Les Meilleurs Intérieurs de l'Histoire de la NBA: Une Analyse Approfondie

Le basket-ball est un sport riche en talents exceptionnels, et parmi eux, les intérieurs occupent une place de choix. Protecteurs de leur cercle en défense et points d'ancrage de leur équipe dans la raquette en attaque, les pivots ont un grand impact dans le jeu. Cet article explore les meilleurs intérieurs de l'histoire de la NBA, en mettant en lumière leurs réalisations, leurs statistiques et leur influence sur le jeu.

Victor Wembanyama: Un Talent Historique

Victor Wembanyama est devenu le sixième joueur NBA élu Rookie Of The Year à l’unanimité après Ralph Sampson, David Robinson, Blake Griffin, Damian Lillard et Karl-Anthony Towns. Rafler tous les votes dépend évidemment aussi de la concurrence mise face au joueur qui décroche le trophée - dans le cas présent, Chet Holmgren a tout de même signé une très belle saison - mais le Français a tellement marqué les esprits que sa saison fait déjà office de référence historique.

ESPN parle de l’une "des meilleures campagnes jamais vues pour un rookie " et même la NBA va dans le même sens en mettant en avant "l’une des meilleures saisons rookie de l’Histoire." Certains iront même plus loin en plaçant les performances du jeune homme tout en haut. Le natif du Chesnay est un phénomène médiatique sans précédent. Pas seulement pour ce qu’il fait sur le terrain, même si ça en découle, mais aussi pour ce qu’il incarne, à savoir le futur de la ligue. Rien que ça. Les attentes étaient absolument gigantesques et le fait qu’il les dépasse est une énorme performance, peut-être encore plus grande que ses prestations en elles-mêmes, qui peut pousser à surévaluer ce qu’il a réalisé dès ses débuts outre-Atlantique.

Au-delà de ses 21,4 points, 10,6 rebonds, 3,9 passes et 3,6 blocks (premier en NBA) de moyenne, il y a eu déjà un match en "5 by 5", une performance rare, un triple-double avec les contres ou encore un match de mammouth à 40 points et 20 rebonds. Il reste tout de même parfois difficile de différencier statistiques et niveau de jeu. Les chiffres sont censés nous donner des indications et quantifier autant que possible l’apport d’un joueur. Mais le basket est beaucoup plus complexe. Ça n’empêche pas que le jeune homme de 20 ans a validé toutes les cases très rapidement.

Il a montré qu’il était prêt à s’affirmer comme une première option de tout premier plan en NBA et son impact défensif est tel qu’il est déjà l’un des trois finalistes pour le trophée de meilleur défenseur.

Maintenant, il y a tout de même un critère qui ne doit pas écarté totalement. Celui du bilan collectif. Le constat un peu simpliste reviendrait à souligner la faiblesse de l’effectif des Spurs. Mais San Antonio a gagné autant de matches - seulement 22 ! - avant l’arrivée de Wembanyama. La franchise texane est même passée tout proche de signer la plus mauvaise saison de son Histoire malgré l’arrivée du Français. Les Devin Vassell, Keldon Johnson, Jeremy Sochan et compagnie étaient déjà là l’année précédente et ils n’ont pas fait pire.

Parce que même s’il est déjà impressionnant et en avance pour son âge, Wembanyama a encore beaucoup à apprendre pour faire gagner son équipe. Des progrès aperçus en fin de saison, quand les Spurs ont décroché 7 victoires sur leurs 11 derniers matches. La suite s’annonce extrêmement prometteuse pour lui, et donc pour l’organisation. Mais il y a tout de même eu quelques rookies qui ont eux aussi sorti des saisons extraordinaire tout en faisant passer de suite un cap à leur franchise.

Auteur d'un début de saison tonitruant avec les San Antonio Spurs, Victor Wembanyama prétend déjà au titre de meilleur joueur de NBA. Avant le début de la saison NBA, ESPN avait classé Victor Wembanyama à la 5e place de son top 100 des meilleurs joueurs NBA. Un autre site de référence, The Ringer, avait lui mis le Français à la 6e place de son top 100. Mais une semaine après le début de la saison régulière, les performances du Français des San Antonio Spurs sont tellement impressionnantes qu'il convient de se demander s'il n'a pas été placé trop bas dans ces deux classements et si Victor Wembanyama n'est pas, déjà, le meilleur joueur de NBA.

Logiquement élu joueur de la semaine de la Conférence Ouest après le début de saison parfait des Spurs (4-0), « Wemby » affiche après quatre matchs une ligne de statistiques démentielle : 31,8 points (avec une adresse au tir supérieure à 60%), 13,8 rebonds et 4,8 contres (!) de moyenne. Et encore, les statistiques ne disent rien de l'impression visuelle laissée par l'intérieur tricolore, qui n'avait pourtant pas joué de match officiel depuis la fin du mois de février à cause de la thrombose découverte dans une de ses épaules.

