Une étude de l’Insee a révélé que les postes les mieux rémunérés sont occupés par des dirigeants salariés, des cadres à hautes responsabilités, et des footballeurs. En 2023, pour faire partie du cercle très fermé des plus hauts salaires, il fallait gagner au moins 312 458 € net par mois à temps plein. Le Top 100 des salariés du privé les mieux rémunérés de France gagne 72 fois plus que les 10 % les mieux payés, 148 fois plus que le salaire net médian du privé, et 219 fois le SMIC.
Dans le même temps, en 2023, 1 % des postes salariés du secteur privé (175 000 personnes) sont rémunérés plus de 10 219 € net par mois (7 540 € dans la Fonction publique), avec une moyenne de 2 735 € net par mois. Néanmoins, 50 % des salariés du secteur privé perçoivent moins de 2 190 € net par mois et un sur dix gagne moins de 1 492 €.
Au sommet de l'échelle salariale, les sportifs professionnels représentent un peu plus d'un tiers (36) du top 100, selon Mathilde Gérardin, cheffe de la section Salaires à l'Insee et autrice de l'étude.
La même année, Kylian Mbappé était le joueur le mieux payé de Ligue 1 avec un salaire de 6 millions d’euros mensuel versé par le Paris Saint-Germain. En comparaison, Zinédine Zidane gagnait 600 000 euros par mois lors de sa signature au Real Madrid en 2001. Actuellement, le Ballon d’or formé à Rennes, Ousmane Dembélé, est le joueur le mieux payé de France. Il est important de noter que ces sommes ne tiennent pas compte des contrats éventuels de sponsoring, dividendes, ou stock-options.
On ne peut pas vraiment comparer ces chiffres avec les cachets des chanteurs ou des comédiens vedettes. À titre de comparaison, le rugbyman français Antoine Dupont perçoit un salaire annuel de 600 000 € au Stade Toulousain, bien en deçà du Top 100 et même du Top 1000 qui se situe à 115 000 € net mensuel.
Sans surprise, les postes les mieux rémunérés sont majoritairement occupés par des hommes (9 sur 10) de plus de 50 ans (sauf les sportifs). Ils occupent des postes de direction dans les grandes entreprises et travaillent en Île-de-France. Ainsi, 30 % du top 1 % travaille à Paris et 24 % dans les Hauts-de-Seine, où se situe le quartier d’affaires de La Défense.
Ces profils bénéficient également du patrimoine le plus élevé (10 % dépassent les 716 000 €) notamment grâce à un héritage conséquent ou à des donations.

Les Rémunérations des Médecins Généralistes
En parallèle, les médecins généralistes connaissent des réalités salariales variées. Le revenu net mensuel d’un médecin généraliste varie entre 4 000 et 8 000 euros selon son mode d’exercice, sa localisation, son ancienneté et son volume d’activité. Les médecins libéraux en secteur 1 déclarent en moyenne entre 90 000 et 120 000 euros net annuels. En secteur 2, la moyenne chute à environ 83 000 euros nets.
Du côté des praticiens salariés - hôpital public, cliniques privées ou centres de santé - les rémunérations brutes mensuelles se situent entre 4 500 et 7 500 euros en début de carrière, et peuvent dépasser 10 000 euros bruts mensuels avec ancienneté et responsabilités accrues.
La majorité des généralistes français exerce en libéral. Leur rémunération dépend directement du nombre d’actes effectués et du tarif appliqué à chaque consultation. Depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle convention médicale en décembre 2024, le tarif de base est passé de 26,50 € à 30 €.
En moyenne, entre 40 % et 50 % du chiffre d’affaires est absorbé par les charges fixes : cotisations sociales, frais de cabinet, assurances, salariat éventuel, matériel médical. À cela s’ajoute une variabilité géographique forte et une pression administrative croissante.
Les médecins salariés bénéficient d’une grille salariale définie par leur établissement, intégrant primes, ancienneté et missions spécifiques. La nouvelle convention médicale, signée en juin 2024 pour une durée de cinq ans, constitue une étape importante dans la structuration de la rémunération des généralistes. Elle porte le tarif de la consultation standard à 30 €, crée une consultation longue à 60 € pour les patients âgés de plus de 80 ans (mise en application prévue pour janvier 2026), et introduit un nouvel outil d’accompagnement digital des cabinets, le Donum (Dotation numérique).
