Les meilleures classes de draft de l'histoire de la NBA

La Draft NBA est un événement annuel très attendu qui rythme l’après-saison pour de nombreux fans de basket. Imaginez : des centaines de jeunes talents, universitaires et internationaux, qui espèrent entendre leur nom appelé par le commissionnaire de la ligue. Certains deviendront des légendes, d’autres disparaîtront aussi vite qu’ils sont apparus. La Draft, c’est un plongeon dans le futur mais aussi dans l’inconnu.

La Draft NBA est la procédure annuelle (fin juin) où les équipes choisissent des joueurs éligibles, principalement issus de la NCAA ou de championnats étrangers. Chaque franchise espère y dénicher la perle rare, la future super-star. Mais attention, il n’y a pas de garantie. Parce que la draft incarne l’éternel renouveau de la grande ligue, les rookies sont les futurs visages de la ligue. Derrière chaque draft se cache peut-être votre futur joueur préféré.

La draft est unique. Que ce soit pour sa profondeur, les légendes qui y figurent ou pour son histoire, chaque cuvée est singulière. Mais au bout du compte, les grosses classes de draft sont finalement assez rares.

C’est assez clair, la draft est un savant mélange entre chance et nez fin. Un choix peut changer l’histoire d’une franchise du tout au tout.

Top 10 des plus gros vols de draft de l'histoire de la NBA

Les cuvées emblématiques

La draft de l'excellence (1984)

La Draft 1984 revient quasi systématiquement lorsque l’on cherche la meilleure cuvée de l’histoire. Avec ses 4 Hall Of Famers, la cuvée est considérée par beaucoup comme la meilleure de l’histoire. En effet, en plus d’être la draft de celui qui est perçu comme le GOAT par une grande partie des observateurs, Michael Jordan, elle compte également des joueurs parmi les cinq meilleurs de l’histoire à leur poste.

Cette draft a vu Hakeem Olajuwon être drafté en 1ère position. Pivot le plus technique de l’histoire, il mena les Rockets aux deux seuls titres de Champion de leur Histoire et imposa une domination sans partage sur le poste de pivot. Il fut membre de 12 All-NBA Teams, 2 fois MVP des Finales, 2 fois DPOY et 1 fois MVP.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, Michael Jordan n’est pas un premier choix de Draft, il fut sélectionné en troisième position par les Chicago Bulls. L’ère Jordan venait de commencer. La suite de sa carrière fut une succession de matchs magnifiques, d’actions sorties de nulle part, de récompenses collectives et de records individuels. Ses performances extraordinaires firent de lui la première star mondiale du basket-ball.

Charles Barkley fut choisi en cinquième position de la Draft 1984 par les Philadelphia Sixers. Dès sa première saison, il prouva que les recruteurs de la franchise de Pennsylvanie ont eu raison de miser sur lui. Il fut sacré meilleur joueur de la ligue en 1993 avant que Jordan ne le batte en Finale. Cependant, tout comme son collègue de promo John Stockton, il fait partie des légendes qui n’ont jamais été champions NBA.

John Stockton brillait par son intelligence de jeu et représentait l’archétype du meneur organisateur, une espèce en voie d’extinction de nos jours. Il gérait le tempo de son équipe, lançait les systèmes et enchaînait les picks and roll avec son éternel acolyte Karl Malone. Indissociable de son unique franchise du Utah Jazz à laquelle il est resté fidèle durant 19 saisons, il n’a malheureusement jamais été champion, ni remporté de titre de MVP. Mais l’essentiel est ailleurs : les jeunes de tout âge ont compris que sans être grand, sans être rapide, sans être musclé, il est possible de réaliser une immense carrière NBA grâce à son Q.I basket.

Alvin Robertson fut sélectionné en septième position par les San Antonio Spurs. Il brillait avant tout par sa défense. Il est l’un des quatre joueurs à avoir réalisé un quadruple double, le seul à compiler DPOY et MIP lors de la même saison et détient les meilleures moyennes d’interceptions sur une saison (3,7), ainsi qu’en carrière (2,71).

