Le match de Ligue 1 entre le Stade Rennais et le Paris Saint-Germain a été marqué par plusieurs décisions arbitrales controversées, suscitant de vives réactions et alimentant les débats sur la qualité de l'arbitrage en France.

Le premier but parisien contesté
Après que le PSG a imposé sa loi à Rennes, ce samedi au Roazhon Park (4-1), Habib Beye a expliqué n'avoir pas compris comment l'arbitre avait pu valider le premier but parisien. Le premier but inscrit par le PSG à Rennes (1-4), ce samedi après-midi, a laissé un goût amer au coach rennais Habib Beye. Le SRFC a cédé sur un coup franc rapidement joué par Désiré Doué, dix mètres plus loin qu'à l'endroit de la faute (Bradley Barcola ayant conclu l'action), et l'explication de M. Vernice, l'arbitre central, n'a pas convaincu l'entraîneur breton.
« Il me dit que mes joueurs ne sont pas prêts, a expliqué Beye en conférence de presse. Mais je ne comprends pas qu'un coup franc cinq mètres dans leur terrain soit joué cinq mètres dans le nôtre. Jérémy Jacquet ne peut pas regagner dix mètres par rapport à la situation jouée. Il me dit : ''Vous savez, les touches sont parfois jouées deux ou cinq mètres plus loin''. Ça me paraît étrange, on fait avec cette explication qui ne va pas .»
Lors du match entre le Stade Rennais et le PSG, l’arbitre Mathieu Vernice a provoqué une vague d’indignation après un échange tendu avec Habib Beye. Après l’ouverture du score de Bradley Barcola, Beye a signalé que le coup franc avait été joué trop loin du lieu de la faute, un détail qui aurait pu influer sur l’action. Mais Vernice a balayé l’argument d’un « Ce n’est pas mon problème », alors qu’un repositionnement du ballon semblait nécessaire.
Fous de rage, les Rennais et Habib Beye attendaient que le but soit refusé par la VAR. Ce qui n’a finalement pas été le cas. « Ce n’est pas mon problème », semble avoir lâché Mathieu Vernice à Habib Beye au moment de justifier son choix à l’entraîneur rennais.
En effet, si la faute rennaise avait été commise dans le camp parisien, le coup-franc qui a suivi a été joué dans celui de Rennes. Dans les bribes du dialogue saisies par Beinsports, on entend clairement Mathieu Vernice dire à l'ancien consultant de Canal+ : « Ce n’est pas mon problème » alors que clairement il y a avait un problème.
Habib Beye, entraîneur du Stade Rennais, a poussé un coup de gueule contre l'arbitre de la rencontre qui opposait les siens au Paris Saint-Germain, dans le cadre de la 25ème journée du championnat de Ligue 1 (défaite 4-1).
L'entraîneur de Rennes a expliqué son échange troublant avec l'arbitre, qui ne lui a pas forcément justifié son choix. « Il me dit que mes joueurs ne sont pas prêts, a expliqué Beye en conférence de presse. Mais je ne comprends pas qu'un coup franc cinq mètres dans leur terrain soit joué cinq mètres dans le nôtre. Jérémy Jacquet ne peut pas regagner dix mètres par rapport à la situation jouée. Il me dit : ''Vous savez, les touches sont parfois jouées deux ou cinq mètres plus loin''. Ça me paraît étrange, on fait avec cette explication qui ne va pas ».
Les 20 PIRES Erreurs d'Arbitrage en Football
Main non sifflée de Barcola et carton pour Samba
Malgré une main volontaire en première période, lors de Rennes-PSG, Bradley Barcola s'en est sorti sans la moindre sanction. Une grossière erreur selon Brice Samba, qui l'a fait comprendre à l'arbitre de la rencontre. Mené 1-0 sur son terrain par le PSG, le Stade Rennais tente peu à peu de sortir la tête de l’eau et de construire ses actions de l’arrière. C’est le moment choisi par Bradley Barcola pour s’improviser handballeur (ou basketteur, c’est selon). Pris sur une passe de Jérémy Jacquet à destination de Lorenz Assignon, l’attaquant parisien décide de toucher sciemment le ballon de la main pour couper la relance rennaise.
Carton jaune logique malgré ses excuses spontanées ? Non, puisque l’arbitre Mathieu Vernice choisit de l’épargner. De quoi provoquer l’ire des Bretons, sidérés par cette absence de sanction. Et c’est finalement Brice Samba, trop véhément au goût de l’arbitre, qui est averti. Dix minutes plus tard, Barcola n’échappe cette fois pas au carton jaune, coupable d’une simulation à l’entrée de la surface.