En ouverture de la saison, contre Dallas, Victor Wembanyama a fait passer Anthony Davis, l'un des meilleurs défenseurs de ces dernières années en NBA, pour un enfant. Beaucoup plus fort physiquement après avoir pris encore quelques kilos de muscles, le Français a fait vivre un calvaire à l'intérieur à l'ancien joueur des Lakers pour terminer avec 40 points et 15 rebonds. « On aurait dit qu'il voulait se mesurer à Anthony Davis comme s'il avait quelque chose à lui prouver », a confirmé le joueur de Golden State, Draymond Green.

Dans son podcast The Draymond Green Show, le quadruple champion NBA a d'ailleurs bien résumé le sentiment qui parcourt la NBA à l'heure actuelle : Victor Wembanyama pourrait bien déjà être le meilleur joueur de la ligue nord-américaine, alors qu'il n'a que 21 ans et que ce n'est que sa troisième année. « S'il garde ce rythme et ce niveau de jeu, il pourrait être meilleur joueur (MVP), défenseur de l'année (DPOY) et meilleure progression de l'année (MIP), a constaté Draymond Green, impressionné. On se demande simplement quel type de joueur pourrait réussir à le défendre. » Dans l'histoire de la NBA, seuls trois joueurs ont réussi à être élus MVP et DPOY la même année : Michael Jordan en 1988, Hakeem Olajuwon en 1994 et Giannis Antetokounmpo en 2020.

Impressionnant sur le plan défensif, Victor Wembanyama a aussi changé sa façon d'attaquer durant l'été. Alors qu'il prenait beaucoup de tirs à 3 points durant ses deux premières saisons (près de 9 par match en moyenne), c'est beaucoup moins le cas cette saison (moins de 3). Le Français se montre plus agressif près du cercle et marque ainsi plus de 8 paniers (sur 11) dans la raquette chaque match, contre 4,5 (sur 9) la saison passée. Forcément plus efficace, il obtient aussi plus de lancers, tant il est impossible pour ses adversaires de défendre devant lui. « Wemby » devient chaque jour un peu plus compliqué à défendre.

Évidemment, Victor Wembanyama n'est pas le seul joueur à impressionner en ce début de saison et ce n'est pas après seulement quatre matchs qu'on peut lui décerner le titre de meilleur joueur de NBA. Il faudra qu'il continue à ce niveau pendant plusieurs mois pour le devenir. Élu trois fois MVP lors des cinq dernières saisons et considéré comme le meilleur joueur de basket-ball de la planète, Nikola Jokic vient de réussir un quatrième triple-double d'affilée et impressionne toujours autant. C'est aussi le cas de Giannis Antetokounmpo, qui porte les Bucks sur ses épaules, ou de Shai Gilgeous-Alexander qui semble continuer sur la lancée de sa saison de MVP.

Pour l’intérieur des San Antonio Spurs, le mois de février a d'ailleurs pris des allures de véritable "block party", avec une moyenne de 5,3 contres sur les six derniers matchs. Le 13 février dernier, il s’est même offert son record en carrière avec la bagatelle de 10 contres face aux Toronto Raptors (encore eux).

Wembanyama peut-il devenir le meilleur contreur de l’histoire?

Avec 3,3 blocks par match en moyenne depuis le début de la saison, l’ancien joueur de Boulogne-Levallois est tout simplement le meilleur contreur de toute la NBA, devant Brook Lopez (2,7 contres), Walker Kessler (2,7), Chet Holmgren (2,7), Anthony Davis (2,7) ou encore Rudy Gobert (2,1). Sauf improbable retournement de situation, personne ne devrait le détrôner d’ici la fin de l'exercice 2023-2024, ce qui ferait de lui le premier rookie à terminer meilleur contreur d’une saison depuis Manute Bol en 1986.

En termes de volume, le plus prolifique de l’histoire est Hakeem Olajuwon (3830 contres en carrière). Derrière la légende des Houston Rockets, Dikembe Mutombo (3289) et Kareem Abdul-Jabbar (3189) complètent le podium. Viennent ensuite Mark Eaton (3064), Tim Duncan (3020), David Robinson (2954) ou encore Patrick Ewing (2894).