À Paris et dans certaines grandes métropoles, les médecins généralistes peuvent atteindre 8 000 euros nets mensuels, en particulier s’ils exercent dans des quartiers à forte densité médicale et avec une patientèle régulière. À l’inverse, dans de nombreuses zones rurales ou semi-rurales, le revenu net descend souvent sous la barre des 5 000 euros mensuels.
En 2025, près de 100 % du territoire français est classé comme zone sous-dense ou en tension médicale. Cette réalité aggrave les difficultés d’accès aux soins et pèse sur l’organisation du système de santé.
Selon les données DREES de janvier 2025, les femmes représentent désormais 48,8 % des généralistes en exercice, contre 42 % en 2020. Cette progression masque toutefois des disparités de revenus encore importantes.
Le revenu annuel moyen d’une généraliste s’établit à 90 000 €, contre 148 000 € pour ses homologues masculins, soit un écart de 38 %.
Comparée aux autres pays de l’OCDE, la France se situe dans la moyenne haute en termes de revenu net, mais loin des sommets observés en Amérique du Nord. En Suisse, un généraliste débutant gagne autour de 95 000 CHF par an, la moyenne nationale tournant autour de 130 000 CHF. En Allemagne, les généralistes gagnent entre 130 000 et 160 000 € par an. Le Canada enregistre un revenu brut moyen de 324 000 dollars canadiens pour les médecins de famille.
La Belgique affiche des niveaux comparables à la France (environ 86 000 € nets). Malgré la revalorisation des tarifs, la médecine générale reste confrontée à une crise d’attractivité structurelle. Selon les dernières enquêtes menées par les facultés de médecine, près d’un étudiant sur deux ayant initialement choisi la médecine générale abandonne cette voie au cours de son cursus.
Plusieurs facteurs sont invoqués : surcharge administrative, sentiment d’isolement professionnel, pression permanente à la rentabilité, et déséquilibre vie professionnelle/vie personnelle.
Les politiques publiques peinent à inverser la tendance. L'Essentiel de l'Éco est un média indépendant.
Les Médecins du Sport à Paris
Vous souffrez d’une blessure sportive ou souhaitez optimiser vos performances ? Un médecin du sport est un expert de la santé des sportifs. Son rôle ne se limite pas au traitement des blessures. Que vous soyez athlète professionnel ou amateur, consulter un spécialiste peut éviter des complications et accélérer la guérison. Contrairement à un généraliste, ce spécialiste connaît les contraintes physiques des sportifs et propose des solutions adaptées.
Paris offre une multitude de professionnels en médecine du sport. Pour identifier les plus réputés, il est essentiel de considérer leur expérience, leurs spécialités et les avis des patients. Plusieurs praticiens se distinguent par leur expertise et leur renommée.
- Le Dr Dominique Savelli, situé au 87 Rue de Charonne, 75011 Paris, est reconnu pour son approche spécialisée en médecine du sport.
- La Clinique du Sport, située au 36 Boulevard Saint-Marcel, 75005 Paris, est un établissement privé conventionné spécialisé en orthopédie, traumatologie et médecine du sport.
- La Clinique Paris-Lilas, aux portes de Paris, offrant des soins spécialisés en chirurgie orthopédique et traumatologie du sport.
- Dans le 16ᵉ, le Dr Stéphane Cascua, situé au 34 Avenue du Général Sarrail, est une référence.
- Dans le 17ᵉ, le Dr Charlotte Gil consulte au 23 Rue Brochant.
Doctolib facilite la prise de rendez-vous en ligne avec de nombreux médecins du sport à Paris. Vous pouvez consulter les disponibilités, les spécialités et les avis des patients pour faire un choix éclairé.
Une ordonnance n’est pas obligatoire pour prendre rendez-vous avec un médecin du sport. Cependant, si vous passez par votre médecin traitant, vous pouvez bénéficier d’un meilleur remboursement de la Sécurité sociale. Les tarifs d’un médecin du sport varient en fonction de son expertise, de son lieu d’exercice et des soins proposés.

Les Chiffres Clés de la Rémunération du Sportif de Haut Niveau
Les 4 chiffres clés de la rémunération du sportif de haut niveau représentent des indicateurs importants pour les clubs souhaitant manager leur masse salariale, recruter de nouveaux sportifs. Le budget rémunération reste le plus important pour un club souhaitant recruter, en effet, il permet de manager la masse salariale globale d'un sportif de haut niveau.
