Les Jeux Olympiques sont une scène où les nations s'affrontent pour la gloire et la reconnaissance. Le football, sport universel, y occupe une place de choix. Cet article se penche sur le palmarès de l'équipe de France de football aux Jeux Olympiques, retraçant ses moments de triomphe et ses participations marquantes.

Un Regard sur les Jeux Olympiques de Tokyo 2020
L'Équipe de France Olympique n'avait plus participé aux JO depuis ceux d'Atlanta en 1996. Le tournoi de football masculin des Jeux Olympiques de Tokyo (22 juillet - 7 août) comptait 16 équipes participantes.
Parmi les arbitres internationaux qui ont officié lors des tournois de football, on retrouvait les Français Stéphanie Frappart (arbitre centrale), Manuela Nicolosi (arbitre assistante) et Benoît Millot (arbitre assistant vidéo).
Le Triomphe de Los Angeles en 1984
Les Tricolores ont décroché la médaille d'or olympique au tournoi de football des Jeux de Los Angeles en 1984. L'équipe conduite par Henri Michel avait battu le Brésil (2-0).

Palmarès Complet du Tournoi Masculin de Football aux Jeux Olympiques
Voici le palmarès complet du tournoi masculin de football aux Jeux Olympiques depuis 1908 :
| Année | Vainqueur |
|---|---|
| 1908 | Angleterre (Londres) |
| 1912 | Angleterre (Stockholm) |
| 1920 | Belgique (Anvers) |
| 1924 | Uruguay (Paris) |
| 1928 | Uruguay (Amsterdam) |
| 1936 | Italie (Berlin) |
| 1948 | Suède (Londres) |
| 1952 | Hongrie (Helsinki) |
| 1956 | URSS (Melbourne) |
| 1960 | Yougoslavie (Rome) |
| 1964 | Hongrie (Tokyo) |
| 1968 | Hongrie (Mexico) |
| 1972 | Pologne (Munich) |
| 1976 | République démocratique allemande (Montréal) |
| 1980 | Tchécoslovaquie (Moscou) |
| 1984 | France (Los Angeles) |
| 1988 | URSS (Séoul) |
| 1992 | Espagne (Barcelone) |
| 1996 | Nigeria (Atlanta) |
| 2000 | Cameroun (Sydney) |
| 2004 | Argentine (Athènes) |
| 2008 | Argentine (Pékin) |
| 2012 | Mexique (Londres) |
| 2016 | Brésil (Rio de Janeiro) |
| 2020 | Brésil (Yokohama) |
| 2024 | Espagne (Paris) |
L'Espagne succède au Brésil ! Après deux médailles d'or décrochées de manière consécutive par la sélection sud-américaine, pas qualifiée pour l'édition parisienne, c'est l'Espagne d'Arnau Tenas et Fermín López qui est venue triompher dans l'Hexagone.
Dans la foulée de l'Euro 2024 remporté par la sélection A, la Rojita est venue à bout de l'équipe de France en Thierry Henry en finale le vendredi 9 août au Parc des Princes, à l'issue d'un match spectaculaire (3-5, a.p.). Après son sacre de 1992 à Barcelone, il s'agit pour la nation ibérique de sa deuxième médaille d'or.
JO 2024 : Une Finale Crève-Cœur pour la France
L’équipe de France avait rendez-vous avec son histoire ce vendredi lors de la finale des Jeux Olympiques. 40 ans après la génération dorée emmenée par Guy Lacombe, la formation de Thierry Henry pouvait obtenir la médaille d’or dans ce tournoi, à domicile, et face à l’Espagne.
Dans un Parc des Princes plutôt plein, la France se présentait avec son onze type et son trio offensif Lacazette, Mateta et Olise. En face, la Roja emmenée par Fermín López avait un coup à jouer après avoir réussi à sortir le Maroc lors des demi-finales.
On s’attendait donc à un match assez ouvert entre deux équipes qui ont montré de belles qualités offensives. Dans un début de rencontre largement en la faveur d’Alexandre Lacazette et sa bande, l’Espagne semblait multiplier les erreurs.
La France, bien en place, allumait la première mèche par l’intermédiaire d’Enzo Millot. Une frappe sans aucun danger à priori mais suffisante pour tromper Arnau Tenas, le portier du PSG. Dans son stade, le gardien espagnol était coupable d’une grossière faute de main qui permettait aux Bleuets d’ouvrir le score (1-0, 11e). Un début de rencontre idéal dans cette finale.
Mais ce but réveillait complètement l’Espagne et surtout endormait la France qui faisait preuve d’un attentisme en défense. En quelques minutes seulement, l’Espagne assommait entièrement l’équipe de Castello Lukeba. C’est d’abord Fermin Lopez qui égalisait en profitant d’un marquage complètement inexistant des Bleuets (1-1, 18e). Le milieu du Barça trompait Restes d’une frappe du droit.
Et il ne s’arrêtait pas là, puisque dans la foulée, sur un centre mal renvoyé par la défense française, le jeune attaquant espagnol s’offrait un doublé (2-1, 25e) pour son 6e but dans la compétition. Absolument à côté, la France encaissait un nouveau but quelques minutes plus tard.
Un but qui refroidissait complètement le Parc des Princes et qui provoquait la colère d’un Thierry Henry qui reprochait notamment à Lacazette de ne pas prendre la profondeur. Au retour des vestiaires, l’ancien coach d’Arsenal faisait des choix forts en sortant Lacazette et Chotard (52e) pour Kalimuendo et Akliouche.
Des choix qui payaient puisque la France dominait clairement sans pour autant trouver la faille dans un premier temps. Arnau Tenas repoussait les tentatives françaises. Mais il finissait par concéder un but dans les dix dernières minutes sur un coup franc d’Olise, dévié par Akliouche (2-3, 80e). De quoi offrir une fin de match folle.
Après avoir multiplié les offensives sans succès, la France pensait concéder une terrible défaite dans cette finale. Mais c’était sans compter sur Kalimuendo qui, sur l’un des derniers corners du match, obtenait un penalty. L’attaquant rennais tombait après avoir été ceinturé par le défenseur. Jean-Philippe Mateta ne tremblait pas et égalisait dans les dernières secondes (3-3, 90e+4).
L’Espagne tentait ensuite de réagir avec une frappe de Benat Turrientes qui venait fracasser la barre de Restes (90e+7). Trente minutes en plus pour faire la différence donc. Mais malgré, un scénario qui pouvait remotiver les Bleuets et enfoncer l’Espagne, c’est bien la formation de Santiago Denia qui marquait pour reprendre l’avantage. Sergio Camello se jouait de Guillaume Restes d’un sublime lob qui permettait aux siens de croire plus que jamais au titre (4-3, 100e).
Malgré des dernières tentatives et l’entrée tardive de Rayan Cherki, la France ne parvenait pas à revenir. Au contraire, Camello scellait la victoire des siens dans les dernières secondes (5-3, 120e). La France s’incline donc dans cette finale olympique.
L’Espagne, après l’Euro, prend aussi la médaille d’or de ces JO 2024.