La draft Deutsche Qualität (1996)

Avec Kobe Bryant, Allen Iverson, Stephon Marbury ou encore Shareef Abdur-Rahim (3), l’année 1996 nous a réservé une classe de draft avec un jeu tout droit venu de la rue et ses isolations, ses cross, ses grandes gueules.

La Banana draft (2003)

Et puis il y a certaines promotions hors normes, comme en 2003 : Lebron James, Carmelo Anthony, D-Wade, Chris Bosh.

La draft « nez fin » (2011)

Si les drafts cachent souvent des joueurs surprises, sélectionnés bien plus bas que leur talent l’exigeait, la cuvée 2011 regorge de bonnes affaires. Car outre les quatre joueurs cités plus haut et draftés hors du top 10 alors qu’ils sont aujourd’hui des stars (ou l’ont été pour IT), on peut aussi citer Kemba Walker (9), Tobias Harris (19) notamment comme « steals » de la draft. Cette draft contient tout simplement le joueur symbole des années 2010, Stephen Curry.

Les Timberwolves sont d’ailleurs les stars bien malgré eux de cette cuvée, alors qu’ils ont drafté non pas un, mais bien deux meneurs, Ricky Rubio et Jonny Flynn, (respectivement avec les choix 5 et 6) alors que Curry était toujours dispo.

Les "busts" mémorables

Si cette cuvée est également connue pour avoir vu l’énorme bust serbe, Darko Milicic, être sélectionné en deuxième position devant de futurs Hall of Famers, elle est surtout réputée grâce aux quatre larrons cités plus haut.

Ce qui définit un bust, c’est les attentes placées en lui ou la présence d’énormes joueurs derrière lui dans la draft. Et derrière Hasheem Thabeet il y’a du beau monde. J’ai 5 all stars et deux MVPs : James Harden et Stephen Curry.

Greg Oden est drafté devant Kevin Durant, il n’a jamais pu exploser. En 1984, les Blazers décident de passer leur tour sur Michael Jordan pour drafter Sam Bowie. MJ finira 3ᵉ choix derrière Hakeem Olajuwon (Houston) et Bowie (Portland).

Premier choix préparé par Michael Jordan lui-même, jamais à la hauteur du statut de numéro un. Il y avait Pau Gasol cette année. Dominant au lycée, dominant en NCAA, l’arrivée d’Anthony Bennett était très attendue en NBA. Un échec total, il ne fera que 4 saisons en NBA dans 4 franchises différentes.

Les premiers choix de draft non-américains

Le Chinois Yao Ming (2002), l'Italien Andrea Bargnani (2006) et les Français Victor Wembanyama (2023) et Zaccharie Risacher (2024) sont les seuls premiers choix de la draft à ne pas avoir été formés aux États-Unis.

Douze joueurs étrangers, mais formés en NCAA ont été premiers choix de la draft : le Bahaméen Mychal Thompson en 1978, le Nigérian Hakeem Olajuwon en 1984, le Jamaïcain Patrick Ewing en 1985, le joueur des Îles Vierges américaines Tim Duncan en 1997, le Nigérian Michael Olowokandi en 1998, les Australiens Andrew Bogut en 2005 et Kyrie Irving en 2011, les Canadiens Anthony Bennett et Andrew Wiggins en 2013 et 2014, le Dominicain Karl-Anthony Towns en 2015, l'Australien Ben Simmons en 2016 et le Bahaméen Deandre Ayton en 2018.

Franchises n'ayant jamais eu le premier choix

En date du 19 novembre 2020, 6 des 30 franchises n'ont jamais pu choisir en premier lors de la draft au cours de leur histoire : les Grizzlies de Memphis, le Heat de Miami, le Jazz de l'Utah, les Nuggets de Denver, les Pacers de l'Indiana et le Thunder d'Oklahoma City.

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