On peut remarquer que le montant des charges sociales patronales s'élève à environ 10 millions d'euros, ces cotisations sociales vont permettre de financer la sécurité sociale (retraite, maladie...). C'est une manne très intéressante pour l'Etat français.
On peut remarquer que le montant des charges sociales salariales représente environ 3 millions d'euros par an, ces cotisations sociales vont permettre de financer la sécurité sociale (retraite, maladie...). C'est une manne encore une fois très intéressante pour l'Etat français. Pour le salarié, elle ouvre des droits en matière de retraite, de prévoyance, d'indemnités chômage le cas échéant. Ce calcul tient compte du jeu de plafonnement des charges sociales sur les hautes rémunérations.
Le calcul du salaire net tient compte de la déduction des charges sociales salariales, on peut retrouver les éléments dans le tableau suivant, toutefois, on ne tient pas compte de l'impôt sur le revenu dont devra s'acquitter Neymar notamment d'où l'intérêt de calculer un salaire net de charges sociales et de fiscalité.
Ci-dessous un tableau indiquant le salaire brut de Neymar, en partant sur la base d'une rémunération nette de 30 millions d'euros par an, tout en tenant compte de l'avantage de la prime d'impatriation (155 B du Code Général des Impôts) décrite dans l'article impact de la prime d'impatriation sur le revenus des dirigeants et joueurs de foot.
Avec l'abattement des 30 % sur sa rémunération imposable, et, ce, pendant 5 ans d'après le contrat initial, Neymar devrait bénéficier d'une économie substantielle, tout en sachant qu'il devra s'acquitter tout de même d'un impôt sur le revenu d'environ 12 millions d'euros par an (barème de l'impôt sur le revenu plus la taxe additionnelle sur les hauts revenus). D'après certaines sources journalistiques, cette somme pourrait être prise en charge directement par le PSG.
Comme tout salarié français, Neymar va cotiser pour sa retraite française, sa prévoyance, sa santé, et, éventuellement pour le chômage en France...
Ce tableau nous indique qu'au delà de sa rémunération nette de 30 millions d'euros, Neymar va acquérir des droits de retraite, de prévoyance, d'indemnisation chômage gérés par la Sécurité Sociale française, on peut dire qu'il va participer à financer le régime de retraite par répartition mais il va aussi en retirer un profit dès lors qu'il prendra sa retraite. Les droits sont plafonnés bien évidemment mais sont exigibles dès la retraite, la maladie ou en cas de "chômage".
Pour ce qui concerne la prévoyance, Neymar aura tout intérêt à mettre en place un complément de prévoyance dans le cas où il se blesserait notamment, les droits d'arrêt de travail, d'invalidité et de décès sont très faibles par rapport à sa rémunération. Neymar JR aura tout intérêt à mettre en place des contrats supplémentaires de prévoyance, de retraite, de santé. Ces contrats peuvent aussi être souscrits et pris en charge directement par le PSG, il s'agit notamment des contrats collectifs de retraite, de prévoyance, de santé, d'épargne souscrits dans le cadre de l'article 83 du code général des impôts.
On peut constater que l'impôt sur le revenu sera bien plus important pour le joueur français ne bénéficiant pas de l'avantage du régime des impatriés (pour rappel, le but est de faire venir en France des dirigeants et sportifs de haut niveau).
Comme on a pu le voir précédemment, Neymar et tous les sportifs de haut niveau ont la possibilité de mettre en place des dispositifs supplémentaires afin d'améliorer leur prévoyance (arrêt de travail, invalidité, décès), leur santé (hospitalisation, chirurgie, prothèses), leur retraite (retraite légale et retraite supplémentaire au titre de l'art 83 du CGI, de l'épargne salariale, PEE, PERCO), leur épargne au travers d'un contrat personnel ou d'un contrat pris en charge par l'employeur (assurance vie art 82 du cgi).
Pour ce qui est de l'intéressement et de la participation, tout est possible à partir du moment où les critères de performance restent "aléatoires"... exemple : accroissement du bénéfice du PSG lié à la performance collective du groupe, gagner la ligue des champions (champions league)...