En restant sur ce rythme de 3,3 contres par match, il faudrait un peu plus de 14 saisons complètes à Wembanyama pour dépasser Olajuwon. Largement dans les cordes du Français. Parmi les 10 meilleurs contreurs de l’histoire, un seul affiche une moyenne de contres par saison supérieure à celle de Victor Wembanyama: Mark Eaton (3,5 contres par saison sur l’ensemble de sa carrière). À titre de comparaison, Olajuwon a tourné à 3,1 contres par match en moyenne sur sa carrière.

Le Français est donc parti sur un rythme extrêmement élevé. Dans toute l’histoire, seuls cinq joueurs affichent une meilleure moyenne de contres sur leur saison rookie: Mark Eaton (3,4 contres), Alonzo Mourning (3,5 contres), Shaquille O’Neal (3,5 contres), David Robinson (3,9 contres) et Manute Bol (5 contres). Quatre d’entre eux (Mourning, Eaton, O’Neal, Robinson) ont terminé dans les 11 meilleurs contreurs de l’histoire. Le cinquième (Manute Bol) a vu sa carrière écourtée par les blessures.

Wembanyama est donc clairement parti sur des bases historiques. S’il faudra compter sur une régularité à toute épreuve pour aller chercher Olajuwon, le N°1 de la dernière draft peut d’ores et déjà se fixer un objectif à court ou moyen terme: le record de contres sur une seule et même saison. Pour l’instant, la plus grande saison de toute l’histoire dans cet exercice est la propriété de Marc Eaton, qui a tourné à 5,6 contres par match lors de la saison 1984-1985 avec le Utah Jazz, soit la bagatelle de 456 contres en 82 matchs. Une marque qui semblait jusqu'ici inatteignable tant la nature du jeu NBA a changé depuis les années 1980, une décennie marquée par le jeu intérieur, aux antipodes de la NBA actuelle, où le shoot extérieur est roi.

Joueur Moyenne de contres par saison (carrière)
Mark Eaton 3,5
Hakeem Olajuwon 3,1
Victor Wembanyama Début de carrière prometteur

Rookies d'Exception: Un Impact Immédiat

Certains rookies ont non seulement brillé individuellement, mais ont également transformé leurs équipes dès leur arrivée en NBA.

" LA MEILLEUR DRAFT NBA DE L'HISTOIRE "

David Robinson

Le premier "first pick" de l’Histoire des Spurs. Drafté en 1987, le géant ne s’est pointé en NBA que deux ans après. Et pour cause, il terminait son service militaire avec la marine américaine. La franchise texane n’a pas attendu pour rien. De suite une superstar de la ligue à 24 ans, Robinson a compilé plus de 24 points, 12 rebonds et quasiment 4 contres de moyenne. Des statistiques supérieures à celles de Wembanyama à une époque où le jeu était pourtant beaucoup plus lent (et avec donc moins de possessions à jouer et autant d’opportunités en moins de gonfler les chiffres).

La principale différence, c’est que San Antonio est passé de 21 à 56 suite à l’arrivée de "l’Amiral" ! Les Spurs ont carrément atteint les demi-finales de Conférence avec un David Robinson All-Star, sixième du vote pour le MVP, nommé dans la troisième All-NBA team mais aussi dans le deuxième cinq défensif.

Michael Jordan

Arrivé chez les pros la même année que Charles Barkley et Hakeem Olajuwon, deux Hall Of Famers, Jordan a réussi à rafler le trophée de Rookie Of The Year en ravageant les défenses dès ses débuts. 28 points de moyenne, en plus de ses 6 rebonds et 6 passes.

Blake Griffin

Comme Chet Holmgren, principal rival de Victor Wembanyama, Griffin a débuté sa carrière un an après sa draft à la suite d’une blessure. Mais il a vite rattrapé le temps perdu en martyrisant toutes les raquettes du pays. Hyper explosif, dominant, l’intérieur a cumulé 22 points, 12 rebonds et presque 4 passes. Plus fort encore, il a mis les Clippers sur la carte alors que la franchise trainait une très mauvaise réputation.

Tim Duncan

Le destin des Spurs a basculé le jour où l’organisation a hérité du premier choix de la draft 1997, gagnant ainsi le droit de choisir Duncan. Ses stats lors de sa saison rookie sont très solides mais pas forcément hyper impressionnantes - 21 points, 12 rebonds - mais il faut se rappeler qu’il devait partager la balle avec Robinson. Le jeune homme était déjà tellement fort. Il a impressionné tout le monde, un peu comme le Français cette saison. Au point de finir cinquième du vote pour le MVP et surtout d’être élu dans le meilleur cinq de la saison !

Larry Bird

Encore un joueur nommé dans la première All-NBA Team dès sa saison rookie, avec 21 points, 10 rebonds et plus de 4 passes par match. Mieux encore, le nouveau patron des Celtics a fait de Boston la meilleure équipe de la saison régulière avec 61 victoires.