La France repart des JO 2026 de Milan Cortina avec 23 médailles supplémentaires au coffre. Des Jeux réussis pour la délégation tricolore, qui confirment la bonne santé de l'olympisme français après la razzia de Paris 2024.
Il y a ceux, comme la Norvège, qui ne s'épanouissent que quand le mercure flirte avec le zéro et que le ciel se décharge de flocons. Et puis il y en a d'autres, comme l'Australie, qui guettent le retour du soleil et de la chaleur pour partir à la chasse aux médailles. Rares sont ainsi les pays qui peuvent se vanter d'être des places fortes olympiques à la fois en été et en hiver.
Mais la France fait sans conteste partie de ceux-ci. Car si l'on observe les tableaux des médailles des dernières éditions estivale (Paris 2024) et hivernale (Milan Cortina 2026) des Jeux olympiques, seules six nations parviennent à se hisser dans le top 10 des deux classements: les États-Unis, le Japon, la France, les Pays-Bas, l'Italie et l'Allemagne.
Avec 87 médailles en cumulé (64 à Paris et 23 à Milan Cortina), les Bleus affichent le 3e plus gros total, derrière les États-Unis (159) et la Chine (106). Mais au classement à proprement parler, la France occupe la 5e place, devancée par le Japon et les Pays-Bas pour une toute petite médaille d'or de moins (25 pour les deux nations contre 24 pour la France).
Une seule médaille d'argent convertie en or aurait ainsi fait grimper les Bleus sur le podium "toutes saisons" des Jeux olympiques. Car Japonais et Néerlandais présentent un total de deuxièmes places bien inférieur à celui des Français (19 et 14 contre 35).
Derrière, l'Italie, qui a pu bénéficier comme la France de "l'effet JO à domicile", n'est pas loin: 70 médailles dont 22 en or. Elle devance au nombre de médailles d'argent la Norvège, incontestable reine des neiges, que des performances estivales plus anonymes font redescendre au 7e rang du classement.
Reste à savoir si les Bleus sauront maintenir ce niveau de performance quand viendront les prochains Jeux d'été à Los Angeles en 2028, soit bien loin de leur bouillant public parisien.