Vous êtes un sportif de haut niveau, un footballeur professionnel, un club de football, un agent de footballeur professionnel et vous souhaitez faire des simulations, être conseillé ?
Les coulisses de l'inauguration du CAMPUS PSG ✨👀
Le Métier de Médecin au PSG
Sur le papier, médecin d’un club de football, c’est un métier de rêve ! Soigner des stars, être sur le terrain au plus près de l’événement, (très) bien gagner sa vie… En pratique, cela peut parfois tourner au cauchemar… surtout au PSG !
La valse au sein du service médical du club de la capitale n’est pas anodine : quatre médecins se sont succédé depuis 2019. À Paris, il faut avoir les nerfs solides pour supporter la pression.
La succession de blessures qui a frappé le Paris-SG en début de saison l'a placé en première ligne, quelques semaines seulement après son arrivée. Un baptême du feu qui a dû rappeler à Christophe Baudot (52 ans) d'autres séquences mouvementées à l'OM, où il a officié de 2007 à décembre 2016.
Ex-président de l'OM, Vincent Labrune se souvient : « Quand Abou est arrivé, à l'été 2015, il a pris un salaire dérisoire (15 000 € par mois, plus une part variable en fonction des matches joués). Mais le critère décisif, ce fut la rencontre entre Christophe et lui. »
De sa voix paisible, Diaby raconte « une aventure humaine extraordinaire, rare dans le monde du foot. J'ai découvert l'homme, exceptionnel, le médecin, avec des méthodes différentes. J'ai récupéré plus rapidement sur des lésions musculaires, j'ai pu m'entraîner, retoucher le ballon, même si j'aurais aimé avoir plus de temps avec lui. Il met une grande empathie, ça va de l'aspect psychologique à la réalité anthropologique ou religieuse, c'est une relation où deux personnes se découvrent. À n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, tu peux lui faire part de n'importe quoi. Et il était autant dévoué pour moi que pour le petit Brice Nlaté, de la CFA, qui se remettait d'un grave accident de voiture ».
Toujours vigoureux à 35 ans avec l'Olympiakos, Valbuena, lui, a ouvert un centre de réathlétisation avec Baudot, à Bordeaux. Les deux hommes se connaissent depuis près de vingt ans. Le milieu s'échinait au centre de formation des Girondins, le consultait pour des petits pépins musculaires. « Il avait un nom, il était élégant, traitait les gens bien », dit Valbuena, sous le charme.
Leur relation s'est intensifiée à l'OM : « Il cerne vite son interlocuteur et sa personnalité. Il ressent le joueur qui est déterminé, celui qui a peur de la blessure. Avec son expérience, sa façon de voir les choses, il est fédérateur. Il ne se mêlait pas de tactique ou de technique. Mais des joueurs qui n'étaient pas bien psychologiquement, qui ne jouaient pas, se tournaient vers lui. Il avait leur confiance par son charisme, son écoute, son dialogue, qui était cash. Il aime avoir des objectifs, se dire : "Je vais faire revenir ce joueur-là le plus vite possible, avec tel ou tel processus." Et il embarque le joueur là-dedans. Tu as de l'appréhension, il te l'enlève, te rassure. Il sait jusqu'où tu peux aller. J'ai joué avec un ischio flingué, Mamadou Niang, avec des douleurs aussi à l'ischio, André Ayew, avec son épaule qui se déboîtait. À l'OM puis à l'OL (mars 2017-2019), il a retapé Nicolas Nkoulou. »
Après des études de médecine à Bordeaux, Baudot a été le préparateur physique puis le docteur des rugbymen de Bordeaux-Bègles (1997-2007), a soigné la sélection nationale des moins de 21 ans (2003-2005) et s'est occupé de la traumatologie du quinze de France (2004-2007). Il a aussi géré pendant quinze ans la clinique du sport de Bordeaux, revendue en 2015. Il y recevait footballeurs, athlètes, tennismen, savait faire appel aux meilleurs spécialistes : le Dr Reboul pour opérer l'adducteur et traiter une pubalgie (Valbuena), le Dr Walch pour une chirurgie de l'épaule (Ayew).
