenir meilleur contre toutes les attentes, qui prouve qu’une trajectoire de carrière peut être bousculée du tout au tout à force de travail. Sengun comme Maxey partagent ce point commun que les fans attendaient une belle progression de leur part. Mais pour le meneur des Bulls, loin de là. Tout le monde s’en fichait.
De manière assez amusante, j’avais voté pour Tyrese Maxey en début de saison dans mon bracket. Le meneur de Philly n’a pas déçu, allant chercher une première étoile de All-Star méritée. Pour autant, aujourd’hui, j’ai bien envie de voter pour Alperen Sengun. Le Turc est, pour moi, celui qui a véritablement le plus passé un cap d’une saison à l’autre, en termes de chiffres mais aussi de statut.
Est-ce qu’on s’attendait à un Maxey aussi fort ? Peut-être pas mais le départ de James Harden lui donnait les clefs donc pourquoi pas. Mais ce qu’a fait le pivot des Rockets en termes de progression, c’est à couper le souffle. On le comparait à un baby Jokic mais en fait il y va tout droit et il n’a que 21 piges. Le ciel est la limite pour Alpy et j’ai juste hâte de le voir l’an prochain aller chercher son étoile de All-Star.
Alperen Sengun. Difficile de départager ces trois joueurs aux progrès certains mais qui ont connu des fortunes diverses collectivement parlant. J’aime beaucoup ce qu’a proposé Coby White avec les Bulls, faisant tout pour combler les absences à Chicago bien qu’ayant carte blanche pour se mettre en mode arrosoir automatique.
Alperen Sengun a pris le jeu des Rockets à son compte avant de se blesser mais les Texans ont ensuite très bien tourné sans lui, au point de gagner onze matchs de suite, et Tyrese Maxey n’a pas eu peur de la lumière qui s’est posée sur lui après le départ de James Harden, et a pris une autre dimension à Philly.
A ce petit jeu là, je préfère mentionner quelqu’un qui a eu de la réussite collective, mais qui a aussi obtenu sa première étoile cette saison. Alors chapeau Tyrese Maxey pour cette saison et ce trophée, le Barbu n’est plus qu’un vilain souvenir chez les Sixers.
Chaque saison, c'est la même histoire. Le trophée de Most Improved Player nous file des maux de tête alors que l'on a même de vote dans l'histoire. Faut-il récompenser le plus grand écart statistique pour un joueur d'une saison à l'autre ? Filer le trophée à un type totalement inconnu ou presque devenu membre important d'une rotation ? Saluer un bon joueur devenu All-Star ? Un All-Star devenu superstar ?
Et c'est pour ça que je propose officiellement et solennellement... [ROULEMENT DE TAMBOUR] un nouveau trophée NBA de fin de saison à compter de 2026-2027. Je propose, donc, la création du trophée de... révélation de la saison. Pas de meilleure progression d'une saison à l'autre. Pas de changement de statut de la part d'un joueur déjà chevronné en NBA. Mais bien la volonté de dire à un type : "A part la nerdosphère des suiveurs de NCAA et des matches et équipes les plus obscurs de la ligue, on ne te connaissait pas et tu es entré dans la lumière. Ton nom parle désormais aux gens et ils ne l'oublieront sans doute pas avant quelques années.
Cela exclurait bien entendu les rookies et les sophomores, mais pourquoi ne pas rendre tout le monde éligible à partir de la 3e année depuis sa Draft ou son arrivée dans la ligue ?
Victor Wembanayama est l’un des joueurs les plus attendus cette saison. Le prix MIP est censé récompenser les joueurs qui sont sortis de nulle part pour devenir des joueurs très recherchés selon certains. Mais si Wembanyama fait un bond astronomique et devient carrément l’un des meilleurs joueurs de la ligue, s’il n’est pas seulement le futur visage de la NBA mais aussi le présent de la ligue, serait-il juste de lui refuser le prix ? Cela signifierait que le prix serait pris à la lettre.
Il est trop tôt pour se prononcer sur le prix. Après tout, il est arrivé à maintes reprises que le vainqueur n’était pas un joueur attendu. Même si Victor progresse, il est tout à fait possible qu’un autre ait une progression plus fulgurante à son échelle. Mais en attendant, même si le mettre comme favori parait dingue, il devrait être dans la course durant cette saison importante dans son développement.

LeBron James a décidément plusieurs idées pour faire bouger les lignes en NBA. Après s'être exprimée sur une possible réduction du temps des matches et une modification de la règle du « goaltending » jeudi dans le podcast « Mind The Game », la star des Lakers s'est, cette fois-ci, prononcée sur une potentielle introduction d'un nouveau trophée.
BASKET - LeBron James, Kareem Abdul-Jabbar, Michael Jordan : le top 10 des marqueurs de la NBA
« Je m'intéresse à ce que fait la NFL avec le trophée de meilleur attaquant de l'année et le MVP, a-t-il expliqué mardi dans cette même émission, qu'il coanime avec l'ancien basketteur Steve Nash. Je pense que cela pourrait être quelque chose dans notre ligue, en donnant les deux trophées. »

La NFL, plus grande ligue de football américain du monde, remet un trophée de meilleur attaquant de la saison depuis 1972. Son introduction en NBA pourrait permettre de redéfinir les critères d'un autre trophée, celui de MVP, aux contours que Nash et James ont qualifié de « nébuleux » et qui récompense souvent un joueur ayant réalisé une saison offensive d'exception.
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