LeBron James

La comparaison est intéressante parce que le King est arrivé dans la ligue avec des attentes comparables à celles de Wembanyama. Il avait même un an de moins (19) et sortait directement du lycée. James a mis de suite tout le monde d’accord en compilant 21 points, 5 rebonds et 6 passes. En revanche, il n’a pas été All-Star et a manqué de peu les playoffs. Son année rookie est moins marquante que celle de l’ancien joueur de Levallois statistiquement parlant mais elle est au moins aussi impressionnante.

Magic Johnson

Champion NBA et MVP des finales ça vous classe un homme, non ? Alors, évidemment, Magic jouait pour une équipe des Lakers formidable mais il en était le maître à jouer avec ses 18 points, 7 rebonds et 7 passes de moyenne. Pour l’anecdote, c’est Bird qui a été nommé rookie de l’année en 1980. Johnson s’est rattrapé avec le titre dès ses débuts.

Kareem Abdul-Jabbar

C’est évidemment une toute autre époque mais il n’empêche que Jabbar, alors appelé Lew Alcindor, a cumulé 28 points et 14 rebonds de moyenne lors de sa saison rookie. Il a terminé troisième du MVP. Un monstre, d’emblée.

Wilt Chamberlain

Peut-être que Victor Wembanyama battra un jour certains de ses records. En attendant, Chamberlain reste peut-être le meilleur rookie de tous les temps. Il était si fort qu’il a été nommé de suite été nommé MVP ! En même temps, pouvait-il seulement en être autrement après avoir enfilé 37 points et 27 rebonds de moyenne en 1960 ? Il était déjà largement au-dessus du lot.

Les Meilleurs Pivots Actuels en NBA

La NBA actuelle regorge de pivots talentueux qui continuent de redéfinir le rôle de ce poste. Voici quelques-uns des meilleurs :

  • Nikola Jokic: Double MVP de la NBA et leader des Denver Nuggets, Jokic est un maestro en termes de passes et possède un QI basket exceptionnel.
  • Joel Embiid: MVP de la saison 2023, Embiid est un monstre physique dans la raquette, capable de marquer de près comme de loin et de protéger le cercle avec férocité.
  • Anthony Davis: Capable de jouer à la fois pivot et ailier fort, Davis excelle dans les deux phases du jeu et est l'un des meilleurs bloqueurs de tirs de la ligue.
  • Domantas Sabonis: Connu pour son jeu de passes exceptionnel, Sabonis est un rebondeur acharné et un scoreur efficace, notamment en attaque de la raquette.
  • Bam Adebayo: Adebayo est le pivot moderne par excellence, combinant une grande mobilité avec une excellente défense et des capacités de jeu en attaque.
  • Chet Holmgren: Holmgren combine son tir extérieur avec une défense de cercle impressionnante et est considéré comme un pivot à fort potentiel.
  • Alperen Sengun: Joueur intelligent et technique, Sengun est particulièrement doué dans le jeu dos au panier et dans ses capacités de passe.
  • Rudy Gobert: Avec trois trophées de Défenseur de l’année à son actif, Gobert reste un pilier défensif inégalé.
  • Jarrett Allen: Connu pour ses capacités défensives, Allen est un excellent protecteur de cercle.
  • Myles Turner: Turner possède également une palette offensive qui s’est diversifiée au fil des saisons.
  • Deandre Ayton: pivot des Portland Trail Blazers, est un joueur clé grâce à sa capacité à dominer dans la peinture.
  • Jonas Valanciunas: pivot des Washington Wizards, est reconnu pour son habileté à dominer dans la peinture, à la fois en attaque et en défense.
  • Ivica Zubac: pivot des Los Angeles Clippers, est souvent décrit comme un joueur sous-estimé dans la ligue.
  • Nicolas Claxton: pivot des Brooklyn Nets, est particulièrement efficace en défense, grâce à sa capacité à contester les tirs et à contrer les attaquants adverses.
  • Dereck Lively II: l’un des rookies les plus prometteurs, a fait ses débuts avec les Dallas Mavericks.
  • Nikola Vucevic: pivot des Chicago Bulls, est un joueur expérimenté qui combine une excellente capacité à marquer avec une bonne présence défensive.
  • Jalen Duren: jeune pivot des Detroit Pistons, est l’un des talents les plus excitants à suivre.
  • Daniel Gafford: pivot athlétique qui continue de progresser avec les Dallas Mavericks.
  • Naz Reid: pivot des Minnesota Timberwolves, a su se faire un nom malgré une concurrence féroce à son poste.

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