À l'OM, il a mis le pied à l'étrier à Sylvain Blanchard, actuel médecin du Racing 92 en Top 14. « Christophe est quelqu'un de très indépendant, qui rêve de piloter un pôle de performance un jour, confie un ancien dirigeant à l'OM. Cela peut faire quelques étincelles avec le coach, car il faut lui donner du respect, un statut, peut-être pas d'égal à égal, mais presque. Plusieurs fois, il a posé sa démission, mais il est toujours resté loyal au club. »
À Paris, il a été recommandé par Hakim Chalabi, qu'il a connu dans le milieu du rugby : le patron du complexe Aspetar, à Doha, fut médecin chef du Stade Français... et du PSG. Par le passé, Baudot n'avait pas hésité à envoyer des joueurs de l'OM à Aspetar pour des traitements spécifiques. Cet été, il a découvert les frontières de son nouveau territoire, de manière parfois tendue, comme lors de la tournée en Chine, où Thomas Tuchel avait exprimé son agacement en voyant le médecin sur la pelouse lors d'un échauffement d'avant-match.
Les Centres de Santé Salariés en Région Occitanie
Dans la salle d’attente du centre de santé de Saint-Hilaire-de-Brethmas (Gard), deux dames patientent sagement. Contrairement à huit millions de Français qui vivent dans un désert médical, les 4.616 habitants de ce village cévenol ne connaissent pas de problème d’accès aux soins de premier recours. La commune compte quatre médecins généralistes. Parmi eux, trois salariés-retraités qui se partagent l’équivalent d’un poste. Le quatrième, Adrien Lamidieu, un quadragénaire, est lui à plein temps.
Car ici, tous sont salariés. Leur employeur est un groupement public (GIP), dont la région Occitanie a impulsé la création. Baptisé « Ma santé, Ma Région », il est composé de 36 collectivités, d’un réseau d’experts comprenant les universités de médecine de Toulouse et Montpellier, et d’institutions comme l’Ordre régional des médecins. Parmi ses attributions, le GIP emploie une centaine de généralistes. L’objectif est d’en convaincre le double d’ici 2027.
Saint-Hilaire-de-Bretmas est l’un des 22 centres essaimés sur la région. Il a ouvert en 2023, quelques années après la retraite du dernier docteur en exercice. « Etre médecin salarié permet d’intégrer une structure qui offre la gestion de toute la logistique pour se consacrer pleinement au temps médical », développe Adrien Lamidieu. Après dix ans d’études, et autant d’années à effectuer des remplacements, il a pris le contrepied de la majeure partie des généralistes en France. Selon l’Ordre national des médecins, ils étaient 85 % à exercer en libéral au 1er janvier 2023, contre 5,5 % comme salarié, les autres ayant une activité mixte. Des chiffres faibles, mais en progression.
Le GIP permet aux médecins d’intégrer des locaux tout équipés, avec un secrétariat partagé, tout en bénéficiant de la prise en charge des démarches administratives et financières avec l’agence régionale de santé et l’Assurance maladie. Les salaires proposés varient entre 4.700 et 6.400 euros. « Financièrement, les montants sont inférieurs à ceux en libéral, mais les deux statuts ne sont pas comparables, reprend le médecin. Lorsqu’on est salarié, on ne travaille pas sur les mêmes rythmes, ni avec les mêmes contraintes. J’estime que la qualité de vie gagnée vaut largement le coup. »
« Cela permet d’exercer la médecine tout en ayant un certain contrôle de l’impact sur nos vies familiales », souligne Adrien Lamidieu. Avant de s’engager contractuellement, la question du conjoint et des enfants est souvent centrale. Le GIP active alors ses réseaux pour aider à leur épanouissement. « On y consacre beaucoup d’énergie, car pour un médecin, le choix du salariat en milieu rural n’est pas le plus évident », note la présidente de la région Occitanie, Carole Delga (PS).
Les parlementaires planchent actuellement sur une possible régulation de l’installation des médecins, en fermant l’accès automatique aux territoires les mieux pourvus pour flécher leur venue vers les déserts médicaux. Une décision qui se heurte à l’opposition farouche des praticiens. La région Occitanie, face à la pénurie, tente une autre carte, celle de la séduction. « Dans la moitié des centres de santé, des maîtres de stages universitaires encadrent des internes. » Avec l’espoir de donner envie aux futurs médecins, sitôt le diplôme en poche, de devenir à leur tour salariés du GIP. « Les deux statuts sont tout à fait viables.