Des images diffusées ce dimanche par Téléfoot montrent que Samba est revenu à la charge, à la pause, auprès de l’arbitre. «Si vous mettez jaune là, c’est parce que vous savez que vous avez oublié ce jaune !», a pesté le gardien rouge et noir au moment de regagner les vestiaires rapporte l'émission Téléfoot ce dimanche.
Le penalty accordé au PSG
Dans un match très important et qui se dirigeait vers un 0-0 à la pause, la dernière action a tout changé. Sur un centre, Layvin Kurzawa reprenait le ballon de volée au-dessus, avant de se rouler au sol. Le défenseur rennais Nayef Aguerd avait en effet mis son pied en opposition, dans le même timing que le tir, avec un contact après la frappe à la clé. Interpellé par ses assistants vidéos, M. Buquet est finalement allé voir les images, et a décidé d’un pénalty pour le PSG, transformé par Neymar.
De quoi faire halluciner beaucoup de suiveurs de la rencontre, qui ne comprennent pas comment un léger contact sur une image arrêtée peut déboucher sur une décision aussi grave. Tout le monde était de sortie sur les réseaux sociaux pour dénoncer ces sanctions qui tombent sur des images décortiquées au ralenti, et qui enlèvent toute importance au jugement de l’arbitre en direct.
Y compris l’ancien arbitre international Bruno Derrin, qui estime que l’utilisation de la VAR pour ce genre d’intervention est totalement erronée et contraire au règlement.

Le tacle de Niang sur Kehrer
Dans un autre match, l'arbitre Karim Abed a reconnu auprès de l'AFP qu'il "aurait dû exclure le joueur rennais" M'Baye Niang, auteur d'un violent tacle sur le défenseur Thilo Kehrer. "J'ai fait deux erreurs. Tout d'abord sur ma première décision en ne donnant qu'un avertissement, puis une seconde fois en visionnant les images. J'ai manqué de lucidité et de recul à chaud et j'aurai dû exclure le joueur rennais. Même si on travaille pour éviter une erreur, elle peut exister. Heureusement Thilo Kehrer n'est pas sorti blessé", a déclaré M. Abed.
Dimanche soir, à la 33e minute, l'attaquant M'Baye Niang, très en retard, a violemment fauché la cheville droite du défenseur parisien Kehrer. L'arbitre Karim Abed n'a d'abord sorti qu'un simple carton jaune. Sa décision a suscité l'incompréhension de certains joueurs de Ligue 1.
Plusieurs anciens arbitres ont aussi fait part de leur étonnement, dont Bruno Derrien, auprès de l'AFP: "Je n'ai pas compris. Il y a une atteinte à l'intégrité physique, c'est rouge direct."
Pour l'entraîneur parisien Thomas Tuchel, c'est tout simplement "un miracle" que Kehrer n'ait pas été blessé après un tel geste. M'Baye Niang a d'ailleurs présenté ses excuses au jeune défenseur allemand sur les réseaux sociaux: "Tacle mal maîtrisé ! Aucune intention de te faire mal, heureux de ne pas t'avoir blessé ! ! !"
Tableau récapitulatif des décisions controversées
| Match | Action | Décision arbitrale | Réactions |
|---|---|---|---|
| Rennes - PSG | Coup franc joué à un endroit différent | But validé | Indignation de l'entraîneur de Rennes |
| Rennes - PSG | Main volontaire de Barcola | Pas de carton jaune | Colère de Brice Samba |
| Rennes - PSG | Penalty accordé au PSG | Penalty accordé | Contestation sur les réseaux sociaux et par les anciens arbitres |
| PSG - Rennes (match précédent) | Tacle de Niang sur Kehrer | Carton jaune | Reconnaissance d'erreur par l'arbitre |
Tensions entre le PSG et le corps arbitral
Au-delà de cette polémique, les relations entre le PSG et le corps arbitral français se sont tendues ces derniers jours. Le directeur sportif Antero Henrique s'est fendu d'une lettre, adressée au patron de l'arbitrage français Pascal Garibian. Les stars du PSG comme Kylian Mbappé ou Neymar sont-elles insuffisamment protégées ?
"Un des pères de l'arbitrage, Jean Tricot, qui était très charismatique, nous disait toujours: +Il faut protéger les créateurs, le spectacle, la construction+. Mais c'est vrai que c'est parfois compliqué avec certains joueurs qui peuvent être un peu provocateurs.